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 Ϣołùnþy

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Réatami



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MessageSujet: Ϣołùnþy    Dim 6 Fév 2011 - 22:59

Donc, je continue mon spammage du forum avec la langue suivante de la liste des langues monstrueuses, le Ϣołùnþy [SoLu_BTy]. J'ai utilisé la même méthode que pour le Finelianõn, c'est à dire que j'ai écrit un texte et que je créé les bases à partir de ceci.



Caractéristiques générales (très générales... vraiment) :
- Langue tonale
- Langue isolante
- Utilisation de l'harmonie vocalique
- Utilisation d'un nombre limité de racines
- Fortement irrégulière



Alphabet :

J'ai fait des folies et ressorti des vieilles lettres inusités, ou des langues d'alphabet étranger, ceci dans le but d'éviter les diacritiques (qui sont bien évidemment présent à gogo sur les voyelles...)

Donc voici l'alphabet :

Les consonnes sont triées pour aider la création d'un alphabet, mais il n'y a presque aucune conséquence sur la grammaire.

Voyelles :
A [a˧]
À [a˩]
Á [a˥]
E [e˧]
È [e˩]
É [e˥]
I [i˧]
Ì [i˩]
Í [i˥]
O [o˧]
Ò [o˩]
Ó [o˥]
U [u˧]
Ú [u˩]
Ù [u˥]
Y [y˧]
Ỳ [y˩]
Ý [y˥]

Consonnes :

Classe I :
Famille a :
B [b]
P [p]
Famille b :
D [d]
T [t]
Famille c :
G [g]
C [k]

Classe II :
Famille a :
V [v]
F [f]
Famille b :
Ð [D]
Þ [T]
Famille c :
Ȝ [G]
X [x]

Classe III :
M [m]
N [n]

Classe IV :
S [s]
Z [z]
Ϣ [S] ou [c]
Ƿ [Z] ou [j\]

Classe V :
H [h]
W [w]
Ƕ [H]

Classe VI :
R [r]
L [l]
Ł [L]
J [j]



Phonotactique :

Syllabes de la forme CV(V)(C). Les consonnes de classe V sont interdites en finales. Les mots font au maximum trois syllabes. Les syllabes sont soumises à la règle d’harmonie vocalique




Harmonie vocalique :

Les voyelles se séparent en deux classes suivant leur caractère arrondi (o, u et y) ou non (a, e et i). On n’acceptera aucunement deux voyelles de caractère différent dans deux syllabes à la suite



Texte de base, en partie traduit :

Hajáf rónìá nálàhe łoƕòϣ no
Le tout / puissant / à la matière / dit d’une voix forte / Et /
jàl ȝetú wá no
les éléments / chaotiques / obéirent / Et
tòn jèhá wy þènéra ƕànáϣa linha
sa / volonté / fut accomplie / le monde / prit la forme forme / qu’il a maintenant

wìr hávé nàr híláí nòlè ðàs wó ðèní rùkó kòjý lìté bun rìnes wù sinhè jú liƕì pom bàlí sòmbó łiϣè másaþái ràdƿale łómo hàna ƕìlaϣè sú nílaél nù jupóƿy łàne wózno lìna tù raz nóstonỳt ϣumýloz féxi nolùł Léþmidè jỳxuluz ƿór ȝit són lynu ϣéníma nỳpo ƕásu télia beví hòntý pùlo timlà nerò nél ta nò naþù si lúm na łópu rè tól ná jołùn da rý tin lò ratesté súm larì tònú tís þỳnu lié ro hát mo rà tú li ϣúm bàr vu nìlèt sí pu mèn dò li som bàrét ȝará síntávè nimwàn dosú myzó nil hàm fu níl ƿoy pítermáj su híhíne sun ϣil duhò cannís fèjni for mési ðìgríd ðo wérƿiϣ tùȝývjù sof ténal.


Principe grammaticaux généraux :

Tous les mots sont constitués de racines d'une seule syllabe, ces racines ont des sens différents. La fonction des mots est déterminée par les racines qui le composent (cela reste néanmoins un lexème à part, comme si en français, "le chat" dans je vois le chat et dans le chat mange la souris étaient deux mots différents). Ce système est étendu jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de différence entre racine grammaticale et sémantique.

Ce système fonctionne aussi pour le temps, les voix, les aspects, les nombres et toutes sortes de choses plaisantes. Bien évidemment, on pourra modifier le sens comme dans une langue isolante par la position dans la phrase ; on aura alors un système à deux niveaux : le la fonction lexicale et la fonction syntaxique.

Tout cela m'embrouille un peu je dois dire... Pour le moment j'essaie d'obtenir un système correct pour arriver à traduire le reste de mon texte.
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Nemszev
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MessageSujet: Re: Ϣołùnþy    Dim 6 Fév 2011 - 23:35

D'où sortent toutes ces jolies lettres? D'un autre alphabet? Razz

_________________
Sce tu cores tras davors, no chataràs mai onors...
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Silvano



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MessageSujet: Re: Ϣołùnþy    Lun 7 Fév 2011 - 0:53

À part le Ϣ et le Ƕ, je reconnais toutes les lettres. On les retrouve en islandais (Ð et Þ) ou en vieil anglais (Ȝ).
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Nemszev
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MessageSujet: Re: Ϣołùnþy    Lun 7 Fév 2011 - 1:28

Apparemment, Ϣ est une lettre copte et Ƕ est une lettre gotique. Elles sont utilisées pour la valeur phonétique qu'elles ont dans ces langues (quoique Ƕ, c'est plutôt une version de [w] sourde, si j'ai bien compris).

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Réatami



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MessageSujet: Re: Ϣołùnþy    Lun 7 Fév 2011 - 10:47

Citation :
Apparemment, Ϣ est une lettre copte et Ƕ est une lettre gotique. Elles sont utilisées pour la valeur phonétique qu'elles ont dans ces langues (quoique Ƕ, c'est plutôt une version de [w] sourde, si j'ai bien compris).

En effet, shai vient bien du copte.

En fait, j'ai utilisé Hwair comme transcription de la spirante labio-palatale voisée [ɥ] ce n'est pas très correct mais voilà... De même j'ai pris wynn pour retranscrire [Z] alors que j'aurais dû utiliser gha, ce qui aurait été plus proche (et en plus, gha est plus facile à dessiner).
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Silvano



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MessageSujet: Re: Ϣołùnþy    Lun 7 Fév 2011 - 17:16

Cette lettre shai est sans doute la sœur du shin hébreu (ש) et du sin arabe (س), et la tante du cha cyrillique (Ш). C'est bien ça?
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Réatami



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MessageSujet: Re: Ϣołùnþy    Lun 7 Fév 2011 - 18:36

Elle est dérivée du symbole démotique http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Demotique_sh.png tiré lui-même de l'écriture hiéroglyphique. Pour l'alphabet hébreu je ne sais pas mais cela serait possible. Pour le lien avec le cyrillique ce serait plutôt que le cyrillique dérive de cette écriture car ce symbole cyrillique vient de l'hébreu. Mais je ne suis pas spécialiste donc...
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Romuald



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MessageSujet: Re: Ϣołùnþy    Lun 7 Fév 2011 - 21:00

Langue très jolie à l'écrit avec de belles lettres et diacritiques sur les voyelles. Je en connais pas le X-SAMPA, donc pour la prononciation, c'est un peu dur de juger Razz
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Silvano



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MessageSujet: Re: Ϣołùnþy    Lun 7 Fév 2011 - 21:09

Romuald a écrit:
Je en connais pas le X-SAMPA, donc pour la prononciation, c'est un peu dur de juger Razz
Pour comprendre le X-SAMPA : http://fr.wikipedia.org/wiki/X-SAMPA
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Romuald



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MessageSujet: Re: Ϣołùnþy    Lun 7 Fév 2011 - 21:33

Merci bien Silvano Wink
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Réatami



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MessageSujet: Re: Ϣołùnþy    Mer 9 Fév 2011 - 23:18

Wouh ! Je viens enfin de terminer la traduction de mon texte (enfin je ne sais pas si c'est une traduction... je dirais plutôt "invention de correspondance sémantique"...). Il s'agit d'un simili texte religieux, qui n'est pas immuable et susceptible de changer. D'après mon expérience, toute nouvelle il est vrai, c'est casse-tête de faire comme j'ai fait et je pense que quand je remettrais à nouveau ça (dans... moins d'un mois je dirais... sauf si je trouve quelque chose d'urgent à faire...) je ferais un texte moins long ou alors j'écrirais plusieurs petits textes (mais la prochaine langue que j'ai prévu aura 2 voyelles et 4 consonnes donc bon... ça sera moins amusant).

J'ai dû faire de grandes périphrases pour rendre le fait qu'un mot français peut avoir de très nombreuses traductions. Généralement, le sens n'est pas exactement le même et en traduisant j'ai interprété en effet ce que j'ai à la base ce sont des racines, des noms, des verbes, des adverbes, des affixes... mais en aucun cas la traduction ne peut montrer qu'une racine a priori nominale peut être aussi bien verbale. On a aussi le problème causé par le pluriel, qui n'est presque jamais noté, le temps, qui lui non plus n'est jamais noté, du cas, qui n'est pas non plus noté (quoique quelques racines sont spécifiquement à un cas / une fonction)... Donc pour résumer je pense qu'une chatte n'y retrouverait pas ses petits...

Comme vous allez le constater, je n'ai ni imagination ni capacité à raconter donc ne vous attendez pas à du grand art !

Hajáf rónìá nálàhe łoƕòϣ no
Le tout / puissant / à la matière / dit d’une voix forte / Et /
jàl ȝetú wá no
les éléments / chaotiques / obéirent / Et
tòn jèhá wy þènéra ƕànáϣa linha
sa / volonté / fut accomplie / le monde / prit la forme / qu’il a maintenant
wìr hávé nàr híláí
La lumière / était son désir / l’ombre / l’exact opposé
nòlè ðàs wó ðèní rùkó
Les êtres vivants / vivent / en harmonie / le seigneur / y a veillé
kòjý lìté bun rìnes
nous monstres / avons reçu / la mission / de servir le seigneur
wù sinhè jú liƕì
c’est un plaisir / de nous sacrifier / pour lui / car il l’avait voulu
pom bàlí sòmbó łiϣè
il nous parle / nous seuls / pouvons comprendre / ses ordres
másaþái ràdƿale łómo
la liberté nous a été donnée / pour que nous en usions avec sagesse / et pour son intérêt
hàna ƕìlaϣè
ses désirs impérieux / prédestinent nos âmes au paradis
sú nílaél nù jupóƿy
il transforme / en être supérieurs et immortels / et élève / nous au dessus des autres espèces
łàne wózno lìna tù
seule son intelligence / et ses actes / conducteurs / mènent à la vérité
raz nóstonỳt ϣumýloz
un sage / même illuminé par Sa grâce / ne peut guider un autre que lui
~
féxi nolùł Léþmidè
ces choses ont été révélées / et écrites / Par le prophète Midè (monstre bon et oint)
jỳxuluz ƿór ȝit
qui-toute la vie-surveilla / préceptes / fondateur
qui veilla toute sa vie / à ces préceptes / fondateurs
són lynu ϣéníma
ce fut lors d’une nuit / il reçut la parole divine / et appliqua les ordres divins reçus de l’être supérieur
nỳpo ƕásu télia
pendant vingt ans / il prêcha dans son village / répétant ce qu’il avait reçu
beví hòntý pùlo
rapidement convertis / furent les villageois perdus / car ils étaient sans vrai dieu
timlà nerò nél
Tous leurs esprits / servirent les plans du seigneur / car leurs esprits étaient purs
ta nò naþù
ils ne furent plus / des animaux / grâce à l’ordre donné par le prophète
si lúm na łópu
mais / voisin / impérieux / pour l’intérêt – tuer
mais / leurs voisins / itolérents / voulurent les tuer
rè tól ná jołùn
ils assassinèrent / les fidèles des premiers temps / dans le but de / les ramener à leur bassesse originelle
da rý tin lò
heureusement / l’élu de dieu / leur adressa la parole / et prononça ces mots
ratesté súm larì
Vos esprits ne sont pas dignes de recevoir / de ma bouche / les clés du paradis de dieu
tònú tís þỳnu
puisque vous ne savez pas / donner / vous ne recevrez
lié ro hát mo
j’aurais pu / vous permettre d’accéder / au savoir révélé / et incompréhensible pour les mortels
rà tú li ϣúm
mais vous apportez / le chaos / à cause du dessein de notre dieu / certes
bàr vu nìlèt
je ne vous ordonnerai pas / d’arrêter / vous possédez la liberté de choix
sí pu mèn dò li
vous ne tuez pas (car non / vous tuez) / mes frères / et mes sœurs / à cause du dessein divin
som bàrét ȝará
nous sommes les meilleurs / exclusivement bénis / mais vous aussi pouvez l’être
síntávè nimwàn
si vous désirez nous ressembler / lâchez vos armes
dosú myzó nil
laissez-moi transformer / votre peuple arriéré / en un peuple moderne et heureux
hàm fu níl
écoutez / mes paroles / et laissez-vous pénétrer par celles-ci
ƿoy pítermáj
les soldats / furent convaincus par l’éloquence divine de Midè
su híhíne sun
il prêcha / avec l’extrême exactitude du ciel / et conviction
ϣil duhò cannís
les païens / apprirent la vérité / et comprirent leurs erreurs
fèjni for mési
les Fèjni (peuple voisin dont le nom signifie Porteur de Lumière, traductible par Lucifer) / firent de même / mais dans la paix
ðìgríd ðo wérƿiϣ
puis tout le continent / se soumit / à la nouvelle église sans clergé
tùȝývjù sof ténal.
Elle qui mena à la supériorité les peuples du continent / pour récompense / il reçut le nom de « continent doré »



Voici pour vous amuser, la traduction des racines, comme vous allez le constater si vous essayez de retraduire, vous verrez que le sens est très lointain de ce que j'ai écrit (ma langue est super pour les textes religieux : on écrit blanc et on peut comprendre noir (car oui, en plus il se peut qu'on comprenne une forme affirmative comme négative !))

bà exclusivement
bàr ne pas ordonner
be rapidement, proprement, simplement
bó comprendre
bun mission
can erreur
da heureusement !
ðàs vivre
dè monstre respectable
ðè marque de respect intense
ðìg tout le continent
do laisser
ðo se soumettre à
dò sœur
du vérité
ȝa les autres aussi
ȝe relatif à
ȝit fondateur, principal
ȝýv supériorité atavique
fé chose
fèj Lumière naturelle
for faire de même
fu paroles bonnes, maximes, doctrine
ha merveilleux

hà désir
hàm écouter
hát savoir, science révélée
he matière, tout ce qui existe
hè volontaire
hí exact
hò apprendre
hòn perdu, sans guide
ƕá village
ƕà devenir
ƕì prédestiné
ƕòϣ dire, prononcer
jáf être, personne
jàl éléments, composants
jè impérieux
jo bassesse,mauvaise extraction
ju fidèles de la religion principale
jú à son bénéfice
jù habitant du continent doré
jý inactif
jỳ qui, pronom de rappel
kó observer
kò être doué de pensée
la paradis
là pluriel général
łà seul, seulement
laél immortel
láí opposé
le avec sagesse
lè humain
lèt posséder un don
léþ par, grâce à
li à cause du dessein
łi relatif à l'intérêt de dieu
lí chacun
lì transcendetal
lia ce que l'on a reçu
lié avoir pu
lin état
lo sans dieu
ło fort, puissant
łó pour l'intérêt
lò prononcer un discours argumentatif
loz conduire les actes dans un but religieux
lùł écrit (passif)
lúm voisin
łùn tirer vers le bas
luz veiller, surveiller
ly la parole divine
ma appliquer un ordre
má liberté
máj être convaincu
mé de manière pacifique
mèn frère
mi oindre
mo incompréhensible pour les humains
my arriéré
mý incapacité
na impérieux
ná direction
nal nom du continent doré
nàr ombre
ne intelligence, plans à longue durée
né ciel
nél car […] bon
nes servir
ni porter
ní être supérieur
nì liberté de choix, sacrée
nìá apte à
nil modernité, bonheur…
níl pénétrer l'esprit
nim arme
nís comprendre
no et, ensuite, conséquemment
nò animal
nós intelligence apportée
nu recevoir quelque chose
nú ne pas savoir
nù élever, surélever
nỳ vingt
nỳt grâce divine
pí quasi surnaturelle
po pendant […] ans
pó au dessus
pom parler
pu tuer
pù car, cause
ra esprit
rá devenir
rà apporter
ràd but
raz sage
rè assassiner
rét béni, par l'intermédiaire d'un prophète
rì dieu
ríd succession, puis
ro ouvrir la porte à
ró tout
rò servir, être utile à
rù bonté
rý l'élu de dieu
sa don, cadeau
sí car […] non
si mais, opposition
sin mort
sín désirer
sof récompense
som être le meilleur
sòm pouvoir
són lors d'une nuit
su prêcher, apporter la bonne parole
sú transformer
súm bouche, organe de la parole
sun avec conviction
ta ne plus être
tá ressembler
té recevoir
ter éloquence
tes digne de…
þái nécessitant une contrepartie
þè terre
þù révélé (religieux)
þỳ négatif, formation d'antonyme
tim esprits, conscience
tin adresser la parole, prononcer un discours
tís donner
to même (si)
tò puisque, étant donné que […]
tól les fidèles des premiers temps
tòn sa, son
tú chaos
tù mener à la vérité
tý villageois
vé passé
vè si, condition
ví se convertir (à la religion principale)
vu arrêter
ƿa utiliser
wá obéir
wàn lâcher, abandonner pour toujours
wér église
wìr lumière
ƿiϣ nouvelle et sans clergé
wó harmonie
ƿór précepte
ƿoy soldat
wóz acte
wù plaisir
wy être accompli
ƿy étrangers à la religion principale
xi révélé (passif)
xu toute la vie
zó peuple
ϣa forme
ϣé ordre
ϣè âme
ϣil païen
ϣu un autre
ϣúm certes


Voilà, je rédigerais une grammaire quand j'en aurais le temps
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Réatami



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MessageSujet: Re: Ϣołùnþy    Ven 18 Fév 2011 - 21:15

Je viens de finir de rédiger une grande partie de ma grammaire, voici ce que j'ai déjà écrit, je m'attellerai ensuite aux articles d'Idéopédia et autres...(il y a donc répétition de ce que j'ai déjà mis mais c'est long de trier... et puis je pense que des choses auront change entre temps...)


I. Phonétique


Le Ϣolùnþy est une langue possédant une phonologie relativement complexe, elle est basée sur un système tonal, et d’harmonie vocalique.

1. Consonnes

On classe habituellement les consonnes en classes et en familles regroupant les différents phonèmes. Certaines de ces classes ont de l’importance pour la phonotactique mais elles sont surtout là pour justifier l’organisation de l’alphabet.

Classe I :
Famille a :
B [b ]
P [p]
Famille b :
D [d]
T [t]
Famille c :
G [g]
C [k]

Classe II :
Famille a :
V [v]
F [f]
Famille b :
Ð [D]
Þ [T]
Famille c :
Ȝ [G]
X [x]

Classe III :
M [m]
N [n]

Classe IV :
S [s]
Z [z]
Ϣ [S] ou [c]
Ƿ [Z] ou [j\]

Classe V :
H [h]
W [w]
Ƕ [H]

Classe VI :
R [r]
L [l]
Ł [L]
J [j]

2. Voyelles

Les voyelles peuvent être de deux sortes différentes, les voyelles arrondies et les voyelles non-arrondies, c’est sur cette différence qu’est basé le système d’harmonie vocalique. Les voyelles peuvent être de trois tons différents, haut, bas et moyen. La longueur des voyelles est une donnée pertinente, même si les voyelles longues ne sont théoriquement que deux voyelles simples (c’est pourquoi il arrive que les voyelles longues aient des tons complexes, qui sont réalisés comme de suites de tons simples.
Les tons sont habituellement des tons modulés, le ton haut correspondant à une montée de la voix et le ton bas à une descente, le ton moyen conserve la hauteur de la voyelle. Ces différents tons créent une mélodie à l’intérieur des mots, mais comme la vois humaine a une portée limitée (et que généralement une personne parlant n’utilise qu’une ou deux octaves) il arrive un moment où la voix ne peut plus monter ou descendre, dans ce cas on utilise le fait que le ton bas est objectivement plus grave et que le ton haut est plus aigu pour ramener les syllabes dans une aire de prononciation respectable. Dans certaines dictions soignées, les mots deviennent une musique à eux seuls (c’est d’ailleurs sur les tons qu’est basé le système métrique).

Voyelles non-arrondies :
A [a˧]
À [a˩]
Á [a˥]
E [e˧]
È [e˩]
É [e˥]
I [i˧]
Ì [i˩]
Í [i˥]

Voyelles arrondies :
O [o˧]
Ò [o˩]
Ó [o˥]
U [u˧]
Ú [u˩]
Ù [u˥]
Y [y˧]
Ỳ [y˩]
Ý [y˥]



II. Racines




3. Sémantique des racines


Les racines sont toutes de la forme CV(C). Elles ont un sens, précis ou général, sémantique ou grammatical. Il n’existe aucune règle véritable permettant de fixer le sens des racines, il est toujours possible de modifier ce sens, soit par le contexte soit par la syntaxe. Les racines peuvent représenter un groupe syntaxique français total, avec sa fonction grammaticale ou alors une simple préposition, voire même une valeur non marquée en français.
Ex : rét « bénir par l’intermédiaire d’un prophète » (verbe) ou « celui qui est béni par l’intermédiaire d’un prophète » (nom) ou « béni par l’intermédiaire d’un prophète » (adjectif)

Certaines racines ont néanmoins une valeur privilégiée. Ceci se traduit dans le dictionnaire par la traduction utilisée.
Ex : hà « désir » sera de préférence un nom. Ce fait est accentué par l’existence d’une racine au sens de « désirer ».

4. Rôle grammatical des racines

Les racines remplacent toutes les classes grammaticales existantes. Elles jouent à la fois le rôle des noms, de verbes, des adjectifs, des adverbes, des prépositions et des pronoms. Ces différents rôles sont donnés soit par la position syntaxique, soit par la racine elle-même soit par une autre racine, intégrée ou non. Il arrive que le sens soit donné par la combinaison de deux racines, voire par l’absence d’une racine.
Ex : hàm fu níl « écoutez mes paroles et laissez-vous pénétrer par celles-ci » ici, fu a la fonction de COD car il se trouve immédiatement après le verbe et que le sujet est absent. Níl a lui la valeur de verbe car c’est la seule fonction qu’il peut occuper. (on ne pourrait dire : écoutez les paroles et la pénétration.)

Une racine peut aussi avoir le sens de deux racines dans le cas où l’une des deux est omise.
Ex : dans la phrase précédente, níl contient « celles-ci » car la racine níl demande obligatoirement un COD, comme il est plus logique de mettre celles-ci (car c’est la seule option possible et que les paroles sont les plus proches). On sait que le sens de « celles-ci » est sujet syntaxique (mais complément d’agent grammatical) car níl est passif et qu’il demande de préférence un sujet (et aussi car l’auteur s’adresse à ses lecteurs, le COD est donc logique).
Ex : Ríleþ composé de rí « dieu » et leþ « par, grâce à ». Ici, leþ a la valeur d’une préposition. Mais comme on peut le constater, une forme comme *túleþ est incorrecte, car elle viole les règles d’harmonie vocalique. Dans ce cas, on doit soit trouver une autre racine pour remplacer leþ, soit omettre volontairement cette racine (et dans ce cas être sûr du sens (ou alors on a une figure de style…)) soit utiliser une racine verbale qui rendra le sens de tú logique.

5. Formation du pluriel

Le pluriel peut se former de plusieurs manières :
- Soit la racine est intrinsèquement plurielle (tý = villageois au sens général).
- Soit on ajoute une racine qui précise ce pluriel (ƕálà = plusieurs villages)
- Soit on ne met aucune information (wér = église(s))
- Soit on redouble la première syllabe (impossible pour les mots de trois syllabes, car la limite est de trois syllabes) (nònò = animaux). Cette formation a une valeur totalitative, générale ou exagérative. (Ex : híhíne « avec l’extrême exactitude du ciel » )



III. Syntaxe interne et externe



Les racines suivent des règles plus ou moins contraignantes et plus ou moins précises mais toujours plus que moins simples pour la formation des composés de racines. Les racines gardent généralement leur sens mais il arrive qu’un mot disparaisse dans la traduction car son utilisation serait redondante.

1. Rôle des racines suivant leur position

Une racine change habituellement de sens suivant sa position dans le mot. À la manière des compositions de mots allemands, la dernière racine est la plus importante, mais contrairement à l’allemand, les autres racines peuvent aussi avoir le sens de COD, de sujet, de complément second, ou de préposition. On peut aussi rencontrer de rares cas où les deux racines se placent sur un même plan

Ex : kópom « observer-parler » peut avoir plusieurs traductions suivant les autres racines présentes dans la phrase :
- « Dites ce que ce vous voyez » dans le cas où pom est la racine principale et kó représente le COD. Le sujet serait alors extérieur c’est pourquoi on met vous (dans le cas probable où quelqu’un s’adresse à une groupe de personnes ; mais il est aussi possible d’avoir un tout autre sens). L’impératif est purement imaginé (rien ne permet ni de l’infirmer ni de l’affirmer ici)
- « Parlez de ce que vous dites » qui est une autre traduction de la phrase précédente, où l’on change simplement la traduction de pom (mais c’est théoriquement la même chose).
- « Ce que vous voyez parle » dans le cas où le sujet ne serait pas précisé et où le COD le serait
- « l’observation des paroles » dans le cas d’une composition à l’allemande
- « je vois que vous parlez donc… » ce qui ferait de kó une sorte de préposition équivalente à « vu que » en français parlé
- « je vois et j’observe » si les deux racines sont sur le même plan
- « celui qui voit dit / parle » dans le cas où l’on prend kó comme une réduction de la périphrase désignant l’acteur de l’action.
- « La sagesse de la personne appliquant la méthode scientifique » Traduction très éloignée du sens originel, un bahuvrīhi. Cette traduction peut être plus logique que n’importe quelle autre et elle permet aussi de donner tout son sens à une métaphore voire à une figure rhétorique.
(Dans cet exemple, les temps, les personnes et les nombres utilisés sont purement théoriques car rien ne permet de déduire ces informations à ce stade du texte)

2. Rôle des racines suivant les autres racines présentes

Il est généralement possible de déduire le sens des racines en fonction des autres racines. Si une racine fait référence à un mouvement directif (aller quelque part par opposition à venir de quelque part et de passer par un endroit) il est fort probable que, si le sujet est déjà précisé (par exemple par une racine spécialement sujet), on ait à faire à une racine ayant la fonction de complément de direction.
Ex : ƕaϣíè « village-aller quelque part » se traduira par « je/tu/il […] va au village » dans le sens où village ne peut être sujet (sauf si on considère que village désigne par métonymie les habitants, mais dans ce cas on aurait à faire à une ambivalence, ce qui compliquerait la traduction et sortirait de l’exemple).
Les prépositions (qui sont plutôt des particules) peuvent se trouver avant ou après la racine principale.
Ex : tùpú « car-chaos » a strictement le même sens que pútù « chaos-car » la différence est due à la position des tons (utile en poésie) et aussi au fait que dans le premier cas on met en valeur chaos tandis que la deuxième traduction met en valeur la préposition.

3. Syntaxe externe aux racines

Les racines sont organisées en propositions. La ponctuation étant rare, il est obligatoire de se servir de règles strictes de syntaxe. La capacité de la langue à être équivoque permet de faire de très nombreux jeux de mots ou figures de style. Néanmoins on évitera les propositions trop ambigües dans le langage courant.
Habituellement l’ordre est [Sujet – Verbe – Complément – autres compléments] mais il est possible de rencontrer les autres compléments à d’autre position dans le cas d’une langue soignée et/ou ancienne.
L’ordre suivi est le même pour l’insertion des propositions subordonnées, elles suivent le même ordre et occupent la placent du complément qui était habituellement occupé par un nom.
Ex : jáf kó zó « quelqu’un – observer – peuple » « quelqu’un observe le peuple »
Ex : zó kó jáf « peuple – observer – quelqu’un » « le peuple observe quelqu’un »
Cette règle fonctionne aussi avec les phrases prédicatives :
Ex : kó jáf zó « observer – quelqu’un –peuple » « l’observation fait partie du peuple » (litt : « l’observation est le peuple »)

Certaines racines occupent spécialement une fonction dans la phrase, il faut donc leur donner cette fonction quelle que soit la syntaxe. L’exception est celle concernant les phrases comportant plusieurs racines de ce type et où aucune conjonction ou racine n’est intercalée entre les deux. Dans le cas où deux racines de même fonction sont intégrées dans le même mot cette règle ne s’applique pas.
Voici les principaux types de racines et leurs fonctions
- Racines actives, qui comprennent toutes les racines humaines et en général animées (avec une réserve pour les racines représentant des animaux) qui sont presque toujours sujet.
- Racines locatives, qui désignent un lieu, au choix directif, locatif, prolatif ou génitif. (sauf dans le cas où ce nom désigne par métonymie ses habitants, auquel cas la racine serait active). Dans certains cas, on ne précise pas de verbe de mouvement, le sens général doit alors compléter celui de la racine. De plus, les racines des verbes de mouvement servent de prépositions aussi (ce qui entretient les problèmes…).
- Les racines inactives, qui désignent les objets, presque toujours COD
- Les racines prédicatives, qui désignent des actions, qui sont toujours prédicats.
Bien évidemment, une racine peut avoir de très nombreux sens, mais on peut retrouver le sens
global à l’aide de ces règles.

Ex : ϣil hòn nim / nim hòn ϣil « le païen perd son arme » les deux phrases ont le même sens dûment à l’appartenance de ϣil à la classe active et de nim à la classe inactive.
Ex : ȝòỳ láþ « maison-aller » je vais à la maison
Ex : láþȝòỳ « direction maison » je vais à la maison
Ces deux derniers exemples ont sémantiquement le même sens mais on met en valeur le mouvement dans la deuxième proposition.

Les propositions complétives sont rendues par des sortes d’infinitives, leur sujet est une racine prédicative non prédicativée, elle est alors placée après une racine sujet et avant une racine complément. Il est aussi possible d’univerber la proposition pour plus de compréhension, dans ce cas la racine verbale, la plus importante est au centre de la composition. Il est notable que nombre de complétives sont rendues par des racines verbales transformées en prépositions.
Ex : fo sín hi jé « moi désir toi voir » je veux te voir
Ex : fo sínjé hi « moi désir-voir toi » je veux te voir
Ex : fo sínhijé « moi désir- toi- voir » je veux te voir

Les propositions relatives ont plusieurs traductions possibles :
• Soit la proposition est une proposition relative qui détermine un nom, dans ce cas elle est intégrée mot ou placée à part en un seul mot après le mot défini. Les pronoms relatifs n’existent pas (Ex : ϣil (fo)jé « le païen que je vois » ici le sujet ne peut être mis car l’harmonie vocalique l’interdit. Il est donc possible de traduire ϣil jé par « le païen qui vois » mais le contexte est censé résoudre ce problème).
• Soit la proposition est périphrasique, auquel cas on traduira la proposition dans son ensemble, antécédent compris par un seul lexème. La plupart du temps, une proposition du tel genre peut se passer de verbe. (Ex : ϣilmi « païen-oint » les païens ayant été oints / Ex : la « (les personnes habitant) au paradis » ici on voit que la proposition est réduite à la seule information de lieu)
• Soit la proposition est utilisée pour éviter une répétition (comme les relatifs de liaisons latin) ; dans ce cas aucune traduction specifique n’est utile, la forme étant purement esthétique et la répétition n’ayant pas d’ennemis trop virulents en Ϣołùnþy.

IV. Traduction commentée d’un texte

La première ligne est le texte en Ϣolùnþy, la deuxième la traduction par racine, la troisième la traduction par mot, la quatrième la traduction générale du passage et la dernière les commentaires.

• Hajáf rónìá nálàhe łoƕòϣ no
Merveilleux-personne / tout-apte à / direction-[pluriel général]-matière totale / puissant-dire / et
Le tout / puissant / à la matière / dit d’une voix forte / Et /
Et le tout puissant s’adressa à la matière et dit :
Aucune difficulté de traduction, on peut observer la forme polysynthétique « rónìá » ainsi que le pluriel général de « nálàhe » qui a un sens général et qui accentue le futur adverbe qui n’appartient pas à la construction
• jàl ȝetú wá no
éléments / [adjectivant]-chaos / obéir / et
les éléments / chaotiques / obéirent / Et
Et les éléments chaotiques obéirent
Remarquer l’utilisation de l’adjectivant ȝe qui signifie en fait « relatif à » et qui n’est donc pas adjectivant total. Son utilisation est limitée dans la plupart des cas, aux compositions trop peu compréhensible.
• tòn jèhá wy þènéra ƕànáϣa linha
son / impérieux-désir / être accompli / terre-ciel-esprit / devenir-direction-forme / état
merveilleux
sa / volonté / fut accomplie / le monde / prit la forme / qu’il a maintenant
Sa volonté fut accomplie et le monde devint tel que nous le connaissons.
Remarquez la traduction de « ƕànáϣa » par monde, dument au fait qu’il s’agit d’une forme métaphorique qu’on aurait pu traduire par « la terre, le ciel et l’Âme », qui signifie donc « totalité des choses créées ». On peut aussi remarquer la présence du pronom possessif, d’utilisation rare mais ici utilisé pour préciser le sens, d’autant que les formes sont pour la plupart archaïques ; on aurait pu utiliser le pronom simple, mais il aurait pu y avoir confusion.
• wìr hávé nàr híláí
lumière / désir-[terminé] / ombre / exact-opposé
La lumière / était son désir / l’ombre / l’exact opposé
La lumière était voulue par lui, l’ombre devait en être l’opposé
Ici on remarque la présence de la racine sans valeur lexicale « vé » qui est ici pour marquer l’antériorité forte par rapport aux autres actions. Les deux propositions construites en parallélisme, avec l’utilisation des propositions prédicatives nominale.
• nò lè ðàs wó ðèní rùkó
animal / humain / vivre / harmonie / [politif]-être supérieur / bonté-observer
Les êtres vivants / vivent / en harmonie / le seigneur / y a veillé
Les êtres vivants vivent en harmonie grâce aux désirs de Notre Seigneur
On peut remarquer l’utilisation du politif pour désigner dieu. Est aussi notable le rassemblement en un seul mot de nò et lè, on peut l’expliquer par le fait que l’harmonie vocalique interdise théoriquement ce rassemblement, de plus, les deux racines sont de la même famille et se trouvent avant le prédicat ; c’est donc qu’elles sont sur le même plan (d’autant qu’aucune autre traduction n’est acceptable (ou presque)).
• kòjý lìté bun rìnes
êtres doués de pensée-nous / transcendental-recevoir / mission / dieu-servir
nous monstres / avons reçu / la mission / de servir le seigneur
Nous, les monstres doués de pensée, avons reçu la mission divine de servir dieu
On pourra observer la syntaxe tout à fait classique avec en plus une relative normalement introduite. On pourra noter la polysynthèse classique du sujet dans le verbe kòjý.
• wù sinhè jú liƕì
plaisir / mort-volontaire / à son bénéfice / à cause du dessein-prédestiné
c’est un plaisir / de nous sacrifier / pour lui / car il l’avait voulu
Nous prenons plaisir à mourir pour Lui, car c’est ce qu’il a décidé
Ici, la traduction pourrait être ambigüe car le prédicat est avant le sujet, mais on peut expliquer cela par le fait qu’on mette en valeur le mot plaisir. Remarquons aussi l’utilisation de jú qui est spécifiquement un bénéfactif de la troisième personne.
• pom bàlí sòmbó łiϣè
parler / exclusivement-chacun / pouvoir-comprendre / relatif à l’intérêt de dieu-âme
il nous parle / nous seuls / pouvons comprendre / ses ordres
Ils nous parle, à chacun de nous individuellement, et seul la personne l’écoutant peut comprendre ses directives pour nos âmes.
On notera la traduction de łiϣè par « ordre » qui es éloigné mais qui se réfère à la traduction théologique de la langue. Comme on le voit, le sujet de la deuxième proposition est le mot le plus proche de la proposition précédente, ceci explique le « nous » sujet de comprendre. On notera aussi l’utilisation de la préposition servile « sòm » qui se traduit par pouvoir.
• másaþái ràdƿale łómo
liberté-don-nécessitant une contrepartie / but-utiliser-avec sagesse / pour l’intérêt-incompréhensible pour les humains
la liberté nous a été donnée / pour que nous en usions avec sagesse / et pour son intérêt
La liberté nous a été donnée, non pas gratuitement, mais pour qu’elle soit utilisée avec sagesse pour Son intérêt ; trop élevé pour nos basses âmes.
On pourra noter les sous entendus des racines avec l’utilisation par exemple de la racine þái, généralement utilisée dans les domaines juridiques ; ainsi que celle de łó habituellement considérée comme hautaine (mais comme il s’agit de paroles divines…)
• hàna ƕìlaϣè
désir-impérieux / prédestiné-paradis-âme
ses désirs impérieux / prédestinent nos âmes au paradis
Ses désirs, ordres du ciel, prédestinent nos âmes à Son paradis
On notera la syntaxe interne particulière de ƕìlaϣè mais le sens et l’appartenance de la à la classe des racines locatives et de ƕi à celle des prédicatives réduit l’ambiguité (il est vrai toujours présente mais le contexte aide aussi).
• sú nílaél nù jupóƿy
transformer / être supérieur-immortel / élever / fidèles à la religion-au dessus-étrangers à la religion principale
il transforme / en être supérieurs et immortels / et élève / nous au dessus des autres espèces
Il nous transforme en êtres supérieurs et nous élève au dessus des autres espèces.
On pourra noter entre autre l’abscence de Cod dans la première proposition, qu’il faut aller chercher dans la deuxième. On verra aussi la forme particulière de l’univerbation des compléments du verbe nù (qui rassemble COD et complément second).
• łàne wózno lìna tù
seul-intelligence / acte-et / transcendantal-impérieux / mener à la vérité
seule son intelligence / et ses actes / conducteurs / mènent à la vérité
Seule Son intelligence, et donc ses actes qui nous guident, mènent à la vérité
Ici, est remarquable la traduction de lìna construit en oxymore (un peu) qui accentue le côté mystérieux. La phrase est sinon classique.
• raz nóstonỳt ϣumýloz
sage / intelligence apportée-même si-grâce divine / un autre-incapacité-conduire religieusement la vie de quelqu’un
un sage / même illuminé par Sa grâce / ne peut guider un autre que lui
Un sage, même illuminé par Sa grâce, est incapable de guider les consciences.
Pour cette phrase rien n’est notable (sauf peut-être la syntaxe comportant une parenthèse).
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