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 Esséntheam

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Réatami



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MessageSujet: Esséntheam   Mer 24 Nov 2010 - 20:25

l'Esséntheam ([eS:E:n_jT_jeaŋ͡m]) (mots des étoiles) est une langue, pour le moment très peu développée qui est d'inspiration celtique pour la phonologie et japonaise pour la déclinaison (mais on observe des caractéristiques du turc et d'autres langues).

Malgré mon désir de s'éloigner des autres langues elle va malheureusement trop ressembler à l'irlandais pour la prononciation...

Au niveau grammatical je viens de me rendre compte que c'était plus proche de l'IE antique... Razz Enfin, on dira que c'est innovant pour une langue crée maintenant !

I : Phonologie



Les consonnes sont modifiées par les voyelles qui les entourent. Comme en irlandais on distingue les consonnes hautes (en irlandais fines ou slender) des consonnes basses (en irlandais larges ou broad). Il existe trois mutations consonantiques la spirantisation, la lénition et la provection qui cette fois sont présentent pour toutes les consonnes. L'écriture est redondante, mais elle permet de ne pas faire d'erreur à la lecture d'un mot.

Les consonnes hautes le sont devant un i ou d'un e à l'écrit. Les consonnes basses le sont devant un a, un o ou un u à l'écrit encore.
Les consonnes hautes sont palatalisées, leur prononciation le reflète soit par une palatalisation directe soit par une modification de la consonne en déplaçant le point d'articulation vers l'avant . Les consonnes basses sont vélarisées mais ce phénomène n'a pas causé une vélarisation totale, ainsi certaines consonnes sont de prononciation "normale", certaines consonnes sont aussi labialisées sur le modèle de w, les consonnes basses sont donc labialisées, vélarisées ou les deux.

Normale haute Spirantisée haute Provectivée haute Lénifiée haute Normale basse Spirantisée basse Provectivée basse Lénifiée basse
p [p_j] ph [f_j] hp [p_h] bp p [pˠ] ph [w] hp [pˠh] bp [bˠ]
b [bj] bh [vj] hb [bjh] pb [v] b [b_G] bh [w] hb [p_G] pb [v]
t [t] t' [T] ht [T_h_j] dt [d] t [t_G] t' [T_w] ht [t_G_h] dt [d_G]
d [d_j] d' [D_j] hd [t_j] dt [D] d [d_G] d' [D_w] hd [t_G] td [D_w]
c [c] ch [S_j] hc [c_h] gc [J] c [k_w] ch [x_w] hc [k_h] gc [g]
g [J] gh [Z] hg [c] cg [C] g [g_w] gh [G_w] hg [k] cg [G_h]
th* [T] thh [h] hth [T_j_h] dth [D_j] th [h_w] thh [D_w] hth [T_w_h] dth [h]
dh [D_j] dhh [T_j hdh [T_j] tdh [h_j] dh [h_w] dhh [T] hdh [T_w] tdh [D_o]
f [p] fh [h] hf [f_h] vf [B] f [f_G] fh [h] hf [f_h_w] vf [v]
v [B] vh [f] hv [f_j] fv [h_j] v [v_G] vh [f_w] hv [f] fv [v_o]
s [s_j] s' [s_0_j] hs [S_h] zs [z] s [s] s' [x] hs [s_h_w] zs [z_w]
ss [S:] ss' [s:] hss [S:_h] zss [z:] ss [s:] ss' [x:] hss [s:_h_w] zss [z:_w]
z [z] zh [s] hz [S] sz [h_j] z [z_G] zh [G] hz [x] sz [x_o]
sh [S] sh' [x_j] hsh [S] zsh [Z] sh [x] sh' [X] hsh [S_h] zsh [G_w]
x [x] xh [h_j] hx [x_h] cx [G] x [X] xh [h_w] hx [X_h_w] cx [R_w]
l [L] lh [X_0] hl [K] rl [h_j] l [l_G] lh [h] hl [K_h] rl [l_G_o]
r [r] rh [r_0] hr [G] lr [h_j] r [R_w] rh [X] hr [R_w] lr [h]
ll [L:] llh [h:] hll [K:_j] rll [C_j] ll [l:_G] llh [h_w] hll [K:_w_h] rll [l:_G_o]
y [j:] yh [C] hy [J] wj [h_j] y [H] yh [S_w] hy [k_w] wy [h]
w [H] wh [h] hw [J_w] yw [h_w]] w [w:] wh [G_w] hw [x_w] yw [w_h]
m [m_j] mh [w~] hm [m_h] nm [p~] m [ŋ͡m ] mh [v~] hm [f_h] nm [v]
n [n_j] nh [D~] hn [T_h] mn [T~] n [N] nh [x~] hn [T_h] mn [D]

*Il est notable que th peut être remplacé par þ et que dh peut l'être par ð (on obtient alors þh, hþ, dþ, etc, etc...)

Les voyelles sont brèves ou longues et la prononciation des diphtongues changent. Il est impossible d'avoir deux voyelles écrites de hauteur différente séparées par une consonne.

La spirantisation consiste en un relâchement général de la prononciation qui amène à prononcer les occlusives comme des fricatives et les fricatives de manière moins prononcée.

La lénition est un adoucissement qui se traduit par une spirantisation et un voisement.

La provection est exactement l'inverse de la lénition.


Les voyelles simples :

(J'utilise des accents aigus pour noter les voyelles longues)

Voyelles basses :

a [a] á [a:] ; o [o] ó [O:] ; u [ u] et ú [u:]

Voyelles hautes :

i [i], í [i:], e [e], é [E:]

Les diphtongues ont peu à peu perdu leur prononciation originelle si bien que l'écriture n'a presque plus de rapport avec la prononciation. Voici le tableau des diphtongues : (les cases avec X sont des combinaisons impossibles les prononciations sont en X-SAMPA sans crochets)

a e i o u ea
a X a:e E: O: a:o E:a:
á X a:E e:i aw O: aE:
e ea X ey Ew o: eEa
é ia: X E:i eu: 9: E:a
i a: ie X i:O y: e:a
í i:a e: X i:o i:y ia:
o O E ui X ou E:a
ó o: o:e u:i X O:u O:E
u ua ue u: wo X wea
ú wu:a u:e wi O: X we:


Positionnement :

Deux consonnes maximum sont acceptées l'une à côté de l'autre seulement en médiane. Si c'est le cas il ne peut y avoir que deux consonnes du même point d'articulation (pour les occlusives et les fricatives seulement, l ; r ; y et w sont acceptées en toute position) et de même voisement. Si on se retrouve dans une situation impossible, on doit placer un apostrophe qui montrera la présence d'un schwa euphonique

Aucune consonne sourde n'est acceptée en finale absolue (et donc dans les suffixes car aucun radical n'est nu).

Moins il y a de consonne plus un mot est considéré comme joli, ainsi on tendra à élider certaines consonnes dans certains cas (voir plus bas)



[b]II : Morphologie théorique



L'Esséntheam est une langue agglutinante et synthétique qui a la particularité de n'utiliser pour ainsi dire aucun verbe. Les noms sont donc les principaux constituants de la phrase. Les adjectif n'existent pas non plus, tout comme les adverbes et les pronoms.

Les noms subissent deux flexions :

- La flexion radicale, de type synthétique, qui fait varier le nombre, mais aussi le genre, la personne et le temps (plutôt l'aspect). Cette flexion est régulière quoiqu'interne, elle met en jeu des alternances vocaliques, des infixes et des mutations consonantiques.

- La flexion affixale, de type agglutinant qui donne tout son sens au mot. Cette flexion met en jeu de très nombreux suffixes et quelques préfixes.



1 : Flexion radicale



Lorsque deux affixes sont donnés, il faut choisir celui qui sera du même ton que la dernière voyelle du mot précédent. Si le mot se termine par une voyelle on choisir n'importe lequel.

Le genre se marque par un préfixe, celui-ci n'est pas obligatoire mais permet de montrer clairement le genre du mot. On trouve à chaque fois deux préfixes, le premier est utilisé lorsque la première consonne du mot est suivie d'une voyelle haute et le deuxième lorsque la première consonne est suivie d'une voyelle basse.

Il existe huit genres :

- Les genres humains :
in- pour le féminin
én- pour le masculin
aen- pour le neutre (ce qui ne désigne pas spécifiquement un homme ou une femme)

- Les genres animés (êtres doués de mouvement)
el- pour le féminin
iel- pour le masculin
oel- pour le neutre

-Les genres inanimés
em- pour les choses non physiques
uit- pour les choses inanimées physiques

Il est important de noter que le préfixe des genres humain et des genres inanimés ne peuvent se trouver devant un radical consonantique. On retirera la consonne du préfixe et on lénifiera la première consonne du radical pour les genres humains et le genre inanimé non physique, tandis que le t du préfixe inanimé physique sera remplacé par une provection.

Ex : Ta "personne" devient idta "femme", édta "homme" et aedta "adulte" . Éal "dieu" devient inéal "déesse", énéal "dieu" et aenéal "divinité". Thil "pensée" peut s'écrire ethhil "pensée" avec le même sens, mais aussi uihthil "pensée écrite, figée, réflexion écrite..."

Ces genres servent aussi à utiliser les "pronoms". Le nom Aeshí "chose" peut avoir de très nombreuses significations (comme res chez les Latins) avec le bon préfixe il sert d'équivalent à un pronom.



Il existe deux classes de nombre qui possède chacune trois nombres :

-Les dénombrables qui ont un singulier, un duel (deux choses liées ou non) et un pluriel

-Les indénombrables qui ont un singulatif (un parmi tous), un partitif (une partie du tout) et un totalitatif (le tout) (je n'ai pas d'autre terminologie)

Les nombres sont marqués par un infixe qui fait diphtongue avec dernière voyelle du mot, elle devient alors voyelle première du diphtongue, plusieurs règles ont trait aux modifications que cet ajout entraîne. Il faut savoir que chaque mot possède un nombre intrinsèque qui ne demande pas d'infixe, pour les dénombrables c'est le singulier généralement (fleur, personne, etc...) mais le duel dans certains cas (yeux ,mains , mariés, etc...) et jamais le pluriel. Pour les indénombrables c'est le totalitatif dans tous les cas (l'eau, à mettre ne parallèle avec de l'eau et une eau)

Pour les dénombrables

-i est la marque du singulier
-e, la marque du pluriel
-é, la marque du duel

Pour les indénombrables

-á est la marque du singulatif
-u, la marque du partitif
-le totalitatif n'a pas de marque.

Ex : Eltea "paire de jambes" est du duel lorsqu'il est nu, il donne donc eltiea "une jambe" au singulier et elteea "des jambes" au pluriel. Óu "eau" donne óáu "une eau" avec une séparation entre le o et le a, la diphtongue se déplaçant donc, et óea avec une diphtongue car il es possible dans ce cas de tout mettre ensemble.



La personne est notée par un suffixe, lui aussi soumis à l'interdiction d'une consonne entre deux voyelles de hauteur différente. On distingue comme généralement quatre personnes : la première inclusive, la première exclusive, la deuxième et la troisième. La première inclusive au singulier sert de forme de politesse (car il est considéré comme poli de ne pas parler à son interlocuteur directement, dictum est a me) et la première exclusive de "je" classique. Ce suffixe n'est pas non plus obligatoire il sert soit à préciser la personne soit à marquer la possession.

-e est le suffixe de la première personne inclusive
-í est celui de la première exclusive
-éa est celui de la deuxième personne
-Le troisième personne est non-notée car tous les noms sont de cette personne à l'exception de quelques uns. Dans ce cas ils prennent le suffixe -io

Ex : Féin "égo, moi psychique" est naturellement de la première personne exclusive, il fait donc Féinéa "son égo" et Féiní "ton égo".
Réatami "moi, mon prénom" est naturellement de la première personne exclusive, si quelqu'un veut m'interpeller il dira Réatamiéa "eh, Réatami !" ou alors il signifiera que le Réatami dont il parle n'est pas lui, mais son interlocuteur (car on utiliser son prénom comme pronom), il faut noter qu'il y a une seule diphtongue cette de éa, le i est séparé.
Enfin, Aeshí est naturellement de la troisième personne, il fait donc Aeshíéa "ta chose, ou toi", etc, etc...

Cet affixe marque aussi la possession plus généralement, mais seulement sur les noms inanimés. Féin peut donc aussi bien être traduit par "moi psychique" que par "mon psyché" ce qui revient au même mais qui sert d'exemple.

Enfin, le temps est noté par une mutation consonantique finale. On ne distingue que deux temps, le présent (ou inacompli) et le passé (ou accompli). Cette modification est la DERNIÈRE de la flexion radicale et s'applique au suffixe personnel

-Le Présent se note par le suffixe -t si le mot se termine par une voyelle ou par la provection.
-Le Passé se note par le suffixe -s si le mot se termine par une voyelle ou par la spirantisation.

Ex : Zói "maison" donne Zóit "les maisons actuelles, encore ici" et Zóis "les anciennes maisons, qui ne sont plus ici". At "livre" donne Aht "les livres actuels" et At' "les livres passés".


En somme on peut voir le mot :

édtaét (édtaeet) "nous, les hommes actuels" composé de Ta "personne".



2 : flexion affixale



On distingue plusieurs types d'affixes :

-Les affixes sémantiques, qui ajoutent une valeur complémentaire au radical et qui sont tous des préfixes
-Les affixes grammaticaux qui donnent la fonction du mot dans la phrase et qui sont tous des suffixes
-Les affixes conjonctifs, qui montrent les relations à l'intérieur de la phrase, ils remplacent les conjonctions. Ils sont indifféremment des préfixes ou des suffixes.


Les affixes sémantiques :

- tel est le préfixe inchoactif (Ex : Neyi "repas" donne telneyi "début de repas" ou "commencer à manger")
- fon est le préfixe terminatif (on peut remplacer n par m en cas d'empêchement positionnel)

- isse est le préfixe translatif
- eti est le préfixe relatif (de reprise)
- iye est le préfixe de possibilité
- ti est le préfixe de capacité
- ano est le préfixe d'obligation
- atulón est le préfixe de destin (destiné à mourir)
- einula est le préfixe de tentative
- él est le préfixe factitif
- ur est le préfixe de désir
- Télio est le préfixe remplaçant le verbe servile "sembler" le complément (à qqun) est mis au subjectif

- mio est le préfixe d'antonymie
- iye est le préfixe indéterminé (remplace on, tous, etc)
- Tei est le préfixe augmentatif
- Ni est le préfixe diminutif
- Mé est le préfixe abessif, le nombre de la flexion radicale indique précisément ce qui manque

- Mu est le préfixe de négation
- To est le préfixe d'interrogation
- Nó est le préfixe d'interrogation négative
- Shonté est le préfixe affirmatif
- Nóti est le préfixe négatif

- Téloma est le préfixe démonstratif universel
- Ruli est le préfixe démonstratif proche
- Oteine est le préfixe démonstratif lointain
- Guleniamo est le préfixe démonstratif de majesté (très respectueux)

Les affixes grammaticaux : (Voir grammaire)

- es est le suffixe relatif (sujet, ou COD)
- ei est le suffixe prédicatif (prédicat de la phrase)
- é est le suffixe passif (passif de la phrase)
- on est le suffixe subjectif
(Ces premiers cas sont des cas finaux, qui indiquent le rôle dans la phrase, ils ne sont pas obligatoires mais ce sont les plus utiles)

- assoe est le suffixe directif
- lyen est le suffixe locatif
- elie est le suffixe essif
- azol est le suffixe appartitif
- eilte est le suffixe comparatif
- esli est le suffixe possessif passif
- á est le suffixe possessif
- etheo est le suffixe constitutif
- és est le suffixe génitif (de lieu)
- wo est le suffixe datif (de lieu)
- axolla est le suffixe locatif temporel (pendant que)
- uin est le suffixe temporel (tous les autres complément circonstanciels de temps)
- ezi est le suffixe antétemporel (avant que...)
- umal est le suffixe posttemporel (après que..)
- ixel est le suffixe bénéfactif (pour monsieur)
- anol est le suffixe final (pour gagner)
- axon est le suffixe sociatif
- etha est le suffixe de troisième plan

- élle est le suffixe instrumental
- itea/iteo est le suffixe intructif
- atunú est le suffixe causal
- aileu est le suffixe conséquentif
- opí est le suffixe de condition

- oxul est le suffixe distributif
- utle est le suffixe normatif (qui indique la norme de comparaison : plus grand que... )

Les post-suffixes servent à dénoter des positions spatiales entre autres:

-t ou la provection marque le subessif (sous la table)
-s ou la spirantisation marque le superessif (sur la table)
-n ou la lénition marque l'inessif (dans la maison)
-én marque le circumessif (autours de la maison)
-an marque le postessif (derrière la maison) (mot inventé)
-ín marque le proessif (devant la maison) (mot inventé aussi)

Les affixes conjonctifs :

- yoa/yeo est le préfixe additif (yoám (de yoaám) til "fleur et soleil")
- min est le préfixe négatif (phrase négative) (il faut remplacer le n par la lénification devant une consonne)
- ton est le préfixe négatif additif (équivalent de Mais ou de nec des Latins) on suit le même principe que pour "min" en lénifiant l'initiale consonantique.

3 : règles d'euphonie

Il existe des règles régissant les rapprochement de voyelles effectués au cours des flexions.

-lorsque deux même voyelles sont en contact, on les rassembles en une seule voyelle longue. Si celle-ci l'est déjà on ne modifie rien.
-Lorsqu'un diphtongue subit l'ajout d'une autre voyelle. On traite les diphtongues dans l'ordre de lecture, en commençant toujours par les deux premières voyelles.
-Il est considéré comme esthétique de mettre deux voyelles de hauteur différente accolées ou de mettre une seule voyelle longue (pour le choix des suffixes)


Dernière édition par Réatami le Jeu 23 Déc 2010 - 18:28, édité 61 fois
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Manildomin



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MessageSujet: Re: Esséntheam   Mer 24 Nov 2010 - 21:11

Salut !

Citation :
Les consonnes sont modifiées par les voyelles qui les entourent.

Tu pourrais expliquer ça plus en détail ?

Pour l'API, si tu ne veux pas l'employer, tu peux utiliser le X-SAMPA, il est utilisable avec des caractères ASCII, très bien fait je trouve et assez logique.

Citation :
l'Essénþeam ([es:ɛ:nʲθʲeaɱ])

J'ai été étonné de trouver le son ɱ, que je ne connais pas trop, mais voici ce que m'a dit Wikipédia :

Citation :
L'existence de ce son n'a pas été confirmé comme phonème séparé du [m]. On le retrouve généralement comme allophone de /m/ (et parfois de /n/) lorsqu'ils se retrouvent devant les consonnes fricatives labio-dentales [f] et [v].

Du coup ça m'étonne un peu de le voir en fin du mot Essénþeam, alors qu'il semble surtout présent suivi d'un f ou un v.
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Réatami



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MessageSujet: Re: Esséntheam   Mer 24 Nov 2010 - 21:26

Quand j'ai appris l'existence de ce phonème j'ai vu qu'il était en italien dans les mots comme invece et je me suis effectivement rendu compte qu'il requerrait bien une articulation labio-dentale. Mais il est vrai que le phonème ŋ͡m serait plus approprié. Je vais éditer tout de suite !

(mais un allophone est quand même un phonème)

Je rajoute aussi un paragraphe pour expliquer ceci.

Pour le X-SAMPA je vais voir mais il va déjà falloir que je l'apprenne...

Edit : ça rentre vite le X-SAMPA !
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Réatami



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MessageSujet: Re: Esséntheam   Ven 26 Nov 2010 - 20:37

III : Morphologie appliquée

La grammaire ne met en jeu que des noms. C'est pourquoi il n'y a pas de noms... Mais par facilité on dira nom (d'autant plus que les mots s'en approchent énormément).




Les verbes d'action pures (pas de mouvement ou d'état) sont désignées par des noms, elles peuvent donc être sujet ou action. On distingue l'action du sujet par le suffixe, les actions prennent le suffixe prédiacatif (même si tous les prédicats ne sont pas des actions) tandis que le sujet prend le suffixe relatif.

Ex : Dheléi aedtaes "les frappes de l'humain" "l'humain frappe"

Mais le prédicat peut désigner autre chose que l'action,

Ex : Taei Dheles "Humain des frappes" "les frappes (sont) humaines"

Le passif désigne l'actant second de l'action ou le thème :

Ex : Dhelei aedtaes assóné "Les frappes de l'humain portant sur le lion" "l'humain frappe le lion"

Ex : Thilei Féines éalé "la pensée mienne portant sur le dieu" "je pense au dieu" (même si un relatif peut aussi être employé)

Comme on le voit le relatif sert à désigner l'actant, la personne qui participe à l'action ou celle par rapport à qui on l'observe. Le prédicatif indique, le prédicat (qui peut être un nom, un adjectif ou un verbe dans les autres langues). Le passif sert à désigner celui qui subit l'action ou le thème de la discussion. Il n'y a donc pas de diégèse à proprement parler.

Le temps se note par le cas temporel mis au nom d'action. Ce cas peut aussi être appliqué aux autres noms :

Ex : Dhehlei aedtaes assóné "les frappes passées de l'humain portant sur le lion" "L'humain a frappé le lion"
Ex : Dhelhei aedtaes assóné "les frappes actuelles de l'humain portant sur le lion "l'humain frappe le lion"

Il faut noter la différence entre l'absence de cas temporel et la présence du présent. L'absence se traduirait par un Aoriste en grec ancien tandis que le présent se traduirait bien par un présent.




Les verbes de mouvement suivent un régime particulier. On les formes en utilisant un nom auquel on suffixe un suffixe de lieu. Celui-ci donne les informations sur la nature du mouvement.

Ex : Zóiassoe "direction maison" "je/tu/il/elle/etc... vais à la maison" On ne peut préciser la personne que par l'ajout d'un nom, mais celui-ci ne sera pas au relatif, il sera au subjectif (sujet des verbes de mouvement ou de transformation)

On observe le même phénomène avec les verbes de transformation, d'état ou de comparaison (mais le sujet est généralement omis
d'autant que les verbes d'état sont en fait des adjectifs)
Ex : Neferelie "beau-état" "je suis beau" ou une autre personne




Les adjectifs sont des noms auxquels on suffixe une particule qui dépend du sens qu'on veut donner à l'adjectif :

- Les adjectifs concernant une appartenance à un groupe, une famille, utilisent l'appartitif (idéoterminologie)
- Les adjectifs exprimant la possession d'un caractère (ex : une personne chevaline) utilisent le comparatif
- Les adjectifs exprimant le fait que l'objet soit possédé (ex : livre mien) le sont au possessif passif
- Les adjectifs exprimant un sujet traité le sont au relatif (ex : l'article morphosyntaxique ; le livre parlant de la morphosyntaxe)
- Les adjectifs exprimant une appartenance totale, une comparaison proche du copié collé on utilise l'essif
- Les adjectifs exprimant la composition sont traités comme des noms exprimant la composition, c'est à dire avec le constitutif
- Les adjectifs exprimant un devenir (je suis devenu beau) sont exprimés par le préfixe translatif (affixe syntaxique)

Ex : Ta fransázol "une personne française" ; Ám óuazol "une fleur aquatique"
Ex : Ibén tileilte "un acier brillant comme le soleil" (Til "soleil")
Ex : Éal Tilesli "un dieu solaire, dédié au soleil, appartenant au soleil"
Ex : At Zóies "le livre parlant de la maison"
Ex : Éal Tilelie "un dieu soleil, le dieu EST le soleil"
Ex : Yei ónetheo "un vase d'or"
Ex : Tá isseréilte "je suis devenu possédé par le sommeil ; soit en bon français : je suis endormi"

En changeant le temps de l'adjectif on peut différencier un "participe présent" d'un "participe passé" même s'ils sont tous les deux actifs.

Ex : Tá isseréteilte "je m'endort" ici l'adjectif rejoint le verbe / Tá isseréneilte "je me suis endormi et donc je ne le suis plus maintenant"




La possession s'exprime par le cas possessif (en mettant le possédé au possessif passif ou le possesseur au possessif). Elle peut aussi être exprimer par le relatif dans un cas où la prononciation n'est pas inaliénable, ou par le consitutif voir même l'essif et le possessif passif dans le cas d'une appartenance inaliénable et très forte.

Ex : Taelesli Ateilte "le livre mien est (à) moi"




Les autres cas "verbaux" et leur utilisation :

Le relatif peut être l'équivalent d'un COD en français, par exemple le verbe "parler" prend son sujet au relatif mais aussi son COD car c'est le terme, le thème de l'action. Pour différencier le sujet du COD on peut utiliser un instrumental à la place du relatif pour le sujet.

Ex : Essenei Taés até "je parle du livre" peut s'écrire Essenei Taelle ates "le livre est le sujet d'une discussion faite par moi"

Le verbe "Voir" Pan utilise une forme particulière aussi. L'objet vu est au directif et le sujet lui est bien au relatif.




Valeurs temporelles :

-Lorsqu'il n'y a aucune marque temporelle on décide du temps employé dans la traduction par le contexte. Mais l'absence peut aussi être interprétée comme un aoriste, un futur, voir avoir une valeur d'habitude.
-Le présent désigne une action inaccomplie, une habitude ou une vérité générale
-Le passé désigne une action inaccomplie, incertaine, répétée ou une ancienne vérité générale.

Comme on le voit les temps sont complexes et il sont difficiles à déterminer, aussi le mieux est d'en employer le moins possible, même si leur utilisation montrerait à quel point on est un bon locuteur.




Subordonnées

Les subordonnées relatives n'existent pas, on utilise une proposition normale avec comme sujet un nom précédé du préfixe relatif (qui a une valeur de reprise). Ce suffixe peut même être omis.

Ex : Zói (Eti)aeshíassoe Panéi Taés "La maison, la chose mon regard se porte vers" "La maison que je vois"

Subordonnée circonstancielle :

On les exprimes par des noms, qui peuvent être prédicativés ou non.

Ex : Thilaxolla Neyiei "penser-pendant manger" "je pensait pendant que je mangeais" (ou n'importe quel personne)

Subordonnée complétive :

C'est encore une fois un nom prédicativé ou non. Ce nom prendra le suffixe habituel du COD du verbe.

Ex : Essenei Taéaé neyies "je dis à toi le thème de manger" "je te dis de manger" (je étant omis)




Cause et conséquence :

On utilise un nom simplement avec le suffixe causal au conséquentif. Il est notable que ce nom peut être prédicativé (C'est un mot inventé, un barbarisme [gloussement] cf : Cinéma cinéma des Inconnus) on obtient alors l'équivalent d'une subordonnée.

Ex : Eyíelie neyiatunú "malade état à cause du repas" "je suis malade à cause du repas"
Ex : Evíelie neyatunúei "malade état à cause de manger" " je suis malade à cause de ce que j'ai mangé (du fait que j'ai mangé)"




Expression de la possibilité, de la capacité, de l'obligation, de l'incertitude :

Toutes ces valeurs sont exprimées par des préfixes qui modifient le sens. Ces valeurs s'appliquent aussi bien à des prédicats qu'à des noms.

Ex : Taés Iyethilei "ma possibilité de penser" "je peux penser"
Ex : Iyeneyi Thielei "la possibilité de manger à laquelle je pense" "je pense à mon possible repas"


Dernière édition par Réatami le Lun 29 Nov 2010 - 23:01, édité 8 fois
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Réatami



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MessageSujet: Re: Esséntheam   Sam 27 Nov 2010 - 23:16

VOCABULAIRE

(préscriptum : je me suis permis de séparer en différentes réponses pour que ce soit plus simple, si c'est déconseillé je fusionnerais le tout)

Voici le vocabulaire trié dans l'ordre alphabétique (th et dh comptent pour une seule consonne et sont placés après t et d respectivement) (Si vous avez des idées de mots courants et/ou utiles dites-le moi je n'ai jamais su quels mots traduire Razz)

Aeshí "chose"
Ám "fleur"
Antóemi "mort" (action)
Assón "lion"
At "livre"
Axam "ombre"

Bea "roi"

Cex "pierre"

Don "nain"
Duco "amener"

Dexi "anneau"
Dhel "frappe"
Dho "gouverner"

Éal "dieu"
Essen "parole"
Elteas "jambe"
Eyi "malade"

Fa "totalité"
Féin "esprit"
Fig "elfe"

Gaelt "mort" (état)

Iben "acier"

Lid "lever d'un astre"

Meyien "découverte"
Mi "négation, non, anti-"
Mine "ciel"

Neyi "repas"
Nefer "beauté"

Ón "or"
Óu "eau"
Ounó "demeure"

Pan "voir"
Piel "étendre"

Réa "sommeil"

Sonae "lier"

Ta "personne"
Tein "sombre"
Til "soleil"
Tol "création"

Theam "étoiles" (partitif totalitatif)
Thil "pensée"

Urá "ténèbres"

Wú "homme"

Xin "pays"

Yei "vase"
Yuna "trouver"

Zói "maison"




Les nombres fonctionnent en base douze (qui me semble pas très utilisée et qui m'occupera) :

Les douzes premières unités sont formées ainsi :

- yi "zéro"
- ne "un"
- fá "deux"
- te "trois"
- el "quatre"
- so "cing"
- wi "six"
- ain "sept"
- ra "huit"
- beo "neuf"
- gil "dix"
- thi "onze"
- o "douze"

On forme les dizaines par infixation de o après toutes les voyelles (avec en plus les règles d'euphonie)


- yio "zéro"
- neo "un"
- fao "deux"
- teo "trois"
- eol "quatre"
- só "cing"
- wio "six"
- aion "sept" (avec les deux premières voyelles en diphtongue et la dernière séparée)
- rao "huit"
- beó "neuf" (sans diphtongue)
- giol "dix"
- thio "onze"
- ó "douze"

Les centaines le sont par infixation d'un u et les milliers d'un a.

Pour les unités supérieures on utilise un multiplicatif (comme en français : centaine DE MILLE)

124 : Téo
128 : To

Toutes ces particules sont collées entre elles afin d'obtenir une seule formation nominale (évidement). On met les morphèmes dans l'ordre croissant (unités puis dizaines, puis centaines, etc...)

On différencie ordinaux, cardinaux et distributifs par le suffixe. Les ordinaux n'en ont pas, les cardinaux ont le suffixe cardinal qui est en fait le suffixe essif, et les distributifs ont le suffixe distributif (qui est aussi un suffixe nominal).


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MessageSujet: Re: Esséntheam   Lun 29 Nov 2010 - 19:54

La première traduction effective (histoire d'avoir un échantillon) : le poème de l'anneau de Tolkien. (avec API car le X-SAMPA, c'est dur à lire)

"Trois anneaux pour les Rois Elfes sous le ciel,
dexies télie épbeaeixelesei figelie minelyehn
[djexieʃj tje:ʎie e:veaejxeʎeʃjej ɸiɟeʎie mjinjeʎjeθh]
Sept pour les Seigneurs Nains dans leurs demeures de pierre,
etiainélie élreileixelesei donelie ounóioelyemn
[eta:inje:ʎie e:hjejʎejxeʎeʃjei dˠonjeʎie ounu:iɛ:ʎjeθ˜]
Neuf pour les Hommes Mortels destinés au trépas,
etibeoélie aeywúeixelesei tigaeltelie atulónantóemielie
[etibˠɛɛ:ʎie aewhu:eixeʃjei tigaeʎteʎie atˠuɫɔ:ŋaŋtˠo:emjielie]
Un pour le Seigneur Ténébreux sur son sombre trône,
etinélie élreilíxelesei uráelie thógaiolyenh
[etinɛ:ʎieɛhjeixi:ʎeʃjei uʁwa:ɛʎie hwɔ:gɛoʎjeð˜]
Dans le pays de Mordor où s'étendent les Ombres.
Xin'mordor'lyen eticwim'lyen pieleiexamés
[xinjəŋ͡m oʁdˠoʁʎjen eticɥimjəʎjen pjieʎeieχamjɛ:ʃj]
Un Anneau pour les gouverner tous. Un Anneau pour les trouver,
nélie dexies dhoixelei iyefaé, nélie iyeyunaixelie
[njɛ:ʎie djexieʃj hwuixeʎei ijeɸaɛ: njɛʎie ijeɥuŋɛxeʎie]
Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier
nélie dexies ducoixelei etiyeaisonaeixelei urályen
[ njɛ:ʎie djexieʃj dˠukuixeʎei etijeaisoŋaeixeʎei uʁa:ʎjenj]
Au pays de Mordor où s'étendent les Ombres."
Xin'mordor'lyen eticwim'lyen pieleiexamés
[xinjəŋ͡m oʁdˠoʁʎjen eticɥimjəʎjen pjieʎeieχamjɛ:ʃj]


Dernière édition par Réatami le Mer 1 Déc 2010 - 16:35, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Esséntheam   Lun 29 Nov 2010 - 22:55

Il y a un sujet pour ça... dans Traductions et multimédia. Tu peux l'y mettre. Wink

_________________
Sce tu cores tras davors, no chataràs mai onors...
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MessageSujet: Re: Esséntheam   Mer 1 Déc 2010 - 20:37

V Accentuation et prosodie :

A : L'accentuation

(J'ai cédé à l'appel de l'accent mélodique (faut pas exagérer quand même, un accent tonique et pourquoi pas parler avec un pistolet comme... en Anglais))

Il y a trois accents :

- L'accent primaire (sur le radical)
- L'accent secondaire (sur le mot total)
- L'accent tertiaire (sur le mot total)

(On place l'accent avec cet ordre de priorité)

1 : L'accent primaire

Il reste à la même place dans le radical (qui inclut la flexion radicale donc). Cet accent est ascendant (moyen puis haut) sur une voyelle longue ou un diphtongue

Il se place sur la dernière voyelle ou diphtongue. (et l'allonge automatiquement, ce qui n'est pas noté et qui peut être omis grâce à la licence poétique)

Ex : Éal [ia˧˥L] (nulle est la notation des tons en API)
Ex : Thil [Ti:˧˥L]
Ex : Éale [iaLe:˧˥]

2 : L'accent secondaire

Il se place sur la dernière voyelle si elle est longue (ou diphtongue) ou sur l'avant dernière si la dernière est courte. Si la pénultième est déjà occupée par l'accent primaire, on met l'accent sur la dernière voyelle. De même si la dernière voyelle est déjà occupée on place l'accent sur la pénultième

Cet accent est descendant ou bas (en fonction de la longueur)

Ex : Éale [ia˧˩Le:˧˥]
Ex : Thile [Ti˩le:˧˥]

3 : L'accent tertiaire

Il se place sur la première voyelle du mot. Cet accent est haut (quelle que soit la longueur de la voyelle). Comme pour l'accent secondaire si on ne peut pas le placer on ne le fait pas

Ex : yeothile [jEw˥Ti˥Le˧˥] (car l'accent primaire tombe sur "le", l'accent secondaire tombe sur "thi" et l'accent tertiaire peut tomber sur "yeo")

B : La prosodie

Une diphtongue est longue, une voyelle longue l'est aussi. Une voyelle courte est courte. Ces règles sont fixes et il n'y a pas de restriction dans le placement des voyelles. Comme il est expliqué plus haut, on compte les diphtongues dans l'ordre de lecture avec les limitations dues à la présence des voyelles longues (qui ne peuvent pas être mises en deuxième position des diphtongues).

C : La poésie

La poésie est basée sur l'accentuation ou sur la prosodie, voire les deux. Je vais faire des essais lorsque ma langue sera plus avancée pour voir ce qui est faisable. Pour le moment j'indique juste qu'il n'y aura pas de poésie syllabique, moraïque ou de rimes.
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MessageSujet: Re: Esséntheam   Sam 4 Déc 2010 - 19:07

VI : Syntaxe, questions, réponses

Il n'y a pas de syntaxe typique, l'ordre des mots est dicté par leur importance.

Ex : Neyiei Beaes Tuné "le repas du roi vers la viande / Beaes Neyiei Tuné / Tuné Beaes Neyei / etc...

Les questions ouvertes se forment par le remplacement d'un mot par le mot interrogatif Yol. Celui-ci n'a pas de sens en lui même mais remplace adjectifs, pronoms et "verbes" interrogatifs.

Ex : Yollyen ? "où vas tu ?" (mais la personne n'est pas précisée)
Ex : Yolei ? "que fais-tu ?"
Ex : Panei Yolé "que vois-tu ?"
Ex : Yoles Panei "Qui vois ?"

Les questions fermées sont notées par un pré-prédicat interrogatif. ( To préfixe sémantique)

Ex : Topanei "Vois-tu ?"
Ex : Tobaéliéi "es-tu roi ?"




Les phrases négatives se forment de la même manière que les questions fermées, avec un pré-prédicat interrogatif (Mu préfixe sémantique)

Ex : Mupanei "tu ne vois pas"
Ex : Mubaéliéi "tu n'es pas roi"




Il est possible de faire des questions négatives en combinant ces deux préfixes. Lorsque Mu et To sont en contact, ils fusionnent sous la forme Nó

Ex : Nópanei ? "ne vois-tu pas ?"
Ex : Mipanei Yolé ? "que ne vois-tu pas ?"

Etc...




Les phrases exclamatives se forment à l'aide d'onomatopées uniquement, ou de la ponctuation.

Ex : O Mubaéliéi ! "Mais ! Tu n'es pas roi !"




Les réponses se forment par un mot avec le préfixe affirmatif (Shonté) ou négatif (Nóti)

Ex : Nópanei ? / Shontépanei. "ne vois-tu pas ? / je vois."
Ex : Nópanei ? / Nótipanei "ne vois-tu pas ? / je ne vois pas."
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MessageSujet: Re: Esséntheam   Dim 5 Déc 2010 - 23:03

VII : Adverbes et démonstratifs

Les adverbes sont des noms pris avec le suffixe convenant à leur sens. (généralement l'instructif)

Ex : Mitonitea "anticonstitutionnellement" (qui du coup est beaucoup plus court !)
Ex : Theomuntaitea "diplomatiquement"




Les démonstratifs sont de plusieurs formes :

- Les démonstratifs réels
- Les démonstratifs asémantiques

Les démonstratifs réels sont des noms qui pris avec un autre nom sont considérés comme emphatiques. Ces noms sont très nombreux et variables. Voici quelques exemples (avec le suffixe essif, qui est généralement utilisé, mais le comparatif serait tout aussi correct)

- Neferelie (beau) "ce" équivalent du illus des Latins
- Ashíelie (chose) "ce" qui est une sorte de démonstratif universel (mais a une connotation péjorative)
- Taelie (personne) "ce" qui est utilisé uniquement pour les humains
- Yuelie (chose en plus dédaigneux) "ce" équivalent de iste des Latin (démonstratif péjoratif)

Les démonstratifs asémantiques sont des préfixes, ils sont plus discrets et donc moins forts.

- Téloma est le préfixe démonstratif universel
- Ruli est le préfixe démonstratif proche
- Oteine est le préfixe démonstratif lointain
- Guleniamo est le préfixe démonstratif de majesté (très respectueux)

Ex : Guleniamota "cette grande majesté"
Ex : Yuelie Ta "cette basse personne"
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MessageSujet: Re: Esséntheam   Ven 10 Déc 2010 - 23:24

VIII : Degrés de comparaison

Les comparatifs sont des noms pris sous leur fonction d'expansion du nom qui possèdent un préfixe d'intensité.

Tous les noms servant de qualificatifs sont théoriquement modifiables ainsi.

Il existe quatre préfixes principaux :
- Comparatif de supériorité [unole-]
- Comparatif d'infériorité [toula-]
- Comparatif d'égalité [beathe-]
- Superlatif de supériorité [gumpena-]
- Superlatif d'infériorité [reinalte-]

Le complément des comparatifs est au normatif. Les compléments des superlatifs sont à l'appartitif

Ex : Unoleneferelie "je suis plus beau" (comparatif absolu)
Ex : Unoleneferelie Réatamiutle "je suis plus beau que Réatami"
Ex : Gumpenaneferelie Tázol "je suis le plus beau des personnes / des humains"

Mais d'autres noms peuvent être traités ainsi.

Ex : Yei unoletaeá Taéáutle "Le vase est plus à moi qu'il est à toi"
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MessageSujet: Re: Esséntheam   Jeu 23 Déc 2010 - 14:25

Création d'un article sur Idéopédia, plus organisé et moins bazar.

http://www.europalingua.eu/ideopedia/index.php5?title=Ess%C3%A9ntheam
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MessageSujet: Re: Esséntheam   Jeu 23 Déc 2010 - 16:51

Oui je l'ai lu et j'ai ajouté des catégories en bas de page. Cool

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Like a Star @ heaven Idéolangues : agozien, amarrique, arésien, chimérique, daarh, elko, E.L.S., englo, éphèsique, espay, gäko, ganya, goumek, hanziko, inuque, kanako, kelep, kesaro, kunbé, maouaque, mawin, nauko, nenarun, odarique, t'ilu, urque, væltalien, zémétique
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MessageSujet: Re: Esséntheam   Jeu 23 Déc 2010 - 18:03

Ah, désolé Embarassed

Merci ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Esséntheam   Mer 23 Mar 2011 - 23:09

Réformes de l'Esséntheam, sur le plan phonétique d'abord mais aussi sur le plan grammatical.

Prononciation :
Voyelles :
Suppression des irrégularités des diphtongues, par remplacement :
I/U + V = Vlongue (sans modification de timbre)
V + I/U = Vlongue (sans modification de timbre)
I/U+V+I/U = Vlongue (sans modification de timbre)
I/U + I/U = [y :]
Les triphtongues disparaissent.

De plus, deux voyelles comptent pour une diphtongue et ce quelle que soit leur quantité vocalique. Une diphtongue vaux deux mores, une voyelle longue deux mores et une voyelle courte une more.

Consonnes :
Ph bas [w] mais [W]
Toutes les consonnes anciennement vélarisées sont maintenant labialisées.
Dh et Th bas se prononcent [D_w] et [T_w]

Les autres groupes de deux consonnes forment un diphtongue tout ce qu’il y a de plus classique.

Ex : Ruolloxeaés, beaelie Oaedhulelie Yiuxaes [R_wo :l_w :oxe&E :s_j / b_je&eLe : / o&eD_wuLeLe :]

Grammaire :

Il est désormais possible de mettre plusieurs préfixes de classe I à un seul mot (relatif, prédicatif, subjectif, passif).
Le relatif ne sert plus qu’à noter le sujet de verbes transitifs, en cas de problème le subjectif peut aussi être utilisé.
Le prédicatif ne dénote plus tellement l’action que le rhème. Il peut donc servir à noter une simple relation. Il peut aussi être omis au profit du suffixe de thème qui est le suffixe nul. On évitera de surcharger une phrase en prédicatifs.

La syntaxe est fixée : il un mot faisant le lien entre deux propositions doit être à la limite de celle-ci. Le reste de la syntaxe est libre dans la mesure de la compréhension.

Les mutations servent à dénoter le lien entre deux mots. Ainsi :
- Les compléments de même niveau d’un même verbe sont lénifiés quand ils sont après celui-ci. Même chose pour le sujet. Ainsi, le préfixe additif peut-être omis.
- Un mot complétant un autre mot est spirantisé quand il est après l’autre mot.
- Deux mots qui ne sont pas sur le même plan mais qui sont l’un à côté de l’autre sont provectivés s’ils n’ont pas déjà été mutés autrement

Ajout des mutations des voyelles, uniquement en cas de mutation morphosyntaxique (càd les cas ci-dessus) :
Spirantisation = s préfixé
Lénition = l préfixé
Provection = t préfixé

Ex : « Je vois le roi et le monstre » : Taés Pan(ei) Pbeaé Mnupé
Ex : « je vois le roi et le monstre me voit » Pan(ei) Bea Taésé Hnupés Pan(ei) = ici Taésé dénote le « je » sujet de la première proposition et complément de la deuxième (car le premier suffixe est relatif et le deuxième passif.) Pour accentuer cette information on note que Nupés a été provectivé pour marquer sa distance de Taésé.
Ex : « le roi des monstres » Bea Nhupéazol : ici, on peut presque retirer le suffixe –azol mais au moins ne laisse-t-il pas de doute sur le lien.
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MessageSujet: Re: Esséntheam   Jeu 25 Aoû 2011 - 15:11

Nouvelles modifications notamment pour la prononciation des consonnes, qui abandonne la séparation entre consonnes "hautes" et "basses" de même pour les voyelles, car c'est tout à fait inutile comme idée. Je remettrais ça dans une des langues descendantes de l'esséntheam que je prévois.

Donc ce fil n'est pas à jour du tout, l'article d'Idéopédia l'est par contre, puisque c'est là que j'ai rassemblé la plupart des informations.

Je prépare des cours d'Esséntheam, dans la veine d'une méthode d'apprentissage des langues bien connue (que j'utilise actuellement pour le finnois et qui me semble assez intéressante, même s'il y a un certain nombre de défauts).

Actuellement, le dictionnaire esséntheam contient environ 400 termes simples, qui peuvent être dérivés dans tous les sens, ce qui donne bien 700 mots communs à utiliser.
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MessageSujet: Re: Esséntheam   Ven 28 Oct 2011 - 18:59

Tiens, en bossant sur ma nouvelle langue je me suis dit que sa phonologie avait des points communs avec l'essenthéam, mais là je me rends compte que tu as abandonné la distinction entre consonnes hautes et basses. Pourquoi?
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MessageSujet: Re: Esséntheam   Ven 28 Oct 2011 - 23:01

Et bien, en fait ça devenait totalement superflu, la différence était déjà bien entamée et elle n'avait de toute façon aucun impact morphologique. J'ai pu sauver les mutations consonantiques, mais les consonnes hautes et basses ne m'apportaient rien.

Je m'étais inspiré de l'irlandais pour ce système, mais en irlandais, la "hauteur" de la consonne change dans la déclinaison (bás, au pluriel : báis, prononcés [ba:s] et [ba:S]), mais quand je l'ai créé c'était plus conceptuel que réfléchi, dans l'absolu on était sensé pouvoir différencier deux mots uniquement grâce à cela, mais d'une part l'orthographe s'y adaptait très mal et d'autre part c'était sans raison d'exister...

J'envisage de les réintégrer dans une langue fille. Et cette fois, elles seraient les résidus de transformations de voyelles. Par exemple, on pourrait distinguer (complètement au hasard) une ancienne terminaison en -on et en -es (à supposer que les deux consonnes se transforment en t et que les deux voyelles se neutralisent) car la première se prononcerait -ətj et l'autre -ət.
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MessageSujet: Re: Esséntheam   Dim 30 Oct 2011 - 20:16

OK, merci pour l'info. Je galère moi aussi avec l'alphabet latin pour marquer mon système de triple opposition Laughing
Tu en es où avec la morphosyntaxe de l'esséntheam? Elle a été touchée indirectement par le changement phonétique?
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MessageSujet: Re: Esséntheam   Lun 31 Oct 2011 - 12:02

Elle n'a jamais été très liée, c'est bien pour ça que j'ai pu le supprimer totalement, au tout début, il existait deux suffixes pour chaque cas (un si la dernière voyelle était haute et un autre si elle était basse) mais je l'ai supprimé très rapidement aussi. En y réfléchissant j'aurais pu le garder, pour, par exemple, marquer le pluriel (noté par un -e, donc qui aurait transformé les consonnes basses en hautes) mais j'ai préféré supprimer... (mais en y repensant, c'est vrai que ça m'aurait simplifié la vie...) Finalement, c'est bien la preuve que ça ne serait à rien ! Very Happy

Quand tu parles d'un système triple d'opposition, c'est à dire que tu aurais comme en ancien irlandais : fines, larges et moyennes ? Je pensais dernièrement, pour l'orthographe qu'on pouvait faire quelque chose comme en Russe (qui fait aussi une différenciation de ce type).

Par exemple, tu met y après les voyelles hautes/fines, w après les voyelles larges/basses, et rien après les voyelles moyennes. (mais le problème est que là deux symboles sont pris par ce système)

Sinon, comme en Irlandais, tu créé, pour chaque voyelle des combinaisons en fonction de la nature de la consonne suivante. Mais avec trois distinctions ça va être dur... (i ferait iu devant une consonne basse, oi après une consonne basse, oiu entre consonnes basses, ia devant consonnes hautes, âi après, et âia entre, par exemple) Mais le gros problème de ce système c'est que l'orthographe (est très jolie je trouve...) mais surtout très complexe (et là, il faut différencier le cas où la combinaison ia se prononce cons haute + [a] et [i]+cons moyenne)...
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MessageSujet: Re: Esséntheam   Lun 31 Oct 2011 - 17:00

En effet c'est le bazar, mais je simplifie les choses en imposant (ou en essayant d'imposer) des contraintes à la phonotactique. J'expliquerai ça quand je créerai mon thread. Je m'en voudrais de détourner le tien.

Tu as fait des avancées dans l'usage de ton système de cas? Des cas(*) particuliers sont apparus? Des expressions de type adpositionnel?

(*) Jeu de mot involontaire
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MessageSujet: Re: Esséntheam   Lun 31 Oct 2011 - 18:10

J'ai hâte de voir le sujet sur ta langue (voir comment tu vas t'en sortir) !

Pour les cas ça se décante... J'en créé de moins en moins (dans mon optique d'avoir un cas pour chaque fonction ou presque) mais j'essaie d'utiliser le plus ce que j'ai déjà à ma disposition.

Maintenant, il faut absolument que je me force à régulariser leurs usages (surtout ceux des quatre affixes principaux : prédicatif (prédicat de la phrase), relatif (sujet dans certains cas, et beaucoup d'autres usages), subjectif (sujet quand le relatif ne l'est pas), et passif (COD). J'ai tendance à faire toujours des usages trop étendus du relatif, le prédicatif est maintenant devenu l'un des cas les moins courants (car sous-entendu pour la plupart des cas) et le subjectif perd sa place au profit du relatif.

Théoriquement, c'est surtout dans des phrases comme "je vois la maison" taelon (je, relatif) pan (vois, prédicatif sous entendu) zóilé/es (la maison, passif ou relatif) qu'on voit l'utilisation des cas. Mais là encore je finit par m'y perdre. Je ne suis pas assez rigoureux du tout en ce qui concerne leur utilisation...

Je vais mettre tout ça au clair dans les articles d'Ideopédia (qui ne doivent pas être à jour...)
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MessageSujet: Re: Esséntheam   Mer 2 Nov 2011 - 1:14

J'imagine que le prédicat est sémantique, pas purement syntaxique comme en français? C'est à dire que pour traduire "Il ne reste rien", tu peux exprimer la structure cachée "Ce qui reste = rien", où rien est le véritable prédicat?
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MessageSujet: Re: Esséntheam   Mer 2 Nov 2011 - 11:10

Citation :
J'imagine que le prédicat est sémantique, pas purement syntaxique comme en français? C'est à dire que pour traduire "Il ne reste rien", tu peux exprimer la structure cachée "Ce qui reste = rien", où rien est le véritable prédicat?

En fait, le prédicat est sémantique, mais il est omis dans le seul cas où c'est la seule manière qu'on a de lier les mots ensembles. (un peu contradictoire vu comme ça...) Si on peut les relier par une relation réelle (égalité, comparaison, mouvement, etc.) on note par un suffixe spécifique (et là on distingue les suffixes qui sont prédicatifs de manière sous-entendue et ceux qui ne le sont pas). C'est à dire que quand il n'y a pas de suffixes (donc prédicatif sous entendu) c'est le mot lui-même qui fait le lien, et non le suffixe.

Ex : je parle à Michel > Taeles essén Mishelaxon. Ici, c'est "essén" qui fait le lien.

Par opposition, on a : je vais chez Michel > Taelon Mishelélassoe. Là, le lien est fait par le suffixe -assoe, qui montre qu'il s'agit d'un mouvement vers le lieu de Michel.


Le prédicat que je défini n'est sans doute pas très orthodoxe, mais c'est théoriquement ça.
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Leo



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MessageSujet: Re: Esséntheam   Jeu 3 Nov 2011 - 0:03

Je doute qu'il existe un "prédicat orthodoxe" dans le foisonnement des langues du monde Wink
Je crois que c'est Hagège qui dit (en gros) que le prédicat, étant la chose la plus évidente, est la moins marquée de toutes.
Et, comme souvent, les choses les plus "évidentes" sont les plus difficiles à cerner.
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