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 La langue des Terres Pleureuses

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Sylvain Rougemoine



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MessageSujet: La langue des Terres Pleureuses   Dim 21 Oct 2018 - 19:07

Bonjour et désolé pour ces quelques mois d'absence ; je voulais vous poser quelques questions au niveau d'un nouveau projet de fantasy de grande envergure, mettant notamment en scène la linguistique comme élément de magicbuilding (cf. les cycles de Terremer et de l'Héritage... à quelques détails près). Avant de m'attaquer aux langages "magiques", je me suis tout d'abord creusé la tête sur le langage courant qu'empruntent les membres de la principale civilisation de mon monde (à savoir celle des Terres Pleureuses, dominée par les humains mais possédant également un nombre conséquent de races secondaires).
Les Terres Pleureuses sont un continent tempéré, à l'histoire longue et tortueuse, composé de nombreux royaumes, républiques, cités-États, et plusieurs empires, bien qu'aucun d'entre eux ne fasse un huitième de la superficie totale. Les relations liant les habitants par une même langue et culture sont donc essentiellement issues du commerce et du pacifisme plutôt que de conquêtes militaires.
Ce qui m'amène à penser plusieurs points :
  • Une langue unissant plusieurs pays via le commerce et non l'armée se doit d'être simple : d'abord pour faciliter les transactions, ensuite parce qu'en pratique cela s'est prouvé par l'utilisation massive de l'anglais comme langue internationale et que les empires utilisant les langues les plus complexes ont été il me semble toujours issus de conquêtes militaires (cf. l'empire romain, celui d'Alexandre le Grand et celui de Napoléon) ;
  • Une langue privilégiant l'action au sujet sera privilégiée car permettant davantage d'informations et allant droit au but (exemple pratique : les œuvres anglaises sont souvent moins verbeuses que les œuvres françaises). Je sais que l'anglais est une langue répondant à cette caractéristique, mais je ne sais pas en quoi.

J'espère donc que vous pourrez m'aider à élaborer les règles principales de ce langage ou à me dire en quoi je me trompe dans mes hypothèses, et si oui en quoi comment les modifier. Merci d'avance !
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Greenheart
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MessageSujet: Re: La langue des Terres Pleureuses   Dim 21 Oct 2018 - 22:15

Tu fais référence à des langues véhiculaires.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Langue_v%C3%A9hiculaire

Ces langues ne sont pas forcément simples : elles importent le vocabulaire correspondant au type d'échange, et utilisent chaque fois que possible des éléments de grammaire commun, limités à l'échange. Mais elles peuvent aussi se retrouver codées (de n'importe quelle manière, par exemple via le ton de la voix), ce qui rend la langue véhiculaire impénétrable à qui n'est pas dans le secret.

Tu peux trouver des manuels à l'usage des militaires stationnés à l'étranger pour commander aux troupes locales, ou encore des manuels d'anglais adapté à la communication souvent parasitée avec les tours de contrôle des aéroports du monde entier, à l'usage des pilotes d'avion, que n'importe quel pilote doit maîtriser pour être admis à faire voler des jets.

Donc pour obtenir une langue véhiculaire, je suppose que tu dois définir chaque langue mise à contribution comme tu les imagines, puis tu définis la situation de communication qui survient entre les peuples - nommer et goûter la marchandise, mesurer et enchérir au marché ; ou encore la liste des ordres à donner aux troupes, à partir de la vie d'une caserne, les différents métiers qui doivent communiquer (ferrer les chevaux, cuisiner et servir la tambouille etc.)... et à partir de là tu pioches proportionnellement les mots et la grammaire de l'une et l'autre langue en ne retenant que les plus compatibles (donc éliminer les homophones, éliminer les grammaires concurrentes ou provoquant des confusions).

Commence par de tous petits échanges - des tout petits dialogues, des toutes petites listes de vocabulaire et règles de grammaire inspirés de dialogues réels entendus dans des reportages, des films ou rapportés dans des romans, des documents - que tu aligneras par exemple sur trois langues (local 1, local 2, véhiculaire).

*


Citation :
Une langue privilégiant l'action au sujet sera privilégiée car permettant davantage d'informations et allant droit au but (exemple pratique : les œuvres anglaises sont souvent moins verbeuses que les œuvres françaises). Je sais que l'anglais est une langue répondant à cette caractéristique, mais je ne sais pas en quoi.

J'espère donc que vous pourrez m'aider à élaborer les règles principales de ce langage ou à me dire en quoi je me trompe dans mes hypothèses, et si oui en quoi comment les modifier. Merci d'avance !


Le caractère verbeux tient davantage des usages des éditeurs. Par exemple le latin est moins verbeux que l'anglais, et si j'utilise une orthographe contractée pour le français, il devient moins verbeux que l'anglais. Du baratin (on dit aujourd'hui "éléments de langage", trois mots pour un seul précédemment) dans toutes les langues est plus verbeux qu'un discours qui va "droit au but", adapté à la situation et économe en mots sans engendrer une confusion grave (on imagine facilement à quel point si c'est une langue qui sert à commander des armées).

Bonne création de langue en tout cas
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Sylvain Rougemoine



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MessageSujet: Re: La langue des Terres Pleureuses   Dim 28 Oct 2018 - 9:17

Bon, voilà en tout cas la première version de l'article de mon encyclopédie personnelle dessus :

Le kazlodan (abréviation : kzd.) désignait à l’origine un dialecte sudestin répandu dans la région littorale, contrairement au vilparethain qui concernait l’intérieur des terres. De par sa prononciation et sa composition simples, et du fait que la ville de Kazlod l’employant eut longtemps un succès commercial à l’échelle de l’ensemble des territoires humains, il s’imposa après la chute de l’Archéroyaume comme langue de commerce puis finalement maternelle à travers les Terres Pleureuses.

Classification

Conjugaisons : 1

Déclinaisons : 0

Famille : langues sudestines

Nom : kazlodan

Peuples : kazlodan, sartien (annexé par les kazlodans), vilparethain, zostien, korlestan (disparu), narain, skourlite, tavashien, désertique, kermantien, norladien, valkan, borzladien…

Type : langage oral et écrit

Histoire

Le kazlodan se distingua peu à peu du sudestin en abandonnant le système de langue à tons après -18 000. Parlé essentiellement par les navigateurs, il se répandit sur l’ensemble des côtes du Sud-Est des Terres Pleureuses où l’on estime que son nombre de locuteurs varia de 1 à 2 millions par génération.

Il manqua de disparaître durant le règne des Archérois, supplanté siècle après siècle par le noir-elfique et le sylvain. Néanmoins, ceux-ci lui apportèrent l’écriture qui lui permettra d’être diffusé plus largement.

Le nombre de locuteurs finit par se stabiliser à 300 000 par génération, dont 75 000 dans la région sarto-kazlodienne. Contrairement à la plupart des autres langues sudestines, il subsista grâce à sa simplicité, simplicité qui ne fit qu’augmenter au fil des millénaires, signant ainsi la fin du kazlodan archaïque.

Vers -500, il fut redécouvert par la Rébellion ; il fut fortement parlé pour faire circuler des messages incompréhensibles aux Archérois, avant de devenir un symbole de l’identité des humains en tant qu’espèce sapiente. Après l’effondrement de l’Archéroyaume, le succès la ville de Kazlod continua de le répande et lui donna son nom.

Suite au déclin de celle-ci, le kazlodan ancien se scinda en deux langues distinctes : le bas-kazlodan, plus général et continuant d’être utilisé à l’échelle des Terres Pleureuses, lui-même divisé en dialectes variant d’un pays à l’autre, et le kazlodan moderne, utilisé uniquement par Kazlod et ses alentours.

Fonctionnement

Le kazlodan actuel compte 26 phonèmes [i, e, a, u, o, p, b, m, t, d, n, k, g, ŋ, f, v, l, s, z, ʃ, ʒ, ʀ, h, j, w, θ], répartis dans des mots généralement entre 1 et 3 syllabes. L’adjectif se place après le sujet (ou, sauf pour les possessifs, n’importe où dans la phrase dans le bas-kazlodan), lui-même se plaçant avant le verbe (en-dehors des phrases interrogatives dans le kazlodan ancien, et plus occasionnellement celui moderne – désuet). Les phrases peuvent avoir le nombre de compléments, propositions et juxapositions voulues par l’interlocuteur.

Conjugaison

PASSÉ : -ana, -anaz, -anai, -anas, -anazes, -anais

PRÉSENT : -a, -az, -ai, -as, -azes, -ais

FUTUR : -ora, -oraz, -orai, -oras, -orazes, -orais

Accords

Pas de genre pour les objets et les animaux non-familiers. Le masculin est signalé par le suffixe -sh ou -esh (s’il y a une consonne juste avant), le féminin par -a, le pluriel par -s ou -es (idem).

Grammaire

Tout adjectif qualificatif peut être substantivé ou verbalisé, tout nom peut être adjectivisé ou verbalisé, tout verbe peut être adjectivisé ou substantivé.

Les adjectifs possessifs peuvent être nuancés : dans le kazlodan archaïque de 7 manières gradatives, dans les kazlodans ancien et moderne de 3.

  • le collectif : cette chose n’appartient qu’à d’autres individus (kzd. arch. : β, kzd. anc. : zh, bas-kzd. & kzd. mod. : zi)
  • l’individuel : cette chose n’appartient qu’à moi (kzd. arch. & anc. : sul, bas-kzd. & kzd. mod. : sul ou su)
  • l’intime : cette chose m’appartient comme une partie intégrante de moi ou c’est tout comme (l’adjectif possessif n’intervient pas et la chose possédée devient un suffixe au possesseur)


N'hésitez pas à me dire si les échelles de temps et de populations sont trop grandes ou trop petites. Et je pense avoir encore oublié quelques trucs...
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Levas/Alis

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MessageSujet: Re: La langue des Terres Pleureuses   Lun 29 Oct 2018 - 11:43

Pour ce qui est de l'échelle du temps, tout dépend du calendrier de Kazlod, s'il se base sur des événements récents au moment où on en parle, cela expliquerait que l'on remonte à -18000. D'ailleurs, quel est l'élément qui fait basculer le calendrier au positif ?
Tu nous expliques qu'il y a 26 phonèmes, mais comment les écrit t-on et avec quel alphabet ?
Je suppose qu'il y a 3 personnes (3 au singulier et 3 au pluriel) pour ta conjugaison, et qu'il y ait seulement le mode indicatif.
Sinon, ta description est efficace, l'histoire est crédible (elle le serait encore plus si tu approfondis le calendrier), et tant qu'à faire, tu pourrais rajouter "Le Kazlodan" dans le titre du fil si tu trouves que le nom est adapté Very Happy
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Sylvain Rougemoine



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MessageSujet: Re: La langue des Terres Pleureuses   Lun 29 Oct 2018 - 17:04

Le calendrier :
- 40 000 : Fondation de l'empire gris-elfique.
- 30 000 : Migration des races provenant des Terres Inconnues (kobolds, humains, lutins, gnomes, goûtards, pointus...) vers les Terres Pleureuses. Apparition des langues proto-sudestines qui finiront par fusionner sous l'impulsion des empereurs comme "système de communication des espèces inférieures".
- 20 000 : Effondrement de l'empire gris-elfique.
- 18 000 : Apparition du kazlodan archaïque.
- 10 000 : Les dernières grandes races d'elfes (sylvains et noirs) tentent de recréer un empire et fondent l'Archéroyaume. Disparition progressive des langues issues du sudestin.
- 500 : Résurgence massive du kazlodan archaïque.
0 : Chute de l'Archéroyaume. Disparition quasi-totale des elfes. Début du Siècle de Mort.
100 : Fin du Siècle de Mort. Kazlod commence à s'imposer comme cité commerciale et militaire. Début du kazlodan ancien.
300 : Début de l'âge d'or kazlodan. La langue commence à se répandre sur l'ensemble du continent.
700 : Début de la décadence kazlodane. Apparition des premières formes de bas-kazlodan.
1000 : Prémices du kazlodan moderne.
2000 : Scission véritable entre bas-kazlodan et kazlodan moderne.
2200 : Période actuelle.

Pour ce qui est de l'alphabet, je ne me suis pas encore penché dessus, étant donné que je suis assez mauvais en la matière.
Oui, la conjugaison est telle quelle, même si je rajouterais peut-être un mode ou deux : la structure est principalement inspirée de l'espagnol et de l'anglais.
Sinon, les elfes seront assez éloignés de l'archétype tolkienien en-dehors du fait qu'ils seront humanoïdes et éternellement jeunes.
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Sylvain Rougemoine



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MessageSujet: Re: La langue des Terres Pleureuses   Mer 26 Déc 2018 - 10:58

Bonjour à tous, désolé d'encore un ou deux mois d'absence, et joyeux Noël.
Je suis en train de revoir le kazlodan et j'ai un très petit lexique, principalement inspiré des langues romanes avec une esthétique particulière. J'aimerais savoir selon vous les grandes racines étymologiques que doit comporter une langue, afin d'approfondir le kazlodan archaïque et d'imaginer les dérivations bas-kazlodanes qui en découleraient. Merci d'avance !
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MessageSujet: Re: La langue des Terres Pleureuses   Mer 26 Déc 2018 - 11:43

Sylvain Rougemoine a écrit:
Je suis en train de revoir le kazlodan et j'ai un très petit lexique, principalement inspiré des langues romanes avec une esthétique particulière.
Tiens-tiens ! ça m'intéresse. Y a-t-il quelques points communs avec le psolat ? ou bien est-ce complètement inédit ?

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MessageSujet: Re: La langue des Terres Pleureuses   Mer 26 Déc 2018 - 12:19

Rien à voir, je n'ai jamais suivi ce fil.
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MessageSujet: Re: La langue des Terres Pleureuses   Mer 26 Déc 2018 - 12:45

Ça n'aurait pu être que de pures coïncidences, comme j'en ai découvert entre l'aneuvien, l'elko* ; le psolat et l'uropi.

J'aimerais faire connaissance, du coup, avec l'orthographe kazlodane.



*Comme c'est le cas pour le nom aneuvien tænd et la clé elkanne TAN (arbre), par contre le nom zàw est réellement inspiré de la clé ZAW (atome).

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MessageSujet: Re: La langue des Terres Pleureuses   Mer 26 Déc 2018 - 12:50

Pour l'alphabet kazlodan que je n'ai pas encore établi, ça reste à voir. En alphabet latin, pas de lettres muettes, ça va au plus simple (i=i, e=é, a=a, θ=th, ect.) ; pour le vilparethain et les autres langues sudestines à tons, il y aura toutes sortes de combinaisons d'accents, mais je ne vais pas m'y pencher de sitôt.
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MessageSujet: Re: La langue des Terres Pleureuses   Mer 26 Déc 2018 - 13:15

Sylvain Rougemoine a écrit:
En alphabet latin, pas de lettres muettes, ça va au plus simple (i=i, e=é, a=a, θ=th, ect.)
Tiens, t'as emprunté une lettre grecque ? Comme moi pour l'aneuvien (le Ψ, en c'qui m'concerne). En psolat, j'ai deux écritures : la "traditionnelle" (lettres latines, avec des carons, comme en tchèque, slovaque, letton etc) et le système vadora*. Donc, si j'ai bien compris, y aurais deux systèmes en kazlodan : la transcription latine (avec le θ en sus) et un alphabet typique... la solution adoptée par l'elko, en somme, mais avec une écriture originelle différente.



*Le vadora n'est utilisé que pour la diégèse, et encore pas partout dans l'pays : au nord-est de la province des Santes et au sud du Malyr, surtout.

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MessageSujet: Re: La langue des Terres Pleureuses   Mer 26 Déc 2018 - 14:54

Non, non, [θ] est le signe phonétique pour la prononciation de th.
En ce qui concerne l'alphabet, j'ai pensé à un système de courbes et de points avec une esthétique similaire à l'arabe.
Une demi-courbe (courbe de taille moyenne - environ deux interlignes) = la racine commune à toutes les lettres, signale quand l'une d'elles se termine
Une courbe (quatre interlignes) + une demi-courbe = une voyelle
Deux courbes + une demi-courbe = une semi-consonne
Trois courbes + une demi-courbe = une consonne
Trois courbes avec un tilde + une demi-courbe = une consonne sonore
Trois courbes avec deux tildes superposés + une demi-courbe = une consonne sourde
Trois courbes sans tilde = une consonne sans allophone (je n'ai pas exactement compris ce que c'était... le th en fait partie ?)
Au tout se rajoutent après la demi-courbe des points ronds ou carrés au nombre variable pour signifier la numérotation des sons :
Une voyelle + pas de point = e
Une voyelle + 1 point = a
Une voyelle + 2 points = i
Etc.
Puis dans les langues non kazlodanes interviendront des équivalents de trémas, cédilles, accents circonflexes et autres.
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MessageSujet: Re: La langue des Terres Pleureuses   Jeu 27 Déc 2018 - 0:40

Sylvain Rougemoine a écrit:
Non, non, [θ] est le signe phonétique pour la prononciation de th.
Ben oui, j'sais bien ;  mais d'où vient cette lettre API ? elle vient bien de l'alphabet grec, non ? tout comme le ɛ, le ɸ, le ɑ...

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MessageSujet: Re: La langue des Terres Pleureuses   Jeu 27 Déc 2018 - 10:15

Ah, sans doute...
Du coup, côté racines, les principales des langues indo-européennes, c'est quoi ?
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MessageSujet: Re: La langue des Terres Pleureuses   Jeu 27 Déc 2018 - 10:55

En général (mais ce n'est pas un absolu, les langues imaginaires peuvent avoir d'autres sources, après tout) :
  • latin
  • grec (ancien, surtout, mais l'actuel n'est pas à exclure)
  • langues romanes (français, castillan, catalan, italien, portugais)
  • langues germaniques (allemand, néerlandais, anglais)
  • langues slaves (russe surtout, mais on peut compter aussi sur le tchèque, le polonais, le croate...)
  • Les autres langues IE sont certes moins utilisées, mais elles ne sont pas à négliger (langues baltes, celtiques...).


On peut ne pas exclure de son vocabulaires les langues qui ne sont pas indo-européennes, comme le basque, le hongrois, le turc, l'estonien, le same, le finnois... Tout dépend de l'étendue des racines que tu souhaites pour le kazlodan. Prévois-tu des mots à-priori ?

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MessageSujet: Re: La langue des Terres Pleureuses   Jeu 27 Déc 2018 - 12:55

En fait, je voulais savoir quelles sont les familles de mots qui reviennent le plus souvent (ainsi que les suffixes, préfixes, radicaux, ect.) dans chacune d'entre elles.
Anoev a écrit:
Prévois-tu des mots à-priori ?
Tous les mots seront a priori, ce qui n'empêche pas qu'ils seront assez similaires aux langues romanes afin que je ne me perde pas dans des prononciations et des étymologies trop complexes pour moi pour l'instant (kah = la casa espagnole, lôd = le ludus latin, ect.)


Dernière édition par Sylvain Rougemoine le Jeu 27 Déc 2018 - 19:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La langue des Terres Pleureuses   Jeu 27 Déc 2018 - 13:26

Sylvain Rougemoine a écrit:
Tous les mots seront a priori, ce qui n'empêche pas qu'ils seront assez similaires aux langues romanes afin que je ne me perde pas dans des prononciations et des étymologies trop complexes pour moi pour l'instant (kazah = la casa espagnole, lôd = le ludus latin, ect.) [/justify]
C'est plus de l'à-postériori modifié en profondeur (procédure puissamment utilisée en volapük*, et dont je m'suis pas mal inspiré pour l'aneuvien*) que de l'à-priori. L'à-priori, c'est quand ça part du cerveau du créateur (soit par écriture automatique, soit par une procédure à la fois plus complexe et plus logique) et nulle part ailleurs. Il y a les mots mixtes, qui sont formés de manières :
soit d'un radical à-priori et d'un radical à-postériori (quel qu'en soit l'ordre)
soit d'un radical à-postériori transformé par une procédure (quasi-)exclusive au concepteur°.

... et j'en passe.



*Notamment pour les deux radicaux du nom de la langue : vol pris de world et pük pour speech. J'ai, moi aussi, quelques transformation rendant méconnaissables quelques mots-sources, comme tetjærd, pris du russe тетрадь (cahier), par exemple.
°J'ai des doutes pour lhip (mythe) : à postériori ? mixte ? J'pencherais plus pour le premier, vu que les lettres du vadora viennent d'alphabets réels.

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MessageSujet: Re: La langue des Terres Pleureuses   Jeu 27 Déc 2018 - 19:04

Oui, c'est ça : je compte simplement m'inspirer du vocabulaire et de la composition pour avancer plus vite et plus facilement, et ainsi m'entraîner en attendant de m'attaquer à des langues plus ardues.
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MessageSujet: Re: La langue des Terres Pleureuses   Ven 28 Déc 2018 - 0:13

Y faut pas  avoir honte de dire qu'on a un vocabulaire à-postériori (surtout si on a choisi de bien le triturer, comme on ferait pour des boutures de bonsaïs), c'est ainsi que marche la quasi-totalité des LAI (l'exception notable étant le kotava). L'à-postériori n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît, surtout si on a fait l'pari d'avoir un nombre relativement réduit de langues-sources (y vaut mieux éviter de "taper à côté" une fois qu'on a fait ses choix).
Moi, j'ai assumé mes choix : l'aneuvien est une langue mixte, le psolat est une langues à-postériori et le thub une langue au lexique (quasi) à-priori. Résultat : cette dernière est encore une langue bleue, car l'à-priori relève d'une tâche VRAIMENT difficile. Car pour certaines d'entre elles, il faut oublier TOUT (du moins, au niveau des racines lexicales) ce qu'on a appris jusqu'alors.

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