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 Le français à travers les âges

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Greenheart
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MessageSujet: Le français à travers les âges   Lun 22 Jan 2018 - 21:59

En 1954, le manuel de français "nouvelle méthode de langue française" de 4ème / 3ème (Lafitte et Houssat) commençait par une histoire de la langue française, et se poursuivait tout simplement par un cours d'ancien français.

Voici les citations de textes d'époque que les auteurs fournissent pour illustrer les différents "âges" du français.

Les auteurs précisent :

Lafitte et Houssat a écrit:
On dit couramment que le français vient du latin. Il serait plus exact de dire que le français est du latin, mais du latin qui s'est transformé au cours des siècles.

A. Formation de la langue

1. Le latin.

Sunt ergo mansiones quattuor per heremo, si tamen per heremum, ut cata mansiones monasteria sint cum militibus et praepositis. In eo ergo intinere, monachi ostendebant nobis singula loca, quae semper ego iuxta scripturas requiebam ; nam alio in sinistro, alio in dextro de intinere nobis erant, alia etiam longius de via, alia in proximo.

Traduction

Il y a donc quatre étapes à travers le désert, mais (installées) de telle sorte à travers le désert, qu'à chaque étape il y a des couvents avec des soldats et des serviteurs. Dans ce voyage donc, les moines nous montraient un à un les endroits que je cherchais toujours d'après les Ecritures ; car les uns se trouvaient à gauche, les autres à droite de notre route ; de plus, les uns étaient loin du chemin, les autres à proximité.

*

2. Le roman

Serment de Strasbourg (842)

Pro Deo amur et pro christian poblo et nostro commun salvament, d'ist di in avant, in quant Deus savir et podir me dunat, si salvarai eo cist meon fradre Karlo, et in ajudha et in cadhuna cosa, si cum om per dreit son fradre salvar dist, in o quid il mi altresi fazet, et ab Ludher nul plaid nunquam prindrai qui meon vol cist meon fradre Karle in damno sit.

Traduction

Pour l'amour de Dieu et pour le chrétien peuple et notre commun salut, de ce jour en avant (dorénavant) en tant que Dieu savoir et pouvoir me donne, si sauverai-je ce mien frère Charles, et en aide ey en chacune chose, ainsi comme homme par droit son frère doit sauver, en ce que (à condition que) il m'en fasse autant, et avec Lothaire nul plaid ne prendrai jamais qui à mon vouloir à ce mien frère Charles soit à dommage.

*

3. Le français

La mort de Roland.

Li quens Rollant se jut desuz un pin;
Envers Espaigne en ad turnet sun vis.
De plusurs choses a remembrer li prist,
De tantes teres cum li bers conquist,
De dulce France, des humes de sun lign,
De Carlemagne, sun seignor, kil nurrit.

Traduction

Le comte Roland se coucha sous un pin ;
Vers l'Espagne il a tourné son visage,
De plusieurs choses il vint à se souvenir :
De tant de terres que le chevalier conquit,
De douce France, des hommes de sa famille,
De Charlemagne son maître qui le nourrit.

*

B. Transformation de la langue

1. Le français au moyen-âge.

Saint Louis rendant la justice.

Maintes fois avint que en estei il se aloit seior au bois de Vincennes après sa messe, et se acostoioit a un chesne et nous fesoit seoir autour li ; et tuit cil qui avoient a faire venoient parler a li, sanz destourbier de huissier ne d'autre. Et lors il lour demandoit de sa bouche : "A il ci nullui qui ait partie ?" Et cil se levoient qui partie avoient, et lors il disoit : "Taisies vous tuit, et on vous deliverra l'un après l'autre."

Traduction

Maintes fois il advint que, en été, il allait s'asseoir au bois de Vincennes après sa messe, et s'appuyait contre un chêne et nous faisait asseoir autour de lui ; et tous ceux qui avaient affaire venaient parler devant lui, sans empêchement d'huissier ni d'autre personne. Et alors il leur demandait lui-même : "Y a-t-il ici personne qui ait un adversaire ?" Et ceux qui avaient un adversaire se levaient, et alors il disait : "Taisez-vous tous, et on vous expédiera l'un après l'autre."

*

2. Le français au XVIe siècle.

L'esprit de la Renaissance.

Par quoi, mon fils, je t'admoneste qu'emploies ta jeunesse à bien profiter en étude et en vertu. Tu es à Paris, tu as ton précepteur Epistémon, dont l'un par vives et vocales instructions, l'autre par louables exemples, te peut endoctriner. J'entends que tu apprennes les langues parfaitement : premièrement la grecque, comme le veut Quintilien ; secondement la latine ; et puis l'hébraïque pour les saintes lettres, et la chaldaïque et arabique pareillement ; et que tu formes ton style, quant à la grecque à l'imitation de Platon, quant à la latine de Cicéron ; qu'il y ait histoire que tune tiennes en mémoire présente, à quoi t'aidera la cosmographie de ceux qui en ont écrit. Des arts libéraux, géométrie, arithmétique et musique, je t'en donnai quelque goût quand tu étais encore petit, en l'âge de cinq à six ans ; poursuis le reste, et d'astronomie, saches-en tous les canons. Laisse-moi l'astrologie divinatrice et l'art de Lullius, comme abus et vanité. Du droit civil, je veux que tu saches par cœur les beaux textes et me les confère avec philosophie.

Et quant à la connaissance des faits de nature, je veux que tu t'y adonnes curieusement, qu'il n'y ait mer, rivière ni fontaine dont tu ne connaisses les poissons ; tous les oiseaux de l'air, tous les arbres, arbustes et frutices des forêts, toutes les herbes de la terre, tous les métaux cachés au ventre des abîmes, les pierreries de tout l'Orient et Midi, rien ne te soit inconnu.

(Rabelais)

*

C. Fixation de la langue

1. Le français au XVIIe siècle

Le bon sens.

Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ; car chacun pense en être si bien pourvu que ceux mêmes qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils n'en ont. En quoi il n'est pas vraisemblable que tous se trompent ; mais plutôt cela témoigne que la puissance de bien juger et distinguer le vrai d'avec le faux, qui est proprement ce que l'on nomme le bon sens, ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes ; et ainsi que la diversité de nos opinions ne vient pas de ce que les uns sont plus raisonnables que les autres, mais seulement de ce que  nous conduisons nos pensées par diverses voies, et ne considérons pas les mêmes choses. Car ce n'est pas assez d'avoir l'esprit bon, mais le principal est de l'appliquer bien.

(Descartes)

La puissance divine.

Celui qui règne dans les cieux et de qui relèvent tous les empires, à qui seul appartient la gloire, la majesté et l'indépendance, est aussi le seul qui se glorifie de faire la loi aux rois et de leur donner, quand il lui plaît, de grandes et terribles leçon. Soit qu'il élève les trônes, qoit qu'il les abaisse, soit qu'il communique la puissance aux princes, soit qu'il la retire à lui-même et ne leur laisse que leur propre faiblesse, il leur apprend leurs devoirs d'une manière souveraine et digne lui.

(Bossuet)

*

2. Le français au XVIIIe siècle

Les nouvellistes.

Il y a une certaine nation que l'on appelle les nouvellistes. Leur oisiveté est toujours occupée. Ils sont très inutiles à l'Etat, cependant ils se croient considérables parce qu'ils s'entretiennent de projets magnifiques et traitent de grands intérêts. La base de leur conversation est une curiosité frivole et ridicule. Il n'y a point de cabinets si mystérieux où ils ne sauraient consentir à ignorer quelque chose. IL ne leur manque que le bon sens.

(Montesquieu)

Rêveries

En sortant d'une longue et douce rêverie, me voyant entouré de verdure, de fleurs, d'oiseaux, et laissant errer mes yeux au loin sur les romanesques rivages qui bordaient une vaste étendue d'eau claire et cristalline, j'assimilais à mes fictions tous ces aimables objets, et me trouvant enfin ramené par degrés à moi-même et à ce qui m'entourait, je ne pouvais marquer le point de séparation des fictions aux réalités, tant tout concourait également à me rendre chère la vie recueillie et solitaire que je menais dans ce beau séjour.

(J-J. Rousseau).

*

D. Enrichissement de la langue

1. Le français au XIXe siècle

Les Francs.

Parés de la dépouille des ours, des veaux marins, des aurochs et des sangliers, les Francs se montraient de loin comme un troupeau de bêtes féroces. Une tunique courte et serrée laissait voir toute la hauteur de leur taille et ne leur cachait pas le genou. Les yeux de ces barbares ont la couleur d'une mer orageuse ; leur chevelure blonde, ramenée en avant sur leur poitrine et teinte d'une liqueur rouge, eszt semblable à du sang et à du feu... Tout à coup, poussant un cri aigu, ils entonnent le bardit à la louange de leurs héros : "Pharamond! Pharamond! nous avons combattu avec l'épée."

(Chateaubriand)

Un intérieur d'avare.

Dans l'antichambre, six chaises de paille, un poêle en faïence et, sur les murs tendus de papier vert bouteille, quatre gravures achetées à des ventes. Dans la salle à manger, deux buffets, deux cages pleines d'oiseaux, une table couverte d'une toile cirée, un baromètre, une porte-fenêtre donnant sur des jardins suspendus et des chaises d'acajou foncé de crin ; le salon avait de petits rideaux en vieille étoffe de soie verte, un meuble en velours d'Utrecht vert,, à bois peint en blanc...

H. de Balzac.

*

2. Le français au XXe siècle

Le cinéma.

Un spectacle qui ne demande aucun effort, qui ne suppose aucune suite dans les idées, ne soulève aucune question, n'aborde sérieusement aucun problème, n'allume aucune passion, n'éveille au fond des cœurs aucune lumière, n'excite aucune espérance, sinon celle, ridicule, d'être un jour "star" à Los Angeles. Le dynamisme même du cinéma nous arrache les images sur lesquelles notre songerie aimerait de s'arrêter... Pas lieu de faire acte d'intelligence, pas lieu de discuter, de réagir, de participer d'une manière quelconque.

G. Duhamel.

L'auto et le cheval.

L'auta avance et le cheval recule... Les cochers sentent leur disgrâce. Ils remâchent du matin au soir l'amertume, qu'ils n'avaient pas, d'appartenir à une faction vaincue. Chez le bistro, ils se rattrapent, à force d'éloquence. Ils raillent les forment d'automobile, les arrêts inopinés en pleine côte, la réparation d'un pneumatique sous une pluie torrentielle, l'homme couché sous le ventre de la voiture et qui reçoit un filet de cambouis sur le nez. Mais le chauffeur répond qu'il a fait, la veille encore, cent cinquante kilomètres aux environs de Paris sans qu'une seule bougie s'encrasse.

J. Romains.

***
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MessageSujet: Re: Le français à travers les âges   Lun 22 Jan 2018 - 22:03

Greenheart a écrit:
et se acostoioit a un chesne

[...]

et s'appuyait contre un chêne

Vous n'utilisez plus s'accoter ?

Il y avait une telle série de textes dans mon manuel de linguistique, au cégep. Si je me souviens bien, c'était le Serment de Strasbrourg, traduit en latin classique, populaire, tardif, version originale, deux ou trois variétés d'ancien français puis le français classique puis finalement moderne.
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Greenheart
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MessageSujet: Re: Le français à travers les âges   Lun 22 Jan 2018 - 22:31

Silvano a écrit:


Vous n'utilisez plus s'accoter ?

Il y avait une telle série de textes dans mon manuel de linguistique, au cégep. Si je me souviens bien, c'était le Serment de Strasbrourg, traduit en latin classique, populaire, tardif, version originale, deux ou trois variétés d'ancien français puis le français classique puis finalement moderne.

Ce serait très intéressant de pouvoir retrouver ces évolutions successives du Serment de Strasbourg.

Sinon il faut noter que les textes en "français" même récents n'ont possiblement pas la typographie de l'époque, pour ce que j'ai pu lire par exemple de Rabelais dans les Google Books.
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MessageSujet: Re: Le français à travers les âges   Lun 22 Jan 2018 - 22:39

Greenheart a écrit:
Ce serait très intéressant de pouvoir retrouver ces évolutions successives du Serment de Strasbourg.

Je vais faire quelques démarches.
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Velonzio Noeudefée

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MessageSujet: Re: Le français à travers les âges   Lun 22 Jan 2018 - 23:29

Pour ma part l'extrait des "moutons de Panurge", les deux premiers paragraphes du chapitre VIII du Quart livre, je les trouve assez facilement écrit comme Rabelais les publia (ou furent publiés en son nom).
(Assez souvent avec une version transcrite, qui en serait pas la mienne, raison pour laquelel j'essaie de partir de l'originale).
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MessageSujet: Re: Le français à travers les âges   Ven 2 Fév 2018 - 23:05

Latin classique (Ier siècle)

Per Dei amorem et per christiani populi et nostram communem salutem, ab hac die, quantum Deus scire et posse mihi dat, servabo hunc meum fratrem Carolum, et ope mea et in quacumque re, ut quilibet fratrem suum servare jure debet, dummodo mihi idem faciat, et cum Clotario nullam unquam pactionem faciam, quaæ mea voluntate huic meo fratri Carolo damno sit.

Latin parlé (VIIe siècle)

Por Deo amore et por chrestyano pob(o)lo et nostro comune salvamento de esto die en avante en quanto Deos sabere et podere me donat, sic salvarayo eo eccesto meon fradre Karlo, et en ayuda et en caduna causa, sic quomo omo per drecto son fradre salvare devet, en o qued illi me altrosic fatsyat, et ab Ludero nullo plag(i)do nonqua prendayo, qui meon volo eccesto meon fradre Karlo en damno seat.

Roman (842)

Pro Deo amur et pro christian poblo et nostro commun saluament, d'ist di en avant, in quant Deus savir et podir me dunat, si salvarai eo cist meon fradre Karlo et in aiudha et in cadhuna cosa, si cum om per dreit son frada salvar dift, in o quid il mi altresi fazet, et ab Ludher nul plaid nunquam prindrai, qui meon vol cist meon fradre Karle in damno sit.

Ancien français (XIe siècle)

Por Dieu amor et por crestiien poeple et nostre comun salvement, de cest jorn en avant, quan que Dieus saveir et podeir me donct, si salverai jo cest mien fredre Charlon, et en aiude, et en chascune chose, si come on par dreit son fredre salver deit, en ço que il me altresi façet, et a Londher nul plait onques ne prendrai, qui mien vueil cest mien fredre Charlon en dam seit.

Moyen français (XVe siècle)

Pour l'amour Dieu et pour le sauvement du chrestien peuple et le nostre commun, de cest jour en avant, quan que Dieu savoir et pouvoir me done, si sauverai je cest mien frere Charle, et par mon aide et en chascune chose, si comme on doit par droit so frere sauver, en ce qu'il me face autresi, et avec Lothaire nul plaid onques ne prendrai, qui, au mien veuil, à ce mien frere Charles soit à dan.

Français contemporain

Pour l'amour de Dieu et pour le salut commun du peuple chrétien et le nôtre, à partir de ce jour, autant que Dieu m'en donne le savoir et le pouvoir, je soutiendrai mon frère Charles de mon aide et en toute chose, comme on doit justement soutenir son frère, à condition qu'il m'en fasse autant, et je ne prendrai jamais aucun arrangement avec Lothaire, qui, à ma volonté, soit au détriment de mon dit frère Charles.

Leclerc, Jacques. Qu'est-ce que la langue? Laval, Mondia, 1979.  pp. 125 seq.
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Ziecken
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MessageSujet: Re: Le français à travers les âges   Sam 3 Fév 2018 - 8:13

Merci Silvano pour ces textes comparés, j'ai longtemps recherché quelque chose comme ça, cheers maintenant je suis comblé.

En fait, ça répondais à plusieurs de mes questions. merci

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MessageSujet: Re: Le français à travers les âges   Sam 3 Fév 2018 - 14:36

J'ai dû arrêter à la Grande Bibliothèque du Québec pour retrouver cette édition.
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Greenheart
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MessageSujet: Re: Le français à travers les âges   Sam 3 Fév 2018 - 14:40

Silvano a écrit:
J'ai dû arrêter à la Grande Bibliothèque du Québec pour retrouver cette édition.

Merci beaucoup ! Very Happy

Si j'ai le temps, je vais essayer de poster la même progression pour la légende de Babel, si j'arrive à trouver des traductions suffisamment fidèles l'une par rapport à l'autre.
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MessageSujet: Re: Le français à travers les âges   Sam 3 Fév 2018 - 16:15

Greenheart a écrit:
Si j'ai le temps, je vais essayer de poster la même progression pour la légende de Babel, si j'arrive à trouver des traductions suffisamment fidèles l'une par rapport à l'autre.

Tu risques de ne pas trouver de traductions en ancien français, et encore moins en roman, vu que la Bible n'était à ces époques publiée qu'en latin en Occident.
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PatrikGC

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MessageSujet: Re: Le français à travers les âges   Sam 3 Fév 2018 - 17:08

Silvano a écrit:
Greenheart a écrit:
Si j'ai le temps, je vais essayer de poster la même progression pour la légende de Babel, si j'arrive à trouver des traductions suffisamment fidèles l'une par rapport à l'autre.

Tu risques de ne pas trouver de traductions en ancien français, et encore moins en roman, vu que la Bible n'était à ces époques publiée qu'en latin en Occident.

Je confirme.
Seul le latin était considéré comme digne du parchemin, et ce, jusqu'à l'orée de la Renaissance.
Même le grec était la plupart du temps oublié en Occident.
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Greenheart
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MessageSujet: Re: Le français à travers les âges   Mar 28 Aoû 2018 - 1:29

Je crois que j'ai trouvé une autre source possible du texte multilingue des serments de Strasbourg sur Google Books, téléchargeable gratuitement

LIEN

p. 346 du volume, entrée Roman / Romance (langue).

Quatre traductions :

Texte original 842.
Latin de l'époque
François du 12ème / 13ème siècle.
Français de 1786 (date d'édition de l'Encyclopédie Méthodique : Grammaire et Littérature volume 3 (P à S).

*

Il y a un second serment quadrilingue à la suite.

***
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