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 Aneuvien 2

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Anoev
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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Sam 15 Déc 2018 - 16:36

Greenheart a écrit:
Homme : est-ce que nous parlons de l'être humain ou du mâle adulte ou encore de l'époux ?
Femme : parlons-nous de la femme adulte ou de l'épouse ?
Garçon : parlons-nous du valet (ou garçon de café, garçon de ferme) ou bien de garçon adolescent ou du petit garçon, voire du bébé garçon ?
Fille : parlons nous de la fille de ferme, de la fille au sens généalogique (descendante de) ou de la jeune fille adolescente ou de la petite fille ?
Professeur : parlons-nous du titre ou de l'enseignant en général ou de l'enseignant mâle seulement ?
Table : parlons-nous du meuble, ou un tableau ?
Sac : sac en papier, sac de selle (sacoche), de la sacoche de selle, de la serviette ou du cartable (malette à soufflet), du sac à dos, du sac de sport, sac à main, ou d'un simple linge noué ?
Pour (presque) tout ça, j'ai des traduction différentes en aneuvien :

Homme : dù, vaxèndak nùpdak (dans l'ordre proposé par Greenheart)
Femme : vaxènkad, nùpkad
Garçon : ancyldak, æstamdak, zhuvèndak, nexàvdak, baabdak
Fille : galenkad, neràpkad, zhuvènkad, nexàvkad, à quoi j'ajouterais poblikad, pourquoi pas, comme synonyme de praskankad
Professeur : profesordu*, profesordak
Table : mes, tàbel
Sac (j'en ai beaucoup moins que ce que Green' propose) : du plus simple (de toile, papier ou de plastique) pol, puis skràld (serviette) puis baard.


*Profesor, plutôt pour le titre, profesordu pour l'enseignant dont on a la discrétion de ne pas communiquer le sexe, mais profesor est utilisable.

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MessageSujet: Le dialecte des Foskarse   Jeu 3 Jan 2019 - 13:41

Il y a des dialectes qui sont en fait des combinaisons de parlers des régions limitrophes. Les Foskarse (capitale : Foskne) sont une région bordée à l'est par le sanflod (Nakol ) et la Taan (Pavelne), au sud par le Surroenyls occidental (Gerne), à l'ouest par l'Æstmor (province d'Akæl) et au nord par l'océan. Du coup, les autochtones ont un parler qui combine l'Aneuvien académique avec celui de l'Æstmor, ça donne, pour le génitif de oktàmber (d'octobre) :
Acad.Æstmor (nob)Æstmot (aliklœt)Foskarse
/ɔk'tambʁən//ɔk'tæmbeɾɛn//ɔk'tambeɾɛn//ɔk'tæmbɾən/
En fait, ce dialecte est plus pratiqué à l'ouest de la ligne de train Alkne-Oneka, du moins dans sa partie nord (Alkne-Foskne). À l'est de cette ligne, progressivement, c'est le parler académique qui reprend le dessus.

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Ven 4 Jan 2019 - 23:56

Velonzio Noeudefée a écrit:
D'accord mais de mon point de vue c'est une mauvaise traduction, car en français Doc devrait dire qu'il aura/aurait laissé: "En 2015, j'aurai(s) laissé un almanach prédictif sur une boite à déchets en ville."
(Le avais m'ait beaucoup plus choquant)
J'avais pas fait le rapport, je connais bien sûr Retour vers le futur, je ne suis plus un expert non plus dedans. Il faut dire que ces films ont été fait très rapidement et que la réflexion quant à la trame temporelle n'a pas dû être menée jusqu'au bout: en effet quelle réalité de ce monde de 1985 si elle dépend d'un événement futur dont la pérennité de la reproduction n'est pas garantie.

C'est vrai que notre système temporel est peu adapté à la notion SF de réalité parallèle, mais du coup le subjonctif et un futur du subjonctif me paraîtrait être une option parfaite:
"Tu ne te souviens pas qu'en 2015 j'auraisse laissé un almanach prédictif sur une boite de déchets en ville."
j'auraisse
tu auraisses
il auraît
nous aurayons
vous aurayez
ils auraissent
Donc, une nouvelle perpective pour toi en aneuvien.

*Quand bien même il n'existe pas, je trouve que bien souvent en SF, les gens ne sont pas assez connaisseur de leur langue pour tenter des choses. Ca m'a pris 2min. de monter ce subjonctif futur qui ferait illusion pour une réplique de film. (Sauf dans certaines, comme entre autres, dans Gandahar de René Lalloux, où des choses sont tentées comme le passé-futur au lieu du présent, de mémoire).

Ce subjonctif futur "imparfait" est  pas mal tourné , en français "idéo-modifié" , mais on ne retrouve pas une combinaison infinitif + forme de l'auxiliaire avoir qui caractérise la formation des futurs de l'indicatif et conditionnels imperfectifs ou perfectifs du français, occitan, castillan, catalan qui utilisent le présent et l'imparfait de l'indicatif comme temps de l'auxiliaire agglutiné , et d'autre part l'italien ( et peut-être, sous forme syncopée, le gascon de "Fustilhan" ) où s'agglutine le "parfait" d'avoir:
Aussi avec l'exemple de l'auxiliaire avoiraver/ haber/ habere ( pour donner des formes perfectives à ces imparfaits futurs infectifs "perspectifs"  [ = vrais futurs] ou "rétrospectifs" [ ceux de notre sujet] )
on trouve: aurai & aurais/ aurèi & aurìai /haré & habrìa puis averò & avrebbi [ habere+ ebbi: j'eus] / aurèi & auriòi 0]aver+ aviòi: j'eus].

Aussi les dernières formes rapportées, italienne et gasconne, avec leur composition , singulière , dans la diffusion du "moderne" mode conditionnel ( qui "n'existait" pas en latin), se rapprochent , avec l'"option" du parfait suffixé, de ce temps synthétique.

À l'occasion j'évoquerais au passage le "futur" du subjonctif que, je le redis ici, j'ai entendu en occitan de Fustilhan, Me diguec que venguère "il m'a dit qu'il viendrait" ( et non pas : que venguer, ni même que venguiòc ) , et qui existe/-ait dans le castillan "clasico" "me dijo que vendrì ".
Il évoque toutefois dans sa formation le composé latin "futur antérieur" : parfait + esse au futur: VENI+ERIT > VENERIT.
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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Sam 5 Jan 2019 - 0:51

SATIGNAC a écrit:
Il évoque toutefois dans sa formation le composé latin "futur antérieur" : parfait + esse au futur: VENI+ERIT > VENERIT.
J'me suis toujours demandé pourquoi, en latin, à l'exception de la première personne du singulier* (-ERO/-ERIM), le futur de l'indicatif est exactement homonyme du passé du subjonctif. Doit ben y avoir une raison !








*Marrant, ça, parce qu'aux conjuguaisons 3, 4 & mxt, c'est exactement l'inverse entre le futur de l'indicatif et le présent du subjonctif : on a LEGAM, AVDIAM & CAPIAM, puis, pour les aut'personnes, le futur de l'indicatif est en -E-, le présent du subjonctif est en -A.

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Mer 16 Jan 2019 - 12:06

L'exemple cité là-bas donnerait, chez moi :

Ar adùver viktemduse goorken
Ar adùver goorkesun viktemduse.


Mes propositions de traductions :

they help victims of rape.
they help raping victims.


sont-elles influencées par l'aneuvien ?




Un poil plus tard

Eh ben oui, ce qui m'a fait faire une erreur à la deuxième : là où l'aneuvien met un participe, l'anglais met un infinitif complet :

They help to rape victims.

Merci à Vilko.

Pour la première, j'avais bon.

L'usage du participe en aneuvien est alors beaucoup plus étendu encore qu'en anglais (et l'infinitif beaucoup plus restreint, par conséquent). L'infinitif est vraiment limité à l'usage juste* derrière certains verbes*, et en tant que référence lexicale, c'est tout.


*Cf par là, ou on voit que si le verbe qui suit dor ou læd a un sujet, il est au participe :
dorit kówe as = faites-le couvrir
dorit ase warkun = faites-les travailler.




T'as raison : y faut faire simple. Même si on s'en est sortis de manière différente, chacun dans un type de langue différente : une LAI et une persolangue, on a tâché de faire à ce qu'y n'y ait pas d'hésitation dans l'emploi d'un mode.

Un truc, quand même : Pourquoi j'ai gardé l'infinitif pour les verbes suivant une poignée bien choisie de verbes ? Tout simplement parce que dans ma 'tit'tête (l'aneuvien est une persolangue), l'utilisation, par exemple de "nager" même si elle a le même sens, n'a pas la même connotation dans "je sais nager, je dois nager, je peux nager" que dans "j'aime nager, le les vois nager" ou "j'apprends à nager". Ça s'explique pas, ça se ressent. Et comme cadeau bonus, j'ai pu, avec les verbes dor et læd faire la différence entre le causatif (verbe suivant le PP au participe) et le factitif (verbe immédiat à l'infinitif), ce qui du coup a complètement éradiqué de la grammaire aneuvienne les propositions infinitives. J'dois dire aussi qu'une syntaxe rigoureuse m'a bien aidé et m'a sorti des pièges francophones, comme "fais-le faire, fais-lui faire, laisse-le faire, laisse-lui faire ça, laisse-moi faire" et "laisse-toi faire".

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Mar 29 Jan 2019 - 13:01

J'suis tombé sur un paragraphe intéressant dans la page Idéopédia du mundezo. Et ça m'a donné envie de vous faire part de quelques nuances aneuviennes du même tonneau.

Tout d'abord, à la question "qui chante ?" (quadù ep kaṅtun? dans un endroit où, par exemple, le silence devrait être observé), on aurait, par exemple :
egiψ kaṅtun (c'est moi qui chante*) daniψ kaṅtun (c'est lui qui chante#)
mais on pourrait avoir aussi :
nep egiψ kaṅtun (ce n'est pas moi qui chante).

Puis, dans une chorale, y manque une voix : quelqu'un ne chante pas (quadù nep kaṅtun? extinction de voix ? rhume ? gorge envahie par un félidé ? va savoir !), on voudrait savoir qui, et...

egiψ kaṅtun nep (c'est moi qui ne chante pas)
ou au contraire :
nep egiψ kaṅtun nep (ce n'est pas moi qui ne chante pas ; un des rares cas où, en aneuvien, on trouve une double négation non juxtaposée°).

*En somme : le provocateur de service.
*Dixit le fayot de service.
°Qui ne soit pas du type ni ... ni ..., si vous préférez.




J'ai "poignée" (pradha, dans ce sens*), mais je n'ai pas "anse"°. J'pense que j'dois avoir de quoi l'faire. Effectiv'ment, pour le panier, j'ai un emprunt à l'anglais basket pour ... pasked (ben tiens ! on inverse le voisement des consonnes extrêmes, le K reste). Le plus dur, main'nant, c'est pour imbriquer ça. Y peut bien y avoir un P en guise de charnière, pour le reste, c'est pas vraiment simple. Si j'y arriv'pas, j'vais aller voir ailleurs si j'y suis. Y aurait bien le kotava prezga, d'où j'pourrais bien sortir prezeg /'pʁezək/. À cogiter.


*L'autre (pœṅglak), c'est le contenu d'une main fermée.
°Le problème, c'est qu'y a les autres sens, auxquels je n'ai pas plus de traduq que l'premier !




Comm'j'vous avais dit j'sais plus quand, l'aneuvien a pris un certain nombre d'idées au volapük (nulik ou rigik) et en a laissé d'autres.



Parmi les idées gardées :

les déclinaisons en quatre cas (même si c'est pas exactement les mêmes)
une assez grande richesse phonologique
des mots souvent bien charcutés.
un certain équilibre des genres (du moins, du vpk nulik)
le subjonctif.

parmi les idées laissées :
la conjugaison à la personne, remplacée par une forme plus "simple", avec un pronom personnel antéposé et détaché,
moins d'affixes modaux aux verbes (seuls l'impératif, en -T et le participe en -UN chez moi, subsistent ; pour le conditionnel, c'est une particule).
pas de datif : les COI, chez moi, sont répartis entre l'accusatif, le génitif et le circonstanciel, selon l'idée donnée.
s'y a des racines anglaises dans l'aneuvien (to live pour liven, to do pour dor, wall pour val, fall pour vàl, I can pour kàn (mais le sens change) et j'en passe), elles sont nettement moins présentes qu'en volapük.

La seule critique de fond qu'on pût adresser à ce brave ecclésiastique, c'est d'avoir mélangé LAI et persolangue. L'aneuvien est et reste en l'état une persolangue ; et si après ma mort un'p'tit'maligne fait des changements pour en faire une LAI, j'pourrai p'us faire grand chose pour l'en empêcher.




Jusqu'où peut-on comprimer un mot ?

Par exemple, on a fyfon wadr pour "eau gazeuse", qu'on peut, évidemment raccourcir en fyfádr. Le problème, c'est que ce nom peut aussi être la compression de fyfsan wadr qui signifie "eau gazéifiée". Dans l'premier cas, y avait d'jà des bulles dans la source (E. G. naturelle), dans l'autre, on a rajouté du CO2 pour créer les bulles.

Passons à une autre eau : l'eau non potable, qui se dit en aneuvien elibèvdar àq. Vach'ment lourd (sur la langue ?). On peut le raccourcir en elibevàq  : on gagne une syllabe, c'est d'jà ça d'pris. Est-c'qu'on peut raccourcir encore sans rien perdre en info (morceau d'mot) : on aurait, par exemple : elibeaq Le A de àq a été allongé et postériorisé par adjonction du E de bev et le V de çui-ci est passé à la trappe. En rognant encore, on aurait soit elibàq soit elibèq. Il reste quelque chose de bev et de àq, mais c'est limité à une seule lettre (c'est d'jà arrivé pour d'aut'mots, mais dans d'autres circonstances) et le phonème /a/ a complètement disparu dans un des deux : gênant. Verdict, même si on n'est pas encore dans l'rouge (eljàk : bev n'apparaît plus du tout), on est d'jà dans le jaune bien orangé ! Pourquoi donc ne pas toucher au préfixe eli- et faire, par exemple, elbeaq ? Tout simplement parce que ce préfixe ne change de forme que devant une voyelle (elj-) ou un L (et là, d'ailleurs, le L est doublé). Donc, pas de libeaq non plus. Pour "eau non potable", si on veut éviter la locution elibèvdar àq, on peut s'en sortir avec elibevàq ou bien, à la rigueur (dialectale et diégétique) : elibeaq.

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MessageSujet: Syvas    Jeu 31 Jan 2019 - 20:47

Une belle remise à jour.

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Ven 8 Fév 2019 - 17:58

J'ai d'jà dû vous parler des intervalles en aneuvien, mais y a un cas assez particulier, c'est celui de l'âge, où là, deux cas peuvent se présenter...


  • selon qu'on considère UNE PERSONNE donnée depuis un certain âge jusqu'à un autre :
    Da koma ese ad devèr jàrev nov yn ed legváxeċ = Il est venu chez nous de ses huit ans à sa majorité.
    où on considère bien là un laps de temps entre deux bornes représentées par l'âge dudit individu.

  • Selon qu'on considère un groupe de personnes, à un moment particulier, et où là, il ne s'agit plus d'élément temporel, comme dans :
    Ær ingènote kàn cem thóge nir jœngduse jàrev fran dekut yn deknov = Ces billets d'entrée peuvent être vendus aux jeunes de 10 à 18 ans.
    Dans ce dernier exemple, contrairement au précédent, on ne suit plus une personne entre deux âges de sa vie, mais on évalue l'âge de plusieurs personnes  à un instant T : le moment où elles désirent entrer dans un établissement. Et du coup, la première préposition n'est plus la même : fran au lieu de devèr*.


Voilà.


*Petit rappel de l'expression des intervalles en aneuvien :
limites spatiales : fran ... dyn ...
limites temporelles : devèr ... yn ...
toutes autres : fran ... yn ...
devèr ... dyn ... est une forme impropre.

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Lun 11 Fév 2019 - 18:19

Bedal a écrit:
Intéressant cette paire de mots wark/lapor, c'est pas évident à appréhender ^^  Tu en as d'autres comme ça ?
J'ai plusieurs traductions aneuviennes, des fois pour un seul terme français, mais ce n'est pas extraordinaire, d'autres langues (y compris naturelles) font ça. Bon, pas seul'ment sur le thème du travail. Mais wark, par exemple, signifie aussi "marcher", pour une machine, j'ai pompé ça à l'anglais work.

Pour "aimer", j'ai làjden & klim. Mais la frontière entre les deux ne coïncide pas forcément exactement avec celle entre les anglais to like & to love. Par contre, la différence igun/warem est plus proche de la différence hot/warm, tout dépend comment on voit hot en anglais.

À l'inverse, j'ai un terme commun à "homme" et "garçon"*: dak. Si on veut préciser, il faut être explicite.


*Pareil pour "femme et "fille" : kad.

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Mar 12 Fév 2019 - 21:27

Velonzio Noeudefée a écrit:
Le shoi miria.
Le shoi tcha mirianth'.


Le soleil brille.
Le soleil est brillant. (est en train de briller).
Ces deux phrases m'ont un peu interpellé, mais j'ai pas voulu répondre là-bas : j'aurais trollé.

En fait, "le soleil est brillant", j'voyais plutôt "brillant" comme un adjectif verbal, et en aneuvien, ça donnait àt sœn • brilun*.

C'est pour "le soleil brille", que là, j'avait deux traducs (et même trois, en forçant un peu) :

àt sœn bril (ben oui, c'est normal, surtout vu d'avion)
Helj bril (c'est encore plus normal, surtout dans l'espace)
àt sœn brilun* (aujourd'hui, y a pas d'nuages, donc...).


*Ces deux phrases sont quasiment homophones (en forçant un peu, on pourrait bien remplacer le • par un [ə], ce qui briserait le chapelet formé par les consonnes NBR. Mais voyons vouèèèr ce que ça donnerait au pluriel :
àr stele • brilune
àr stele brilun
Eh ben là aussi, les phrases sont homophones, mais pas davantage homographes. Du reste, en plus du • qui fait la différence, l'adjectif verbal s'accorde mais le participe présent reste invariable. Voyons main'nant voir ce que ça donnerait à l'imparfait :
àr stele erer brilune
àr stele ere brilun
Là, plus question d'homophonie ! du moins, au pluriel ! parce qu'au singulier, on est dans la même confusion :
àt sœn ere brilun
pire encore, car là, ere subsiste dans les deux cas de figure ! grammaticalement, c'est exactement pareil, et sémantiquement, on est quand même bien proche !

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Mar 12 Fév 2019 - 22:43

Après en français c'est aussi une question d'interprétation, je comprends "le soleil est brillant" comme le "soleil est en train de briller" car le soleil est forcément brillant et ne peut être autre que brillant (s'il est visible), du coup dire "Le soleil est brillant" revient à dire dans ce cas qu'il est en train de briller.

Pour un autre objet qui n'est pas forcément brillant, la distinction devraient pouvoir être faite : mes baskets sont brillantes est bien différent de "Mes baskets sont en train de briller." (Et oui, car elles sont lumineuses).

Même si la distinction action en cours et état est parfois difficile à distinguer en français, je trouve.
(Bon ils suffit de mettre au féminin ou au pluriel pour distinguer l'un de l'autre).
Mon bracelet brillant me plait. -> Mes chaussures brillantes me plaisent.
Le soleil brillant de mille feux. -> la lune, brillant de mille feux.
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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Mer 13 Fév 2019 - 0:07

Velonzio Noeudefée a écrit:
Même si la distinction action en cours et état est parfois difficile à distinguer en français, je trouve.
(Bon ils suffit de mettre au féminin ou au pluriel pour distinguer l'un de l'autre).
Mon bracelet brillant me plait. ->  Mes chaussures brillantes me plaisent.
Le soleil brillant de mille feux. -> la lune, brillant de mille feux.
En fait, même si j'ai un peu relexé pour l'aneuvien à partir du participe présent et de l'adjectif verbal (sauf qu'en aneuvien, il ne s'accorde qu'en nombre, pas en genre), il y a, hors de la grammaire, pour moi, un état de fait pour l'adjectif, alors que je réserve, en principe, le processus pour le participe (puisque ça reste un verbe).

On pourra dire : æt lug • brilunert = cette lumière est très brillante (pour une lampe à arc, par exemple, qui a été conçue, par exemple pour éclairer un stade). L'adjectif verbal peut se mettre au superlatif, pas le verbe au participe, pour lequel la phrase sera æt lug brilun muls = cette lumière brille beaucoup (on la voit briller). Toutefois, on peut remplacer l'adjectif verbal superlatif (pour ceux que ça gêne) par un présent de l'indicatif (itératif) : æt lug bril muls = cette lumière brille beaucoup (on le sait : elle a été choisie pour ça).

Sinon, si on veut utiliser un adjectif verbal en tant qu'épithète, c'est tout à fait possible : y suffira de le mettre avant le nom : med brilune funtyse plàċe es (pour reprendre ton exemple des chaussures, que j'ai choisi, puisqu'il est au pluriel).

L'expression "briller de mille feux" n'existe pas en aneuvien, on dira : àt sœn ováṅdas brilun (le soleil brille abondamment). On peut avoir, pour traduire un participe français, comme dans "le soleil, brillant abondamment, nous éclairait encore à 22:00" : àt sœn, ováṅdas brilun, ere alúgun ese hoψev tinek-dvo.

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Jeu 14 Fév 2019 - 0:29

Velonzio Noeudefée a écrit:
Au bord de la mer, une femme est assise.
Elle lit un livre.
Sur la mer, un bateau passe.
Le long de la mer, un homme court.
Ça donnerait, chez moi :

Ù kad sedjun lidùlev maren
Ka lektun ù knegs
Ù xhip passun en maarev
Ù dak klatàkun en àt lidov.


En fait, la syntaxe mis à part*, c'est presque du mot-à-mot. Seulement, pour la dernière phrase, j'ai remplacé "le long de la mer" par "sur le littoral".

Petit détail, quand même : vous avez remarqué que j'ai traduit "mer" avec deux orthographes différentes : mar & maar. La première est proche des côtes, j'allais pas répéter lido. La deuxième, c'est la pleine mer (mais c'est aussi comme ça qu'elle est écrite sur les cartes).

Y a deux paronymes qui ne sont pas forcément exactement synonymes, en aneuvien, c'est lido & litor. Lido, c'est plutôt une plage (biyċh est dialectal) ; litor, c'est tout type de bord de mer, y compris des rochers, y compris des falaises.

Pour le bateau, j'ai hésité entre boot et xhip, et p'is, du coup, j'ai opté pour un gros tonnage.

Comme les phrases me semblaient descriptives, j'ai opté pour le présent progressif (participe).


*En aneuvien, c'est plus naturel de mettre le complément circonstanciel après le verbe, soit avant, soit après le COD, selon les facilités d'élocution, surtout. Si on le met avant le verbe (histoire d'enfoncer un peu l'clou), on n'oubliera pas la virgule. Sans la virgule, on aurait :
Ù knegs ka lektun = c'est un livre qu'elle lit (et ni une revue, ni des notes sur un calepin, ni les pancartes "baignade non surveillée" disposées çà et là sur la plage).

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Velonzio Noeudefée

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Jeu 14 Fév 2019 - 12:25

Anoev a écrit:
Velonzio Noeudefée a écrit:
Au bord de la mer, une femme est assise.
Elle lit un livre.
Sur la mer, un bateau passe.
Le long de la mer, un homme court.
Ça donnerait, chez moi :

Ù kad sedjun lidùlev maren
Ka lektun ù knegs
Ù xhip passun en maarev
Ù dak klatàkun en àt lidov.


Sauf que tu avais déjà traduit 3 de ces phrases sur 4 sur le fil de progresion du Stellaire, comme suit:
Lidùlev maren, ùt kad • sedjan
Ka lektun ù knegs
?
Lœngev àt maren, ù dak klàtakun.


Ca date de fin mai 2018.
Je me suis dit qu'il serait intéressant de voir les différences.
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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Jeu 14 Fév 2019 - 12:42

Velonzio Noeudefée a écrit:
Au bord de la mer, une femme est assise.
Elle lit un livre.
Sur la mer, un bateau passe.
Le long de la mer, un homme court.
Anoev a écrit:

Ça donnerait, chez moi :

Ù kad sedjun lidùlev maren
Ka lektun ù knegs
Ù xhip passun en maarev
Ù dak klatàkun en àt lidov.

Velonzio Noeudefée a écrit:
Sauf que tu avais déjà traduit 3 de ces phrases sur 4 sur le fil de progresion du Stellaire, comme suit:
Lidùlev maren, ùt kad • sedjan
Ka lektun ù knegs
?
Lœngev àt maren, ù dak klàtakun.


Ca date de fin mai 2018.
Je me suis dit qu'il serait intéressant de voir les différences.

Tu fais bien de me l'rappeler. En fait, les deux sont (presque : lire plus loin, pour klatàk & sedjan) valables. Analysons un peu ça :

Dans la première traduction, j'ai respecté la syntaxe de la phrase originelle, c'est bon aussi, mais, j'reconnais, ça fait moins authentique. J'aurais dû m'en rend'compte !
Par contre, • sedjan est une forme meilleure que sedjun, puisqu'il s'agit d'un état elle est assise). J'ai fait une erreur avec sedjun, verbe actif qui serait plus à propos dans ka sedjun ed neràpdax let (elle assied son fils à côté (d'elle)).

Ka lektun ù knegs : rien d'changé (faut dire que la phrase était facile : ça limite les interprétations !).

J'ai fait une erreur à l'accentuation de klatàk : c'est la dernière qui est la bonne. ou bien alors, l'accent a changé de A. Lœngev àt maren, est, bien sûr, valable, mais c'est un peu lourd.

À partir d'un même texte originel, des traductions peuvent varier. J'ai, dans ma bibli, deux traductions différentes (en français) de "Lolita" (V. Nabokov).

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Jeu 14 Fév 2019 - 20:42

Anoev a écrit:

À partir d'un même texte originel, des traductions peuvent varier. J'ai, dans ma bibli, deux traductions différentes (en français) de "Lolita" (V. Nabokov).

Bien sûr, j'en ai bien conscience, surtout à un an près, qui plus est en idéolangue et la tienne semble ne plus trop évoluer et être assez stable.
Je trouvais juste l'exercice assez rigolo.
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Anoev
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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Jeu 14 Fév 2019 - 21:05

Velonzio Noeudefée a écrit:
Je trouvais juste l'exercice assez rigolo.
T'as ben fait.

Malheureus'ment, l'aneuvien est beaucoup moins stable que je l'voudrais bien, mais d'un aut'côté, j'suis quand même  assez content qu'il évolue, mais par petits sauts, pas trop marqués quand même. Le jour où l'aneuvien n'évoluera plus, c'est que j's'rai mort, ou pas ben loin de l'être. affraid affraid affraid

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