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 Aneuvien 2

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Anoev
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MessageSujet: Aneuvien 2   Mer 22 Mar 2017 - 10:32

Sevetcyo a écrit:
Ano u me peli na te ➜ La personne dont je te parle

Et pour dire : La personne qui me parle
On dit probablement : Ano u peli na me.
Chez moi, ça donne, respectiv'ment :

àt dù quan eg dysertun ni os
àt dù qua lokùtun ni es.


La différence essentielle vient de la traduction de "parler" dérivant du type de COI qu'il y a derrière. "Parler à, parler, parler telle langue" utilise le verbe "courant" aneuvien, lokùt pompé au parfait de LOQVOR via le mot français locution, pour l'antériorisation du Ù. "Parler de" utilise le verbe dysert, pompé au latin DISSERTO pour "exposer" (un thème) et a, en principe, un complément au génitif*. Alors, par conséquent, ça colle à merveille : "dont" est traduit normalement traduit par quan, génitif de qua, que ce soit un COI° ou un complément de nom (à klindak quan àt xeliys • en àt kàgsatev = le client dont la voiture est sur le pont).


*Dysert avec un complément à l'accusatif signifie "évoquer" (sans entrer dans les détails).
°Les COI, en aneuvien, ont une déclinaison propre à chaque type de sens (accusatif pour l'attribution, circonstanciel, pour la provenance, la cause...) & génitif pour le reste (appartenance, relation etc.) tout comme d'ailleurs les compléments de noms ; raison pour laquelle l'aneuvien ne dispose pas de datif.

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Jeu 23 Mar 2017 - 8:38

Djino a écrit:
Il n'y a pas d'article en arwelo, mais on peut se servir de ce pronom relatif en tant qu'article défini.
Tu es le plus beau = Te si u pos bela (tu es celui qui plus beau)
Alors qu'en aneuvien, l'article est essentiel, entre autre pour différencier (à la différence du latin, où l'article n'existe pas non plus) le superlatif relatif du superlatif absolu :
O • rylnert = tu es très beau
O • àt rylnert = tu es le plus beau.

Æt bynoψak • vadert = cet immeuble est très haut
æt bynoψak • àt vadert = cet immeuble est le plus haut
æt • àt vadert bynoψak = c'est le plus haut immeuble.
æt • àt vadert àr bynoψakene = c'est le plus haut des immeubles
æt bynoψak • àt vadert à stadev = cet immeuble est le plus haut de la ville (dans la ville).
Djino a écrit:
Dans le même ordre d'idée, u tout seul signifie "celui/celle qui, que, dont ; lequel (relatif)".
Français : Qui aimes-tu ? - J'aime celui qui parle au téléphone.
(...)
Arwelo : Kiu te ami? - Me ami u se telefoni
Silvano a écrit:
Kiun vi amas? Mi amas tiun, kiu estas telefonanta.
— Quadùs ep o klim?
— E klim æċæt dax qua telefònun
.

On fera la différence entre
Eg vedja æċ quas o kova* = j'ai vu celui/celle que tu as acheté(e) (défini)
Eg vedja quas o kova = j'ai vu ce que tu as acheté (indéfini).

On fera la différence (également) entre entre ùt article et ùt pronom (déclinable) :
e kova ùt xeliys = j'ai acheté une voiture
e kova ùċ xeliysene = j'ai acheté une des voitures.
Dans le dernier exemple, ùċ est l'accusatif de ùt, le nom derrière est au génitif (complément du pronom) pluriel et son article (àr) passe à la trappe, mais...
e kova ùċ ær xeliysene = j'ai acheté une de ces voitures.

*Pour (par exemple) eg vedja æt lux quas o kova = j'ai vu cet article que tu a acheté.

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Dim 2 Avr 2017 - 1:29

Silvano a écrit:
Un ami canadien me racontait que lorsque sa femme, immigrante, apprenait l'anglais, elle avait entendu sa belle-mère utiliser un futur parfait continu... et s'était exclamé: «On utilise vraiment ces formes verbales?!»
C'est quoi, le futur parfait continu ?

"I shall have been doing"

On l'utilise dans quelles circonstances ?

Chez moi (en aneuvien), j'ai pas ça ! Mais j'ai un temps que Robert Zemeckis (cf. Retour vers le futur II) n'aurait pas renié : le futur-passé. Quand quelqu'un "a fait une action dans le futur", comme Marty McFly a laissé trainer l'almanach dans une poubelle en 2015, ce qui a pour conséquence un 1985 cauchemardesque :

O mir liymă àt jarknègs en àt oċhbox = Tu avais (dans le futur) laissé l'almanach sur la poubelle.

Bref : on utilise la particule du futur mir avec le verbe au prétérit.

Je n'ai pas vu le film en VO. Du coup, je ne sais pas quel temps Marty McFly et Emmet Brown utilisent pour évoquer cette bourde.

Par contre, je n'ai pas quoi faire (y m'semble tout avoir épuisé les particules sont je dispose) pour évoquer le projet de ces deux compères du voyage temporel pour, de 1985, retourner en 1955 pour subtiliser l'almanach à Biff Tannen. Kjas + subj. est d'jà pris pour le conditionnel, et j'ai pas envie de sortir une particule pour un usage unique (toutes mes particules, toutes mes flexions verbales sont multi-usage).

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Lun 3 Avr 2017 - 13:35

Dopa a écrit:
J'en ai vu défiler des générations de francophones ! Je n'ai pas dit qu'ils étaient incapables de distinguer le i anglais du ee; simplement ils ne le font pas: par paresse ? parce que cela ne les intéresse pas ?


Quand j'ai créé la langue aneuvienne, je voulais une langue assez riche en sons, et avec pas moins de trois sortes de /i/. Mais je ne voulais pas reprendre les errances orthographiques de l'anglais. en plus de ça, contrairement à la langue de Ken Loach, le [і] (i fermé bref) existe en aneuvien, c'est d'ailleurs même le I basique. Des mots empruntés à l'anglais ont donc été adaptées à l'orthographe aneuvienne (quand j'ai introduit les voyelles longues), comme team qui est devenu d'abord tiim* puis tiym. D'autres à l'avenant...

Les "autres /i/" furent couverts par le Y : Y ou Ý pour le [ɪ] (pas de [ɪ:], école anglaise aidant), Ỳ pour le [ɨ], YY pour le [ɨ:] (allophonies possibles : [ɯ] & [ɯ:]).



*Cette orthographe fut abandonnée quand j'adoptai le tréma, pour ne pas confondre, en cursive bas de casse, le ii avec le ü. Après l'abandon du tréma, IY subsista pour le [i:].

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Mar 11 Avr 2017 - 14:54

Citation :
1. Salut !
2. Je m'appelle "Ceqlizo".
3. Lui (c'est) Janzo.
4. Il s'appelle "Janzo".
5. Salut, Janzo !
6. Salut, Ceqlizo !
8. Lui (est) un homme. Janzo (est) un homme.
9. Je (suis) une femme. Tu (es) un homme. / Je (suis) un homme. Tu (es) une femme.
10. Je me trouve ici.
11. Tu te trouves là
12. Ils se trouvent là-bas..
13. Nous nous trouvons ici.
15. Vous vous trouvez là.
16. Je m'appelle "Ceqlizo", et lui s'appelle "Janzo". Tu t'appelles comment ? / Je m'appelle "Samzo".
17. Tu as quoi là, Samzo ? / J'ai un chapeau.
19. Est-ce que c'est ton chapeau ?
18. C'est mon chapeau.
20. Tu as quoi, Janzo ? / J'ai une pipe. C'est ma pipe.
21. [Ceci] chapeau de Sirgam, et [Ceci] pipe de Janzo.
22. Ça là-bas (c'est) quoi, Ceqlizo ?
23. C'est un chien. Est-ce que c'est ton chien ?
24. Non. Ce n'est pas mon chien. C'est le chien de Janzo.
25. Janzo, ton chien s'appelle comment ? / Il s'appelle "Flufizo" ?
26. Flufizo (est) mon animal domestique. / Est-ce que Ceqlizo a [aussi] un animal domestique ?
27. Oui. [Mais] son animal domestique n'(est) pas un chien. C'est un chat. [[To]] chat s'appelle "Snozo".
Chez moi, ça donne :

Eg dem chœlen Ceqlizo
Da • Janzo
Da dem chœlen Janzo
Syljà Janzo
Syljà Ceqlizo
Da • ùt dak, Janzo • ùt dak
Eg • ùt kad, o • ùt dak/Eg • ùt dak, o • ùt kad
Eg cem vœnd iyr
O cem vœnd dær
Ar cem vœnde daar
Er cem vœnde iyr
Or cem vœnde iyr
Or cem vœnd iyr.
Eg dem chœlen Ceqlizo ea da ep Janzo. Kóm ep o dem chœlen? Eg dem chœlen Samzo.
Quas ep o hab Samzo? Eg hab ùt kàpas
Ep æt ted kàpas?
Æt • med kàpa.
Quas ep o hab, Janzo? Eg hab ùt silpòvĕgs; æt med silpòvĕg.
Ær • àt kàpa Sirgam-en ea't silpòvĕg Janzo-n.
Qua ep æt an, Ceqlizo?
Æt • ùt hœnd. Ep a ted hœnd?
Nep. Æt nep med hœnd. Med hœnd cem chœlen Flufizo.
Flufizo • med peżo. Ep  Ceqlizo hap ùt peżos?
Jo do sed peżo nep ùt hœnd, Æt • ù gat. A cem chœlen Snozo.


Remarque : Le verbe "s'appeler" se traduit dem chœlen pour les humains et cem chœlen pour les (autres) animaux.

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Sam 22 Avr 2017 - 12:29

Dopa a écrit:
Alors prenons un autre exemple:
F. Les chats ne font pas des chiens
I. Buon sangue non mente
E. He's a chip of the old block (c'est un éclat du vieux bloc)
Es. De tal palo tal astilla (de tel bâton, telle écharde)
On se dit qu'on a exactement le même problème: seuls les locuteurs de la langue comprennent le proverbe… et encore…
Si on s'arrête là…
Mais…
Géme teltene veryd = les gènes témoignent vrai.

Dopa a écrit:
Pour le proverbe qui nous intéresse, en l'absence d'expression commune, on va donc choisir la clarté:
Osmole kebe, osmole menade (autant de têtes autant d'avis) qui se dit d'ailleurs en français, mais aussi en albanais:
Al. Sa koka aq mendime
en grec: Όσοι άνθρωποι, τόσες γνώμες  
en latin: Quot capita, tot sensus
proche également du catalan: "tants caps, tants barrets" = autant de têtes autant de chapeaux
Mensíla nepèr ùtig = L'avis n'est jamais unique.

Dopa a écrit:
Un exemple du choix de la simplicité:
Det bun id fraj nekun (Fais bien et ne crains personne)
= Bien faire et laisser dire
< esp Haz bien…, al tue recht…, nl Doe wel…
< it … non temere, al … scheue niemand

F. Fais ce que tu dois, et advienne que pourra,
Bien faire et laisser dire
I. Fa il dovere e non temere
Fa il tuo dovere e non badare agli altri
E. Do your duty, come what may
Es. Obras son amores, que no buenas razones  
Haz bien y no cates a quien
D. Tue recht und scheue niemand
N. Doe wel en zie niet om
Or nep lisent slaaxe zyiflun = N'écoute pas les serpents siffler.

Il n'y a (en principe) jamais d'articles dans les proverbes, comme dans les expressions toutes faites, comme
tev boftedur mir geven kaṅveż ni elikarnízhduse = quand les bouchers feront crédit aux végétariens.
On peut toutefois en trouver, çà et là :

Flumip iψ geven ùr leraċe djætriken ni acynons (C'est l'hippopotame qui donne des leçons de diététique au guépard).

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Mar 2 Mai 2017 - 16:44

Djino a écrit:
Est-ce moi qui suis trop influencé par la formulation "avoir mal" en français, ou bien est-ce une incohérence en esperanto ?
Ici, (pour une fois), l'aneuvien se rapprocherait plutôt de l'espéranto :

med fœnt • dolobon sĕrtep eg vàla = mon pied est douloureux parce que je suis tombé.

Par contre, si le siège de la douleur n'est pas exprimé, la phrase devient :

Eg dólev sĕrtep eg vàla = j'ai mal parce que je suis tombé.

Puis :

dolob = douleur
ere dolobev (cf ci d'ssus) = avoir mal
dolobas = douloureusement
ere dolobon = être douloureux (organe meurtri)
dolobor = douloureux (qui cause la douleur)
dolrík = cri de douleur.

Djino a écrit:
Après tout, si on transposait cette logique à d'autre racines, comme lac-, on aurait
laco (fatigue), laca (fatigant), laci (être fatigant)... Selon ma logique, le verbe devrait signifier "éprouver cette sensation".

Qu'en est-il chez vous ?
Pour "fatigue", j'ai renead (à-priori) ; en découlent
renear = fatiguer (æt hippo renear syv; a ep kàn ere grag = ce cheval fatigue vite ; il doit être malade).
reneares = fatiguer (accusatif : æt insèda renearsa es = cette séance m'a fatigué)
elireneadar = infatigable
renearun = fatigant (le participe "fatiguant" se dit pareil pour le verbe ergatif (renear), sinon renearsun ; toujours invariable).


Troubadour mécréant a écrit:
apeuré : vudes, oui, ou aussi kovudan, qui lui est un passif et insisterait davantage sur le fait que l'individu est effrayé par quelque chose ou quelqu'un, plus qu'une peur instinctive

effrayant : kovudas ou vudesis.
Chez moi :

Skærun = effrayant
qboban = apeuré (adj.)*
qbobon = peureux.

Troubadour mécréant a écrit:
- til listaf = tu es belle, c'est ce que je constate à cet instant, que ce soit permanent ou pas
- sotil listaf = tu es belle (vérité générale). Mais là, on dira plus:
- til listik(ya) = tu es une belle femme, ce qui revient à peu près au même
- gitil listaf = habituellement tu es belle (mais aujourd'hui, bof)
- re en til listaf = aujourd'hui tu es vraiment toute belle (les autres jours, par contre...)
- til listapaf = tu es très belle (jugement "objectif")
- til listackaf = tu es normalement belle, comme il faut
- til listanyaf = tu es bien belle (jugement "enamouré").
Là, j'dois bien me rendre compte que je n'ai pas autant de suffixes pour  ces nuances, et que je dois m'en sortir autrement, c'est-à-dire, dans certains cas, par périphrase. Respectiv'ment :

O • ryln°
O • ùt ryln kad
O • ryln livas
Vydaw o ep ryln
O • rylnert
O • tryvas ryln
O • gyrýln.


Bon, j'm'en suis pas trop mal sorti. J'avais craint pire. Vous avez certainement remarqué  que, dans les deux phrases violettes, n'adverbe l'était pas à la même place. Heureusement la syntaxe n'est pas si rigoureuse que ça, mais là, c'est la place normale. Dans la première, l'adverbe joue plutôt le rôle de circonstant ; dans la deuxième, l'adverbe s'appuie davantage sur l'adjectif.

Y aurait bien aussi ces ajouts :
O • alsy rylner qua mihròboner = Tu est aussi belle qu'élégante
O • nechrýln# = Tu es belle (mais ne crois pas que ta beauté (apprêtée) me charme : je reste  de glace).

Djino a écrit:
En arwelo, j'utilise l'adverbe ha (oui) pour former les phrases affirmatives.
Ex : Me ha peli (Moi oui parler = Je parle vraiment) ; Ha me peli (Oui moi parler = C'est bien moi qui parle).
En aneuvien, je fais appel à deux méthodes différentes :
Emphase sur le verbe : eg ep lokùtun
Emphase sur le sujet : egiψ lokùtun.
On pourrait combiner les deux (egiψ ep lokùtun), mais bof...

*Attention : le verbe est qbobes, donc la forme verbale (participe : ayant été apeuré) est cem qbobsuna. On fera la différence, également, entre
qboban obaajad (regard apeuré)
qbobon leod = lion peureux.

°Là où il n'y a pas de nom pour désigner la personne à qui on parle, ryln signifie également "beau".
#Nechrýln est l'adjectif correspondant au nom commun "bellâtre" Il est applicable pour n'importe quel sexe ; nech- est le préfixe péjoratif aneuvien. Cet adjectif correspondrait, en fait, à bellaĉa (EO), listaja (AVK), kalua (elko), beluj (URO)...

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Mer 10 Mai 2017 - 17:41

Doj-pater a écrit:
Si c'était le cas (sans jeu de mots Wink), ce serait relativement facile. Mais les déclinaisons allemandes concernent aussi l'adjectif et quelquefois le nom lui-même:
par ex. déclinaison de nett = gentil
ein netter Mann (un homme gentil) - eine nette Frau (femme) - ein nettes Kind (enfant) - Nette Leute (gens).
mais avec l'article défini:
der nette Mann - die nette Frau - das nette Kind - die netten Leute
nett devient netten
au masculin: accusatif - datif - génitif
au féminin: datif - genitif
au neutre: datif - génitif
au pluriel: 4 cas avec die (article défini)
et tout change quand on n'a pas d'article:
par ex datif: nettem = masc. & neutre, netter= feminin

résultat des courses: si on s'en tire à peu près au nominatif, après on ne sait plus quand il faut mettre nette ou netten (sans parler de nettem, netterRolling Eyes
Chose que j'ai voulu éviter à tout prix chez moi, raison pour laquelle, même si l'existence de quatre cas en allemand m'a inspiré, c'est quand même vers le volapük que je me suis tourné, non pour les flexions elles-mêmes, mais sur le principe, ou tout du moins en partie, puisque je ne décline que les noms et les pronoms. Et là encore, l'unicité des flexions (-_, -a, -e, -i en volapük) a été gardé chez moi, que ce soit pour les noms ou les pronoms : -_, -/s/, -en, -ev*.
Dopa a écrit:
Le datif des p.p permet d'éviter des lourdeurs du style: a ma, a ta, a ha (ha, ha, ha Wink ), a na (Ana ???), a va (naguila hava…♪ ♫)… etc.
En fait, c'est peut-être la préposition qui a été mal choisie. Mais bon, laquelle choisir sinon, pour une langue auxiliaire ? En tant que langue personnelle mixte, l'aneuvien n'a pas cette vicissitude : la préposition qui correspond à "à" précédant un COI, c'est l'à-priori ni, qui ne "souffre" d'aucune assonance ni allitération avec quelque pronom que ce soit.




*Les cas ne coïncident pas tout-à-fait, mais ça, vous l'savez sans doute d'jà.

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Sam 13 Mai 2017 - 23:03

Arnaud M a écrit:
Comment diras-tu: « j'attends l'autobus 51, mais c'est le troisième autobus 129 qui passe ».
Chez moi, ça donn'rait :
Eg waadun àt bus pentek-ùt, do à teren bus iψ ċerent-tinek-nov passun.

Ou bien alors :

Eg waadun àt bus pentek-ùt, do à teren bus ċerent-tinek-nov eg vedjun passun* = j'attends l'autobus 51, mais c'est le troisième autobus 129 que je vois passer.

Les tournures relatives « c'est ... qui ... », « c'est ... que ... », « c'est ... dont ... »... ne sont pas traduites de cette manière en aneuvien.

Sfaaraiesev da studna léx. = C'est à Sfaaraies qu'il a étudié le droit.


*La disparition du point de ċerent est envisagée.

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Lun 15 Mai 2017 - 23:06

Velonzio Noeudefée a écrit:
Se laisser ou se faire + infinitif équivalent à un passif et permettent des nuances sémantiques.
Le coureur échappé s'est fait rattraper par ses poursuivants. -> il a été rattrapé malgré lui.
Le coureur échappé s'est laissé rattraper par ses poursuivants. -> il a préféré attendre ses poursuivants.
Notes de Velonzio: ces nuances sont rendues en Elko.
En aneuvien également, puisqu'on a dor et læd, respectivement :

àt uskèpan raasor cem dora biskòch per ed obfaaroreve
àt uskèpan raasor cem læda biskòch per ed obfaaroreve.



Velonzio Noeudefée a écrit:
Certaines formes verbales pronominales équivalent à un passif:
Paris ne s'est pas construit en un jour.
Les escargots se ramassent d'ordinaire après la pluie.
La cathédrale de Chartres se voit de loin.
Notes de Velonzio: à comparer avec
Paris n'a pas été construite en un jour
Les escargots sont d'ordinaire ramassés après la pluie
La cathédrale de Chartres est vue de loin
En aneuvien, c'est la voix passive qui est utilisée explicitement : ce n'est pas dem qui est utilisé, mais cem, comme pour les exemples précédents :

Paris cem bynòψa nep ùt deaw pavàr
àr kagœje cem rendas krengœnse pos lyshev
àt episjæl Chartres-en cem vedj fran tel.


Ziecken a écrit:
En elko, le passif s'exprime de deux manières :

soit avec le génitif : . tomo bau remi hidoa . ("le gâteau est acheté par l'enfant.")
soit avec la particule "biu" : . tomo biu remi hido . ("le gâteau est acheté par l'enfant.").
En aneuvien, c'est le circonstanciel qui fait office de cas d'agent. J'aurais pu choisir le nominatif, puisque c'est l'auteur du procès, mais le sujet (et patient) d'un un procès exprimé au passif était d'jà au nominatif, donc ça ne pouvait pas marcher ; alors je m'en suis remis (un'fois d'plus) remis au latin, du moins à peu d'chos'près, et ça donne :
Kaag cem kov per nexàvduv si on évoque une généralité ;
àt kaag cem kova per àt nevàvdakkadev si on énonce un procès qui vient d'avoir lieu et qu'on évoque.

En aneuvien, l'expression du temps du verbe est un peu différente de celle du français, eu égard au temps réel du procès. Ainsi, l'aneuvien évite le participe passé qui évoque une apparence (trompeuse) de perfectif ou d'accompli. On ne confondra pas non plus un état avec le résultat d'un procès. Ainsi, "la porte est ouverte" se traduit de deux manières différentes :
à tœr • opan
à tœr cem opna.

mais toujours à la voix passive, quel que soit le temps, si on met un complément d'agent :
à tœr cem open per aṅcyldakev, ici considéré comme un procès itératif.

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Jeu 1 Juin 2017 - 10:50

Anoev a écrit:
Y a le cas, par exemple, de Харкiв (francisé en Kharkiv) qui a aussi l'appellation russe Харьков, qui, elle aussi a une francisation : Kharkov, eu égare à l'importante population russophone habitant l'oblast de cette ville de l'est ukrainien*. En tout cas, moi, j'sais pas trop comment faire.
Ziecken a écrit:
La ville de Харкiв, se situant en Ukraine, l'ukrainien prime. Et la base utilisée sera donc Харкiв et non Харьков.
En Aneuf, y a deux "écoles". Comme l'Aneuf n'est pas en Europe (et encore moins inféodé à la doctrine de l'UE, solidaire du gouvernement actuel ukrainien, voulant imposer la langue ukrainienne à tout le pays, y compris aux minorités russophones), ces deux écoles sont à-peu près équivalentes en importance. Du coup, les finales -ov et -iv cohabitent*. Mais pour la première lettre, plutôt que de prendre la fricative vélaire [x] non voisée, correspondant au digramme Rh, les Aneuviens ont plutôt adopté le [q] uvulaire, et la ville est ainsi écrite Qarkov ou Qarkiv. En fait, cette orthographe à succédé à la graphie (internationale) Kharkov quand le KH a été déposé par le Q. L'éventuelle graphie Rharkiov pourtant à peu près fidèle à la prononciation slave (russe ou ukrainienne) paraissait assez étrange à bien des Aneuviens.




*Alvarne cem zhùme ni Qarkovs, Hocklènge cep ep ni Kjivs = Alvarne (Surroenyls) est jumelée à Kharkov, Hocklènge à Kiev.

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Mar 6 Juin 2017 - 23:01

Djino a écrit:
Je me suis déjà posé la question, mais je me suis vite rassuré en me disant que je n'avais jamais confondu  "Je me filme", "Je te filme" et "Je le filme". Même si ces pronoms finissent par la même lettre, il est facile de distinguer des consonnes labiales, occlusives et spirantes.
Peu de chance qu'on les confonde chez moi, où on a

eg dem filmun
eg filmun os
eg filmun as.


À la troisième personne du pluriel, on peut avoir :

ar dem filmun (ils se filment : chacun se filme en télécommandant sa propre caméra)
ar ab filmun (ils se filment : chacun des deux filme l'autre et vice-versa)
ar filmun abe  (ils se filment : chacun filme tous les autres)
ar filmun ase (ils les filment : pas de réciprocité).

La troisième définition de ce mot est traduite afílme.

Or afilmet nes ær lœmbese = filmez-moi ces rognons.


Sevetcyo a écrit:
En fait, je pensais que le regroupement par trois chiffres était aussi devenu la norme pour l'écriture en toute lettre.
C'est clairement la norme en aneuvien, tant que ces chiffres ne sont pas derrière une virgule (dekys ou tys) :
Ainsi, on n'a pas de trait d'union derrière -sad :

ċèrent-tinœsad tinèrent-quàtek-dvo = 102 242
tinek-hepinsad pentèrent-oktek-quatœsad ternek-tiyn livdur = 27 584 032 hab.

Derrière la virgule, pour des sous-multiples au delà du millième, on compte à l'anglaise : chiffre par chiffre, avec des traits d'union :

Tern dekys ùt-quàt-ùt-pent-nov-dvo-seg... ≈ π

Sinon :

ùt dekys nulèrent-pent metr = 1,005 m.


Citation :
C'est mon chien / Si mea wawo
Non, c'est notre chien / No, si meya wawo
Déjà j'entends clairement la nuance. Mais surtout ce genre de cas se présente rarement en réalité.
Au pire, on se retrouvera à entendre des : No, si ha meya wawo a mey. / non, c'est NOTRE chien à nous.

Æt • med hœnd
Nep, æt ep nod
(non, c'est le nôtre).

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Mar 13 Juin 2017 - 1:27

Zhovon gerjàr , Anoev !


Dernière édition par Elara le Mar 13 Juin 2017 - 1:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Mar 13 Juin 2017 - 10:46

Elara a écrit:
Zhovon gerjàr , Anoev !
Hropert, Elara!

Troubadour mécréant a écrit:
En kotava, la tendance moderne en narration est la quasi disparition de l'emploi du passé et du futur, remplacés par le placement en tête de texte des adverbes darekeon [ceci se passe dans le passé] ou direkeon [ceci se passe dans le futur], qui fixent le positionnement temporel.
Anoev a écrit:
'fectiv'ment, pour la narration, ça s'comprend. Ça évite l'utilisation répétée, dans un récit, à tout les verbes, d'infixes comme -t- ou -y-.
... mais c'est pas l'cas chez moi, puisque le temps de narration (le prétérit) a une forme relativement simple, et il arrive même, pour certains verbes (les verbes en -E)* que le verbe n'ait même pas une syllabe de plus (y compris au singulier, si le -E suit deux phonèmes consonnantiques ou un affriqué).

On a donc...
Da gœnsă kas sed pradhemeve das in, smlakă kas lœngas, legă kas en àt sœvos ea...:
 
Le prétérit est pas mal utilisé en narration. Un peu moins ailleurs, mais il n'est pas en chute libre comme le passé simple francophone.

Il peut utiliser toutes les particules sauf kjas.


*C'est aussi le cas pour les verbes en -en, es, -er... s'il n'y a qu'un son consonantique devant la désinence :
ar livnăr (de liven), mais ar hàltenăr (de lten).

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Mar 13 Juin 2017 - 15:10

Joyeux anniversaire, Anoev! (j'avoue ne pas savoir comment le dire en aneuvien, pardonne moi...)
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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Mar 13 Juin 2017 - 15:54

Merci beaucoup. Elara a trouvé. Un anniversaire se dit gerjàr (de ger = âge, jàr = année) : c'est une contraction de gerjàrdav, pris de deav geren jàrene (jour d'âge en années (seulement, et non pas ace des jours ou des mois en plus ou en moins). Devant, on peut mettre zhovon (joyeux), hàrlon (heureux), lood (bon)...

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Mar 13 Juin 2017 - 16:04

Anoev a écrit:
Merci beaucoup. Elara a trouvé. Un anniversaire se dit gerjàr (de ger = âge, jàr = année) : c'est une contraction de gerjàrdav, pris de deav geren jàrene (jour d'âge en années (seulement, et non pas ace des jours ou des mois en plus ou en moins). Devant, on peut mettre zhovon (joyeux), hàrlon (heureux), lood (bon)...

J'aime bien "lood gerjàr Anoev!"
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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Mar 13 Juin 2017 - 16:42

Lood est une déformation par francisation du digramme AU (prononcé [o] chez nous), suite à l'emprunt de LAVDARE (louer). Le plus marrant (mais ça s'comprend malgré tout), c'est que le verbe "complimenter" se dit lauden, sans déformation cette fois-ci, et se prononce bien /'lɐʊdən/.

Lood est un des rares adjectifs qui ont un superlatif irrégulier : lort.

On le retrouve bien sûr dans loodav (bonjour, attaché comme chez nous, mais c'est une valise : la charnière, c'est le D, commun à lood et à deav) ; loodabnet (bonne soirée) pour "bonsoir" ; loodnox (bonne nuit) : l'équivalent de "bonjour" ou "bonne journée" dit après 21:00. Si on veut dire "bonne nuit" à quelqu'un qui va se coucher, c'est plutôt kaal nox (nuit clémente)*.

L'adverbe qui lui correspond, c'est loot, même superlatif.


Les antonymes Evil or Very Mad sont dool & doot. Attention, si le superlatif de doot est dort, celui de dool est régulier : doolert.


*Dans le même esprit, on peut dire aussi kaal deav ou kaal neba à un nuiteux qui va se coucher le matin.

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Mar 13 Juin 2017 - 16:51

Jerli abeiliğovan Anŏv !


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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Mar 13 Juin 2017 - 17:12

ßala !

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Mar 13 Juin 2017 - 17:51

Lood gerjàr.

Kaal nox Sleep
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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Ven 16 Juin 2017 - 11:52

Fox Saint-Just a écrit:
Le Novbasa a besoin du passé simple. Je pense qu'il peut être répresenté par li entre sujet et verbe, inspiré par le chinois (*le). Voici un example de conjugaison:

chi : manger
no chi : nous mangeons
no li chi : nous mangeâmes
no yao chi : nous mangerons
no va chi : nous allons manger
no vud chi : nous mangerions

Les temps composés sont formés en faisant suivre le sujet par ha.
Ce qui fait pas mal penser à l'elko, passé simple mis à part (en elko, wedu sert aussi bien au prétéreit qu'à l'imparfait, si j'ai bonne mémoire.

Chez moi aussi, y a des particules, mais le prétérit est une forme simple, dans l'acception "monobloc" ce qui permet d'y appliquer des particules*:
spiys = manger (prendre un repas)
er spiyse = nous mangeons
er spiysăr = nous mangeâmes
er ere spiyse = nous mangions
er mir spiyse = nous mangerons
er auk spiyse = nous allons manger
er dhep spiyse = nous sommes sur le point de manger
er auk spiysaăr = nous allions manger
er kjas spiyse = nous mangerions.

Les temps composés français, castillans, portugais, italiens, interlingua etc. sont formés de la manière suivante :
spiysa = avoir mangé
er spiysar = nous avons mangé
er mir spiysar = nous aurons mangé
er ere spiysar = nous avions mangé
er dhep spiysar = nous venons de manger
er kjas spisía = nous aurions mangé
er ere spiysar = nous avions mangé
mais er ere spiysăr = nous eûmes mangé
er dhep spiysăr = nous venions de manger
et (le plus étrange) : er mir spiysăr = nous avions mangé (dans le futur).

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Lun 3 Juil 2017 - 10:36

Djino a écrit:
Me jiti en Franso = Je vis en France.
Me findi nita Franso = J'ai rencontré un gentil Français.
Me tami Franso = J'aime la France / J'aime les Français
Me tami Fransiko = J'aime la France
Me tami Fransano = J'aime les Français(es).

Chez moi, ça donne :

Ar livne Walletev = Ils vivent en Wallonie
Eg fyplena ùt làjon walldax = j'ai rencontré un gentil Wallon
Eg làjden Walleċ = J'aime la Wallonie
Eg làjden Walduse = J'aime les Wallons.
Eg làjden Liège-s; æt ùt wallen stad = J'aime Liège ; c'est une ville wallonne
Eg làjden Liège-s, ùt wallen staż. = J'aime Liège, une ville wallonne.

Dans l'avant-dernière phrase, on a deux propositions indépendantes juxtaposées, du coup, stad est un nom attribut du sujet, donc au nominatif. Dans la dernière phrase, on n'a qu'une proposition, du coup, staż (stad) est en apposition à Liège-s et se m et, par conséquent dans le même cas que le nom auquel il est apposé.

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Lun 3 Juil 2017 - 11:41

Un additif :

àr rexe Fraṅsen = les rois de France (jusqu'à Charles X)
àt rex àr fraṅsdune = le roi des Français (Louis-Philippe)
ùr fraṅsene rexe = des rois français.

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MessageSujet: Re: Aneuvien 2   Mar 4 Juil 2017 - 12:11

Anoev a écrit:
Djino a écrit:
Me jiti en Franso = Je vis en France.
Me findi nita Franso = J'ai rencontré un gentil Français.
Me tami Franso = J'aime la France / J'aime les Français
Me tami Fransiko = J'aime la France
Me tami Fransano = J'aime les Français(es).

Chez moi, ça donne :

Ar livne Walletev = Ils vivent en Wallonie
Eg fyplena ùt làjon walldax = j'ai rencontré un gentil Wallon
Eg làjden Walleċ = J'aime la Wallonie
Eg làjden Walduse = J'aime les Wallons.
Eg làjden Liège-s; æt ùt wallen stad = J'aime Liège ; c'est une ville wallonne
Eg làjden Liège-s, ùt wallen staż. = J'aime Liège, une ville wallonne.

Dans l'avant-dernière phrase, on a deux propositions indépendantes juxtaposées, du coup, stad est un nom attribut du sujet, donc au nominatif. Dans la dernière phrase, on n'a qu'une proposition, du coup, staż (stad) est en apposition à Liège-s et se m et, par conséquent dans le même cas que le nom auquel il est apposé.

Que signifie le radical Wall exactement ?
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