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 Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars

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Mickaël B. Farlay

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Date d'inscription : 10/10/2015
Localisation : Canada, Québec

MessageSujet: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Jeu 30 Juin 2016 - 2:29

.







    Je vais débuter en présentant une traduction de l'article Premier de la Déclaration des droits de l'homme comme il est de tradition pour les idéolangues (celle-ci n'a pas pour but de devenir une langue internationale, mais l'exercice était tout de même intéressant) :


Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Romanisation

donã sisasæ nesu si∙donã abõ, so∙vüæ sa∙odæ, davionivoæ erabaõvæi / õv.sæ, daveajiã si∙easæ˙æ / si∙ãbæ eü˙õ, daveajiã im.vunæ


Explications

(prep.:conj.) libre(tr.:adj.) égal(tr.:adj.) (prep.:conj. (amp.)) (pst.:sel.) dignité droit (evi.:mem.)humains(nb.:tot.) naitre(tr.:vb / lia.:ess.)
cognition(tr.:adj.) (évi:mem.)mêmes(nb.:tot.) propre (le)(tr.:adj. / lia.:ess.)
fraternité (pst.:ins.) (évi.:mem.)mêmes(nb.:tot.) acter(tr.:vb. / lia.:rec.)

Scripte commun





Scripte liturgique





DESCRIPTION :
    Le sa˙ãnivæ est une idéolangue créée en avril 2015 par Mickaël B. Farlay. Elle a été créée afin d'assurer la cohérence des Chroniques des Éternels, une œuvre littéraire où évoluent divers peuples et donc diverses langues.
    Dans cet univers, la langue a vécue pendant près de 6000 ans, elle a donc eu plusieurs variantes, mais il ne sera ici question que du sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, la forme la plus stable et celle qui subsista le plus longtemps, du début de l'ère des æseraïs jusqu'à leur chute, 3200 ans plus tard.




HISTORIQUE:
    Le proto-sa˙ãnivæ fait partie de la famille des langues érinyes. Il s'en est détaché peu de temps après la sédentarisation des sa˙ãnis, dû autant à leur nouveau mode de vie, basé autour d'une évolution culturelle plutôt qu'individuelle, qu'à leurs capacités cognitives supérieures, lesquels les ont contraints à altérer leur langue pour satisfaire leurs nouveaux besoins nominaux.
    Il a ensuite évolué en diverses langues-filles dû à son élasticité sémantique, laquelle permet de créer des mots aisément, mais aussi subjectivement. Ce n'est que lors de la Réunion, où les huit communautés sa˙ãnies majeures se sont alliées sous l'autorité d'un seul aĩdeneyara, un roi, qu'une standardisation a été orchestrée et adoptée. Le sa˙ãnivæ de la Réunion est ainsi devenu la langue officielle de l'Iverodõme jusqu'aux conquêtes andlasiennes. Alors détrôné par le mirédien d'Andlasen'shar et même proscrit sur tout le territoire de l'Empire durant près d'un siècle, il a perdu de sa richesse et s'est hybridé superficiellement.
    Il n'est revenu en force que suite aux guerres æseraïennes et à la nouvelle réforme qu'a instauré l'Empereur Ivinædeom. Durant toute l'ère des æseraïs, il n'a subi que peu de modifications et est devenu un signe de prestige, de connaissance et, bien malgré lui, de religiosité. Il a cependant disparu suite au Crépuscule, un cataclysme qui a ravagé l'Empire et qui a décimé presque entièrement les sa˙ãnis. Ceux-ci, portés responsables par les érins, ont dès lors été pourchassés, ce qui les a poussé à se disperser et à cesser de parler leur langue.
    Le sa˙ãnivæ n'a refait surface que lorsque les tensions sont retombées et que les quelques centaines de sa˙ãnis survivants se sont rassemblés en divers groupes. Au fil des siècles, il a muté en autant de langues-filles, mais le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom a persisté dans des cercles très fermés, religieux pour certains, puristes pour d'autres.




PHONOLOGIE – ERABAONIVO :
    Le sa˙ãnivæ comporte 1 ton et 26 phonèmes : 13 voyelles, 3 semi-consonnes et 10 consonnes. Cette phonologie, de par sa petitesse, fonctionne autour de deux principes : éviter le plus possible les sons durs et gutturaux et réduire au maximum le nombre de phonèmes tout en s'assurant que la langue reste essentiellement vocalique.
    Ces phonèmes sont séparés en 4 catégories :


*/ï/ n’est utilisé que lorsque la voyelle est précédée par /e/, /a/, /o/ et /u/ afin de bien l'en distinguer




GRAMMAIRE – ODIONEA˙O :
MOT - ERABAONEA˙O :
    Le sa˙ãnivæ est une langue fusionnelle, c'est donc que chaque mot est composé de plusieurs éléments qui ne peuvent être prit séparément, lesquels jouent des rôles très distincts dans une optique de précision, mais aussi de concision. Voici un schéma représentant leur position :

Évidencitif / (Qualitatif / Modificateur+Éventif / Nucléique / Transformatif)  / Liatif / Quantitatif / Classificatif
Clarificatif

    Ces éléments peuvent être séparés en trois catégories : la racine, les affixes et le (radical). La racine est l'élément autour duquel le mot va se construire ; les affixes, lesquels sont facultatifs, sont un moyen de modifier le noyau afin de lui donner un sens plus large ; et le radical est la forme basique d'un mot, celle qui est présentée dans un dictionnaire.


RACINE – JINAO :
    Dans le langage normatif, c'est la forme la plus petite qu'un mot peut avoir. C'est aussi celle qui a le plus de sens, car elle englobe tous les dérivés possibles que les affixes et autres classes peuvent lui apporter. Lors de la création d'un mot, une classe lui est obligatoirement assignée, mais il reste très fluide, cette classe n'étant pas la seule qu'il peut revêtir.

    Le noyau – jio fonctionne sur le principe des clés – ãbo et sur les mariages – abrao de celles-ci. Chaque clé représente un concept large, lesquels sont assignés de manière totalement a priori. Il est donc possible d'avoir deux mots tout à fait identiques, mais qui ont des définitions très distinctes selon le contexte. On peut ainsi créer notre propre vocabulaire et être comprit malgré tout, du moment que l'interlocuteur connait bien les clés. Celles-ci sont régies par les règles suivantes :
    ° Elles sont composées de deux phonèmes
    ° Elles revêtent les formes (sC = semi-consonne) : VV / VC / CV / sCV / VsC / CsC
    ° Elles ne peuvent pas avoir deux phonèmes au son identique ou proche (/aa/, /aã/, /õo/, etc.)
    Une fois le noyau créé, trois règles permettent de rendre le tout intelligible :
    ° Si une voyelle nasalisée est suivie par une voyelle, elle est dénasalisée et suivie d’un /n/ (sauf les affixes)
    ° Si deux phonèmes identiques se suivent, ils fusionnent (sauf les classes et les affixes)
    ° Si trois voyelles identiques se suivent, insérer un coup de glotte ; favoriser les clés, sinon les affixes
    Voici un tableau représentant les possibles arrangements :


   On remarque la présence d'une case dans le coin supérieur gauche. Ceci est pour indiquer la présence de la clé fondamentale – æ∙ãbo, laquelle permet d'exprimer le caractère profond, primordial, d'une chose. Cette clé se présente par le phonème /æ/ suivit du ton médian au début du noyau.
   Ceci nous donne un total de 440 clés, lesquelles peuvent se combiner indéfiniment pour former des milliers de mots. Une clé ne peut cependant se retrouver qu'une seule fois par mot et il est possible de les agglutiner aléatoirement, mais il est préférable de respecter les relations logiques qui les relient entre elles :
   - Ex.: « dena˙a » : « militaire », composé des clés DE « autorité » et NA « ordre » et de la classe intitulée A, avec la relation « autorité de l'ordre »
   De ces mots, il en existe deux catégories principales : les filiatifs – æ˙io˙o et les corrélatifs – rao.
   Les filiatifs se caractérisent par la présence d'un noyau déjà construit, que ce soit en y ajoutant une clé ou en le fusionnant à un (ou plusieurs) autre(s) noyau(x). Si la même clé se retrouvent plusieurs fois, une seule occurrence est gardée et il est aussi possible d'omettre des clés pour éviter les longueurs. Ces deux contraintes sont à la discrétion du locuteur, mais il faut tout de même veiller à ce que le sens du mot reste clair.
   - Ex.: « aĩdenaya˙a » : « matriarche », composé du noyau « aĩdena » « général militaire », de la clé YA « âme » et de la classe intitulée A
   - Ex.: « inõn.leæ » : « monde imaginaire », composé des noyaux « in.le » « imaginaire » et « õn.le » « astre » et de la classe conceptuelle Æ
   - Ex.: « õn.leïn.jae » : « Terre », composé des noyaux « õn.le » « astre » et « in.jasa » « nourrice » et de la classe locative E
   Les corrélatifs, quant à eux, expriment une appartenance particulière à une personne, un lieu, une chose, etc. Leur noyau est composé d'un mot dans son entièreté, incluant la classe et les affixes le cas échéant.
   - Ex.: « aĩdenayarala » : « ceux de la matriarche », composé du mot « aĩdenayara », de l'affixe quantitatif partitif L et de la classe intitulée A

   Il existe également deux catégories secondaires de mots : les vocatifs – iono et les usités – sa∙odo. Toutes deux ne sont utilisées qu'à l'oral, mais dans des circonstances différentes. Plusieurs clés peuvent être omissent pour favoriser la rapidité et/ou exprimer l'urgence et, généralement, seules les clés sont dites, la classe et les affixes étant contextuelles.
   Le vocatif exprime la surprise, l'injonction, les insultes et les jurons. Ce sont toujours des postpositions.
   - Ex.: « eliv » : « parle intelligemment! », forme vocative de « elionivã » « discussion intelligente »
   L'usité est la forme raccourcie d'un mot qui est utilisé quotidiennement.
   - Ex.: « in.ja » : « Terre », forme usité de « õn.leïn.jae »

   La classe – nao permet d'identifier le type de mot. Elle n'est composée que d'une seule lettre et se place à la fin du mot. Douze classes sont possibles :
    ° [.i] Énergie – mio : le mot représente un concept qui utilise l'Énergie pour exister. Ceci regroupe tous les noms d'animaux, de plantes, ce qui est généré par la terre et tous les phénomènes dit naturels (vent, lumière, vision).
    ° [ɛ̃] Matériel – im.leo : tout objet qui est de fabrication/qui a été altéré par l'homme.
    ° [e] Locative et toponymie – sa∙˙aono : identifie un lieu, que ce soit le concept ou le nom propre. Pour ce qui est des directions relatives (gauche, droite), les sa˙ãnis n’en ont pas. Pour répondre à ce besoin, ils utilisent les directions méridionales, le méridien de référence étant celui qui passe par Ramesae, capitale de l’Iverodõme.
    ° [æ] Concept – leo : termes abstraits, idéologies ou conventions diverses. Toutes pensées qui est de fabrication.
    ° [a] Intitulé – eono : ce sont les titres qui s'appliquent à un individu en particulier (le peuple sa˙ãni / des sa˙ãnda)
    ° [ɑ̃] Préposition, conjonction – ãno : sert de connecteur entre les parties d'une phrase (et, qui, quoi, etc.).
    ° [ɔ̃] Postposition – õmo : indique la manière dont l'objet interagit avec le sujet (comitatif, instructif, etc.). Couvre aussi certains articles.
    ° [o] Métalangage – odionea˙o : tout ce qui attrait au langage lui-même et ce qui nécessite un référent direct (pronoms). Ne suit parfois pas la convention des clés (dans le cas des pronoms, on utilise les affixes).
    ° [u] Dimension – so∙mio : permet d'exprimer des impressions, des réflexions personnelles et le temps de la phrase.
    ° [y] Numéral et quantitatif - elo : inclut tout ce qui attrait au nombre et à la quantité (infini, deux, beaucoup, etc.). Les nombres sont en base 6 et s’écrivent du plus petit chiffre au plus grand.
        - Ex.: « ĩdunaeü » : « dix-sept » (cinq, dans la 2e sizaine), composé des clés ĨD « cinq », UN « deux » et AE « sizaine » et de la classe numérale Ü.
    ° [m] Nom de Mémoires – aĩmio : les noms de famille des sa˙ãnis. Ils sont placés devant les prénoms. Ce type de mot ne suit pas la convention des clés. Ils sont donnés par les Mémoires et n'ont de signification que pour elles.
    ° [n] Prénom – õvo : les prénoms des sa˙ãnis. Tout comme les noms de Mémoires, ces mots ne suivent pas la conventions des clés et sont donnés par lesdites Mémoires.


AFFIXES – AVO :
   Ces sept particules ont des positions et des rôles très distincts et permettent de démultiplier les sens que peuvent prendre les noyaux, ce qui contrecarre le petit nombre de clés disponibles.
   ° [˧] Tonal – aïniono : sépare le qualitatif, l'éventif et la clé fondamentale du noyau
   ° [ʔ] Séparateur – sã∙ero : sépare les voyelles en cas de ; doublon avec les affixes et la classe ; proximité sonore
   ° [ə] Harmonique – ero : sépare les consonnes difficiles à prononcer (ex.: /nl/, /bj/, etc.)

   L'évidencitif – deo permet d'identifier l'origine des informations de la phrase. Il ne s'attache qu'au sujet et est obligatoire. Il se compose de trois phonèmes et précède le mot.
   ° [vab] Documentation – vabo : l'information vient d'une preuve écrite, d'un document officielle
   ° [bav] Informateur – bavo : l'information vient d'une source compétente, d'autorité
   ° [vad] Énergétique – vado : le sujet a perçu ce qu'il affirme (sentit avec son Énergie)
   ° [dav] Mémoires – davo : l'information vient des Mémoires ou que c'est un droit acquis (essentiel/part d’un tout)
   ° [vob] Témoin – vobo : le sujet a été directement témoin de l'information
   ° [bov] Ouï-dire – bovo : le sujet a obtenu l'information de manière incertaine
   ° [vod] Participant – vodo : le sujet a vécu/obtenu lui-même l'information
   ° [dov] Déduction – dovo : le sujet a déduit/conclut l'information

   Le qualitatif – imabaono indique si le mot est dit dans un sens mélioratif ou péjoratif. Il se compose d'un phonème et précède le noyau (succède à l'évidencitif et/ou précède l’éventif le cas échéant).
   ° [a] Mélioratif – a∙imabaono
       - Ex.: normatif : « ioni » « bruit » / mélioratif : « aioni » « chant »
   ° [u] Péjoratif – u∙imabaon
       - Ex.: « uioni » « vacarme »

   L'éventif – mao est celui qui permet de couvrir le plus de dérivés. Le nom vient d'« éventail », car la définition du mot peut se développer dans tous les sens du seul fait de la présence d'un éventif. Celui-ci est composé de deux phonèmes (CV) et précède la clé qu'il affecte (succède au qualitatif ou à l’évidencitif ou une(d’) autre(s) clé(s) le cas échéant). L'éventif est ainsi le seul affixe qui peut se retrouver à l'intérieur du noyau. Chacun des deux phonèmes apporte un sens distinct :

   La consonne est le modificateur – univo et indique sur quelle(s) clé(s) l'éventif s'applique. Il y a neuf modificateurs possibles, séparés en cinq catégories :
   ° [s] Parfait – sa∙ivo : l'éventif s'applique sur toutes les clés qui suivent
   ° [ʁ] Primaire – ivo : l'éventif s'applique sur la seule clé qui suit
   ° Secondaire – uno : l'éventif s'applique sur deux clés (il est placé devant la première)
       ° [.b] Un – ivü : 1ère et 2e clés
       ° [m] Deux – unü : 1ère et 3e clés
       ° [v] Trois – ãsü :1ère et 4e clés
   ° Tertiaire – ãso : l'éventif s'applique sur trois clés (il est placé devant la première)
       ° [d] Un – ivü : 1ère, 2e et 3e clés
       ° [n] Deux – unü : 1ère, 2e et 4e clés
       ° [l] Trois – ãsü : 1ère, 3e et 4e clés
   ° [ʒ] Quaternaire – ojo : l'éventif s'applique sur les quatre clés qui suivent
   La voyelle quant à elle est l'éventif en lui-même, celle qui indique de quelle manière le noyau est transformé. Il y a quatorze voyelles éventives possibles, séparées en trois catégories :
   ° Naturel – odo : les formes de bases, desquelles découlent les autres
       ° [.i] Amplificatif – aïno : la forme amplifiée d'un mot
           - Ex.: normatif : « ioniv» « langage » / amplifié : « ri˙ionivo » « cri (avec parole) »
       ° [u] Diminutif – sa∙˙aïno : la forme diminuée d'un mot
           - Ex.: « ru˙ionivo » « murmure (avec parole) »
       ° [o] Réactif – so∙imo : la réaction engendrée par le concept
           - Ex.: « ro˙ionivo » « discourt »
       ° [a] Antonyme – sa∙erabaonivo : la forme antonyme d'un mot
           - Ex.: « ra˙ionivo » « vocalisation »
   ° Typique – su∙odo : le mélange de deux éventifs naturels
       ° [ɔ̃] Réactif amplifié – so∙imo aĩsëo
           - Ex.: « ˙ionivo » « oraison »
       ° [ø] Réactif diminué – so∙imo sa∙˙aĩsëo
           - Ex.: « rẽ˙ionivo » « communication »
       ° [œ̃] Réactif antonyme – so∙imo sa∙erabaoniv.sëo
           - Ex.: « ˙ionivo » « traduction »
       ° [ɑ̃] Antonyme amplifié – sa∙erabaonivo aĩsëo
           - Ex.: «˙ionivo » « cri (sans parole) »
       ° [æ] Antonyme diminué – sa∙erabaonivo sa∙˙aĩsëo
           - Ex.: «˙ionivo » « murmure (sans parole) »
       ° [y] Antonyme réactif – sa∙erabaonivo so∙im.sëo
   ° Atypique – sõ∙odo : le mélange de trois éventifs naturels
       ° [e] Antonyme réactif amplifié – sa∙erabaonivo dõsëã so∙imo aïno
       ° [ɛ̃] Antonyme réactif diminué – sa∙erabaonivo dõsëã so∙imo sa∙˙aïno
       ° [j] Réactif antonyme amplifié – so∙imo dõsëã sa∙erabaonivo aïno
           - Ex.: « ryionivo » « langue étrangère »
       ° [w] Réactif antonyme diminué – so∙imo dõsëã sa∙erabaonivo sa∙˙aïno
           - Ex.: « rwionivo » « dialecte »

   Le transformatif – sa∙˙˙o permet d'identifier le mot comme un verbe (faire) ou un adjectif (être). Il fait aussi la distinction entre le signifiant et le signifié. Il se compose d'un phonème et succède le noyau.
   ° [v] Verbalisation – imo : est toujours suivit d’un liatif
       - Ex.: normatif : « jasaï » « nourriture » / verbalisé « jasavi » « manger »
   ° [l] Détermination verbale – si∙imo : précède la classe ou le quantitatif le cas échéant
       - Ex.: « jasali » « le fait de nourrir »
   ° [s] Adjectivation – ea˙o est toujours suivit d’un liatif
       - Ex.: « jasasi » « nourri / être nourri »
   ° [ʁ] Détermination adjectivale – si∙˙ea˙o : précède la classe ou le quantitatif le cas échéant
       - Ex.: « jasari » « le fait d'être nourri »

   Le liatif – ivero permet de lier deux mots, plus spécifiquement dans les cas de possession, d'accord transformatif et de pronom. Les quatre premiers s’appliquent spécifiquement au vivant. Le liatif se compose d’un phonème, suit le noyau et précède la classe (succède le transformatif et/ou précède le quantitatif le cas échéant).
   ° [a] Personnel direct – mav jal.sëi : le sujet agit sur lui-même ; adjectif du mot précédent ; je/mon
        - Ex.: « voder.ri eosai soim.vaæ » « la personne joyeuse se ressaisit » / « vodaro ioniv.vao » « je me parle »
   ° [o] Personnel indirect – mav sa∙jal.sëi : le sujet agit sur un autrui ; tu/ton
        - Ex.: « voder.ri ioniv.vo˙o » « la personne te parle » / « ero voder.ri ioniv.vo˙o » « la personne lui parle » / « vodoro ioniv.vao » « tu te parles »
   ° [e] Impersonnel direct – mev jal.sëi : un autrui agit sur le sujet ; il/son
        - Ex.: « voder.ri ioniv.seo » « la personne est parlé / se fait parler »
   ° [u] Impersonnel indirect – mev sa∙jal.sëi : le sujet agit sur un autrui indéfini ; on/son
        - Ex.: « voder.ri ioniv.vuo » « la personne parle à quelqu'un » / « vodulo ioniv.vo˙o » « on (indéfini) parle »
   °[.i] Inanimé – sa∙eri : le sujet est matériel/énergétique
       -  Ex.: « vodioni siæ » « le bruit s’amplifie »
   ° [ø] Indéfini – sa∙leo : le sujet est un concept/métalangage
        - Ex.: « davelæ sadasëæ » « la science est inflexible »
   ° [æ] Essentiel (partie d'un tout) – æo : le sujet et l’objet sont une partie d’un tout / forment un tout (animé ou non)
        - Ex.: « vod.jal.ri eræri […] » « la main de la personne […] » / « daveoi meæro sisæ˙æ » « sa joie est grande »
   ° [y] Réciproque – müo : le sujet est en situation de réciprocité avec lui-même (si pluriel) ou avec l’objet ; possession
        - Ex.: « vodedo ioniv.vüo » « ils se parlent » / « davædalerĩ maro sisæ˙æ » « mon miroir est grand »

   Le quantitatif – su∙elo permet d'indiquer quelle quantité d'objet sont impliqués. Seules les choses comptables peuvent porter cet affixe, les mots ne s'accordent pas en nombre comme en français. Il est composé d’un phonème, succède le noyau et précède la classe (succède le liatif ou le transformatif le cas échéant).
   ° [ʁ] Singulier – ivo : une chose parmi tant d’autres
   ° [.b] Pluriel séparé – so∙ejo sã∙oãsëæ : plusieurs choses font la même chose séparément
   ° [d] Pluriel groupé – so∙ejo si∙er.sëi : plusieurs choses font la même chose ensemble
   ° [l] Partitif / Indéfini – ejo : les choses sont innombrables ou on ignore combien il y en a
   ° [] Absent / Total – sa∙ivo : la chose n'est pas comptable ou elle inclus tous les individus


RADICAL – SI∙JIO :
Cette partie du mot (comprenant les affixes qualitatif/éventif/transformatif ainsi que le noyau) n'est pas utilisée dans le langage normatif. Elle permet de lister, dans un dictionnaire, tous les dérivés possibles en partant uniquement du noyau.
   Ex.: Radical : noyau Ionea
       Classe : métalangage [v] : Écriture
                    intitulé [ʁ] : Écrire (int.)
        Éventif : réactif : métalangage : Lecture
                                   intitulé : Lire (int.)
        Transformatif : verbalisation : métalangage : Écrire ; Lire
                                                      intitulé : Ce qui écrit ; Ce qui lit
                              détermination verbale : métalangage : Le fait d’écrire ; Le fait de lire
                                                                   intitulé : Le fait d’être ce qui écrit ; le fait d’être ce qui lit
                              adjectivation : métalangage : Écrit ; Lu
                                                      intitulé : Ce qui est écrit : Ce qui est lu
                              détermination adjectivale : métalangage : le fait d’être écrit ; Le fait d’être lu
                                                                         intitulé : Le fait d’être ce qui est écrit ; Le fait d’être ce qui est lu



PHRASE – SI∙ERABAONEAO :
    Le sa˙ãnivæ est une langue de type OSV, mais il comporte divers autres groupes – si∙abrao qui l’éloignent de cette définition. Voici un schéma représentant leur position :

Dimension / (Lieu/Déplacement) / Objet / évidentialité-Sujet – complément / Transformation – complément

    Tous ces groupes ne sont pas obligatoires, mais leur position reste fixe, même en cas de phrase interrogative. Avant de se lancer dans la description de ces groupes, certaines particularités doivent d’abord être abordées.
    ° L’absence de temps : les sa˙ãnis ne considèrent pas le temps comme linéaire vers le futur, mais parallèle au présent, chaque évènement ayant une égale chance de se produire à un moment qui ne peut être que relatif à l'individu qui le vit. Le temps est une illusion, une manière dont les hommes perçoivent des évènements qui ne peuvent être qu’interprétés. Les verbes du sa˙ãnivæ ne sont, ainsi, en aucun cas liés au temps et les phrases sans dimensions sont toujours considérées comme au passé, car même la lecture de cette phrase est maintenant dans votre passé. Les sa˙ãnis n'ont donc aucun mécanisme de détermination temporelle précis (calendriers, heures, etc.) et n’utilisent que quelques références solaires et lunaires afin de suivre le cycle des saisons et des cultures.
    ° La rareté des phrases aux propositions multiples : conséquence directe de cette impossibilité de « comprendre » le temps, les phrases du sa˙ãnivæ ne peuvent inclure plusieurs propositions qui induisent un mouvement temporel : « Il court et s’arrête » devient « Il court. Il s’arrête. ». Il est tout de même possible d'en avoir qui induisent une simultanéité des évènements : « Il court et trébuche » n'empêche pas qu’il court en même temps que de trébucher.
    ° Les omissions : le sujet s'il s'agit du locuteur (l'évidentialité est ainsi utilisée seule) ; *d’autres peuvent éventuellement être ajoutées*.
    ° Le langage normatif n’est vraiment utilisé que dans les documents officiels.
    ° L’absence de genre : ceci n’est pas, pour les sa˙ãnis, une donnée importante pour la communication. Ils en ont conscience, tout n’est pas simplement neutre à leurs yeux, mais ils ne voient pas l’utilité de l’indiquer ou de le noter dans leur discours. Ils ont des mots pour les différencier, mais sans plus.
    ° Forme mathématique : Les phrases du sa˙ãnivæ sont construite de tel manière qu’on pourrait les comparer à des formules mathématiques ; le premier mot de chaque groupe, l’entête - yao, est le mot le plus important et il s’accorde avec les autres entêtes, alors que le reste du groupe, l’adjoint - su∙yao, n’est qu’information supplémentaire et ne peut être influencé par les autres groupes.
        - Ex.: « ivæ eu˙o, vodal.be so∙erire al.viæ sü∙ainaõsëæ » : « les portes de la cité s’ouvrent lentement d’elles-mêmes » 
            - Phrase ne regroupant que les entêtes : « ivæ vodal.be al.viæ » : « seule portes ouvrir » : accord de « ouverture » avec « porte » : verbe + liaison inanimée
            - « ivæ eü˙o » : seule + manière : aucun accord, car « manière » est une postposition
            - « vodal.be so∙erire » : portes(pl. gr.) + cité(sing.) : accord de « cité » avec « portes » : liaison inanimée (possession)
            - « al.viæ su∙ainaõsëæ » : ouverture + lenteur : accord de « lenteur » avec « ouverture » : adjectif + liaison indéfini : dans ce contexte ce ne sont pas les portes qui sont lentes, mais l'action de les ouvrir, ce pourquoi « lentement » ne fait pas parti de l’objet
    ° Préposition : elles remplacent les entêtes et endossent les accords. Les entêtes perdent ainsi les leurs et sont relégués à la fin du groupe. Les adjoints s’accordent alors avec la préposition. Même si les exemples semblent démontrer le contraire, les prépositions ne sont pas limitées à l’objet et peuvent tout aussi bien se retrouver dans tous les autres groupes.
        - Ex.: « dõbã õv.saï ini sa∙ini, vodoro euvoæ » : « il instruit parents et enfants doués »
            - « dõbã » : approximativement « et », prend sur lui l’accord pluriel de « parent » et « enfant »
            - « õv.saï » : « doués » n’est pas une préposition, mais il est placé après celle-ci parce qu’ils s’appliquent autant aux parents qu'aux enfants. Il s'accorde ainsi avec « dõnã ». Celui-ci ne prend pas son accord, parce qu’au départ « õv.saï » n’est pas l’entête du groupe
                - Si les enfants avaient été les seuls doués, la phrase se serait plutôt écrite « dõbã ini sa∙ini õv.saï, vodoro euvoæ »
      Parfois, un groupe peut incorporer une (ou plusieurs) proposition et celle-ci débute toujours avec une préposition. Le principe reste le même ; l’entête de la proposition est une préposition et prend l’accord de ce qui est l'adjoint.
        - Ex.: « sa∙in.bi õv.saï sa∙oïvadã, sü∙ainaonæ elæ oro ea˙õ, vodoro euvoæ » « il instruit des enfants doués qui se précipitent pour ses leçons »
            - « sa∙oïvadã » approximativement « qui », il prend la place de la proposition et s’accorde avec « sa∙in.bi » « enfants »
      Les prépositions peuvent réellement complexifier une phrase et elles sacrifient parfois la clarté pour la justesse. Voici quelques exemples de possibles combinaisons. (Absence d’éventif : addition des propositions / Amp. : amplifié, une proposition dans la proposition / Dim. : diminué, retour à la proposition précédente.)
        - Prép (nom / nom) Prép (nom / nom)
        - Prép (nom / nom (amp.Prép nom / nom))
        - Prép ((nom (amp.Prép adj (nom / nom) dim.Prép)) nom / nom adj / nom)
        - Prép (adj (nom / nom (amp.Prép adj (nom / nom (amp.Prép nom adj / nom dim.Prép) / nom / nom))))


DIMENSION – SO∙MIO :
    La dimension n'est, dans la majorité des cas, composé que d'un seul mot. Celui-ci permet de déterminer que la phrase qui va suivre n'est que le produit d'une perception personnelle (un espèce de synonyme à « je pense », « je crois »). Il est aussi le seul à amener une certaine interprétation du futur et une précision au passé. Celui qui utilise le groupe dimensionnel établit ainsi les possibles conséquences d'un acte sans affirmer que l'une va réellement se produire.
    Ces particules ne sont en aucun cas obligatoires, car, souvent, le contexte permet de déterminer la dimension. Celles-ci ne se limitent également pas à ces seules particules, permettant d'exprimer la politesse et d'utiliser des pronoms comme « moi », qui s’interprète comme « selon moi », ou « métaphore », qui indique que la phrase n’est pas une idée ou une possibilité concrète ou réelle.


LIEU/DÉPLACEMENT – AÕ˙O :
    Ce groupe permet de séparer de l'objet le lieu ou le déplacement. Il se distingue par une postposition obligatoire.


OBJET – SAO :
    L’objet indique la raison de l’action, c’est ce qui justifie la phrase au premier abord (dans la majorité des cas). Il n’y a pas de distinction C.O.D./C.O.I./attribut etc.


SUJET – SI∙ÃBO :
    Permet de déterminer qui commet/subit l’action/réflexion.


ADJOINT - SU∙YAO :
    Complément du sujet, cet adjoint permet d'indiquer la possession ou une précision.


TRANSFORMATIF – EÕSO :
    Ce groupe permet de déterminer l'action qui est décrite dans la phrase. On remarque qu’il n'est pas question de verbe. En effet, ce groupe permet non seulement l’usage d’un verbe, mais aussi de trois autres affixes transformatifs (détermination verbale, adjectif et détermination adjectivale). Le sa˙ãnivæ n'a pas de verbe « être », ce sens étant parfaitement bien couvert par les adjectifs, car ceux-ci comportent non seulement ce qu’on qualifie d’adjectif en français, mais également les verbes d’états. Une phrase peut ainsi être construite de manière à ne pas avoir le moindre verbe.
    - Ex.: « oro si∙aĩsæ˙æ » « Il est grand » : pers.ind.(sing.) grandeur(tr.:adj. / lia.:ess.)


ADJOINT - SU∙YAO :
    Complément du transformatif, cet adjoint permet d'amener une précision à celui-ci, sur la manière dont il est exécuté. Il apporte une modification quant à son sens.




ÉCRITURE – IONEA˙O :
    Le sa˙ãnivæ a deux types de scripte : le commun et le liturgique. Ces écritures pourraient être qualifiées de phonémiques, mais ce n'est pas tout à fait le cas. Car, si chaque son a, en effet, son propre symbole, à l'écrit les phonèmes de chaque clé se combinent pour n'en former qu'un seul. Seules les clés sont affectées par cette règle, les phonèmes des affixes et de la classe étant bel et bien seuls. Il est important de noter que la dénasalisation des voyelles n'est, ici, pas respectée.


LE COMMUN – SU∙SA˙ÃNEA˙Æ :
    C'est le scripte utilisé tous les jours, pour toutes les occasions. Chaque phrase est sur sa propre ligne, elles s'écrivent de droite à gauche et une ligne centrale les traverse de part en part, un rappel de l'écriture liturgique qui, historique, précède le commun. La seule ponctuation utilisée est l'espace, qui s'intercale entre chaque mot. En romanisation, les pauses sont marquées par des virgules placées après les dimensions, les postpositions et avant l’évidentialité. En sa˙ãnivæ, ces pauses sont présentes, mais non marquées (la classe du mot fait office de marque). Si la clé est composée de deux voyelles, celles-ci s'accolent sans se confondre, alors qu'une consonne s'imbrique dans la voyelle (à droite si elle vient avant, à gauche si elle vient après).
    - Ex : Eraonæ (nomade) :     → Clé ER (peuple) :     Clé (latif) :     Classe Æ (concept) :


LE LITURGIQUE – SI∙SA˙ÃNEA˙Æ :
    C'est le scripte utilisé dans une occasion ou un lieu particulier : célébration, document officiel, université, maison, monument culturel ou politique, etc. Chaque voyelle est formée d'une ligne tracée au moyen des sept points d'un hexagone (incluant le centre) alors que les consonnes conservent leurs forme et règles du scripte commun. Si une clé est composée de deux voyelles, celles-ci se confondent. Les clarificatifs se présentent sous la forme d'un cercle vide. 
    Le liturgique abandonne la forme linéaire pour s'écrire en forme hexagonale dans le sens anti-horaire. Afin de faciliter la lecture, chaque phrase commence par un symbole blanc (plus gros s'il s'agit d'une phrase) et une ligne relie le centre des symboles. Les clarificatifs quant à eux se placent sur cette ligne : au centre du symbole pour le ton, avant le centre pour le coup de glotte et après le centre pour le schwa. Seuls les racines suivent la ligne principale, les affixes se liant (dans le sens horaire) à la clé qu'ils modifient. Les affixes sont séparés en deux lignes selon s'ils précèdent ou succèdent le noyau.
    - Ex : Eraonæ (nomade) :     → Clé ER (peuple) :     Clé (latif) :     Classe Æ (concept) :


Dernière édition par Mickaël B. Farlay le Mar 13 Juin 2017 - 22:50, édité 68 fois
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Ziecken
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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Jeu 30 Juin 2016 - 7:39

Le rendu est vraiment sympathique cela me fait penser à ce que j'ai pu voir dans de très vieux livres parlant de langues et d'écritures secrètes, j'y inclus aussi (le plus récent) livre des langues imaginaires de Paolo Albani et Berlinghiero Buonarroti. Il y a un côté rétro et madeleine de Proust dans cette idéographie. Razz

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Mickaël B. Farlay

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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Jeu 30 Juin 2016 - 18:29

Odd a écrit:
Étrange écriture recourbée sur elle même avec des lettres en forme de hameçon...
Très proche d'une écriture cursive...
J'imagine qu'elle pourrait donner différentes formes...

Ces formes en hameçon sont fréquentés dans les écritures démoniaques...


J'ai dessiné mes lettres d'une façon très subjective. Je n'ai pas fait attention au matériel utilisé ou à une quelconque "cursivité". J'ai tout simplement pris les lettres que j'aimais bien écrire en français et je les ai exagérés ou embellie un peu : le /õ/ viens du "f" attaché ; le /æ/ viens d'un "b" très exagéré, etc.

Merci Djino d'ailleurs pour le logiciel FrontForge!

Pour ce qui est de l'écriture démoniaque, le rapprochement était très involontaire.


Ziecken a écrit:
Le rendu est vraiment sympathique cela me fait penser à ce que j'ai pu voir dans de très vieux livres parlant de langues et d'écritures secrètes, j'y inclus aussi (le plus récent) livre des langues imaginaires de Paolo Albani et Berlinghiero Buonarroti. Il y a un côté rétro et madeleine de Proust dans cette idéographie. 

Merci Ziecken! J'aime bien que tu fasses le rapprochement avec les écritures secrètes parce que c'est en partie le visionnement d'un documentaire sur le manuscrit de Voynich et la création personnelle d'un crypte qui m'a encouragé à créer une langue, le crypte m'ayant convaincue que ce ne pouvait pas être bien bien plus sorcier (Ô combien je me suis trompée!)


Dernière édition par Mickaël B. Farlay le Jeu 30 Juin 2016 - 18:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Jeu 30 Juin 2016 - 18:30

Beau travail !

J'aime aussi beaucoup ce système d'écriture ! Précis et agréable à mes yeux.

Bravo Smile
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Heliomega



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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Ven 1 Juil 2016 - 0:21

C'est une très belle écriture.

Mais certains passages sont irréguliers. Je veux dire par là, qu'il y a des traits plus épais que d'autre. Après cela peut avoir un certain charme.
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Mickaël B. Farlay

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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Mar 21 Fév 2017 - 2:37

Une petite mise à jour est de circonstance étant donné l'énorme interruption. Je travaille toujours sur le sa'ãnivæ, mais une mise à jour a été nécessaire lorsqu'est venu le moment de décrire la formation des mots. J'avais jusqu'alors utiliser la technique des clés, mais le sens de chacune était trop précis, au point où j'avais besoin de sous-ordres de clés afin de répondre à la demande puisqu'il m'en manquait (et comme je n'ai accès qu'à 292 clés, ça faisait beaucoup de sous-ordre).

Bref, j'ai demandé conseil à Ziecken et j'en suis venu à trouver une solution. La mise à jour est donc en cours et les publications devraient reprendre dès que j'aurai mis mon dictionnaire à jour.


Une seconde interrogation me taraude cependant et j'ai choisi de demander l'avis de tous. J'ai construit le sa'ãnivæ dans le but d'en faire une langue douce, sans consonnes dures, doubles ou qui se suivent.

Mais trois occurrences me donnent du fil à retordre : 1) l'arrangement des clés est VV, CV et VC ; 2) les mots se terminent (dans la majorité des cas) par une consonne qui en indique la classe ; 3) et certains éventifs* se terminent par une consonne. Il est donc inévitable que deux consonnes vont éventuellement se suivre, que ce soit dans un même mot ou des mots qui se suivent. Ex. : 1) [iɔ̃eʁsaʒ] 2) [beʔdɔ̃d voɑ̃or] 3) [bemʔdasod].
Pour contrer cela, j'ai créé la règle des clarificatifs* laquelle me permet d'intercaler une voyelle ([æ], qui ne se retrouve donc dans aucune clé) lorsque les consonnes problématiques sont dans le même mot. Ex.: 1) [iɔ̃eʁæsaʒ].

La question que je me pose est, est-ce que je peux étendre cette règle à mes deux autres occurrences ? Cela me semble peu approprié parce que [æ] s'avèrent aussi servir d'identifiant de classe et permet d'indiquer, lorsque placé devant le mot, la présence d'une clé fondamentale*. Ceci compliquerait ainsi la compréhension des mots. Ex.: 2) [beʔdɔ̃dæ voɑ̃or] 3) [bemʔædasod]. Je pensais faire ceci plutôt 2) [beʔdɔ̃d æ voɑ̃or], mais à l'oral ça ne changerait rien et un clarificatif qui se prend pour un mot ça me dérange ; et ceci 3) [bemæʔdasod], quoique cela ne pose oralement pas de problème, j'en ai un avec la présence de deux clarificatifs consécutifs et de la violation de la règle de l'éventif.

J'ai pensé à abandonner tout simplement cette règle et laissé faire, mais je perdrais ainsi de la douceur que je recherchais et certaines occurrences seraient difficiles à prononcer surtout si elles sont en fin de mot (Ex.: [vb] / [db] / [ls] / etc.). Je pourrais changer de lettre, mais cela me handicaperait d'un second groupe de clés. Et il n'est pas question d'avoir des exceptions, c'est donc que cette règle doit s'appliquer à tous ou disparaitre.

Je remercie d'avance les courageux qui voudront bien m'aider.




*Éventif : particule placée devant le mot et qui permet de changer sa signification. Il est toujours suivit d'un coup de glotte
*Clarificatifs ([æ] et [ʔ]) : le premier permet de séparer deux consonnes, le second deux voyelles au son proche
*Clé fondamentale : cette clé n'a pas de phonème lorsque prise seule


Dernière édition par Mickaël B. Farlay le Mar 21 Fév 2017 - 13:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Mar 21 Fév 2017 - 9:35

Pourquoi pas une voyelle shwa /ə/ qui servirait uniquement de clarificatif ? Il ne serait même pas nécessaire que le shwa soit écrit.

On en a un équivalent partiel en français. Personnellement pour "bus scolaire" je prononce /bysə skɔlɛʁ/, avec un /ə/ qui m'évite de prononcer comme "bu scolaire" ou "bus colère"...

Par ailleurs, le coup de glotte /ʔ/ n'a rien de doux ! Enregistre-toi en train de prononcer /beʔdɔ̃d/, par exemple...
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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Mar 21 Fév 2017 - 9:55

"une langue douce, sans consonnes dures, doubles ou qui se suivent" implique une phonotactique (=structure canonique de la syllabe) en (C)V, où la syllabe est composée d'une voyelle, et d'une seule consonne (optionnelle) en début de syllabe. Les mots peuvent donc avoir une structure VVCV, CVVV, CVCVCV, etc.
Tu rajoute que certains mots se terminent par une consonne, indiquant la classe. Pas de problème. On peut amender la structure que j'ai théorisé plus haut en (C)V(C#), qui précise que la consonne finale ne peut se trouver que dans un environnement de fin de mot.
Mais tu dis aussi que des clefs, avec lesquelles tu crées des mots par composition, se terminent en -C ! Comme cela risque de violer la phonotactique de la langue (-CC- impossible), il te faut ce qui est appelé en linguistique des stratégies de résolution des violations de contraintes, ce que tu as visiblement avec les clarificatifs /æ/ et /ʔ/.
Donc moi je ne vois pas de problème... parce que je commence à être perdu quand tu dis :
Mickaël B. Farlay a écrit:
est-ce que je peux étendre cette règle à mes deux autres occurrences ?
Quelles occurrences de quoi ?
Mickaël B. Farlay a écrit:
[bemæʔdasod], quoique cela ne pose oralement pas de problème, j'en ai un avec la présence de deux clarificatifs consécutifs et de la violation de la règle de l'éventif.
Pourquoi placer le clarificatif après le coup de glotte, puisque ce dernier fait partie de l'éventif /bemʔ/ ?

Autres questions :
  • Quelle est la structure habituelle d'un mot ? J'aimerais voir comment s'organise les éléments.
  • Tu dis qu'un éventif se termine toujours par un coup de glotte, mais celui-ci ne se place pas après une consonne, non ? Autrement, ce sont deux consonnes qui se suivent... à moins que tu ne comptes pas le /ʔ/ comme une consonne (c'est possible), mais dans ce cas il faut préciser.
  • Qu'est-ce que, précisément, une clef fondamentale ? J'ai compris qu'elle ne peut jamais s'utiliser seule (puisque muette en ce cas).
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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Mar 21 Fév 2017 - 11:19

MBF a écrit:
J'avais jusqu'alors utiliser la technique des clés, mais le sens de chacune était trop précis, au point où j'avais besoin de sous-ordres de clés afin de répondre à la demande puisqu'il m'en manquait (et comme je n'ai accès qu'à 292 clés, ça faisait beaucoup de sous-ordre).

Oui, je comprends nombre de langues ont connu ce problème : le toki pona, le toki IO, le kobold, .... L'elko dispose de 1012 combinaisons possibles et actuellement 908 clés sont validées. Ce qui fait quasiment 4 fois plus que le sa'ãnivæ. Mais le problème se posait également au départ. S'il on compare les 292 clés du sa'ãnivæ et les 908 de l'elko c'est peu face aux dizaines de milliers de concepts véhiculés par les langues vivantes.

Une clé se donc d'avoir un sens plus étendu qu'une simple correspondance.

A cela des techniques complémentaires doivent être utilisées : l'agglutination et l'affixation en sont des exemples.

MBF a écrit:
Bref, j'ai demandé conseil à Ziecken et j'en suis venu à trouver une solution. La mise à jour est donc en cours et les publications devraient reprendre dès que j'aurai mis mon dictionnaire à jour.

Et je t'en remercie. Je suis flatté de la confiance que tu as à mon égard. Wink

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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Mar 21 Fév 2017 - 16:03

Vilko a écrit:
Pourquoi pas une voyelle shwa /ə/ qui servirait uniquement de clarificatif ? Il ne serait même pas nécessaire que le shwa soit écrit.

C'est une solution intéressante à creuser, merci ^^



Mardikhouran a écrit:
Quelle est la structure habituelle d'un mot ? J'aimerais voir comment s'organise les éléments.

Je vais d'abord répondre à cette question puisque cela rendra le reste plus facile à comprendre.


Comme je l'ai indiqué plus haut, je n'ai accès qu'à 292 clés, ce qui m'a contrainte à faire de la gymnastique intellectuelle afin de répondre au nombre de concepts réels. Je vais d'abord te mettre le graphique et ensuite en expliquer les composantes.


Évidencitif / Qualitatif / Éventif+Modificateur / Nucléique / Transformatif / Liatif / Quantitatif / Classificatif
Clarificatif


*Prendre note que seuls le noyau et la classe sont obligatoires dans une phrase.

Il y a tout d'abord le noyau. Celui-ci est constitué d'un maximum de 4 clés, lesquelles sont elles-mêmes constituées de deux phonèmes dont les formes possibles sont : CV / VV / VC. Les noyaux peuvent donc avoir des aspects très variés ; VVVC / VCCVVC / VC / VVVVVVVV / etc. 

Les classificatifs indiquent la classe du noyau et prennent les formes : V / C ([æ] / [e] / [b] / [m] / [v] / [d] / [n] / [l] / [s] / [ʒ] / [ʁ] seulement)

Viennent ensuite les modes :

Les éventifs et les modificateurs permettent aux clés de prendre sur elles les formes amplifiées, diminuées, réactives et antonymes et toutes leurs combinaisons possibles (d'où l'origine du mot : éventail). Les éventifs sont placés devant le noyau et prennent les formes suivantes : CVʔ / CVCʔ

Les qualificatifs quant à eux permettent de déterminer si le mot est mélioratif ou péjoratif. Ils se placent devant les éventifs (ou le noyau s'il n'y a pas d'éventifs) et prennent la forme : Vʔ ([a] / [u] seulement)

Les évidencitifs ne se placent que sur le sujet de la phrase et permettent d'indiquer l'origine de l'information par rapport audit sujet. Ils prennent la formes : CVC ([a] / [o] / [b] / [v] / [d] seulement)

Les transformatifs sont les formes verbales, adjectivales et déterminantes des noyaux. Ils permettent de faire la distinction entre le "faire", l'"être" et les concepts liés à ceux-ci (signifié / signifiant). Ils prennent la forme : C ([v] / [l] / [s] / [ʁ] seulement)

Les liatifs font le lien entre le sujet et l'objet. Ils sont placés sur le verbe ou le sujet (en cas de possession) et prennent la forme : V ([ɛ̃] / [a] / [ɑ̃] / [œ̃] / [ɔ̃] / [o] / [ø] seulement)

Les quantitatifs déterminent la quantité et prennent la forme : V ([i.] / [e] / [u] / [y] / [absent] seulement)

Et finalement, les clarificatifs qui permettent de séparer deux consonnes [æ] et deux voyelles [ʔ].


Grâce à ces gymnastiques, j'ai pu, avec seulement le noyau [iɔ̃iv], couvrir 307 mots ou concepts français distincts (et ce ne sont que ceux que j'ai choisi de faire, d'autres aurait très bien pu s'ajouter).


Ceci fait, je peux maintenant répondre à tes autres questions.



Mardikhouran a écrit:
"une langue douce, sans consonnes dures, doubles ou qui se suivent" implique une phonotactique (=structure canonique de la syllabe) en (C)V, où la syllabe est composée d'une voyelle, et d'une seule consonne (optionnelle) en début de syllabe. Les mots peuvent donc avoir une structure VVCV, CVVV, CVCVCV, etc.
Tu rajoute que certains mots se terminent par une consonne, indiquant la classe. Pas de problème. On peut amender la structure que j'ai théorisé plus haut en (C)V(C#), qui précise que la consonne finale ne peut se trouver que dans un environnement de fin de mot.
Mais tu dis aussi que des clefs, avec lesquelles tu crées des mots par composition, se terminent en -C ! Comme cela risque de violer la phonotactique de la langue (-CC- impossible), il te faut ce qui est appelé en linguistique des stratégies de résolution des violations de contraintes, ce que tu as visiblement avec les clarificatifs /æ/ et /ʔ/.
Donc moi je ne vois pas de problème... parce que je commence à être perdu quand tu dis :

Mickaël B. Farlay a écrit:
est-ce que je peux étendre cette règle à mes deux autres occurrences ?

Quelles occurrences de quoi ?


Mardikhouran a écrit:
Qu'est-ce que, précisément, une clef fondamentale ? J'ai compris qu'elle ne peut jamais s'utiliser seule (puisque muette en ce cas)

Les trois occurrences (moments où un -CC- survient) sont :
1) lorsque deux consonnes se suivent dans un même mot
.   - Dans le noyau (VCCV-)
.   - Lorsque l'évidencitif précède un éventif ou le noyau (CVCCVʔVV- / CVCCV-)
.   - Lorsqu'un transformatif suit le noyau (-VCC-)
.   - Ou lorsque la classe suit le noyau ou un transformatif (-VCC / -CVCC)
2) lorsqu'un mot se termine en -C et qu'un autre commence en C- (-VVC CV-)
3) lorsqu'un éventif à trois lettres précède le noyau (CVCʔCV-)

J'ai créé la règle [æ] des clarificatifs (ici noté X) afin de répondre à la première occurrence, mais je ne peux l'appliquer à la seconde ou à la troisième parce que certaines situations contreviendraient à la règle des éventifs ou se confondraient avec la classe ou la clé fondamentale.
2) -VVCX CV- ou -VVC X CV- ou -VVC XCV-
3) CVCXʔCV- ou CVCʔXCV

La solution 2.1 amènerait une confusion quant à savoir s'il s'agit d'un clarificatif ou d'une classe ; la solution 2.2 n'aurait tout simplement aucune différence au niveau de la sonorité ; et la solution 3.1 contreviendrait à la règle de l'éventif, lequel doit avoir une forme CVʔ ou CVCʔ.

La clé fondamentale est une clé qui indique la nature fondamentale d'un mot (dieu, univers, vie, etc.). Lorsqu'employée seule, le noyau est "vide" ; la classe est toujours là, les éventuels modes aussi. Lorsqu'elle est employée avec une autre clé, elle se présente sous la forme du phonème [æ] placée en début de noyau.

Ainsi les solutions 2.3 et 3.2 entrent en conflit avec la clé fondamentale.



Mardikhouran a écrit:
Mickaël B. Farlay a écrit:
[bemæʔdasod], quoique cela ne pose oralement pas de problème, j'en ai un avec la présence de deux clarificatifs consécutifs et de la violation de la règle de l'éventif.

Pourquoi placer le clarificatif après le coup de glotte, puisque ce dernier fait partie de l'éventif /bemʔ/ ?

Je ne vois pas trop ce que tu veux dire. Dans l'exemple que tu as cité, le clarificatif est devant le coup de glotte. Et, effectivement, le coup de glotte fait parti de l'éventif, ce qui nous ramène au problème 3.



Mardikhouran a écrit:
Tu dis qu'un éventif se termine toujours par un coup de glotte, mais celui-ci ne se place pas après une consonne, non ? Autrement, ce sont deux consonnes qui se suivent... à moins que tu ne comptes pas le /ʔ/ comme une consonne (c'est possible), mais dans ce cas il faut préciser.

Vilko a écrit:
Par ailleurs, le coup de glotte /ʔ/ n'a rien de doux ! Enregistre-toi en train de prononcer /beʔdɔ̃d/, par exemple...

Du fait que je n'avais alors pas expliqué la formation d'un mot, il n'était pas clair que le coup de glotte a deux fonctions : en tant que clarificatif et en tant que séparateur entre l'éventif et le noyau. Et effectivement, je ne considère pas le coup de glotte comme un phonème en tant que tel, mais plutôt comme une pause.
Oui, Vilko, il n'a rien de doux (tout comme le [ʁ], mais j'aime trop cette lettre), mais il me fallait quelque chose pour séparer les voyelles et les modes qui ne soit pas à proprement parlé une consonne.



Voili, voilou, merci à tous les deux. J'espère avoir répondu à vos interrogations.
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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Mer 22 Fév 2017 - 11:00

Maintenant que ton compte est actif sur Wikiaegis tu peux y décrire ton idéomonde et développer ta civilisation. Quant à la langue, le sa'ãnivæ, il pourra être présenté succinctement sur ce site mais sa grammaire sera avant développée sur Glossopédia, son lexique sur Idéolexique et son monde sur Wikiaegis. Sur Idéopédia, qui est la vitrine du travail de chacun, tu peux faire une synthèse des trois.

Quel est le nom du monde où le sa'ãnivæ est parlé ? Tu souhaites ou as créé plusieurs idéomondes ou un seul ?

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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Mer 22 Fév 2017 - 15:39

Le sa'ãnivæ vient d'intégrer le Top 40 d'idéolexique (accessible depuis la page d'accueil), il recense les 40 langues les plus renseignées en vocabulaire sur ce site et permet d'être affichées en raccourcis sur la page d'accueil. Belle vitrine pour une idéolangue.

Seulement, pour conserver cet avantage, les langues se doivent de publier du contenu. De remplir les dictionnaires ou les lexiques.

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Mickaël B. Farlay

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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Jeu 23 Fév 2017 - 20:24

Le manque de réponse me fait présumer que mon problème est trop complexe Embarassed
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Vilko
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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Jeu 23 Fév 2017 - 21:17

Mickaël B. Farlay a écrit:
certaines occurrences seraient difficiles à prononcer surtout si elles sont en fin de mot (Ex.: [vb] / [db] / [ls] / etc.).
C'est là qu'il faut insérer un shwa /ə/...

Mickaël B. Farlay a écrit:
Les éventifs sont placés devant le noyau et prennent les formes suivantes : CVʔ / CVCʔ
Pourquoi ne pas créer une règle phonologique : "Le /ʔ/ est toujours suivi d'une voyelle, quel que soit son environnement phonique. Par défaut, la voyelle intercalaire /ə/ sera utilisée."

Le /ə/ étant utilisé uniquement comme voyelle intercalaire, aucune confusion n'est possible quant au sens, et la langue devient plus douce, avec des syllabes de type CV(C) : /beʔdɔ̃db/ devient /beʔədɔ̃dəb/
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Mickaël B. Farlay

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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Ven 24 Fév 2017 - 4:57

Vilko a écrit:
Mickaël B. Farlay a écrit:
certaines occurrences seraient difficiles à prononcer surtout si elles sont en fin de mot (Ex.: [vb] / [db] / [ls] / etc.).

C'est là qu'il faut insérer un shwa /ə/...

Avec ma règle actuelle des clarificatifs, je n'ai pas de problème avec ces occurrences, puisque j'y intercale le [æ].



Vilko a écrit:
Pourquoi ne pas créer une règle phonologique : "Le /ʔ/ est toujours suivi d'une voyelle, quel que soit son environnement phonique. Par défaut, la voyelle intercalaire /ə/ sera utilisée."

Dans ce cas là, à quoi servirait le coup de glotte s'il vient automatiquement avec une voyelle ? Pourquoi ne pas simplement mettre le schwa seul après les éventifs ?



Vilko a écrit:
Le /ə/ étant utilisé uniquement comme voyelle intercalaire, aucune confusion n'est possible quant au sens, et la langue devient plus douce, avec des syllabes de type CV(C) : /beʔdɔ̃db/ devient /beʔədɔ̃dəb/

J'avais rejetée au départ cette idée du schwa parce que ça me ferait une seconde voyelle utilisée pour clarifiée la prononciation, mais ta proposition collerait si le schwa remplaçais en fait le [æ]. Ce qui me redonnerait accès aux clés de ce phonème et me donnerait une seconde lettre "silencieuse".
Le schwa pourrait donc se retrouver exactement dans la même position que le coup de glotte, c'est-à-dire pas réellement une lettre, mais seulement un son qu'on intercalerait pour clarifier la prononciation.

C'est à envisager, je médite là-dessus. Merci Vilko  Smile
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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Ven 24 Fév 2017 - 9:26

Mickaël B. Farlay a écrit:
Dans ce cas là, à quoi servirait le coup de glotte s'il vient automatiquement avec une voyelle ? Pourquoi ne pas simplement mettre le schwa seul après les éventifs ?

Pour éviter les hiatus ? /ɔ̃æ/ ne sonne pas terrible à l'oreille. J'ai personnellement du mal à le prononcer sans nasaliser le /æ/ ou dénasaliser le /ɔ̃/. La prononciation /ɔ̃ʔæ/ a l'air déjà plus naturelle. Cela ferait du /ʔ/ une consonne sans valeur phonémique, comme en oubykh ou en allemand.

Mickaël B. Farlay a écrit:
Le schwa pourrait donc se retrouver exactement dans la même position que le coup de glotte, c'est-à-dire pas réellement une lettre, mais seulement un son qu'on intercalerait pour clarifier la prononciation.

C'est la solution que j'ai retenue pour l'anealruc (devenu par la suite le mnarruc, avec quelques modifications).
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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Ven 24 Fév 2017 - 20:18

J'ai finalement décidé, suite à une nouvelle étude de l'API, d'ajouter un allongement pour répondre à mes modes.

Ainsi, le schwa fera la distinction entre les consonnes ; le coup de glotte entre les voyelles ; et l'allongement sera placé sur le dernier phonème de l'éventif. Si la situation CVC:CV- survient, la deuxième consonne aura l'allongement suivit d'un schwa.

Dites-moi ce que vous en pensez, si cela fait du sens. Est-ce qu'il est logique qu'un allongement se place sur une consonne ?
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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Ven 24 Fév 2017 - 22:07

Mickaël B. Farlay a écrit:
Est-ce qu'il est logique qu'un allongement se place sur une consonne ?

Tout à fait, c'est un phénomène qui existe dans de nombreuses langues, par exemple en latin :

mălus : mauvais.
mallus /mal:us/ fil de laine

Ce phénomène est très développé en arabe, où il est utilisé pour créer certaines formes dérivées :

Citation :
thème 1a22â3 des noms d'artisan :
racine xbz : { xabbâz } (boulanger)
racine njr (rabotter) : najjâr } (menuisier)
raine. bn' (bâtir) : { bannâ' } (maçon)
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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Ven 24 Fév 2017 - 22:14

Vilko a écrit:
Tout à fait, c'est un phénomène qui existe dans de nombreuses langues, par exemple en latin :

mălus : mauvais.
mallus /mal:us/ fil de laine

L'allongement d'une consonne c'est donc de la gémination ? Ou si c'est seulement très proche phonétiquement ?

Et l'accent tonique sur une consonne, c'est possible ? J'ai hésité entre les deux.
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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Ven 24 Fév 2017 - 22:38

Mickaël B. Farlay a écrit:

L'allongement d'une consonne c'est donc de la gémination ? Ou si c'est seulement très proche phonétiquement ?

Et l'accent tonique sur une consonne, c'est possible ? J'ai hésité entre les deux.
Tout à fait, on parle d'ailleurs de gémination plutôt pour les consonnes, et d'allongement pour les voyelles.

Quand à l'accent tonique sur une consonne, il est possible quand cette dernière fonctionne comme une voyelle, comme dans la phrase tchèque Prd krt skrz drn, zprv zhlt hrst zrn*.
Cependant, il existe une échelle de sonorité qui prédit la possibilité qu'a un segment de former noyau syllabique (=fonctionner comme une voyelle). Ce sont surtout les nasales (/m n ŋ/) et les liquides (/l r/) qui le peuvent, mais dans les langues berbères une fricative peut aussi former noyau (Tachlhiyt tqssf "ça a rapetissé", les deux /s/ sont syllabiques). Par contre, je ne vois pas comment accentuer une occlusive...

*"une taupe a pété à travers une motte de gazon, ayant préalablement avalé une poignée de grains"

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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Sam 25 Fév 2017 - 0:15

Mardikhouran a écrit:
Quand à l'accent tonique sur une consonne, il est possible quand cette dernière fonctionne comme une voyelle, comme dans la phrase tchèque Prd krt skrz drn, zprv zhlt hrst zrn*.

Une consonne qui fonctionne comme une voyelle, à mon avis, c'est tout simplement une consonne précédée par un shwa à peine audible, comme dans "Clinton" : /klɪntṇ/ = /klɪntǝn/

Tachlhiyt tqssf "ça a rapetissé" = /tqǝsǝsf/
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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Sam 25 Fév 2017 - 12:08

Vilko a écrit:
Mardikhouran a écrit:
Quand à l'accent tonique sur une consonne, il est possible quand cette dernière fonctionne comme une voyelle, comme dans la phrase tchèque Prd krt skrz drn, zprv zhlt hrst zrn*.

Une consonne qui fonctionne comme une voyelle, à mon avis, c'est tout simplement une consonne précédée par un shwa à peine audible, comme dans "Clinton" : /klɪntṇ/ = /klɪntǝn/

Tachlhiyt tqssf "ça a rapetissé" = /tqǝsǝsf/
Pas toujours. Lorsque je chantonne la bouche fermée, je ne peux qu'utiliser un /ṃ:/, un schwa n'est articulatoirement pas possible. De même, en imitant le serpent, il n'y a de schwa nulle part dans /ṣ:/
Que les consonnes sus-citées puissent fonctionner comme voyelles découle du fait qu'elles sont continues, et donc allongeables à l'infini.

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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Sam 25 Fév 2017 - 20:19

Après mûre réflexion (encore (et encore)), j'ai choisi de changer plutôt mes éventifs, car il m'était impossible de trouver une marque quelconque qui pouvait s'adapter autant aux voyelles qu'aux consonnes et qui me convenait (je ne trouve pas la gémination très esthétique ou pratique dans cette position (ou bien c'est parce que j'aime juste pas la gémination ? Va savoir Razz ))

Ainsi, j'ai transformé mes éventifs pour qu'ils ne puissent prendre que la forme -CV- et de mettre un ton sur la voyelle afin de le distinguer du noyau. J'ai également dû me faire à l'idée que plusieurs éventifs devraient pouvoir se suivre et qu'ils pouvaient se retrouver à l'intérieur même du noyau (duquel il se distinguerait avec le ton).

Merci Vilko et Mardikhouran (même si c'est de ta faute si j'ai tout ces problèmes parce que c'est toi qui a parlé de Lexique Pro l'an passé Surprised (sérieux, merci, maintenant c'est simple tellement c'est compliqué avec ce logiciel XD ))
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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Jeu 6 Avr 2017 - 16:53

Une milestone a été atteinte aujourd'hui  cheers 

Mais en fait je sais pas si ça compte, vous me direz : j'ai atteint le 5000 mots (ou expressions, concepts) français traduits ! Là où j'ai une incertitude c'est dans le fait qu'en sa˙ãnivæ, ça n'est transposé qu'en 192 noyaux...

'fin, vous me direz, mais reste que j'en suis fière  Razz
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MessageSujet: Re: Le sa˙ãnivæ d'Ivinædeom, langue des Avatars   Jeu 6 Avr 2017 - 22:29

192 noyaux qui ont en moyenne chacun 26 significations françaises ?
Ou 192 noyaux qui s'assemblent pour former 5000 sens français ?

Dans tous les cas bravo cheers tu peux presque traduire la Bible !

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