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 L'aneuvien, le psolat et l'uropi

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Anoev
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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Sam 15 Déc 2018 - 15:23

Doj-pater a écrit:
Pratiquement tous les noms d'animaux peuvent être utilisés pour désigner des êtres humains de façon peu flatteuse, en général.
C'est valable pour la guenon, le singe… mais aussi…
u dun asel (lit. un âne bête) = un imbécile, un âne bâté, u gov, gova (boeuf, vache) = gros animal fort mais pas fûté, vols (renard) > malin rusé… etc.
Chez moi, on y agglutinera, par juxtaposition, dù, dak ou kad, et on tâchera donc, de ne pas condondre :

ùt ovdu = un mouton (personne sans volonté, qui se contente de suivre et/ou d'obéir au lîdeur, sans réfléchir)
ùt ovendu (articulation, à la mode uropi) = un berger
ùt galenkad = une fille de ferme (s'occupant de la volaille)
ùt galkad = une poule (femme entretenue)
ù chwilendak = un porcher (homme s'occupant des cochons)
ù chwildak = un porc (sale)
ù chwiqdak  = un porc (libidineux).


Mais, on a aussi :

boovkad
= femme épaisse, sans grâce
boovendak, boovenkad, boovendu = vachère, vacher
boovdak = homme gros, placide, sans énergie débordante
booddak* = homme gros mais très énergique, fonceur, comme un taureau ; et qui a son équivalent féminin : femme ayant un caractère aussi grand que son tour de taille : boodkad*.



*Les deux pris de booved = taureau.

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Dernière édition par Anoev le Dim 30 Déc 2018 - 1:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Ven 21 Déc 2018 - 1:38

Là, Dopa, j'ai b'soin d'tes lumières.

Pourquoi potèl pour "cocotte" et potel pour "marmite" ? Cette paronymie a forcément une raison. J'aimerais connaître laquelle.

Moi, j'suis pas allé aussi profond : j'm'en suis tenu aux... poignées, puisque "cocotte" (sauf "cocotte-minute", qui se dit papvás, en honneur à Denis Papin) et "marmite" se disent pareil : pradvás, avec pradha pour "poignée" et vas (entre autres)* pour "récipient".

J'viens de m'rend'compte que j'avais pas "chaudron" (kuvar en uropi). J'me tâte. Pendant que j'réfléchis, tu pourras trouver pour "chaudronnier" et "chaudronnerie" : j'les ai pas vus dans l'Vordar. Peut-être kuvaror & kuvarad ?



*On peut aussi avoir kugvás, (de kœg = cuisine), mais on l'utilisera plutôt pour "casserole". La cocote et la marmite ont des poignées, la casserole a une queue.

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MessageSujet: La peau   Ven 21 Déc 2018 - 20:36

Trois langues, trois manières différentes de traiter ce mot.

La plus basique, celle du psolat : pel, qui traite la peau, quelle qu'elle soit (enveloppe corporelle, végétale (sauf l'écorce des arbres), pellicule sur un corps gras, peau-vêtement (cuir + poils)).

L'aneuvien, assez proche, utilise pallo pour les même sens ; à côté, il y a kutálh pour "derme".

La racine latine CUT- est également présente en uropi, pour l'expression de l'enveloppe corporelle. Les autres sens (enveloppe végétale, écorchure, épluchure, peau utilisée comme vêtement...) sont représentés par le nom pel, pris au latin (encore un coup) PELLIS, celui qui, après une petite écorchure, a donné le nom aneuvien.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Sam 29 Déc 2018 - 22:49

Doj-pater a écrit:
(Plus tard, désigne un être féminin plein de charme et d'attraits érotiques), comme dans le poème; "Mignon" où l'héroïne à 12-13 ans est rachetée à une troupe de comédiens ambulants par le héros Wilhelm; elle va devenir sa servante, sa "fille" de substitution...
... attends voir : c'est une héroïne, ou un héros ?
Doj-pater a écrit:
...et va se développer une relation passionnelle entre les deux. En somme entre l'inceste et la pédоphіlіe … Sacré Goethe !

Quoi de plus français que "mignon" ?… et pourtant…
Pour exprimer cet aspect (un peu) trouble de la sexualité, j'm'en suis tiré avec plusieurs termes :

Tout d'abord un à-postériori latin (GITO) via le français, pour la prononciation postalvéolaire de l'initiale et la nasalisation de la dernière voyelle (giton) : zhitœṅ (note 11). Ce nom est masculin ou neutre, selon l'apparence dudit.

Ensuite, il y a dylda, qui est l'équivalent "masculin" de dylka ("tendron", un des seuls noms aneuviens féminins se terminant par un -A). Ce nom est neutre et à-priori, formé des éléments dyla (tendre) et dak (homme, pourtant). Un mot-valise... mignon comme un sac Hermès !  Razz

Y a d'autres termes, comme lœmydak (lœmyt = poupée, pris de lœm = ... mignon : la boucle est (quasiment) bouclée) ou hervekdak (hervek = biche, de herv = cervidé). On peut, comme pour dylda, supprimer le K final*.

Et enfin, nettement plus jeune, ce terme évoquant les peintures et les sculptures du Grand siècle français (voire même après, cf Pigalle, Munier, Bouguereau etc.), mais aussi de la Renaissance italienne (son inspiratrice) : leàdu°.


*C'est marrant, car c'est justement le K qui tient lieu de lettre "féminine" dans kad (femme) et de suffixe féminin des autres animaux femelles (comme hervek), qu'on supprime de dyldak pour que le mot, écorné de son suffixe -dak (homme), perde de sa masculinité.
°En psolat, il y a le terme tout aussi équivoque amurá (ntr.) qui fait... amura au féminin. Note que c'est pas plus équivoque que l'espéranto amoro qui désigne À LA FOIS le bambin nu avec les ailes et l'arc ET l'étreinte sexuelle.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Dim 30 Déc 2018 - 11:35

Citation :
.. attends voir : c'est une héroïne, ou un héros ?

Je vais répondre sur Réformes et Vocabulaire, puisqu'il s'agit de "mignon"…
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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Ven 4 Jan 2019 - 1:04

Dopa a écrit:
D'ailleurs le père Goethe cultive l'ambigüité: … du armes Kind (lit. "toi, pauvre enfant": un ou une ?). Moi j'ai choisi de traduire par pavri kida (fem.) mais je pouvais très bien me planter…
La fille avait... treize ans ? tu dis ? j'aurais carrément traduit pavri ʒika, tant qu'à faire. C'aurait donné, chez moi tolon zhùvenkad ou, éventuellement tolon zhùnkad (ce terme est même préférable et englobe aussi bien tolon nexàvkad que tolon zhùvenkad, et en  plus, on gagne une syllabe dans les deux cas*).




*On fera bien attention à distinguer tolon kad ("pauvre femme"° : terme de compassion, à l'égard d'une femme malheureuse), de tolkĕ ("pauv'fille", voire "pauvresse" : terme plutôt méprisant, l'équivalent féminin de toldĕ pour "pauv'type" ; comment on dit en uropi ?).
°Alors qu'une femme pauvre se dit qùv kad.

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MessageSujet: Les accents redondants sont-ils utiles...   Lun 7 Jan 2019 - 17:28

... ou bien doit-on s'en passer ?

Pendant longtemps, j'ai cru qu'il valait mieux se débarrasser des accents redondant, plutôt que de les garder, jusqu'à ce que je me rende compte que, tout compte fait, ils pouvaient être utiles, pour dissiper des ambigüités gêmantes (même s'il s'agit, quand même de coiffer systématiquement toute lettre portant l'accent tonique d'un diacritique, beeen sûûr !).

En aneuvien, sans diacritique et sans voyelle longue, l'A.T. porte sur la première syllabe. Prenons le nom ov (mouton). Celui-ci donne ovek pour "brebis, oved pour "bélier", oven au génitif... En principe, on se base sur le nominatif pour déterminer la prononciation du O du redical. La syllabe étant fermée, le O est ouvert, on a donc /'ɔf/... ce qui devrait donner /'ɔv.ən/ au génitif... sauf que rien n'indique le découpage syllabique, et rien n'empêche, en principe, de fermer le O et de prononcer /'o.vən/. Gênant, ça, on va voir pourquoi. Ov vient du latin OVIS -IS, pour la même signification. Y a un autre nom latin, très proche, c'est OVVM ("œuf" : heureusement que les moutons ne sont pas ovipares !), qui donne en aneuvien óv : óven au génitif ! La prononciation est /'ov.ən/, mais comme à l'oral, on ne distingue pas forvément le découpage syllabique, on a vite fait d'entendre /'o.vən/, et là, forcément, on se demande ce que vien faire ici l'accent droit sur le O. Eh ben l'accent droit (à l'écrit, surtout !), il distingue l'œuf du mouton. Donc, même au génitif, même si on ferme fortuitement le O de oven, l'accent droit de l'autre (óven) est vach'ment utile ! Il en est de même pour d'autres mots, même si une confusion n'est pas à craindre. Y a un principe : sauf dans quelques cas où l'accent change de place (au subjonctif passé pour les verbes, notamment), un accent placé sur un radical ne mot reste dans les autres flexions, même si on peut penser qu'il est inutile : même dans òven, même dans pòtna.

La règle est un peu différente en uropi : un nom comprenant un accent grave en dernière syllabe au nominatif singulier n'est pas obligé de le garder aux autres flexions, même au risque qu'on puisse le confondre avec l'adjectif qualificatif qui lui correspond. On a higieni serviz pour "service d'hygiène" et higieni papir pour papier "hygiénique". Et d'autres exemples ne manquent pas. Le problème est que, dans des cas bien spécifiques, certains complément de noms uropis sont traités comme des adjectifs, à ceci près qu'ils sont variables en nombre (-is) contrairement à ces derniers.
on écrira :
un ovini kos pour "un os de mouton" (un os ovin, en somme)
u karvàg ovinis pour "un camion de moutons" (sauf erreur de ma part... il ne s'agit pas de camion d'origine ovine, donc... Dopa, si t'es dans l'coin, peux-tu corriger d'éventuelles erreurs d'appréciation ? ).

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Mar 8 Jan 2019 - 2:00

J'suis donc tombé sur les modèles uropi, commentés là-bas.

Y a un point commun entre l'uropi et le psolat : modela. Ensuite, ça s'éloigne un peu, puisque le psolat, pour le neutre (épicène, en fait), c'est model. Ensuite, on continue à s'éloigner.

On a, en uropi, modèl (que ce soit l'homme ou l'échantillon), le psolat, lui, fait la différence entre modelo (♂) et modelum.

Bref, entre l'uropi et le psolat, y a la même racine étymologique (italienne), mais le traitement est différent, le second a quatre noms, bien différenciés. Dommage que le -O uropi serve pour l'infinitif : là, il aurait pu servir à différencier un mannequin-homme d'un échantillon de départ.

L'aneuvien, lui a également quatre noms, mais très différents des deux autres langues. il a
modor (1)
modordu (2N), modorkad (♀) & modordak (♂).

Modor est une combinaison de mod (le mode) et de morod (la mode), d'où il est tiré.

Ah, ben tiens, justement : le mode se disent pareil en aneuvien et en uropi. J'ai pas encore le psolat, mais pour le mode, y aurait modus, quant à la mode, ce serait modá. Ben oui : le psolat est une langue totalement à-postériori : j'fais pas c'que j'veux comme avec l'aneuvien. Toutefois, comme pour l'aneuvien mod & morod (et l'uropi mod & moda) : tous ces noms sont neutres. Absolument neutres.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Jeu 10 Jan 2019 - 0:46

J'suis tombé sur veda pour "mariée" dans le Vordar-version. Pour vedad, j'ai trouvé "noce" ; mais ça pourrait bien faire la traduction de "mariage" dans le sens de la cérémonie, maʒad restant pour l'institution de couple, ou bien la durée pendant laquelle un couple est officiellement uni. On aurait la corrélation suivante :

FRAANVURO
mariagenùpadmaʒad
nùpatvedad
nocenùpfej


Sinon, on a
FRAANVURO
marié (n.)nùpandakvedor
mariée (n.)nùpankadveda
marié (adj. vb.)nùpanmaʒen
mari, épouxnùpdakmaʒ
femme, épousenùpkadmaʒa
Par ailleurs, j'ai bien trouvé maʒo pour "épouser" ou "se marier avec", mais je n'ai pas trouvé "marier" dans sa voix active, comme dans "le roi maria son fils avec une princesse autrichienne", ou bien "C'est le rabbin Sligmann qui maria deux générations de Cohen", ou alors, comme Frosine, dans l'Avare : "je pourrais marier le Grand Turc avec la République de Venise". Moi, j'verrais bien maʒizo, ce serait un équivalent de nùpes (anv), edzigi (eso), marjar (plt), komatön (vpk)*...


*Les équivalents, dans ces langues, de maʒo étant nùpen, edziĝi, spuzir & matön.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Jeu 10 Jan 2019 - 11:48

marier qqun = amaʒo (faire épouser), comme abattre (faire tomber) = afalo
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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Jeu 10 Jan 2019 - 12:24

J'ai complété l'pavé.

Reste plus qu'à traiter les deux verbes.

amaʒo pour "marier" (quelqu'un)
maʒo pour "se marier" (avec quelqu'un) ou "épouser" (quelqu'un).

Pendant qu'j'y suis, comment dit-on "épouser" dans le sens de "adhérer", que ce soit dans le sens figuré (épouser l'opinion publique, épouser une doctrine) ou bien au sens propre.

Pour "épouser", j'ai
nùpen, qui correspond, évidemment, à maʒo
avỳbor qui signifie également "adopter" : adopto en uropi : j'pense que ça pourrait conv'nir pour ce sens d'"épouser".
làblen qui pourrait être une traduction de klevo a.


Par contre, pour "épousailles", terme vach'ment suranné signifiant "mariage" ou "noces", vedad correspond très bien*. Moi, j'botte en touche, j'peux choisir nùpat ou nùpfej, selon le sens accordé. Et "marié" sera donc vedan et remplacera vedor sans problème. Heureusement qu'il n'y a pas de verbe vedo ! On aurait confondu le marié avec le participe d'un verbe.



*Mais bon, j'vais pas m'amuser à mettre "épousailles" dans Idéolexique ! Pourquoi pas "céans" ou "oncques", pendant qu'on y est !

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Lun 14 Jan 2019 - 11:48

Académia (envoyée par Olivier) a écrit:
Le nominatif est selon la vision classique le cas du sujet et de son attri5ut$ 3n réalité, cestda5ord, comme son nom lindi.ue, le cas par le.uel on désigne, on nomme les su5stantifs$ 2lest très vraisem5la5le .uen 123 comme dans certaines langues0filles, dans la p!rase « Dnlappelle Z », Z sera au nominatif, et non 7 laccusatif en tant .uapposition du pronompersonnel « l(e) »$ *eci est prouvé par lusage du
nominativus pendens
(...)


(le totalité étant du ressort del9intégratif), ex " « je 5ois de leau »$ L9a5latif exprime la provenance, mais souvent aussi lacause et la comparaison « plus grand .ue »$ Qans un état ancien de la langue P ce .ueprouvent encore certaines désinences communes P il est possi5le .ue ces deux cas étaient un seul « partitif »
J'ai lu (ou plutôt parcouru) cet article sur l'indo-européen, et j'en ai déduis les choses suivantes sur l'aneuvien (et aussi le psolat, puisque la déclinaison en est calquée, y compris pour son utilisation) :

Pour ce qui est du nominatif, c'est ma foi assez limpide, parce que, ma foi, c'est le même rôle. Itout pour les adjectifs (psolat) attributs du sujet.

Le vocatif (du moins, lorsqu'on s'en sert pour l'invocation*) n'existe ni en aneuvien, ni en psolat, il est donc reporté sur le nominatif.

En fait, l'accusatif englobe l'intégratif et le datif : l'intégratif pour sa fonction accusative (in ouvre la porte), sa fonction indirecte (il dit à sa sur...) et également le datif (il donne (une enveloppe) à sa sœur), et aussi la destination (il va à la gare). L'aspect "datif" de l'accusatif aneuvien est exprimé par les prépositions ni & pœr.

Le génitif PIE et aneuvien se correspondent à peu près (on va pas chipoter), l'aneuvien y ajoute quelques rares COI (or rœdhit nit hœnden). OPn retrouve "penser à" en aneuvien, uniquement s'il s'agit de choses (pense à la chaudière), sinon, c'est l'accusatif (datif) qui est de mise (pense à ta femme). On a aussi ce cas derrière dysert (parler de) chez moi.

L'ablatif (il s'éloigne du marché), l'instrumental (elles mangent avec leurs doigts) et le locatif (elle est dans l'aéroport) sont tous les trois rassemblés en aneuvien dans un cas au nom plutôt vague : le circonstanciel, lequel rassemble non seulement la plupart des compléments du même type (sauf ceux expriment une destination ou une limite temporelles postérieure), mais aussi certains COI (or rœdhit nit hœndev, da kova æt riyψ nit bovteduv) et les compléments d'agent.

La distribution des genres est à peu près la même en aneuvien et en psolat qu'en proto-indo-européen, tout du moins, elle y ressemble, car rien qu'à comparer entre le latin et le psolat, y a de grosses disparités dans la distribution des genres des mots. Ne serai-ce que DOMVS qui est féminin en latin, vis à vis de domum qui est neutre en psolat (calque de la distribution aneuvienne neutre-masculin-féminin oblige).

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Lun 14 Jan 2019 - 22:41

Suite à l'article paru dans le kanalblog, je me suis amusé à essayer de savoir si que quelles langues parmi l'aneuvien, le psolat, l'uropi et l'interlingua, quelle était la plus proche du latin. Eh ben, c'est pas si facile à départager que ça. L'interlingua a certes une orthographe très romane, mais y a pas mal de mots qui viennent de l'anglais (le cheval de Troie germanique dans un romanoclone ?). Si l'uropi et l'aneuvien ont pas mal de termes latins, ils en ont aussi pas mal d'autres horizons, en plus, l'aneuvien a des termes à-priori. Eh ben, moi, j'pense que parmi ces langues, la plus proche du latin, eh ben... c'est le psolat. Bon, évidemment, si on met dans l'panier le Latino sine flexione (dont je ne connais pas vraiment l'vocabulaire), le psolat risque de se r'trouver distancé. Mais la proportion de noms ni latins ni romans* en psolat, malgré son orthographe étonnante, est la plus faible de toutes.



*'videmment, certains noms de langues romanes ne viennent pas FORCÉMENT du latin, c'est là qu'est... l'os.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Mar 15 Jan 2019 - 21:21

Contrairement à beaucoup de langues auxiliaires internationales, l'interlingua a opté pour la division des verbes en plusieurs groupes (malheureusement, pour trouver des tableaux d'conjugaison interlinguistiques, y faut s'lever d'bonne heure), le psolat aussi, ce qui m'a permis de nuancer le sens de certains verbes (amar/amir, bever/bevir°) en les répartissant sur deux groupes parmi trois. Du coup, les différents groupes, qui existaient déjà en aneuvien, ont trouvé une raison d'être, mais d'une manière moins appuyée qu'en psolat*.



°Mais je ne peux pas combiner dans un même radical un verbe en -ar et un autre en -er, car comme en latin et dans certaines autres langues, au présent, la conjugaison de l'indicatif de l'un correspond à celle du subjonctif de l'autre ; et en psolat, ça se généralise pour tous les temps des deux modes.
*Té ! y a des choses que je ne peux pas faire en aneuvien ! comme par exemple "jumeler" (avoir un radical commun) un verbe de la première catégorie en consonne (comme hab -a, -éa) avec un da la troisième catégorie en consonne (comme kom -a, -ía)#, parce qu'au présent et au passé de l'indicatif et du participe, ainsi qu'au présent du subjonctif, ils se conjuguent exactement de la même manière : à l'écrit comme à l'oral. Seul le passé du subjonctif et ce qui en découlent : le plus-que-parfait et le futur accompli, ainsi que le mode impératif (remplacement du -A par un -T) sont différents.
#Par contre, un truc que j'pourrais bien essayer (j'ai bien combiné des verbes en -es et des verbes en -en, et ceux-ci sont pourtant deux groupes de la même catégorie), ce serait combiner, au même radical, des verbes en -E et des verbes en -J, parce que là, on n'a AUCUN risque de les confondre ! à quelque temps et quelque mode que ce soit !

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Mer 16 Jan 2019 - 20:50

Doj-pater a écrit:
De toute façon, l'Uropi est un système à base 2: 2 pluriels: -e, -s, 2 types de noms, 2 participes, 2 conjugaisons (analytique et synthétique)… etc.
L'aneuvien serait plutôt à base 4, d'autres moteurs thermiques : admission, compression, explosion échap... mais qu'est-c'que j'raconte là ! on est dans un forum linguistique, pas sur la technologie automobile.

L'aneuvien a une déclinaison a 4 cas, 3 genres et 2 nombres*. Y a 4 catégories de verbes, mais vraiment plus proches entre eux que les trois groupes français, latins, italiens espagnols... et psolats ! Y a 4 particules de temps/aspects (ere mir, auk & dhep) mais une seule de mode (kjas). Aucun auxiliaire au sens indo-européen (si j'puis dire) du terme. Tiens ! 4 signes diacritiques, aussi : le ´ le ` la ˘ et le ̇ . Tous ont au moins deux lettres minimum (Ă & Ĕ) à leur actif : il n'y a pas, comme en français un diacritique qui ne serve QUE pour une seule lettre (Ç & É). Quelques points communs entre l'uropi et l'aneuvien : des mots (merkad), bien sûr, mais aussi le pluriel des noms en conssonne qui finit en -E, et p'is un déplacement d'accent tonique dû à une conjugaison. Toutefois, la syllabe et le mode sont différents : en uropi, c'est la dernière syllabe (accent toujours porté par un Ì) au prétérit de l'indicatif, en aneuvien, c'est l'avant-dernière syllabe, au subjonctif passé (parfait).

En matière de diacritique, le psolat est nettement plus sommaire : le ̇ ne sert que pour le C et accessoirement le Z (même utilisation qu'en aneuvien, mais comme les voyelles psolates ne sont pas nasalisées, ni Ṁ ni Ṅ) L'accent (toujours droit) a la même utilisation qu'en castillan, sinon, y a le  ̌ , dû à Jan Hus (curieux pour une langue latine, mais bon !). Les déclinaisons psolat sont un mélange de latin (certaines désinence), d'aneuvien (les mêmes cas) et... d'espéranto (mais l'utilisation des désinences -aj et -oj n'est pas la même).


*Même si quelques raretés, allant par paires, en ont quatre.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Jeu 17 Jan 2019 - 17:53

J'voulais pas aneuviser sur le fil de l'uropi, mais j'voulais embrayer sur ce sujet.

En aneuvien, le boucher se dit boftedu même s'il vent autre chose que du bœuf (boov). Ce mot est un charcutage (ça tomb'ben), donc de boov et thóg, car il ne vend pas que du bœuf, et il ne fait pas que le vendre* : il le découpe aussi, il le détaille, il le prépare. Bref : boucher, c'est comme poissonnier, c'est comme charcutier ou tripier : c'est un métier qui s'apprend. Vous m'direz, éleveur aussi, ça s'apprend, de même que  cuisinier.



*J'ai cru longtemps qu'un vendeur de bovins (sur pirds), c'était un bouvier, à différencier du vacher, qui lui, les élève. Eh ben y faudrait croire que non. Du coup, j'me perds en conjecture quant à la différence entre ces deux noms. D'après le Wiktio, y son synonymes. Chez moi, pour "vacher", j'ai boovendu (et y s'occupe de tous les bovins, quel que soit leur sexe, et quel que soit le sien). Pour "bouvier", j'avais bovthódu, avec le radical thóge pour "vendre"... Y a-t-il un fermier parmi vous ?

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Sam 19 Jan 2019 - 11:45

Doj-pater a écrit:
En fait, c'est une question de facilité pour l'apprenant: pas besoin d'apprendre deux mots distincts:
D'autant plus que c'est se qui se passe dans sa propre langue: Fisch > Fischer, fisk > fiskare, riba > ribar…
pic > picor, pan > panor, mias > miasor, pek > pekor (gâteau > pâtissier), mot qui, entre parenthèses ressemble beaucoup à l'anglais baker, al Bäcker, rus пекарь "pekar'" (boulanger)…
Raison pour laquelle, chez moi, j'ai coupé la poire en deux en déformant des radicaux : ça rappelle, c'est presque ça, mais c'est pas exactement ça, pour bien monter qu'on exclut rien :

on a pisk pour le poisson (du latin PISCIS -IS), mais pizken pour "pêcher", qui, soit, rappelle bien pisk, mais envoi un signal : y a pas que des poissons qu'on pêche ! nota !

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Sam 19 Jan 2019 - 20:03

Doj-pater a écrit:

Pour "conscience", j'ai deux mots : livàk, pour la reprise de conscience après un évanouissement, de liv = vie at àk pris du verbe pour "agir"*. et lusémet, pour l'équivalent de kozàv.

Comment traduit-on livàk en uropi. Pour le psolat, je sèche encore.


*Traduit aussi "connaissance", dans le même sens.




J'suis tombé là d'ssus (en m'aidant un peu, pour le psolat, car j'avais pas tout) :

seg  maarile = ses mari mile = sex marini milja = six milles marins
seg tœsaṅde matavene = ses tilie navore = sex-mil marinoj = six mille marins.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Lun 21 Jan 2019 - 11:28

Dopa a écrit:
Pourquoi ne pas utiliser notre suffixe joker -os comme dans nervos, serios… ? > kozavos ? consciencieux...

Ce serait une excellente idée : le -os serait donc commun à l'uropi et au psolat, comme calque du français "-eux" et de l'interlingua -ose. Il correspondrait à l'aneuvien -on, qui, lui, a bien largement bavé au delà de ce calque, puisque de plus en plus d'adjectifs aneuviens se terminent en -on. Tout'fois, on n'oubliera pas que l'uropi -os est la finale de deux adverbes antagonistes : evos & nevos.

*À propos d'adjectifs aneuviens en -on. Ça m'a rappelé  bùnĕzon, pour "criminel". En uropi, je n'ai vi qu'un seul adjectif pour "criminel" : krimi, que ce soit une enquête criminelle (sur un crime) ou un incendie criminel (assimilable à un crime, résultat d'un crime). Pour le deuxième, j'verrais bien krimic ou krimos, pour bien faire la différence. Krimi serait la traduction de bùnĕzen, et krimipolìz serait bien la police (brigade) criminelle (bunùfrad, chez moi), et non krimicos poliz (Gestapo, GPU, Dina, Pide et j'en passe).




On a d'ces rapprochements amusants, entre l'uropi et l'aneuvien, alors que l'origine des mots ne le laisse pas soupçonner :

en uropi, kador, c'est un cadre, dans le sens de membre du personnel de l'encadrement, haut responsable. En aneuvien*, kàdor, c'est un virtuose, pris du français "cador".



*Le cadre (responsable) se dit en aneuvien erváṅdu, de er- préfixe emphatique, -váṅ- qui est une contraction de veráṅtor (à-priori) et du suffixe -du. J'ai pas trouvé "cador" dans le Vordar, l'problème, c'est qu'j'ai pas trouvé non plus "virtuose" ; aïe !

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Sam 26 Jan 2019 - 12:12

Une première chose qui nous différencie, c'est la place de l'accent tonique :

  • sur le premier O chez moi
  • sur le deuxième chez toi.


La colonne (pilier), chez moi, c'est kòlum (troncature de COLVMNA) : en fait, j'ai fait l'inverse de l'espéranto. Kòlon, c'est celle d'un tableau, d'un journal ou d'un jeu, quel qu'il soit (échecs, mots croisés...). J'me suis d'mandé pourquoi tu n'as pas profité d'une désinence en -A pour faire une différence entre kolòn et kolona (pas Yvan), ce qui aurait pu se faire : tu aurais pu utiliser le deuxième pour la colonne architecturale, ce qui aurait permis une imbrication avec -ad pour "colonnade".

Le psolat a aussi deux mots, koluum, qui est une adaptation du latin COLUMNA (mais j'ai ramé pour en arriver là !*), le deuxième est une prise du français via l'aneuvien : kolon. L'accent tonique est sur la dernière voyelle, comme en uropi, contrairement à l'aneuvien.


*Avec, en prime, j'crois bien, une déclinaison irrégulière, pour couronner l'tout ! Twisted Evil

S
P
N
koluum
koluma
A
koluum
koluma
G
kolumi
kolumerum
C
kolume
kolumis


J'me tâte sur le premier U du nominatif et de l'accusatif. Et pourtant, celui-ci fait partie du radical, alors que le deuxième fait partie de la désinence.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Mar 5 Fév 2019 - 12:36

J'comprends ta démarche de pensée pour programa. Moi-même, je n'ai qu'un seul nom : proraam, qui sert partout : proraam koṅcerten*, kœṁputrig proraam, proraam telvedynen, skolproraam etc.

J'ai bien trouvé programad pour "programmation", mais j'ai rien trouvé pour "programmable" : j'te propose programli.

Respeciv'ment, j'ai
prorámdar* = programmable
prorámtyn = programmation
prorámdu = programmeur
proráme* = programmer.


*Et non konsert proraam.
°Quelques petites retouches orthographiques à faire dans le Slovkneg.

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Dernière édition par Anoev le Ven 8 Fév 2019 - 0:23, édité 2 fois (Raison : Terme impropre)
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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Mar 5 Fév 2019 - 13:57

Oui programli est OK !
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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Mar 5 Fév 2019 - 23:14

Le vl'a traité.


Eh ben ça sert de communiquer quasiment "en direct" :comme tu as pu voir le pavé, programli est validé ; par contre, j'ai eu beau chercher dans l'Revo et dans ViVo, j'ai pas trouvé "programmable" en espéranto. Du coup, programebla n'est qu'une déduction ; je ne sais mêm'pas si elle est validée par l'Akademio.

Chez moi, y a prorámdar (anv) et proramabel (plt, pas encore traité).




Le A "standard" uropi, psolat et aneuvien (j'fais dans l'ordre rétralphabétique, pour changer un peu).

En uropi, le A standard est /a/. Et il n'y a pas de vraie différence puisqu'il n'y a pas de mots qui exploite diverses antériorités du A. En somme, on pourrait, par simplicité, prononcer le A à l'espagnole, ou à peu près comme un Ä scandinave. Mais comme l'uropi est une LAI, elle est appelée à être parlée aussi bien par des anglais, que des scandinaves, des portugais, des italiens, des ch'tis, des provençaux ou bien des albanais. Bref, tout un éventail d'antériorités différentes de A. Comme j'viens d'dire, aucune importance particulière, puisqu'il n'y a pas de différenciation particulière dans la langue à l'étoile orangée. On peut prononcer /prɔˈgram/ ou /prɔˈgrɐm/ ou même /prɔˈgrɑm/, c'est toujours le même... progràm.

En psolat, il n'y a pas une différence énorme, sauf que le A qui se trouve sous l'accent tonique est antérieur, systématiquement. Quant aux A situés ailleurs, eh ben c'est un peu au bon vouloir du locuteur : /ɐ/, /ɑ/, ou même /ʌ/, n'oublions pas que cette "LAI" est purement diégétique.

Diégétique aussi, mais pas auxiliaire du tout (même dans le pays où il est prononcé), le A aneuvien est moins évident à cerner, même s'il est beaucoup plus simple que ses équivalents anglais ou français. Le A standard aneuvien est central : en principe /ɐ/, mais a un allophone extrêmement proche, voire confondu : [ä]. Dans l'aneuvien "académique", il est représenté par un A (accentué en première syllabe ou non accentué), par un Á (accentué ailleurs qu'en première syllabe) ou par AA (long : [ɐ:]), où qu'il soit. Ce phonème a deux autres positions (toujours académiques) : l'une antérieure, toujours courte et accentuée, quelle que soit sa syllabe dans le mot : À, prononcée [a], l'autre postérieure et longue, accentuée aussi par conséquent : EA, prononcé [ɑ:]. Bon, ça, c'est, on va dire pour l'aneuvien "standard". Mais comme l'Aneuf est un pays (même imaginaire), il a ses dialectes. J'vais pas en mettre une tartine ici, mais pour ceux que ça intéresse, voici, grosso-modo, un aperçu selon les contrées. L'orthographe est importante, et dans pas mal de cas, on n'oubliera pas le diacritique, par exemple entre kàrd (cœur) et kard (carte), même si en Æstmor central et méridional, ils sont homophones (['kaɾd] au centre, ['kaɹd] au sud*).




*Mais on aura une différence au nord de cette province entre ['kæɾd] pour kàrd et ['kaɾd] pour kard. Détail amusant, c'est la prononciation du R (ici battu) qui détermine, à peu près, l'orthographe du A : ailleurs, le R est plutôt uvulaire, et par conséquent, entre ['kaʁd] et ['kaɾd], on sent quand même une différence.

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MessageSujet: Informatique et ses dérivés verbaux et personnifiés   Jeu 7 Fév 2019 - 13:22

J'ai mis à jour les deux pavés "informatique" : j'y ai mis les deux mots uropi que tu m'as communiqués au téléphone : informatik (nom) et informatiki (adj.). Quant à moi, je me suis pris (comme l'espéranto, avec komputilo, donnant komputado) sur kœṁputr, en y ajoutant le suffixe -ig pour l'adjectif, et le suffixe -ad de processus, assez large, puisque désignant aussi bien la simple utilisation d'ordinateur que tout ce qui concerne la programmation que la recherche de pannes logicielles ou l'éradication de vers, de virus, de chevaux de Troie ou d'ailleurs. Ce qui donne, ma foi, des noms pas exagérément durs à prononcer, puisqu'on a droit, respectiv'ment à kœṁputrig et kœṁputrad. Pour "informaticienne", en uropi, on aurait informatikora, chez moi, ça va être un peu moins simple, y va falloir que j'charcute à l'articulation, kœṁputrdu n'étant guère envisageable. Par contre, kœṁputres pour "informatiser", informatizo en uropi, ne devraient pas poser de problème particulier.


*Bon, eh ben du coup, j'm'en suis sorti avec le suffixe (devenu interfixe) -or- (qui fait), ce qui donne kœṁputordu, c'est plus prononçable. Sinon, si mes déductions sont bonnes pour l'uropi (informatikor) il n'y aurait qu'une seule lettre de différence avec le psolat.

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MessageSujet: X et Q    Ven 8 Fév 2019 - 13:41

Doj-pater a écrit:
À quoi sert Q, si on a K ? A quoi sert X si on a KS ? L'Uropi traite ks, ts, ps en digrammes comme l'API.
Parce que, dans certaines langues, il y a une différence entre le [k] (vélaire) et le [q] (uvulaire : du fond d'la gorge). Pour des langues qui ne disposent pas du W (l'interlingua, par exemple), QU donne le phonème [kw], qu'on distinguera de [k]. Pour le X, c'est assez différent : certaines langues s'en servent, effectiv'ment pour [ks] et donc lui donner une graphie plus courte (c'est l'cas en aneuvien et en psolat). D'autres reprennent soit directement la transcription phonétique (la jota, [x] fricative vélaire non voisée, voire plus loin au font d'la gorge, [χ] fricative uvulaire non voisée, comme le R de "article" dont j'ai dû déjà te parler*).

J'essaie, autant que possible, de traiter chacune des lettres existantes de manière différente. Pour moi, le Q et le K sont des lettres différentes, même si ça peut arriver qu'on retrouve des homophones, comme qud (désur sexuel) et kud (coude)°. Sans la lettre Q, je n'aurais jamais pu traiter qob (tourniquet), qbob (peur), soqb, comme alternative à sof, mais dans une acception un peu différente : ùt geron soqbdak = un vieux sage ≠ ùt sof nexàvdu = un enfant sage. J'ai aussi àq (venant de AQVA) pour l'eau, vs àk (du supin ACTVM de AGO) pour "agir". Y a aussi disq (le disque, pour sa forme) vs disk (pour ce qu'il représente : signal, enregistrement, etc). et y en a d'autres. Chez moi, Q sans U ou sans B#, c'est [q], une uvulaire, [k] n'est qu'un pis-aller pour qui a des difficultés avec [q]. Avec U, c'est [k] (cf qud), mais y a une différence entre qua (qui) et -kua. Le premier, c'est [kwa], le deuxième, c'est [ku.a], en détachant le U du A (deux syllabes). Chez moi, toujours K+S = X (ex. accusatif des noms en -K comme dak) ; Q + S = QS (or suψet àqs = ôtez l'eau).

*C'est le X thub.
°Le K représentant l'angle formé par le coude, le Q représentant... les rondeurs de Cupidon, représentées par de nombreuses statues.
#Et Q avec B, eh ben, c'est [ɸ] ! Ben tiens !

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Dernière édition par Anoev le Jeu 7 Mar 2019 - 10:28, édité 2 fois (Raison : localisation)
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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   

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