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 L'aneuvien, le psolat et l'uropi

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Doj-pater

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Mer 3 Oct 2018 - 14:11

Je suis bien d'accord, mais là en l'occurrence, il s'agit d'un problème purement Uropi: pourquoi vulp & vols.
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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Lun 8 Oct 2018 - 0:27

Doj-pater a écrit:
pour former des noms verbaux
Ex. ito us > usìt = sortie (cf it. uscita, ang. exit)
ito op > opìt = montée, ito niz > nizìt = descente, nizìt in had = descente aux enfers;
vado tra > travàd = traversée, vado pro > provàd = avancée
faro ap > apfàr = départ (d’un véhicule, cf al. Abfahrt)
faro us > usfàr = sortie (d’autoroute… etc., cf al. Ausfahrt)
En fait, il n'y a que sur ce point que l'uropi et l'aneuvien ne prennent pas le même chemin.

Pour "ils sortent de l'autoroute", par exemple, alors qu'en uropi on dit
lu far us de autoràd et que usfàr est réservé au substantif,
en aneuvien, il y a plutôt :
ar usfaare àt autostradev et le nom "sortie" (à bord d'un véhicule) se dit usfárt (assez proche du nom uropi, en somme).


une sortie de parking° :
UROANV
piétonusìtusgènt*
véhiculeusfàrusfárt*
La sortie à pied éloigne les deux langues, la sortie à bord d'un véhicule les rapproche.

Le syntagme verbal les éloigne, le nom les rapproche (du moins, à bord).



°Un parking se dit parkia en uropi et vipárk en aneuvien ; xelpárk s'il est réservé aux véhicules de petit gabarit.
*Le -T aneuvien est une contraction de -et : une syllabe de gagnée !

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Mer 10 Oct 2018 - 12:44

Doj-pater a écrit:
On a deux mots poro = percer, faire un trou et truporo = tranpercer, passer à travers
poro vient de
por = trou
qui lui-même vient de PIE *bʰer- = travailler avec un outil coupant, fendre, qui a donné le pers boridan = couper, arm porèl = creuser, lat foro = percer > fr forer, al bohren, ang bore, da bore = percer
+ grec peirô = transpercer, perforer > poros = passage > fr pore
En fait, chez moi, y a deux mots pout "trou" :

le trou qu'on perce : pek
le trou qu'on creuse : lul.

Le premier, en principe, n'a pas de fond : on voit derrière : c'est le trou qui traverse (le mur, la feuille de papier etc). Le mot est mixte, tiré de "percer", avec le [k] du p'tit bruit qu'on fait en enfonçant une aiguille à travers une surface fine et tendue (même si ce nom est utilisé pour d'autres applications).

Le deuxième, c'est le trou qu'on creuse. En principe, y a un fond. Ce fond est représenté par la lettre U du nom lul. Les deux L (en bas de casse : l) sont les parois du trou.



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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Mer 10 Oct 2018 - 18:03

Dopa a écrit:
Equilibre
J'ai bien lu ton étude sur ce mot remarquable, et j'en profite d'être ici pour parler de "équilibre, égalité" et même "télévision" en aneuvien.

Là où l'uropi fait référence au poids , l'aneuvien a iqbòd1, une imbrication un peu particulière de iquæl (égal) et pod (pose, en uropi, pod signifie "pied", la table est posée sur ses pieds).

Et on en vient, du coup, à "égalité" (pas Philippe d'Orléans : pas confondre !).

En aneuvien, on a deux paronymes très proches, vraiment très proches, mais avec une utilisation très différente.

L'originel, c'est iquælet (venant de iquæl) : c'est l'égalité, par exemple, de deux expressions mathématiques, de deux figures géométriques, de deux scrutins, on a iquælev pour "ex-æquo". Par contre, on aura pas iquælas pour "également" dans le sens de "aussi". Peut-être eglid, mais j'sais pas : j'ai pas vu d'exemple dans le Vordar².

Le dérivé, c'est iqælet (venant de iqæl : dùr natyve ea stane fræje ea iqæle lékev), c'est ce mot qui serait sur les mairies de notre pays si l'aneuvien était langue officielle de la France (on peut toujours fantasmer !). C'est la traduction exacte de eglid.


Pour la télévision, je n'ai pas eu autant d'originalité que les ressortissants d'outre-Rhin ou des Fjords, puisque j'ai telvédyn, plutôt proche de l'uropi televìz. Pour le poste de télévision, on a, respectiv'ment telvéżent (que j'croyais avoir traité, mais qui apparaît en gris-rouge sur mon écran : encore un'sauv'garde oubliée Evil or Very Mad 3) et televizèl en uropi. Deux mots différents, mais créés de la même manière.

1 Par contre, l'équilibre psychique se dit meníqa, chez moi.
2 Comment dirais-tu "ils sont arrivés à égalité ; les cas d'égalité de triangles" ? eglid aussi ? Dans ce cas, tu peux ajouter un exemple au Vordar, car avec la seule devise de la République française, on a tendance à croire qu'il ne s'agit QUE du sens civil ou juridique.
3 Eh ben, j'ai bien fait de ne pas l'avoir traité à l'époque. Ça m'a permis d'innover un peu. Une chose que j'avais complètement oublié, c'était que le modèle {{Téléviseur}} avait été traité, et que j'avais dû y participer parce que j'ai redécouvert un synonyme à telvéżent : le nom telvéṅtal, pris de telvédyn (té !) et de paṅtal (écran). Ce qui, dans des cas particuliers, peut permettre des nuances croquignolettes : on regarde le téléviseur (telvéṅtal) mais quand l'écran reste noir, on le (telvéżent) porte à réparer. Telvéżent est de toute façon utilisé pour dire æt tevéżent hab ùt paṅtal pentek-seg cemdemètreve = ce téléviseur (cette télé) a un écran de 56cm.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Jeu 11 Oct 2018 - 14:44

Pour "numéro", j'avais d'jà fait quelque chose y a longtemps :

numar (comme en uropi) mais pour la traduction exclusive de "numéro" : "nombre" se dit numbar.

Le numéro artistique se dit exímbad ; de exím (-ba, -bía), pris lui-même de "exhiber".

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Lun 15 Oct 2018 - 11:46

Deux verbes assez proches, mais qui ne veulent pas du tout dire la même chose :

klim (ANV) signifie "aimer" (il est aussi la traduction du nom "amour")
klimo (URO, qui fait à l'indicatif présent i klim) signifie "grimper".

Le premier est un à-priori total, le deuxième est pris de l'anglais to climb, mais aussi  de l'allemand klimmen, pour la même signification : "grimper, monter" (vers le haut).

Le verbe/nom aneuvien est très ancien, il est hors de question que j'le change. J'ai pourtant trouvé, plus tard, un faux-ami avec le volapük (vice), mais j'ai tenu bon.

E klim strægne = j'aime les trains
I volev klimo in u lokomotòr = je voudrais grimper dans une locomotive.

Ouais... beeen sûûr... Rolling Eyes

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Jeu 18 Oct 2018 - 19:27

Doj-pater a écrit:
Très intéressant comme nuance: je n'y avais pas pensé. Embarassed
À force de décortiquer les racines et affixes dans l'Vordar, j'commence à comprendre des trucs, même si j'les ai oubliés l'lend'main. Y a des fois, j'tape à côté, et d'autes fois eh ben... C'est quand tu m'a parlé (y compris au téléphone) des différences d'affixes antonymiques entre les adjectifs et les verbes, que j'ai tout de suite pensé aux adjectifs verbaux dérivés du participe présent que ç'a fait "tilt" dans mon caisson. Parce que chez moi aussi, l'adjectif verbal "actif" et le participe présent se ressemblent. Deux différences avec l'uropi :

  • la désinence : -un*
  • l'accord en nombre :
    Eg vedjă ase lal træltune = Je les vis tout tremblants.
    Eg vedjă ase træltun in loed qùve tolmiheve = je les vis, tremblant dans leurs pauvres hardes.

*Chez moi, -an, c'est l'autre adjectif verbal : celui qui finit en -en° en uropi. C'est chez moi une forme purement adjective (pas question d'en tirer une quelconque conjugaison, ni déclinaison, d'ailleurs : chez moi, les adjectifs ne s'accordent qu'en nombre). Le participe passé (lui, purement verbal, et assez peu employé : da kred plaċdòruna = il croit m'avoir fait plaisir) est strictement invariable, comme en uropi, comme en anglais, contrairement aux langues romanes.
°Ben tiens : chez moi, -en, c'est une désinence passe-partout : la hantise des LAI, puisqu'elle sert

  • d'infinitif de certains verbes (ergatifs, surtout)
  • de nominatifs de quelques rares noms (strægen = train, qui fait strægnen au génitif)
  • de génitifs de noms
  • de suffixe d'un certain nombre d'adjectifs.

Ces deux dernières étant représentés par -I en uropi, mais chez moi, la syntaxe est toujours différente :
ùt bùnezen lekad# = une affaire criminelle
ù plaṅch bùnezen = une scène de crime.

#Mais bùnezon bovoar = comportement criminel.

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MessageSujet: ... et un invité : le psolat   Ven 19 Oct 2018 - 21:43



Quelques remarques :

Ere est un verbe irrégulier : les flexions eg ere et er erer correspondent non au présent, mais à l'imparfait (cf. lien) : ce verbe sert de particule invariable pour l'imparfait (indicatif, participe & subjonctif) de tous les autres verbes. A contrario, contrairement à beaucoup d'autres langues, mais en analogie avec  avo (URO), hab est un verbe tout ce qu'il y a de plus régulier. Cependant, différence essentielle avec son équivalent uropi, il ne sert JAMAIS d'auxiliaire.

Concernant le  psolat : eser est irrégulier aussi au présent  du subjonctif et à l'impératif. Il ne sert pas d'auxiliaire : la voix passive est d'un seul tenant, comme en latin.

Pour haver (pas auxiliaire non plus), seule la première personne du présent de l'indicatif est particulière : haveo havo.


Concernant les pronoms :

Seul le neutre est donné. Le masculin et le féminin s'en déduisent, en préfixant un D- ou un K- en aneuvien. Vue la conjugaison à la personne du psolat, les pronoms ne sont pas obligatoires. Ils servent donc de pronoms toniques (toi, tu ; lui, il etc.). En psolat, les genres s'en déduisent à la troisième personne en suffixant un -O ou un -A. Ce en psolat, c'est pas comme en uropi, c'est la première personne, quel que soit le genre, et se prononce /ge/.

En règle générale, pour le psolat comme pour l'aneuvien, pas d'irrégularités sur les radicaux, seulement sur des flexions.

Sinon, une réflexion personnelle qui vaut ce qu'elle vaut (un peu hors-sujet, mais pas trop, vous allez voir prq). Elle concerne le volapük qui dispose d'une conjugaison à la personne (comme le kotava, le psolat etc.), contrairement, donc à l'uropi, à l'espéranto, à l'ido et au subjonctif aneuvien.

En fait, la conjugaison volapüke s'obtient simplement en accolant le pronom (-ob, -ol, -on) au nombre choisi (-obs, -ols, -ons) derrière le radical du verbe (l'infinitif sans -ön). Ainsi, c'est quasiment aussi clair qu'une conjugaison invariable, comme l'explique ce tableau comparatif avec "avoir" (cf ci d'ssus pour l'aneuvien et le psolat) :

LATAVKEOVPK
1SHABEOdikími havaslabob
2SHABESdikilvi havaslabol
3SHABETdikirli havaslabon
1PHABEMVSdikitvni havaslabobs
2PHABETISdikicvi havaslabols
3PHABENTdikidili havaslabons
Bon, j'ai cherché partout où j'pourrais trouver le tableau de conjugaison de haber (interlingua), pour pouvoir avoir une comparaison avec le psolat, mais, apparamment, un tel tableau est introuvable. Tant pis & dommage. On peut constater une chose en comparant l'aneuvien et le volapük : malgré l'énorme dissemblance des flexions, on remarque que les informations (radical du verbe, personne & nombre) sont directement identifiables même si elles ne sont pas à la même place et que le type de conjugaison est différent :
labols / or habe

Contrairement au latin, au psolat, à l'espéranto, au français, à l'anglais, à l'uropi ou au kotava etc. il n'y a pas de "particularité" pour les personnes du pluriel : en volapük et en aneuvien, le pluriel, eh ben c'est simplement le singulier + la flexion adéquate : -S pour le volapük, -E (derrière consonne) ou -R (derrière voyelle) pour l'aneuvien et c'est tout. Du reste, la flexion du pluriel reste en volapük à n'importe quel mode* (à vérifier, quand même, pour le participe) et n'importe quel temps, alors qu'en aneuvien, le subjonctif et le participe restent invariables, que ce soit au présent, au parfait, ou aux temps qui en sont dérivés.


*Petit rappel : en volapük, la flexion du mode est collée derrière le pronom personnel (avec ou sans -S), lequel est, comme on voit sur le tableau, accolé derrière le radical ; les préfixations concernent les temps et la voix passive.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Ven 26 Oct 2018 - 14:26

Doj-pater a écrit:
Les préfixes di- et an- (suite)
Citation :
P'is t'as aussi le préfixe anti-, comme dans antipatic...

On retrouve également ces nuances en aneuvien, avec

eli- ou elj- pour an- où on a elikàndar & anversemi pour "improbable", elipòtendar & anmozli pour "impossible".
dys pour di-, où on a dyskupœṅde & disputo pour "décomposer"*
anto & anti, mais là, les exemples sont plus durs à trouver, car j'ai aussi ob-. Cependant, j'ai quand même antopjòn pour "impie", antoqúd pour "pudibonderie", antokònserteson pour "anticommuniste".


*Avec une nuance toutefois (à confirmer ou à démentir) : disputo signifiant "se décomposer", on aurait disputizo pour "décomposer" (un nombre en facteurs premiers, un composé chimique en ses différents éléments, une phrase en plusieurs propositions, et j'en passe). Chez moi, j'aurais la méthode inverse : æt nekrom dem dyskupœṅda = ce corps s'est décomposé.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Ven 26 Oct 2018 - 21:37

Te frappe pas Dopa, si l'uropi paraît en dernière position de ce nouveau tire : c'est simplement dû à l'ordre alphabétiqaue.


Le psolat entre dans la danse. Pourquoi ? J'ai tout d'abord remarqué des ressemblances entre l'uropi et le psolat : le génitif en -I, quelques préfixes communs (-or notamment). Et puis y a ce triangle de ces trois langues qui sont à la fois proches et tellement différentes.

mixte : aneuvien ; à-postériori : uropi & psolat
LAI : uropi ; pseudo-LAI° : psolat ; persolangue : aneuvien
déclinaison à deux cas : uropi ; déclinaison à quatre cas : psolat* & aneuvien.
un diacritique : l'uropi ; deux diacritiques : psolat ; quatre diacritiques : aneuvien.

Comme j'avais dit dans le fil psolat, cette langue à-postériori puise les mots au latin et aux langues romanes soit via l'aneuvien (quand le mot aneuvien a une source romane ou latine) soit directement (si le nom aneuvien est à-priori ou est d'une autre origine que latine). Un point commun entre les trois langues, la préservation de la lettre K (ce qui distingue profondément le psolat des romanoclones comme l'interlingua, l'occidental ou la franca nova).





°Mais authentique persolangue en fait : ce n'est une LAI que dans la diégèse aneuvienne remplaçant dans cette diégèse les romanoclones.
*À son origine l'uropi n'était casuel que pour les pronoms, comme les langues romanes. Il va se latiniser pour de bon.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Sam 27 Oct 2018 - 22:58

Bab a écrit:
Oui, mais ici intervient plutôt la notion de contraire ou d'opposition : en Uropi gon serait le préfixe adéquat, mais on utilise aussi parfois anti, préfixe "international".
C'est vrai ! j'avais oublié le préfixe gon- qui correspond en aneuvien, mais aussi en psolat, au préfixe ob-. Beaucoup plus en psolat, d'ailleurs, par sa latinité, car en aneuvien, il y a une certaine porosité entre ob- (latin) et anto- (grec).

Sinon, pour un "anti-" pour "qui protège de" ("antifeu", synonyme de "pare-feu", comme certaines portes lourdes et étanches), y a, en aneuvien, le synonyme du préfixe latin "para-"* qui est l'à-priori (qu'on ne retrouve donc pas en psolat) mu-





*"Para-" grec, est lui traduit par ol-, pris de l'adposition ol pour "autour de", comme dans olqbarmàki, ou olqúd ; traduit aussi "péri-" : olciv = faubourg.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Mar 30 Oct 2018 - 23:18

Doj-pater a écrit:
J'aurais bien voulu reproduire, en aneuvien, le schéma ci d'ssus, manqq'de bol, y me manque, en aneuvien, la traduction grammaticale aneuvienne du nom uropi aspèk (aspect). Ce s'ra donc pour une aut'fois. Ben tiens ! Au lieu d'ça, j'vais donc tenter d'établir une correspondance entre les aspects, les phrases en français, en uropi, en aneuvien et en psolat, hein, pourquoi pas ?

Dafòr = itaṅt = antea = auparavant.

Plus-que parfait : un procès antérieur à un procès passé duratif ou itératif passé :

eg ere sliyfa = i avì sopen = ce dormeriv = j'avais dormi.
L'uropi et le français sont composés avec un auxiliaire et le participe passé, l'aneuvien avec une participe et le verbe au parfait, seul le psolat est, comme en latin, d'un seul tenant.

e sliyfă = e sopì = ce dormeri = je dormis.
Les quatre langues fournissent des temps d'un seul tenant pour le prétérit, passé simple en français : simple pour "non composé", bref...

eg ere sliyf
eg ere sliyfun
i sopì
i sì sopan
ce dormevje dormais
L'imparfait donne un cas de figure intéressant : seuls l'uropi et l'aneuvien font la distinction entre l'imparfait duratif et l'imparfait itératif. Cependant, le prétérit uropi est, comme en anglais, commun à l'imparfait itératif et au passé révolu (ce dernier traduit en français par le passé simple).

E sliyfa = i av sopen = ce dormeri = j'ai dormi.

Le psolat ne fait pas la distinction entre le parfait et le prétérit comme l'uropi ne fait pas la distinction entre l'imparfait itératif et le prétérit : chacun son tour. Les deux langues d'Aneuf sont d'un seul tenant.

ar sliyfe
ar sliyfun
lu sop
lu se sopan
ili dormenils dorment
Les deux langues latines (la romane naturelle et la pseudo-LAI) ne différencient pas le présent progressif du présent itératif. L'uropi et l'aneuvien si. Seul le progressif psolat est un temps composé (de l'auxiliaire so et du participe présent), ça tient que • (le présent de ere) est mis à la trappe : le sujet devant le participe dans ce cas de figure (surtout dans une proposition principale) suffit à repérer un présent progressif.

Eg mir sliyf = i ve sopo = ce dormero = je dormirai.

Les deux langues latines conjuguent le futur d'un seul tenant ; normal, puisqu'elles sont issues... du latin, même si la conjugaison est notoirement différente : DORMIAM. L'aneuvien et l'uropi utilisent une conjugaison composée, en apparence ici identique. En apparence seulement. S'il y a une particule (ve en uropi, mir en aneuvien), celle-ci précède l'infinitif dans la langue à l'Étoile orange (comme en anglais, en russe et en allemand, sauf que dans ces deux dernière langues c'est un auxiliaire conjugué à la personne qui précède l'infinitif et qu'en anglais, on a le "choix" entre shall et will) alors qu'elle précède, ici, l'indicatif dans la langue à l'Étoile tricolore, du reste, au futur, on a er mir sliyfe tœlas.

Voilà. Pour l'instant, c'est tout. J'ai beaucoup moins de ressources en psolat (pourtant une de mes langues) et en uropi pour traduire les nuances apportées par dhep et auk, les deux autres particules aneuviennes exprimant l'imminence (futur) ou la proximité (passé) d'un procès exprimé par rapport au présent... ou au passé. Pour ceux que ça intéresse, voici le lien.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Mer 7 Nov 2018 - 18:28

Proximité lexicale entre l'uropi et l'aneuvien :


  • en uropi, niz signifie "vers le bas". Du reste, je l'aurais mis aussi comme nom, comme dans "bas de caisse" ou bien "le bas de la côte".
  • chez moi, y a niyz qui signifie "nadir" (que j'ai pas vu dans l'vordar), c'est-à-dir, le point tout en bas, opposé au zénith, qui se dit ziyn (anacyclique phonétique*) dans la langue à l'Étoile bleue. Je pense que tu pourrais faire quelque chose d'intéressant à partir de niz (j'ai j'té un œil sur le Vordar étymologique : super ! y s'y trouvait*).




*Y a des coïncidences que j'adore ! et celle-là, c'en est une ! c'est d'une rareté que ça vaut l'coup d'être signalé ! j'ai skerd, l'anacyclique phonique (avant 1986) de drex (droite) qui peut être rapproché du castillan izquierda, j'ai aussi njog, à la fois un transformé de kol (cou) pat l'intermédiaire d'un système d'écriture imaginaire élaboré par Ziecken et développé pour l'aneuvien par bibi, mais aussi un proche du hongrois nyak. Des coïncidences comm'ça, c'est des pépites !

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Dim 11 Nov 2018 - 14:30

remarque sur le futur
Anoev a écrit:
Les deux langues latines conjuguent le futur d'un seul tenant ; normal, puisqu'elles sont issues... du latin, même si la conjugaison est notoirement différente : DORMIAM.
En latin classique, le futur était synthétique (flexionnel)
amo = j'aime > amabo = j'aimerai

mais le passage aux langues romanes ou néo-latines s'est fait par une étape analytique
amabo a été remplacé par amare habeo (lit "aimer j'ai", j'ai a à aimer) qui est devenu
aimer + ai > aimerai en fr.
amare + ho > amerò en it.
amar + He > amaré en esp.

Phénomène qu'on observe en serbe et en croate, ou on emploie une forme courte du verbe vouloir: hoću = je veux > ja ću
avec imati = avoir > ja ću imati (j'aurai) qui devient par enclise: imaću = j'aurai
Citation :
en uropi, niz signifie "vers le bas".


Niz est un adverbe (mouvement vers le bas)
qui remonte au proto-indo-européen: *ni- > sansk nisīdati = Ur he sed niz (il s'asseoit) = armén nstim
> *ni-zd-os = nid (où l'oiseau s'asseoit) > lat nidus, ang, al Nest, gal nyth, slav gnězdo, lit lizdas… Ur nist
niz est la forme slave: rus vniz mouvement vers le bas, nizkiï (Ur. nizi) = bas
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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Mar 13 Nov 2018 - 13:43

Doj-pater a écrit:
Quelques exemples de mots hindi/ Uropi
Hi/Ur: vastr/vest (vêtement),
vaktā/vokor (orateur),
vish/vift (poison),
vidhvā/vidova (veuve),
vadhū/veda (épouse/mariée),
tū pī/tu pivì (tu as bu),
tripād/tripòd (trépied),
sthān/sta (endroit),
sonā/sopo (dormir),
svarājya/siaregad (autonomie),
rāja/raj (roi),
rājya/rainia (kingdom),
paidal/podim (à pied),
pakkā/peken (cuit (au four),
pīsnā/ pisto (broyer)… etc.
Tous ces mots sont communs (à d'autres langes i-e), c'est ce qui fait leur intérêt.
En aneuvien et accessoirement en psolat, respectiv'ment :
mih vest
pàrldu orator
venyp puazó
nekronùpkad
nùpkad uxora
o beva beveris
tes ped
klœt
(lieu), blo (opposé à olq (envers))
sliyf dormer
sopáṅet
rex, regdak rego
reglaṅd
fœntev pede
cem kœgsa hornev kucid forne
iskrízh.


On se rend compte de l'inspiration franchement latine des mots psolats disponibles. Ce n'est pas le cas ici, mais on peut trouver, çà et là, de très fortes paronymies entre le psolat et l'uropi. Ces deux langues ayant, à l'inverse de l'interlingua et de l'occidental, notamment, gardé la lettre K pour le son [k], le plus naturellement du monde.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Mer 14 Nov 2018 - 14:30

Doj-pater a écrit:
"Die" ≠ "dye" = 3e éditon… on aura au moins appris qqch! Laughing
Pas d"problème chez moi :

Mourir : dæn
Teindre : tiynde

J'ai pas encore "teindre" en psolat, ni "mourir", d'ailleurs. Mais ça d'vrait pas trop tarder, le psolat étant une langue à-postériori latine, j'ai pas b'soin d'ratisser trop large, et comme l'à-priori est exclu...

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Jeu 22 Nov 2018 - 16:06

Doj-pater a écrit:
Malheureusement, dans ta carte (problème de définition), on voit pas grand chose, c'est dommage.


Chez moi, en aneuvien, pendant longtemps, je n'ai eu que apaal pour traduire ce nom (du moins le fruit, sinon j'avais quand même pedisk pour la pomme de la douche). Et p'is je m'suis rendu compte qu'y avait aussi les pommes de pin. Apaal est resté pour l'ensemble des pommes, mais pour les pommes de type MALVM, j'ai été voir un peu ailleurs, et j'ai choisi manzàn, pompé au castillan. Ça n'a l'air de rien, comme ça, mais j'pouvais plus garder apaaltend pour "pommier", car on n'a jamais vu de pommier porter des pommes de pin (à moins d'avoir consommé des substances illicites) !

Et en uropi, comment appelle-t'on les fruits (ingérables que par des rongeurs, genre écureuil, ou autres) qu'on trouve sur les conifères ? Moi, je n'ai pas de nom spécifique (comme j't'ai dit : apaal est plutôt vague ; en forçant un peut, il  pourrait même servir de synonyme de fruk... voire même de fæb, pour le cacaoyer.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Ven 23 Nov 2018 - 12:05

Pinapel, je ne me suis pas foulé (mais ça 'a rien à voir avec les ananas, sauf peut être la forme)
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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Ven 23 Nov 2018 - 12:57

Doj-pater a écrit:
Pinapel°, je ne me suis pas foulé (mais ça 'a rien à voir avec les ananas, sauf peut être la forme)
Une juxtaposition... et un faux-amis avec l'anglais, en somme ?

En anglais (j'ai vu ça dans le wiktio), on a

pineapple pour l'ananas
pinecone pour la pomme de pin.

Y sont compliqués, ces Rosbifs. D'autant plus que j'me pers en conjectures quant à l'origine de pineapple, et j'suis pas l'seul !

D'autant plus que l'mot anglais (pas le français, hein !) pine (d'où est pris pineapple, vraisemblablement) viendrait de PINVS pour... "pin". Toujours dans cette page du Wiktio, pine signifie aussi "plaisir douloureux" ! sans charre ! c'est pas moi qui l'ai inventé ! Je savais les Anglais* branchés (!) sur le sado-maso, mais pas à c'point ! Un tronc de pin entier dans l'fion, c'est sûr que ça doit faire hurler ! Sacrés Anglais !


Moi, c'est pour l'ananas, que j'me suis pas vraiment foulé : anneas pas trop éloigné de l'uropi ananàs, en somme.

Eg vel inzh ùt manzàns = Voleo manžar un malum = I vol jedo un apel.
Ckopit das inzhun sed manzàns! = ricardi lo manžand su malum = Spek ha jedo hi apel! = Regarde-le manger sa pomme !

T'as rien r'marqué (sauf si j'ai fait une erreur en uropi pour la deuxième phrase, 'videmment !) ?


°J'viens d'trouver spupaal, et, ma fois, j'en suis pas mécontent, mêm'si j'me rappelle plus où j'ai pu ramasser spuff pour "épine", qui a donné sputend pour "pin". M'res'p'us qu'à trouver pour le psolat !
*Les autres Britanniques (Gallois, Écossais, Corniques, Manxois), j"sais pas : j'me suis pas... empalé sur la question.

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MessageSujet: Le jarret et le jambon   Sam 1 Déc 2018 - 1:34

À radicaux différents, suffixes identiques !

"Jarret" se dit cank en uropi, Probablement pris de l'anglais shank, pour la même signification ; on trouve aussi (un peu plus éloigné pour la prononciation), le corse zanca. Voici ma source, n'ayant rien trouvé pour cank dans le Vordar étymologique.

L'aneuvien a un nom à-priori (avec une étymologie tout-à-fait imaginaire) : œlj.

Bon main'nant le jambon : eh ben on a canka en uropi et... œlja en aneuvien ! Vraiment par hasard ! sans aucune concertation ni copie ! juré-craché !

J'ai, pour "jambonneau", les deux variantes œlina et œlin. Dans l'pavé, j'avais déduit, pour l'uropi : cankita, mais je m'demande, du coup, si cankit pourrait ne pas être une alternative potable. À creuser... Dopa, si t'es dans l'coin ?

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Lun 3 Déc 2018 - 13:11

Même si la métaphore sentimentale n'est pas trop le style de la maison Anoev, j'ai eu envie de mettre en parallèle ces deux phrases :

Is i avev u flor jakivos i men ov ta, i mozev vado in mi gardin por evim.
Tet eg ere hab ùt gòlas æq fætev quav eg dœm ni os, e kjas pòt aṅd in med hortev ber repen.


Pour ce qui est de la taille, l'uropi est beaucoup plus concis, je le reconnais, et a nettement moins de mots. Ça tient entre autres, au conditionnel, d'un seul tenant, utilisé dans les deux propositions, et à un mot comme jakivos (chaque fois que), alors qu'il faut trois mots (dont deux au circonstanciel) pour l'aneuvien.

L'expression de la condition est toujours exprimée de la même manière (ou peu s'en faut : j'aimerais savoir comment on dit, en uropi : « si tu viens, je ferai des pâtes »), à savoir l'utilisation du conditionnel dans les deux propositions. L'uropi en ça rejoint l'espéranto : se mi havus floron... mi povus paŝi... : là aussi, un conditionnel d'un seul tenant*... comme en français, du moins, pour le présent (imperfectif, beeen sûûr !).

Là où l'aveuvien perd en concision, il le gagne en précision. Plutôt que de me perdre en palabres, j'vous invite à jeter un œil par ci, mais aussi par là. Le conditionnel aneuvien s'exprime avec la particule kjas, comme l'anglais avec shwould. C'est le mode du verbe qui suit derrière qui change. En anglais, c'est l'infinitif sans to : she would eat = elle mangerait ; en aneuvien, c'est le subjonctif ou l'indicatif (cf. deuxième lien).



*Mais au passé, il y a autant de mots en uropi qu'en aneuvien : i avev mozen = e kjas poténa. Seul'ment, la construction n'est pas la même : auxilaire avo conjugué au conditionnel + verbe du procès au participe passé en uropi ; particule kjas + verbe du procès au subjonctif passé° en aneuvien.
°Contre le subjonctif plus-que-parfait en latin.

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MessageSujet: Delfìn   Mer 5 Déc 2018 - 11:30

Ça y est ! J'ai fait l'nécessaire, comme tu peux voir. Dans un ordre d'idée semblable, as-tu l'équivalent (approximatif) ibérique ?


Moi, j'ai Ifandu (avec un I majuscule), accentué (puisqu'on n'a pas de diacritique) sur la première syllabe. On ne le confondra donc pas avec ifàndu* qui signifie "jeune enfant, bambin".







*Du reste, l'Enfant (Jésus) se dit Ifàndak, avec un I majuscule et un accent gauche sur le A.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Hier à 0:47

J'ai pas trouvé "virtuose" dans le Vordar, pas plus, d'ailleurs, que "virtuosité".

D'après c'que j'ai vu , tu pourrais t'en tirer avec virtwos (pas mal de ressemblances, allant de l'allemand à l'italien, en passant par le tchèque, que d'mander d'mieux, pour une LAI !), voire virtwòs. Si tu veux extrapoler avec l'adjectif (que je n'ai pas traité dans Idéolexique), tu peux évidemment, ajouter un -I.

Pour ma part, j'ai pris du français, voire de l'argot, aussi bien pour le psolat que pour l'aneuvien, pour un nom bien claironnant : kàdor*.


*Au diacritique et à l'accent tonique près pour le psolat, beeen sûûr !

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   Hier à 18:08

Doj-pater a écrit:

Ça fait un joli paquet de temps de ça, quand j'avais réformé mes pronoms personnels, pour les rendre plus concis (surtout aux autres cas que le nominatif), j'avais pris eg pour la première personne, pensant au latin EGO. Comme je ne connaissais l'indo-européen que de nom, je ne pouvais pas m'douter (Bonjour M. Jourdain) que j'avais puisé dans les trois versions : éģ(h2), Hóm & óH de... l'indo-européen, justement ! Merci Dopa de m'avoir donné cette info.

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