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 Isulas-Romanas (Iles-Romanes)

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Bedal
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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Lun 15 Jan 2018 - 14:18

1820-1821 : une période majeure pour le royaume des Iles-Romanes

Après les guerres napoléoniennes, les monarchies européennes aspirent à la paix. Le tsar Alexandre Ier lance alors la Sainte-Alliance afin de maintenir la paix sur le continent. Elle est créée dans la foulée du congrès de Vienne entre les quatre puissances victorieuses : Russie, Autriche, Prusse et Royaume-Uni. La France de Louis XVIII y entrera en 1818, les Iles-Romanes en 1819.

1820 est une année charnière en Europe car les monarchies doivent alors faire face à de nombreuses insurrections :

Like a Star @ heaven En mars 1820, l’Espagne est frappée par une insurrection populaire : les insurgés du général Ballesteros occupent les alentours du Palais royal et le roi Ferdinand VII est obligé d'accepter la Constitution libérale dite de Cadix.

Like a Star @ heaven en juillet 1820 le royaume de Naples est touché à son tour. Le peuple réclame une constitution sur le modèle espagnol. Le roi Ferdinand Ier est obligé d'accorder la constitution le 7 juillet 1820 et un gouvernement est mis en place. Le roi jure sur la constitution et promet de la faire appliquer dans tout le royaume.

Like a Star @ heaven En mars 1821, c’est le royaume du Piémont qui est également touché par des révoltes (Turin, Alexandrie).

Like a Star @ heaven Le phénomène se propage donc logiquement dans le royaume des Iles-Romanes voisin. En août 1820, deux révoltes éclatent en Sicile et en Toscane, réclamant une constitution de la part du roi Carles V sur le même modèle que celui napolitain. Un gouvernement provisoire séparatiste se met en place à Palerme pour recréer un royaume de Sicile séparé de la nouvelle tutelle de Superbia, tandis que les Florentins, s’ils sont partagés entre unionisme et séparatisme réclament au moins un gouvernement.

Ayant peur de voir le mouvement gagner la Romanie et la Sardaigne au risque d’y perdre sa couronne, Carles V décide de traiter avec les Siciliens et les Florentins. Plus libéral que son grand-père, il concède aux deux provinces la possibilité d'élire une assemblée de députés régionale. Cela fonctionne ainsi durant quelques mois, mais le 8 décembre 1820, c’est Superbia qui s’embrase. Les insurgés se massent devant le palais royal et réclament à leur tour un parlement. Certains insurgés parlent même de renverser la monarchie. Cela dégénère avec une série d’affrontements entre les constitutionnalistes et les absolutistes qui fait des dizaines de morts.

Conseillé par De la Stella, Carles V décide de calmer le jeu en convoquant tous les dignitaires et les notables du pays dans une assemblée extraordinaire (Etats Généraux de décembre-janvier 1821). Ils s’agit d’une véritable assemblée constituante qui se met d’accord après plusieurs mois de négociations pour élaborer une Constitution*. Elle entre en vigueur le 1er février 1821 et acte l’entrée définitive des Iles-Romanes dans la monarchie constitutionnelle. Le projet reçoit un accueil favorable de la population, mais une poignée de républicains de Superbia la rejettent et déclenchent une nouvelle insurrection (avril 1821), cette fois durement réprimée par l’armée.

*La constitution précise la stricte séparation des pouvoirs (Roi et gouvernement, Chambre des Députés et la Cour Suprême Romanaise). Le roi peut néanmoins proposer des lois, collaborer avec la Chambre et passer des décrets royaux. Les députés sont représentants de la nation romanaise, élus au suffrage universel indirect pour les hommes de plus de 25 ans. Les romanais élisent un Parlement provincial au suffrage universel direct (Superbia, Calares, Florence, Modène, Palerme et Corfou) qui eux élisent les députés nationaux siégeant à la Chambre. La monarchie est héréditaire mais constitutionnelle, le Roi devant jurer sur la Constitution et la respecter. La Constitution garantit l'égalité des citoyens devant la Loi et reconnait les droits à l'éducation, à la liberté d’expression et de pensée (mais le catholicisme reste l’unique religion autorisée).


Devant toutes ces insurrections constitutionnalistes dans les monarchies méditerranéennes, la Sainte-Alliance affirme le droit et le devoir des puissances garantes de la paix de l'Europe, d'intervenir pour réprimer tout mouvement révolutionnaire qu'ils pourraient suspecter de menacer cette paix. C’est le congrès de Laybach (janvier 1821). La conférence s'ouvrit à l’initiative de la Russie, l’Autriche, la Prusse, la France et le Royaume-Uni.
Mais de nombreux autres pays furent également invités : des représentants de Naples, de Parme ou encore du Piémont. Quant aux Iles-Romanes, elles y envoyèrent le ministre des affaires-étrangères De la Stella. (et futur président du Conseil, voir plus bas)

Deux camps émergèrent rapidement : entre le Royaume-Uni et les Iles-Romanes d’un côté (les IR étant en pleine mutation politique) et les autres puissances de l’autre. Metternich voulait obtenir une unanimité des puissances pour légitimiser l’intervention autrichienne à Naples contre les insurgés et tenta de décrédibiliser Castlereagh (le représentant britannique) et De la Stella en les accusant de soutenir les rebelles et d’oeuvrer contre la paix sur le continent.

Finalement, sans la signature du RU, des IR et de la France, une motion fut adoptée, permettant aux grandes puissances d’intervenir si elles le souhaitaient. Ainsi, Vienne intervint à Naples et à Turin et y réprima les insurrections. Les constitutions en vigueur furent révoquées et la monarchie absolue restaurée. En 1823, l’Espagne connut le même sort après l’intervention française.

Face à ce mouvement répressif, Carles V fut tenté par certains de ses conseillers d’en faire de même, appelant au besoin l’intervention d’une puissance étrangère (Autriche, France). Mais le sage souverain refusa de revenir en arrière, surtout si cela passait par se mettre sous la tutelle autrichienne. Il estimait également que c’était là l’arrêt de mort des monarchies absolues et qu’elles disparaîtraient inéluctablement si elles ne prenaient pas le virage libéral. Ainsi en avril eurent lieu les premières élections générales, et l'Histoire retiendra que c'est Antonio de la Stella qui devient le premier Président du Conseil des Iles-Romanes le 1er mai 1821.

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Bedal
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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Lun 29 Jan 2018 - 14:10

La guerre d'indépendance de la Grèce et d’Ipras.

En mars 1821, la Grèce se soulève contre les Turcs, notamment dans le Péloponnèse.  La Crète et Ipras entrèrent également en rébellion en 1822 mais furent réprimées (la présence ottomane y était bien plus forte). Le 1er janvier 1822 (du calendrier julien), l’assemblée nationale d'Épidaure proclama l’indépendance de la Grèce et vota une constitution.  Mais les Grecs soulevés ne furent pas victorieux partout. Dans de nombreuses régions (Chalcidique, Thessalie, Épire) les insurgés durent se rendre et abandonner les armes.


Quelle était l'opinion des grandes puissances vis-à-vis de l'autodétermination des Grecs ?

Conformément au congrès de Laybach, et à la diplomatie chère à Metternich, la création d’une Grèce indépendante affaiblirait l’Empire ottoman et l’équilibre européen serait alors en danger. De fait, c'est l'inaction qui prévalait. Mais la Russie, qui se considérait comme la nation protectrice des orthodoxes des Balkans était de plus en plus encline à aider la Grèce insurgée. Logiquement l’Autriche et le reste de la Sainte-Alliance s’y opposa, alors qu’Alexandre Ier de Russie voulait son accord tacite en cas d’intervention militaire russe dans la région. Le Royaume-Uni ne divergeait pas de sa ligne de non-ingérence dans les affaires continentales.

Quant aux Iles-Romanes, diplomatiquement alignées sur Londres depuis le Congrès de Vienne, s’inquiétaient de la situation, car elles devaient affronter des troubles dans les Iles-Ioniennes et en Chios, dépendances de Superbia mais de population majoritairement grecque. Carles V était partisan d’une non-intervention car il ne voulait pas froisser l’Empire Ottoman avec qui son royaume commerçait. De fait, le massacre de Lesbos* calma les ardeurs des Chiote.

*:
 


De son côté la Russie accepta que le problème grec fût discuté lors du congrès de Vérone. Aucune entreprise n’y fut encouragée et la délégation grecque ne fut pas reçue. Les affaires d'Espagne (1823) étaient alors beaucoup plus urgentes à régler. Les conférences traînèrent en longueur, dans l’espoir d’étouffer la crise grecque. Ce qui semblait être inéluctable car le camp grec était en pleine guerre civile (1823-1825) et que les Ottomans semblaient être sur le point de reconquérir la Grèce. En  effet, en 1824, le vice-roi d’Egypte Méhémet-Ali avait brillamment réprimé l’insurrection crétoise et décida de reconquérir le Péloponnèse.  Il envoya son fils Ibrahim Pacha mener la contre-attaque turque et d'investir tout le Péloponnèse. Les défaites grecques se multiplièrent ainsi de 1824 à 1827.

En 1827, deux événements vont renverser ce rapport de force.

- seconde insurrection d’Ipras en 1827, qui obligea les Ottomans à intervenir militairement sur l’ile une seconde fois et s'y enliser durant deux années entières.
- la bataille navale de Navarin



La bataille navale de Navarin



Le contexte :
La Russie poursuivait sa politique visant à affaiblir l’Empire ottoman, et souhaitait toujours soutenir les orthodoxes grecs. Le Royaume-Uni et les Iles-Romanes ne pouvaient plus rester neutres s’ils désiraient rester présents dans la région et assurer leurs intérêts. La France de Charles X, enfin souhaitait également s’emparer de la case grecque afin de redorer le blason et restaurer l’influence française en Europe, longtemps « vassalisée » par Metternich.

C’est Nicolas Ier, le nouveau tsar de Russie qui prit la première initiative :  après un ultimatum, la Convention d'Akkerman (octobre 1826) accorda aux Russes des avantages commerciaux dans tout l’Empire Ottoman, et un protectorat sur la Moldavie, la Valachie et la Serbie.

Ce succès russe provoqua la réaction du Royaume-Uni, de la France et des Iles Romanes  qui suggérèrent une médiation entre Grecs et Turcs. La Russie les rejoignit rapidement et les quatre pays signèrent ainsi le 6 juillet 1827, le fameux traité de Londres. Le but de ce traité était de faire cesser le conflit et les effusions de sang mais en cela il contrevenait aux principes de la Sainte-Alliance car il impliquait la reconnaissance d'un nouveau pays et rompait ainsi l'équilibre européen établi depuis le Congrès de Vienne. Ce traité reflétait surtout la volonté de chacun des signataires d'être présent en Méditerranée orientale afin de ne pas laisser le champ libre aux autres puissances. Les Grecs n’étaient plus en position de refuser mais l'Empire ottoman fit savoir qu'il refuserait toute tentative de médiation et armistice présente ou à venir.
La bataille

Pendant ce temps, les flottes britannique, commandée par l’amiral Codrington et romanaise, commandée par l’amiral Dellagre patrouillaient dans les eaux de la Méditerranée orientale depuis de nombreuses années pour y lutter contre la piraterie. Lorsqu'il rejoignit son poste, en 1826, Dellagre devait assurer la sécurité des sujets romanais des Îles Ioniennes, des îles dalmates et de Chios.  De son côté, l’escadre russe se constituait également en mer Noire. Les instructions données aux amiraux britannique, romanais et russes par leur gouvernements figuraient dans les annexes du traité de Londres. Ils devaient alors « prendre les mesures les plus efficaces pour mettre fin aux hostilités et utiliser tous les moyens pour obtenir un armistice immédiat »,  mais la violence ne devait être usée qu’en dernier recours. Ils devaient de plus protéger toutes les régions qui avaient pris part à l'insurrection et « encourager » les navires turcs  à retourner à Constantinople ou Alexandrie.

Ainsi, les Britanniques partirent de Smyrne, le 17 août 1827,  tandis que la flotte romanaise quittait Corfou  le 24.  La flotte ottomane fut au complet dans la baie de Navarin le 7 septembre. En l'apprenant, la flotte romanaise vint s'installer à l'entrée de la baie rejointe par la flotte anglaise le 22 septembre. Codrington et Dellagre rencontrèrent Ibrahim Pacha trois jours plus tard et lui demandèrent d'évacuer la Grèce.

Début octobre, la flotte russe, commandée par Login van Geiden rejoignit les flottes britannique et romanaise. Les trois amiraux annoncèrent alors leur intention d'entrer dans la baie de Navarin pour renouveler leur offre d'évacuation à Ibrahim Pacha et de l'obliger à obéir, par une simple démonstration de force. Il fut convenu entre les gouvernements que l'amiral britannique Codrington serait commandant en chef. Au total, la flotte des puissances était constituée de 28 navires : 12 navires anglais, 8 navires romanais et 8 navires russes.

La flotte combinée pénétra dans la baie de Navarin le 20 octobre 1827, les  navires britanniques entrèrent les premiers, les navires romanais se placèrent à l'est des Britanniques, et les huit navires russes se placèrent à l'ouest. Aucun navire ne devait tirer avant que le signal n'ait été donné, à moins que ce ne fût en réponse à un tir ottoman. Mais une corvette égyptienne tira sur un navire anglais  et la bataille commença accidentellement. Après quatre heures de combats, la bataille cessa et les Ottomans capitulèrent et promirent que leur flotte ne se livrerait plus à un seul acte hostile. La flotte coalisée  quitta alors la baie de Navarin le 25 octobre.
Réactions :

Mehemet Ali en Égypte considéra que la flotte des puissances était responsable de la bataille et était l'agresseur. Le rais demanda des compensations financières mais les puissances repoussèrent ces exigences et réitérèrent leur demande de reconnaissance du traité de Londres.

Le tsar Nicolas Ier exprima son enthousiasme et écrivit ses félicitations à Codrington. Le gouvernement romanais fut plus modéré, il aurait préféré éviter le combat.  Même s'il se réjouissait de la victoire, il ne se montrait pas totalement hostile aux Ottomans, ou totalement favorable aux Grecs. Les Britanniques exprimèrent aussi des sentiments mitigés et considéraient comme une erreur d'avoir détruit la flotte d'un État avec lequel le Royaume-Uni n'était pas en guerre, pour une cause, l'indépendance grecque, qui n'en valait pas la peine. Metternich, favorable au maintien  du statu quo en Europe s'insurgea contre cette « épouvantable catastrophe »

Les opinions publiques romanaise et britannique furent, quant à elles, ravies de cette victoire. Elles s'exaltèrent des actes de bravoure de leurs marins. A Superbia, l'annonce de la victoire coïncida avec la réélection des libéraux menés par De la Stella en 1828.  On célébrait de plus le renouveau de la flotte de guerre romanaise, plusieurs fois centenaire.
L'indépendance d'Ipras

Alors que les Grecs "fêtaient" leur 6e année d'insurrection, un autre peuple se battait pour son indépendance de l'Empire Ottoman : Ipras, de culture latino-héllénique. Après une première révolte réprimée en 1822, une nouvelle insurrection éclata en 1827 et réussit à renverser le gouverneur local. La République d'Ipras fut proclamée. Les Ottomans, en pleine affaire grecque essayèrent de reconquérir aussi l'île d'Ipras, mais ils ne purent envoyer suffisamment d'hommes et le conflit s'enlisa durant une année.
C'est alors qu'un certain Alberto Tassos un Romanais d'origine Iprienne vint plaider la cause de sa patrie d'origine auprès du Conseil Romanais et vint demander une intervention romanaise en Ipras, assurant que le roi aurait beaucoup à y gagner. Auréolé de sa récente victoire à Navarin, Carles V se rêvait d'être le "libérateur" d'Ipras, une île que Superbia avait déjà partiellement occupée lors du 13e siècle. Il ne cachait pas non plus sa volonté d'élargir son "pré carré" méditerranéen et d'y établir un protectorat.
(Dominer la Méditerranée en tant qu'héritiers de l'Empire Romain, c'était le fondement du Romanisme que les différents dirigeants de Superbia, doges ou rois, entretenaient depuis toujours.)
En mai 1828, Carles V ordonne le débarquement de deux flottes romanaises en Ipras : celle dite de Grèce, commandée par Dellagre, à Psokos, et celle de Sicile à Gelek.
En Ipras, la situation était compliquée pour les Ipriens car les républicains venaient de perdre plusieurs villes et ne controlaient plus que l'arrière-pays ainsi que Psokos, qui résistait aux bombardements de la flotte ottomane. L'arrivée de la flotte romanaise fut un véritable soulagement car il permit de chasser les Turcs de Psokos (bataille navale de Psokos, 6 juin 1828) et de diviser leurs forces sur deux fronts. De juin à décembre, les insurgés, aidés par le corps expéditionnaire romanais reprirent la majorité des villes aux Ottomans qui durent signer le traité de Psokos (1er décembre 1828), qui reconnaissait l'indépendance de la République d'Ipras. Les Romanais maintinrent alors une présence militaire constante sur l'île, officiellement pour garantir la protection des "frères Ipriens" face à la menace turque.
Ce fut le premier succès politique et militaire que Superbia avait mené entièrement seule, sans l'aval des grandes puissances, qui n'avaient de yeux que pour la Grèce. Cette victoire augmenta considérablement la crédibilité des Iles-Romanes, petit royaume mais devenue définitivement une grande puissance maritime.


La fin de la guerre d’indépendance grecque

Parallèlement aux manoeuvres maritimes romanaises en Ipras, et comme prévu par le traité de Londres,  des troupes françaises débarquèrent en Morée et obtinrent le départ d’Ibrahim Pacha. Puis, les troupes russes envahirent les provinces roumaines et s’emparèrent d’Erzurum, à l’Est de la Turquie, et d’Andrinople (août 1829). Pour éviter une prise de Constantinople par les troupes russes, le Royaume-Uni obtint un règlement diplomatique. Lors de la conférence de Londres : l’indépendance de la Grèce était proclamée et garantie par les grandes puissances. Cet accord fut ratifié par l'Empire ottoman en février 1832.




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Rémy

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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Lun 29 Jan 2018 - 16:27

Bravo, ton texte est vraiment crédible et cohérent, cela a dû te demander beaucoup de recherches mais grace à celle-ci, on voit le résultat superbement réaliste !

Je te remercie aussi pour toute la partie sur Ipras !
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Bedal
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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Lun 29 Jan 2018 - 17:06

Les prémisses de l'empire colonial romanais : l'annexion d'Ipras et de Bizerte

Les deux défaites maritimes des Turcs face aux romanais (Psokos, 1828) et romano-britanniques (Navarin, 1827) font réfléchir le Bey de Tunis Hussein II au sujet de ses relations diplomatiques avec les grandes puissances européennes. Il informe la France qu'il gardera la neutralité dans le conflit entre la France et la régence d'Alger.

Dans le même temps, les Iles-Romanes dont la supériorité maritime est restaurée par ces victoires maritimes veulent continuer leur politique expansionniste en Mediterranée. En 1832, Superbia annexe Ipras, après quatre années de protectorat, et sans résistance de la part des Ipriens, qui jouiront d'une certaine autonomie, du moins dans un premier temps.

Après Ipras, la prochaine cible des Iles-Romanes est toute trouvée : la Tunisie. En effet, la prise d'Alger par les troupes françaises le 5 juillet 1830 puis la conquête de l'Algérie dans les décennies à venir fait craindre à Carles V d'être évincé de la région, qu'il considère comme faisant partie de la zone d'influence de Superbia.

En 1831, Marco Albeste le ministre des affaires étrangères (du nouveau gouvernement Vilmonte élu en 1830 et très expansionniste)  signe un traité avec le bey qui abolit l'esclavage des chrétiens dans la régence de Tunis, ainsi que la piraterie et assure la liberté de commerce et du trafic pour tous les étrangers établis dans la régence. Par un accord secret et additionnel au traité, le bey cède au roi des Iles-Romanes la possibilité d'un protectorat dans la ville de Bizerte, où elle possédait déjà un comptoir,  sur le modèle de Tabarca, romanaise depuis le 16e siècle.

À partir de cette date, le beylicat de Tunis entre dans une période où la présence européenne va se faire progressivement sentir sous l'effet de l'influence française et romanaise grandissante, à l'accroissement des échanges commerciaux entre Marseille, Superbia et Tunis et à l'arrivée dans cette ville de nombreux Italiens, Romanais, Français, Ipriens et Grecs que la prise d'Alger et l'influence romanaise sur le bey ont mis en confiance.


Le 10 octobre 1837, Moustapha Bey, arrive au pouvoir à Tunis. Jeune prince, il est très ambitieux : il veut posséder une armée nombreuse, une marine de guerre redoutable, un arsenal moderne... mais n'ont pas les moyens financiers de mener ces grands projets. Superbia y voit alors l'opportunité d'accroitre sa mainmise sur le pays, voyant que la France avait largement entrepris la conquête de l'Algérie voisine et entreprend la construction d'un grand port maritime et militaire à Bizerte (de 1837 à 1840), et y transfère sa flotte de Tabarca et une partie de celle de Sicile.  En échange, le royaume des Iles-Romanes accorde un gros prêt au bey pour accomplir ses grands travaux.

En 1838, désireux de financer ses grands projets, et alors que les caisses sont vides, le bey vend carrément aux Iles Romanes (pour un bail de 99 ans) la portion de territoire allant de Tabarca à Bizerte et limitée au Sud par la rivière Medjerda. En juillet 1838, Simone Lonni est nommé gouverneur général en Tunisie, précisément : « Gouverneur général des possessions romanaises en Afrique », basé à Bizerte. Carles V a réalisé son rêve : il a un pied en Afrique et rêve de conquérir Tunis.

Mais à partir de 1845, la France entre dans la danse. En été 1845, le fils du roi Louis-Philippe visite Tunis et Carthage puis c'est le bey qui se rend à Paris en 1846. Cette visite déplait fortement à Superbia qui prend cela comme une ingérence dans le "pré-carré" romanais. La rivalité française pour la mainmise de la régence de Tunis ne faisait que commencer. Jusqu'au partage prévu par le Congrès de Berlin en 1878.

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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Mar 30 Jan 2018 - 10:47

1848 : Le printemps des peuples et les prémisses de l'unification italienne


1820 avait été une année mouvementée pour les monarchies européennes, 1848 sera un véritable séisme. Une série de mouvements insurrectionnels éclate dans toute l'Europe.

A Palerme (les Siciliens veulent leur indépendance malgré la relative autonomie dont ils jouissent depuis 1820), puis à Paris, à Vienne, Venise et Milan.
A Milan, les combats sont particulièrement violents dits « cinq jours de Milan » (du 18 au 22 mars 1848).

Le roi du Piémont Charles-Albert déclare alors la guerre à l'Autriche, c'est la première guerre d’indépendance italienne. Au cours de cette opération, il bénéficie de la participation des États pontificaux et du royaume de Naples. Les Iles-Romanes, désireuses de bouter l'Autriche hors d'Italie, se joignent initialement au conflit, et aident Charles-Albert depuis la Toscane malgré la rivalité entre les deux pays. L'armée piémontaise poursuit le feld-maréchal Radetzky et le rejoint vers les forteresses lombardes dites du Quadrilatère.
Le Piémont et ses alliés remporte alors une série de victoires contre l'armée autrichienne durant le mois de mai et le 30 mai, la forteresse de Peschiera se rend.

Mais le pape, lors de son discours du 29 avril 1848 désavoue l'implication de son armée dans le conflit puis c'est le roi Ferdinand II de Naples qui se retire.

Carles V en fait finalement de même en raison de la situation politique de plus en plus difficile :

- de la Sicile, qui est engagée depuis janvier dans une révolution. Les révolutionnaires ont repoussé les troupes romanaises jusqu'à Messine et envoyé une délégation à Turin pour demander également de rejoindre le royaume du Piémont (qui s'appellerait Piémont-Sicile).

- de la province de Modène, où une certaine majorité de la population veut être annexée au royaume du Piémont, tout comme la province de Parme voisine qui est revenue dans le giron romanais en 1847, à la mort de Marie-Louise. (conformément au traité de Paris). Carles V accuse Charles-Albert d'attiser ces révoltes et de vouloir s'accaparer les territoires continentaux de Superbia. Il juge donc que l'alliance avec le Piémont n'a plus lieu d'être tant que Turin ne renonce pas à ses velléités d'unification italienne.

De fait Charles-Albert reçoit également une délégation de la Lombardie-Vénétie qui demande l'intégration dans le royaume du Piémont.

L'armée romanaise se retire finalement de l'autre côté du Pô et devient neutre dans le conflit contre l'Autriche, qui a repris du poil de la bête et qui bat l'armée piémontaise le 23 juillet 1848.
De là commence une retraite vers Milan, où Charles-Albert, défait, doit demander un armistice.

Le 5 août, la capitulation est signée et les Autrichiens rentrent dans Milan. L'Empire d'Autriche retrouve ses frontières fixées en 1815 par le congrès de Vienne, toutes les villes libérées retournent aux mains des Autrichiens.Mais le Piémont ne s'avoue pas vaincu et cherche des soutiens extérieurs. La participation de Naples étant impossible, tous les regards se tournent à nouveau vers Superbia. Mais ce dernier est déchiré : alors que la Sicile est toujours insurgée, ses différentes provinces italiennes se révoltent tout à tour, désireuses de se réunir au Piémont dans une Italie unifiée.

Le 27 octobre 1848, une révolution éclate à Florence et le gouverneur de Toscane doit s'enfuir. La République de Florence est proclamée.

A Superbia, le risque de perdre la Toscane, romanaise depuis 320 ans, est grand et cela sonne le glas du gouvernement modéré de Luca Aurele (1844-1848) qui chute, jugé beaucoup trop laxiste. Les élections de janvier 1849 portent les ultra-nationalistes au pouvoir menés par Sebasto de Miranove, qui prônent l'unité absolue des Iles-Romanes, et que Florence, Parme et Modène ainsi que la Sicile, resteront éternellement romanaises, par la force des armes s'il le fallait. Les insurgés allaient se préparer à souffrir.

Pendant ce temps, dans les États pontificaux, une insurrection est menée par les républicains le 15 novembre 1848 qui contraint le pape Pie IX à fuir Rome. Un gouvernement provisoire est constitué et la république romaine est proclamée.

***


Le 20 mars 1849, Charles-Albert rompt la trêve avec l’Autriche et reprend l'a guerre. Il annexe également le duché de Parme et Modène, ce qui oblige Superbia à lui déclarer la guerre et à se ranger du côté de l'Autriche ! Superbia en profite pour demande de l'aide à Vienne pour mater les insurgés de Florence : les Autrichiens occupent alors la Toscane et entrent dans Florence. L'éphémère république de Toscane chute et le gouverneur romanais est rétabli. Florence est définitivement pacifiée.

Pendant ce temps les Piémontais sont lourdement battus à Novare (22-23 mars) et à Parme (avril). Charles-Albert abdique en faveur de Victor-Emmanuel II tandis que la guerre s'achève par la paix de Milan du 6 août 1849, signée entre le Piémont, l'Autriche et les Iles-Romanes.

Le Piémont renonce à toute extension territoriale, à tout soutien du mouvement révolutionnaire italien et doit payer une forte indemnité de guerre. Grâce à la médiation de la France il échappe à l'occupation par l’Autriche. Le pape est également rétabli à Rome, grâce au double soutien romano-autrichien.

Côté politique intérieure, la Sicile est définitivement pacifiée au printemps 1849 et sous la pression des nationalistes, Carles V retire l'autonomie dont jouissait la Sicile. En 1850, la Constitution est amendée, les Parlements régionaux sont supprimés et le Royaume des Iles-Romanes redevient un royaume centralisé autour d'un unique Parlement à Superbia.

Diplomatiquement, les Iles-Romanes ne veulent entendre parler d'unité italienne et sont donc les fervents soutiens de l'Autriche dans la péninsule.

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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Lun 5 Fév 2018 - 16:54

La Guerre de Crimée (1853-1856)


Après son apogée à la fin du XVIIe siècle, l'Empire ottoman était entré dans une phase de déclin et était surnommé l'« homme malade de l'Europe », malgré les tentatives de réforme du sultan Sélim III et de Mahmoud II. Profitant de cette faiblesse, les puissances européennes intervenaient de plus en plus dans les affaires intérieures de l’Empire, spécialement la Russie, protectrice des orthodoxes, qui représentaient 30 % de la population de l’empire.

En 1829, à la suite de l’indépendance grecque et de la guerre russo turque, fut signé le traité d’Andrinople entre Moscou et Constantinople.  Ce traité était considéré par les autres puissances comme une mise sous tutelle de l'Empire par la Russie, et la politique expansionniste de l'empereur russe Nicolas Ier les inquiétait fortement. En effet, la rapide expansion de la Russie au XVIIIe siècle et la démonstration de sa puissance militaire alimentèrent ainsi une certaine russophobie, particulièrement présente au Royaume-Uni (qui craignait une attaque russe dans les Indes) mais également aux Iles-Romanes, qui s'inquiétaient d'un éventuel accès de la flotte russe à la Méditerranée et qui menacerait son influence dans la région.Du côté français, la politique étrangère de Napoléon III était destinée à restaurer l'influence française en Europe et avait décidé de se rapprocher du Royaume-Uni. Le souvenir de la terrible campagne de Russie, et l’autoritarisme du tsar le poussaient également Paris à vouloir s'opposer à la Russie.

Cette rivalité était accrue par les tensions religieuses entre orthodoxes et catholiques. Les chrétiens occidentaux craignaient d'être évincés des lieux saints, notamment en France en Iles-Romanes  qui estimaient devoir défendre la foi en Palestine. Cette tension s’amplifia lorsque l’ambassadeur français à Constantinople déclara en 1851 que le contrôle des Lieux Saints par les catholiques était « clairement établi »  ce qui ulcéra les Russes. De fait, le tsar Nicolas Ier mobilisa 100 000 hommes en Bessarabie et entama des négociations avec les Britanniques, dont la flotte jouerait un rôle décisif dans le cas d'une guerre franco-russe. C’était oublier les Iles-Romanes, qui sur cette question sensible, avaient déjà rejoint le camp de la France.

Comme les Russes rassemblaient de plus en plus de troupes en Bessarabie, les Ottomans étaient également inquiets et cherchèrent l'appui des grandes puissances, mais les Britanniques étaient réticents à l'idée de s'engager aux côtés des Français dont la diplomatie belliqueuse était la cause des troubles actuels.


Le 5 mai 1853,  la Russie exigea de Constantinople de pouvoir intervenir dans tout l’empire pour protéger les orthodoxes, ce qui était une vassalisation en bonne et due forme. Les Ottomans refusèrent de céder, ayant reçu l’appui diplomatique de Londres et Paris. A la fin du mois de juin, le tsar ordonna d'occuper les principautés danubiennes sous suzeraineté ottomane ce qui provoqua immédiatement le déploiement des flottes britannique et romanaise à l'entrée du détroit des Dardanelles. Poussé par les nationalistes ottomans, le sultan Abdulmecid Ier décida alors de déclarer la guerre à la Russie le 4 octobre 1853.  La bataille navale de Sinope du 30 novembre joua un rôle décisif : les Ottomans déployèrent une petite escadre dans la mer Noire, qui fut pulvérisée par la flotte russe. Sur terre, les troupes ottomanes subirent de cuisants revers dans le Caucase et l'armée ottomane dut se replier à Kars.

La nouvelle de ces défaites inquiéta les puissances occidentales qui craignaient un effondrement de l'Empire. Finalement, devant l’insistance française, le RU céda. Le 22 décembre, il fut ainsi décidé qu'une flotte franco-anglo-romanaise entrerait en mer Noire pour protéger les navires ottomans. Nicolas Ier rompit alors ses relations diplomatiques avec les trois pays en février 1854 et le 27 mars, la France, les Iles-Romanes et le Royaume-Uni déclarent la guerre à la Russie.


Forces en présence :


Like a Star @ heaven  La Russie :
Avec près d'un million de fantassins, 250 000 cavaliers et 750 000 réservistes, l'armée russe était de loin la plus grande au monde. Mais son organisation restait qualitativement très inférieure aux armées des autres États européens. Les troupes étaient constituées de paysans illettrés méprisés par leurs officiers issus de la noblesse, et l'armement était en grande partie obsolète.  Sa flotte était en très net progrès et comportait notamment 40 vaisseaux de ligne, 30 frégates et 25 corvettes.

Like a Star @ heaven L'Empire Ottoman :


L'armée ottomane comptait environ 220 000 hommes recrutés chez les populations musulmanes (les non-musulmans ne pouvaient pas s'enrôler) De nombreux soldats venaient de peuples hostiles à la domination ottomane et cela pesait fortement sur la discipline et l'efficacité des troupes. L’armée ne possédait pas de commandement centralisé, les officiers étaient incompétents et la logistique inexistante.

Like a Star @ heaven Le Royaume-uni :

Du côté britannique, si la Royal Navy restait la meilleure du monde (84 vaisseaux, 70 frégates, un millier de navires au total), l'armée de terre était mal préparée, et sur ses 153 000 hommes en 1854, les deux tiers étaient déployés dans les colonies. Les troupes étaient exclusivement composées de volontaires et le recrutement se faisait ainsi parmi les couches les plus pauvres de la société. Dans l'ensemble, l'armée britannique, qui n'avait quasiment pas combattu depuis les guerres napoléoniennes, ressemblait à son équivalente russe.

Like a Star @ heaven La France : L'armée française sortait de deux décennies de combats en Algérie où un tiers de ses 350 000 hommes était déployé. L'armement était bien supérieur à ses concurrentes et la logistique française était la meilleure de tous les belligérants. De plus beaucoup d'officiers étaient issus du peuple, ce qui facilitait les relations avec les soldats.
Sa flotte était la deuxième mondiale (35 vaisseaux de ligne, ), et, sous l'impulsion de Napoléon III, allait devenir l'une des plus modernes.

Like a Star @ heaven Les Iles-Romanes

Enfin, du côté romanais, l’armée terrestre, si elle était relativement récente (17e siècle), les guerres napoléoniennes puis les guerres menées en Ipras (1827) et en Italie en 1848 l’avaient fortement rôdée. Sur une population totale – Sicile et Ipras inclus -  qui dépassait les 10 millions d’habitants sur un territoire de 120 000 km², Superbia réussissait quand même à mobiliser une armée de 80 à 90 000 hommes au total (dont un contingent iprien d'un millier de soldats), disciplinés et dont la préparation s’inspirait fortement de l’armée française. En effet, l'influence napoléonienne a opéré une grosse réforme militaire de l'armée romanaise, amplifiée par la normalisation des relations avec la France qui verra les deux pays collaborer étroitement dans la modernisation de leur armée. Cela en faisait quand même la 7e armée terrestre du continent, devant des Etats comme l'Espagne (!!), le Portugal, le Piémont ou la Suède...

Superbia pouvait également compter sur sa puissante Marina Regala, forte de plus d'une centaine de vaisseaux de combats opérés par 80 000 marins, dont 35 vaisseaux de ligne, 20 corvettes et 45 frégates. (troisième marine européenne et mondiale en 1850, à égalité avec la flotte russe, derrière la Marine Française et la Royal Navy et loin devant les flotte espagnole, américaine, néerlandaise ou ottomane).


La guerre:

La Russie voulait s’approcher le plus vite possible de Constantinople avant l'arrivée des coalisés. Le point de départ fut la prise de la forteresse de Silistra sur le Danube, le 19 mars, mais l’avancée fut stoppée par la forte résistance ottomane.

De leur côté, les  coalisés étaient en désaccord sur la stratégie à suivre. Les Britanniques défendaient un regroupement prudent des forces en Thrace tandis que les Romanais et les Français voulaient un débarquement à Varna (Bulgarie) à proximité du front pour stopper l’offensive russe. Cette dernière option l'emporta et 30 000 Français, 20 000 Britanniques et 10 000 Romanais s'étaient déployés à Varna à la fin du mois de mai 1854.L'arrivée des forces coalisées et l'attitude hostile de l'Autriche qui avait massé 100 000 hommes à la frontière orientale firent replier les troupes russes vers l’Ukraine. Les Ottomans se lancèrent alors à la poursuite des troupes russes démoralisées mais les Autrichiens entrèrent en Moldavie-Valachie et stoppèrent leur progression.

Ainsi, au grand dam des Alliés, les Turcs s'étaient repris avant même que les Britanniques, les Romanais et les Français n’aient été en mesure de déployer des troupes sur le terrain.

Que faire? Il ne saurait être question de rentrer à la maison. La fierté nationale et la pression populaire exigent que l’on donne une bonne leçon à lla Russie : Les alliés décidèrent alors d'attaquer la Crimée et la base navale de Sébastopol où se trouvait la flotte russe de la mer Noire. L'objectif était de prendre la ville, de détruire le port et les navires et de rembarquer le plus rapidement possible avant l'hiver. La flotte coalisée, composée de 450 navires et transportant 25 000 Français, 25 000 Britanniques, 10 000 Romanais et 5 000 Ottomans, prit la mer le 7 septembre 1854.


En septembre, les troupes alliées atteignirent la Crimée et commencèrent le siège de Sébastopol, mais avant que la ville ne soit encerclée, l'armée impériale russe parvint à s'en échapper.

Au début du mois d'octobre, les troupes du génie françaises et britanniques utilisèrent deux bases : les Français et Romanais, la baie de Kamiech et les Britanniques la base de Balaklava. Les deux armées établirent alors une ligne de siège au sud de Sébastopol et creusèrent des abris, des tranchées et installèrent leurs canons.

Côté Russe, la défense de Sébastopol avait été confiée à une force hétéroclite (issue en grande partie des équipages de la flotte russe, qui avait été sabordée) de 35 000 hommes.

La bataille débute le 17 octobre 1854. L'artillerie se pilonne mutuellement, tandis qu'en mer, les navires alliés pilonnent les défenses russes, mais avec des résultats décevants.

D'octobre à novembre 1854, les batailles de Balaklava et d'Inkerman eurent lieu de l'autre côté de la ligne de siège. Vers la fin novembre, le temps se dégrade et l'hiver dévaste les campements alliés et leurs réserves de nourriture. À partir de Pâques 1855, les coalisés reprennent enfin le bombardement des défenses russes, et avaient reçu le soutien de 10 000 soldats supplémentaires, envoyés par le Royaume du Piémont, qui s'est joint au conflit pour défendre la cause de l'unité italienne auprès des grandes puissances.

Le 8 septembre 1855, les Français et les Romanais parviennent à s'emparer de Malakoff grâce à un assaut parfaitement coordonné. Trois jours plus tard, la ville de Sébastopol finit par se rendre.


La chute de Sébastopol fut célébrée à Londres, Superbia et Paris car beaucoup considéraient que cela signifiait la fin de la guerre. Mais le tsar n'était cependant pas prêt à demander la paix et les armées durent passer un deuxième hiver sur place... Cela fut particulièrement éprouvant pour les Français (entre 24 000 et 40 000 soldats français moururent de maladie durant l'hiver 1956)
Les troupes anglaises et romanaises qui avaient tiré les leçons de l'hiver précédent, avaient moins souffert mais les armées étaient lasses du conflit. Le tsar accepta finalement de s'asseoir à la table des négociations en janvier 1856.

Le traité de Paris

La conférence de paix débuta le 25 février 1856  à Paris. Les Britanniques continuaient à défendre un traité punitif envers la Russie mais cela ne convenait pas à la France qui désirait la paix et avait besoin de la neutralité de la Russie pour ses plans en Italie, ni aux Iles-Romanes qui décidèrent de s'aligner sur la position diplomatique française.

Mais les Russes perdirent finalement la Bessarabie du Sud et le précieux delta du Danube, ce qui fut vécu comme une humiliation.Kars fut rétrocédée également sans contrepartie et le principe de démilitarisation de la mer Noire fut approuvé. Aucune flotte russe n'y serait autorisée.

En ce qui concernait les principautés danubiennes (Valachie et Moldavie), l'Autriche était opposée à toute création d'un État qui pourrait encourager les aspirations nationales dans ses propres provinces slaves : leur contrôle fut donc rendu à l'Empire ottoman

Enfin, relativement à la question des habitants chrétiens de l'Empire Ottoman, Abdulmecid Ier fut pressé d'adopter une loi garantissant l'égalité de tous ses sujets quelle que soit leur religion.


Bilan et Conséquences :


La Guerre de Crimée aura été terrible : les Alliés ont perdu plus de 120.000 hommes, dont 90.000 Français (sur 300 000 soldats, soit 30% des effectifs), 22 000 Britanniques (sur 98 000 soldats, soit 22% des effectifs) et 6000 Romanais (sur 30 000 soldats engagés, soit 20% des effectifs). Les Russes eux ont perdu des centaines de milliers d'hommes.

Le coût financier n'est pas en reste avec environ 145 M£ dépensés par la Russie et la France, 170 M£ par le RU, 15 M£ par l'empire ottoman et 40 M£ par les Iles-Romanes, de 1852 à 1856.


Sur le plan diplomatique, la Guerre de Crimée marqua la fin de la Sainte-Alliance créée par le Congrès de Vienne en 1815. La France avait retrouvé sa puissance et Napoléon III apparaissait comme l'arbitre des disputes européennes. Au Royaume-Uni, il n'y eut guère de satisfaction : la guerre avait surtout démontré la désorganisation de l'armée et tout le commandement fut réformé.

A Superbia, on louait la capacité de l'armée de ce petit royaume de pouvoir mener une campagne militaire aussi complexe, de concert avec les grandes puissances. L'armée romanaise n'était plus à sous-estimer et cela joua un rôle majeur lors du Risorgimento : en effet, le Piémont savait qu'il était absolument impossible d'unifier l'Italie et de combattre l'Autriche sans l'appui militaire de son voisin (même si le plus gros appui viendra de fait de la France).

Enfin, l'influence russe en Europe fut sévèrement atteinte. La défaite discrédita l'armée et exposa le retard du pays par rapport aux puissances occidentales. Le principal perdant de la guerre fut finalement l'Autriche qui, n'ayant rejoint aucun camp, se retrouva isolée sur la scène européenne. Elle le paiera lors des guerres contre l'Italie et la Prusse.

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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Lun 5 Fév 2018 - 20:55

Bravo on s'y croirait !
J'avais cru que t'inventait carrément une nouvelle guerre, mais non j'ai appris un truc, elle a bel et bien existé, merci !
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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Lun 5 Fév 2018 - 21:16

Le Risorgimento

Acte I : l'Alliance Franco-Romano-Piémontaise.


1) 1858 : L'entrevue de Plombières et les accords de Sienne

Tout commence lorsque Napoléon III se rallie à la cause italienne en 1858 et décide de rencontrer le comte de Cavour, président du Conseil Piémontais, en juillet 1858. La rencontre a pour but de discuter de  "l'état de l'Italie" et un accord secret est conclu entre les deux hommes. La France accorderait au royaume de Sardaigne son assistance militaire en cas de conflit l'opposant à l'empire d'Autriche et en contrepartie, la France obtiendrait le comté de Nice et le duché de Savoie.

Le Nord de l'Italie deviendrait un Royaume de la Haute Italie comprenant le Piémont, la Lombardie, la Vénétie et la Romagne, sous l'égide de la Maison de Savoie. Le reste de l'Italie serait formé des États pontificaux, des Iles-Romanes (comprenant à l'époque la Sardaigne, la Tyrrhénie, la Sicile,  Parme, Modène et la Toscane), et enfin du royaume de Naples, réunis dans une confédération italienne présidée par le pape Pie IX, avec le soutien de la France. Ce traité secret d'alliance est ratifié à Turin le 26 janvier 1859.


Dans le même temps, Cavour décide de rencontrer son homologue romanais, le modéré Luca Aurele revenu au pouvoir en 1858. car le soutien de Superbia est crucial dans ses projets, sous peine de mener une guerre sur deux fronts. Mais dans son entreprise, il aura également un sérieux coup de pouce du destin : le roi Carles V (1810-1858), opposé de longue date au Risorgimento, meurt au printemps 1858 et son fils, Filippe II (1858-1898) lui succède.

Et Filippe II était un partisan de l'unification italienne, dans laquelle Superbia trouverait bien sur son compte, sans perdre son indépendance. De fait, Filippe II est de sang piémontais par sa mère, la reine Maria-Teresa de Savoie, fille de Victor-Emmanuel Ier, le roi du Piémont de 1802 à 1821. En effet, ce dernier avait marié sa fille cadette à Carles V, qui était son plus grand allié sur la péninsule et les mariages entre les maisons de Savoie (Piémont) et de Bourbon-Albe (IR) étaient monnaie courante (avant que les relations ne se tendent durant les décennies à venir et ne refroidissent les liens entre les deux époux par la même occasion...)

C'est donc Maria-Teresa qui a eu une grande influence sur son fils, en le sensibilisant au sujet de la cause italienne, après avoir échoué à infléchir la position de son mari.

Dès lors, dès son avénement, Filippe II était prêt à se rapprocher du roi piémontais Victor-Emmanuel II. Après l'entrevue française, Luca Aurele reçoit donc Cavour à Sienne, en septembre 1858.
Un accord très proche de celui signé avec la France est signé. La Ligurie serait également rétrocédée à Superbia, mais rien n'est encore fait.


2) Le pacte des trois nations

Les trois ambassadeurs se rencontrent à nouveau en décembre et se mettent d'accord sur un traité d'alliance tripartite. Cette alliance est un pacte militaire signé par le Royaume du Piémont, le Royaume des Iles-Romanes et l'Empire français le 28 janvier 1859. Il confirme les accords de Plombières et de Sienne. L'alliance établit l'aide militaire de la France et des Iles-Romanes au Piémont en cas d'agression autrichienne. En échange, elle prévoit la cession à la France de la Savoie et de Nice, et de la Ligurie aux Iles-Romanes.



Le traité d'alliance:
 



L'empereur Napoléon III a besoin de renverser l'équilibre établi en Europe par le Congrès de Vienne, déjà bien bouleversé depuis la guerre de Crimée, Cavour de parachever la libération de la Lombardie-Vénétie et Filippe II de s'assurer définitivement la stabilité de la péninsule italienne une fois pour toutes. Ces exigences nécessitent une guerre contre l'Empire d'Autriche.

Pour préparer l'alliance, Napoléon III et Filippe II s'assurent d'une entente avec la Russie afin de garantir la surveillance de son alié Prussien, afin d'éviter une attaque de cette dernière contre la France en cas de guerre en Italie. En retour, Paris et Superbia s'engagent à faire de même contre le principal adversaire de la Russie : le Royaume-Uni.

Les accords de Plombières et de Sienne restent plutot vagues sur plusieurs points, notamment les cessions promises par le royaume du Piémont à ses deux alliés.

Le Piémont apprend ainsi des Français qu'une Haute Italie placée sous la couronne de la Maison de Savoie en échange de la Savoie et de Nice est confirmée. De plus, le roi piémontais serait placé sous le commandement de Napoléon III pendant la campagne militaire et toutes les dépenses françaises seraient à la charge du Piémont. Cavour en est ulcéré. Pour aggraver la situation, Superbia demande de clarifier la rétrocession de la Ligurie, annexée par le Piémont depuis le congrès de Vienne, en échange de son soutien.


D'autres difficultés pour le Piémont se profilent alors : l'Empire britannique, est hostile à cette alliance latine qui met inévitablement l'Autriche en difficulté et déséquilibre les rapports de force européens.

Enfin, en France et à Superbia mêmes, une guerre pour l'Italie ne bénéficie pas d'une excessive popularité. La noblesse française y est hostile, craignant l'annexion de Rome, tandis que à Superbia on craint l'expansionnisme piémontais sur les possessions romanaises.



De son côté, Filippe II prépare le terrain. Le 1er janvier 1859, à l'occasion de la réception du Nouvel An des délégations étrangères, le roi romanais déclare "regretter que ses relations ne soient plus aussi bonnes comme il désirait qu'elles fussent avec Vienne."  Dans le langage diplomatique de l'époque, cela annonçait une provocation. Que le jeune roi Filippe II fera en demandant la main d'Hélène de Bavière, la soeur ainée de l'impératrice Sissi, deux semaines plus tard. Hélène, cette princesse humiliée par l'empereur lorsqu'il choisit sa soeur plutôt qu'elle, ce qui avait été convenu à la base. L'épouser constituait une provocation manifeste à l'égard de l'Autriche, ce que Superbia recherchait.


Le 26 janvier 1859, une copie du traité est finalement signée par Napoléon III et son ministre des Affaires étrangères Walewski à Paris, le 27 janvier par Filippe II et Aurele à Superbia et le 28 par Victor-Emmanuel II et Cavour à Turin. À l'issue de la signature des accords, Cavour subit à nouveau les avertissements de la Grande-Bretagne. Finalement, le rêve de l'unité nationale dépendait de Vienne, puisque l'article 1 du traité active l'alliance avec la France et les Iles-Romanes, uniquement en cas d'un acte d'agression de l'Autriche.

Ce qui arrive le 23 avril : l'Autriche délivre un ultimatum exigeant la démobilisation de l'armée piémontaise. Face au refus du Piémont, l'Autriche lui déclare la guerre le 26. La France et les Iles-Romanes s'allient alors contre l'Autriche, conformément à l'alliance.

Ainsi débute la seconde guerre d'indépendance italienne dans la saga du Risorgimento.

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Dernière édition par Bedal le Ven 9 Fév 2018 - 10:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Lun 5 Fév 2018 - 21:55

Velonzio Noeudefée a écrit:
Bravo on s'y croirait !
J'avais cru que t'inventait carrément une nouvelle guerre, mais non j'ai appris un truc, elle a bel et bien existé, merci !

Merci !

En effet, la guerre de Crimée a existé, j'ai rien inventé de ce coté là, juste l'implication romanaise en plus x)

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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Ven 9 Fév 2018 - 11:44

Risorgimento Acte II : La Campagne d’Italie de 1859




Le 26 avril 1859, l’empire Autrichien déclare la guerre au royaume de Sardaigne : la France et les Iles-Romanes, engagées par une alliance défensive et sans opposition politique interne, décident d’honorer le traité.


Les forces en présence :

L'armée française pour la campagne d'Italie compte 150 000 hommes, soit presque la moitié de toute l'armée française. L'armée était sous le commandement de Napoléon III, divisé en cinq corps.

L'armée piémontaise compte environ 75 000 soldats et cavaliers, divisée en cinq divisions, et complétées par deux formations bénévoles : les Chasseurs des Alpes et les Chasseurs des Apennins. Le commandant en chef était Victor Emmanuel II de Savoie, soutenu par Alfonso Ferrero la Marmora.

L’armée romanaise comptait également 75 000 soldats et cavaliers (les 3/4 de l’armée romanaise, qui avait atteint la barre des 100 000 soldats, dans l’optique de remplir ses obligations vis à vis du traité d’alliance), divisée en quatre divisions, commandées par Filippe II lui-même, et assisté par le général en chef et ministre de la Guerre, Josepe Leone, qui avait mené les troupes romanaises en Crimée.

L'armée autrichienne a déployé plus d'hommes : elle était composée de 250 000 hommes, dirigée par le maréchal Ferenc Gyulay.


La prise de Milan :


Le 29 avril, l'armée autrichienne franchit le Tessin, à proximité de Pavie et envahit le territoire piémontais et occupe Novare, Gozzano, Biella. Les Autrichiens arrivent à 50 km de Turin.

Le 7 mai, Vienne ordonne à Gyulay de combattre les Italiens dans le Mincio, qui fait alors demi-tour et se retire vers la Lombardie. En faisant ainsi, les Autrichiens renoncent à battre séparément les Piémontais et les Français, et permettent la jonction des deux armées.Quant aux Romanais, massés en Toscane et à Parme,  ils franchissent le Pô à Plaisance le 6 mai, tandis que Napoléon III débarque le 12 à Gênes et rejoint le 14 mai le camp d’Alexandrie pour prendre sur-le-champ le commandement de l’armée franco-piémontaise.

Le 20 mai 1859, Gyulai envoie une troupe en reconnaissance au sud de Pavie. Ils tombent sur l’avant-garde romanaise d’Alberto Annele et son mis en déroute à Montebello (20-21 mai).

L’armée franco-piémontaise se déplace alors vers Novare afin de rejoindre la capitale de la Lombardie, Milan. Une partie de l'armée piémontaise traverse le Sesia et remporte une victoire à la bataille de Palestro (31 mai), auquelle prend part le roi Victor-Emmanuel II de Savoie en personne, tandis que les Français franchissent, le 2 juin, le Tessin en battant les Autrichiens à la bataille de Turbigo.


Gyulai, qui avait concentré ses forces à proximité de la ville de Magenta, est alors pris entre deux feux : à l’ouest par les Français et au sud, par les Romanais.
Ses deux corps d’armée sont défaits quasi simultanément : le 4 juin par les Français de Mac Mahon (bataille de Magenta) et le 6 juin par les Romanais du général Leone (bataille de Pavie).

L’armée autrichienne vaincue évacue Milan et le 7 juin Mac Mahon pénètre dans la ville pour préparer l’entrée triomphale de Napoléon III, de Filippe II et de Victor-Emmanuel II, sous les acclamations de la population.Le 9 juin le conseil municipal de Milan vote par un plébiscite l’annexion de la Lombardie au royaume de Victor-Emmanuel II.




L'avancée vers le quadrilatère :



Entre-temps les Autrichiens se regroupent au-delà de l’Adda, jusqu’à Vérone où attend l’empereur François-Joseph Ier d'Autriche lui-même.

L’armée coalisée, composée de plus de 200 000 soldats à ce moment, reprend sa marche le 12 juin,  le 14 juin ils rejoignent Bergame et Brescia et ils arrivent finalement au Mincio le 23 juin là où l’armée autrichienne les attend.Les deux armées sont déployées sur deux lignes parallèles très proches l'une de l'autre et qui s'étend du nord au sud sur 20 km.

Selon le plan établi, à l'aube du 24 juin, l'armée coalisée se déplace vers l'est sur la rive droite du Mincio près du village de Solferino. Inévitablement, les colonnes franco-romano-piémontaises entrent en contact avec les troupes autrichiennes justement implantées à Solferino et Pozzolengo. En quelques heures de violents combats éclatent.

Les Franco-Piémontais l’emportent à Solférino tandis que les Romanais, plus au sud l’emportent à Pozzolengo. Au terme des combats, les Autrichiens sont rejetés au-delà du Mincio, mais ils ont la possibilité de s’appuyer sur leurs grandes forteresses et de recevoir des renforts des différentes parties de leur vaste empire. Napoléon III décide de négocier une paix et prend contact avec François-Joseph. Le 8 juillet, un cessez-le-feu est signé puis le 12 juillet, c’est au tour de l’armistice de Villafranca.

La paix de Zurich :


Le 8 août la conférence de paix s’ouvre à Zurich. Mais les négociations n’ont lieu qu'entre Français, Romanais et Autrichiens et les résultats sont rapidement acquis : la Lombardie est cédée à la France, qui la rétrocède au Royaume du Piémont.

L’Autriche conserve la Vénétie et les forteresses du quadrilatère. Tous les États italiens, la Vénétie incluse, encore autrichienne, doivent s’unir en une confédération italienne présidée par le pape, conformément au traité d’alliance. La paix n’est signée par le représentant du roi de Sardaigne qu’en novembre. Le pacte signé le 28 janvier 1859 avait également prévu une compensation à la France et aux Iles-Romanes en échange de leur intervention : Nice et la Savoie pour Paris et la Ligurie pour Superbia. Mais l’objectif de libérer la Vénétie de l’Autriche n’ayant pas été atteint, cette question n’est pas évoquée à Zurich.

Déçu de l'arrêt porté à l'unification de l'Italie par une paix qu'il juge trop rapide, Cavour quitte le gouvernement, mais revient en 1860, en tant que président du Conseil.
Le traité ne répond pas aux objectifs piémontais car la confédération italienne créée ne présente aucun avantage pour la cause nationale italienne et semble favoriser une hégémonie romanaise dans la péninsule, Superbia étant protectrice de Rome. Au fond de lui, le Piémont veut annexer Parme, Modène, la Toscane et les Etats Pontificaux, qu’il considère comme partie intégrante de l’Italie et Cavour rencontre secrètement des partisans du Risorgimento en Emilie et en Toscane (Societa Nazionale Italiana)

Deux événements vont précipiter le Risorgimento et la guerre italo-romanaise :

- le 24 mars 1860, le Piémont signe le traité de Turin, qui donne la Savoie et Nice à la France. Par plébiscite, il annexe également Bologne et la Romagne aux Etats Pontificaux. Mais le Piémont refuse de céder la Ligurie à Superbia. Devant l’insistance des Romanais, Cavour propose alors d’échanger la Ligurie contre Parme et Modène. Filippe II refuse catégoriquement et se retire du traité d’alliance avec Victor-Emmanuel II.

-  L’expédition des Mille. Le 6 avril 1860, la Sicile romanaise se révolte. Après les événements de 1848, Superbia avait du mater plusieurs révoltes en 1852 et 1857. Les Siciliens n’avaient pas renoncé à leur rêve de Sicile autonome au sein d’un royaume italien unifié.  En mai et juin 1860, c’est la province de Parme qui s’embrase. Dans les deux cas, c’était le fruit des manipulations de Cavour.

Le 6 mai 1860, mille patriotes venus de toutes les régions d'Italie commandés par Giuseppe Garibaldi s'embarquent à Gênes et débarquent à Marsala en Sicile. En juin, Palerme est prise.
Estimant là une énième provocation du Piémont, Filippe II, à contrecoeur, déclare la guerre à Victor-Emmanuel II le lendemain.

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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Sam 10 Fév 2018 - 19:55

Risorgimento Acte 3 : L'expédition des Mille et la Guerre Italo-Romanaise




En mars 1860, il ne reste que quatre États en Italie :

Like a Star @ heaven le royaume du Piémont comprenant le Piémont proprement dit, la Ligurie, la Lombardie, Bologne et la Romagne.

Like a Star @ heaven le Royaume des Iles-Romanes, comprenant les iles de Tyrrhénie, Sardaigne, Sicile et les provinces d’Emilie (Parme, Plaisance, Modène) et de Toscane (comprenant Pise, Sienne et Florence)

Like a Star @ heaven  les États pontificaux (Latium, Ombrie et Marches)

Like a Star @ heaven  le royaume de Naples

auxquels il faut ajouter l'empire d'Autriche  qui possède encore la Vénétie, le Trentin et le Frioul.

Par ailleurs, la France tient à la fois le rôle de puissance protectrice du Pape et de principal allié du royaume de Piémont-Sardaigne, dont elle verrait cependant bien le territoire se limiter à l'Italie septentrionale.  Il ne reste donc pour le Piémont que deux cibles possibles : Naples et… Superbia, qui venait de rompre son alliance avec Turin après avoir refusé de céder « gratuitement » ses provinces en Italie au nom d’une cause italienne qui commence à agacer les Romanais.

En avril 1860, l’objectif du Piémont a dès lors complètement changé son attitude vis-à-vis des Iles-Romanes.
Si le Piémont et la France ont vaincu l’Autriche, ils peuvent donc soumettre Superbia et Naples très rapidement, se dit-on à Turin. Et achever enfin le Risorgimento.

Mais Cavour veut faire cela subtilement, il ne s'agit pas d'émettre une déclaration de guerre contre les deux royaumes sous peine de voir les autres puissances intervenir. Le seul événement qui satisferait cette exigence serait un soulèvement de l'intérieur, qui prouverait l'incapacité de Filippe II de garantir l'ordre dans ses territoires italiens. On table sur le sentiment italien à Parme, à Florence, à Pise pour sortir du giron de Superbia.


La situation interne du royaume de Naples

Ce royaume du Sud peuplé de 9 millions d’habitants, s’étend sur 85 000 km² et est encore l'un des Etats les plus puissants de la péninsule, avec son armée de 90 000 hommes et une flotte relativement puissante d’une trentaine de navires. Sûr de lui, le royaume est protégé par « l'eau salée et l'eau bénite », c'est-à-dire par la mer et la présence des États pontificaux qui, protégés par la France, font office d'État tampon et empêchent toute invasion terrestre du royaume.

Mais le royaume de Naples est très affaibli politiquement. Il doit faire face à une agitation anti-bourbonienne en Calabre et surtout, son monarque, François II, est jeune et inexpérimenté : il n'a que vingt-trois ans lorsqu'il succède à son père Ferdinand II le 22 mai 1859.  Le système politique est encore une monarchie absolue, après que Ferdinand II ait révoqué la Charte de 1848 et réprimé sans le sang les nombreuses rébellions du printemps des peuples (Calabre, Naples)

D'un point de vue militaire, maintenir des liens étroits avec l'empire d'Autriche est fondamental pour Naples : par deux fois, les Bourbons retrouvent leur trône grâce à l'intervention des armées autrichiennes : en 1815 et en 1821. L’armée reçoit un financement constant de la part de l’Autriche et elle est renforcée par des unités composées d'étrangers fidèles à la maison régnante.



La situation interne du royaume des Iles-Romanes


La situation est relativement similaire pour le Royaume des Iles-Romanes, qui possède des territoires de la Sardaigne à la Sicile, et du Pô jusqu’au Latium, et s’étend sur environ 100 000 km² (sans compter les colonies) pour 10 millions d’habitants.

Superbia est largement l’État le plus puissant de la région, fort d’une armée de cent mille hommes et de la troisième flotte européenne. Ainsi n’a-t-il pas besoin du soutien d’une autre puissance pour assurer sa stabilité. Une situation qui a également ses défauts, pour se défendre,il doit compter sur ses propres moyens, surtout depuis qu’il a quitté l’alliance franco-piémontaise.

A l’époque des troubles de 1820 et 1848, la dynastie régnante de Bourbon-Albe avait su saisir le virage du libéralisme et le pays était devenu une monarchie parlementaire où la population jouissait de nombreux droits politiques. On ne pouvait donc pas parler de ressentiment de la population à l’égard du pouvoir. La seule variable sur laquelle pouvait jouer le Piémont était les différentes fractures territoriales du pays, qui s’étendait sur des territoires disparates. Si la Tyrrhénie et la Sardaigne, unies depuis l’an 1000 formaient un tout indissociable, et dont les populations étaient proches du régime, on ne pouvait pas en dire autant de « l’Etrurie » et de la Sicile.

La première avait eu une histoire très mouvementée. Au début du 16e siècle, la République Maritime de Superbia avait su annexer les républiques de Pise et de Lucques (ainsi que Gênes, aujourd’hui piémontaise), puis avait apposé sa domination sur Sienne et Florence. Le Royaume des Iles-Romanes était né à ce moment là. Puis au 17e siècle, par le jeu différentes alliances et mariages politiques, les duchés de Parme et de Modène avaient fini par intégrer le royaume.

Deux à trois siècles de domination romanaise n’avaient malheureusement pas suffi pour combler le fossé culturel entre les Romanais « Sardo-Tyrrhéniens » et les habitants de ces provinces d’Italie continentale. Et ce malgré la ferme volonté de Superbia de consolider ces provinces dans un royaume entièrement unifié, et d’y ancrer une identité romanaise : implantation de Tyrrhéniens en Etrurie et vice-versa, développement économique et création d’infrastructures, rayonnement culturel, unification de la langue romanaise et sa diffusion à la place des dialectes italiens.  

On ne peut néanmoins pas dire que ce fut un échec complet. En effet, Superbia avait réussi à donner une identité « étrusque » à ses territoires, ayant partagé une histoire commune, contrepoids de l’identité « italienne » qu’essayait d’imposer le Piémont. Pour preuve, en 1860, ces territoires hésitaient encore à faire sécession de Superbia, pour ensuite se trouver dans l’ombre de Turin. Cela concernait surtout la Toscane, qui avait été le plus intégrée à Superbia.

En ce qui concernait Parme et Modène, c’était différent, ils avaient toujours vécu la domination de Superbia comme une oppression, et l’unionisme italien y prédominait largement, surtout que ces provinces avaient déjà été unifiées dans le Royaume d’Italie napoléonien. Il n’était donc pas étonnant d’y voir, sous l’influence de Cavour et de sociétés secrètes, éclater les premières révoltes en faveur du rattachement au royaume du Piémont (mai 1860).

La Sicile

Mais le territoire qui était le plus fermement opposé aux Bourbon-Albe et qui allait le plus poser de problèmes par la suite était la Sicile. Rattachée à Superbia contre son gré lors du congrès de Vienne, l’ile était animée par un autonomisme très fort.

Les souvenirs de la révolution de 1848, durement réprimée, sont encore vifs dans l'île et les différentes tentatives du gouvernement romanais de parvenir à un règlement politique sont restées sans effet. La suppression du parlement sicilien, qui jouissait d’une large autonomie, et la condescendance des Romanais à l’égard des Siciliens n’avaient pas non plus arrangé la situation, qui faisait de l’île une poudrière, nécessitant une armée de 20 000 hommes en permanence pour la tenir.

Beaucoup de cadres de la révolution de 1848 avaient fui à Turin, et s’étaient enrolés dans les volontaires durant la campagne d’Italie.  Dès le mois de mars 1860, ces Siciliens s'adressent à Garibaldi, d'abord en lui demandant des armes pour fomenter un soulèvement contre Superbia, puis en l'invitant à une intervention directe. Garibaldi juge inopportun tout mouvement révolutionnaire et veut conduire la révolution si elle est demandée par le peuple, et au nom de Victor-Emmanuel II.

Bien qu'il n'ait pas reçu le soutien de Garibaldi, Rosolino Pilo (l’un de ces révolutionnaires siciliens) se rend en Sicile le 25 mars avec l'intention de préparer le terrain pour une future expédition. A l’insu des officiels romanais présents en Sicile, il prend immédiatement contact avec les représentants des familles les plus importantes et obtient l'appui des propriétaires fonciers.

Le 4 avril, la révolte éclate à Palerme, immédiatement réprimée. Mais l'action donne naissance à une série de manifestations et d'insurrections alimentées par la marche de Rosolino Pilo de Messine à Palerme, du 10 au 20 avril. À ceux que Pilo rencontre le long du parcours, il annonce qu'ils doivent se tenir prêts « à l'arrivée de Garibaldi ».
La nouvelle du soulèvement arrive à Gênes et à Garibaldi qui hésite à lancer l’expédition, avant de changer d’avis, pressé par les indépendantistes.

L’expédition des Mille

A Turin, Cavour juge l'expédition risquée : il craint qu'elle nuise aux relations avec la France, parce qu'il soupçonne Garibaldi d'avoir Rome pour objectif et surtout de déclencher une guerre avec les Iles-Romanes trop tôt. En effet, il souhaitait s’occuper de Sicile et de Naples après avoir réglé le cas de l’Italie centrale, et non le contraire...

Cependant, malgré cela, Garibaldi représente une opportunité inestimable pour Cavour, parce qu'à travers lui, il est possible de déclencher ce soulèvement intérieur des Iles-Romanes qui forcera alors le royaume du Piémont à prendre des mesures pour assurer l'ordre public, ce qui légitimerait l’occupation de l’Emilie et de la Toscane, et à terme l’implosion du royaume de Superbia. Le Président du Conseil décide donc d'attendre et d'observer l'évolution des événements, afin de profiter des éventuels développements favorables au Piémont, et ne décide d’aider l’expédition qu’avec une prudence extrême.

Pendant ce temps, la force expéditionnaire est en pleine préparation et s'organise ans toute la péninsule :  à Gênes, en Lombardie et même à Parme et à Florence, en secret. Garibaldi, en vétéran des chasseurs des Alpes, jouit d’un charisme considérable. Le budget alloué par le Piémont pour l'expédition s'élève à 8 millions de lires et à son départ de Gênes, le corps expéditionnaire est composé de 1 162 hommes,  provenant principalement des régions du nord et du centre. Ils sont pour la plupart étudiants, artisans, artistes, mais aussi avocats, médecins...

Le 3 mai, un accord est signé à Gênes par lequel le Piémont affrète deux navires à vapeur disposition des « Mille » afin qu'ils rejoignent la Sicile : le Piemonte et le Lombardo. Dans la soirée du 5 mai, l'expédition, méticuleusement contrôlée par les autorités piémontaises prend la mer depuis Gênes. Le 7 mai, ne disposant pas de munitions, ni de poudre, Garibaldi décide de s’approvisionner à Aristane, sur la côte sarde. A ce moment, Superbia et Turin ne sont pas (encore) en guerre, et la flotte romanaise laisse circuler les deux bateaux piémontais. De fait Garibaldi obtient des armes et du charbon de manière officielle, en sa qualité de major-général de l’armée royale piémontaise, titre qu'il a obtenu lors de la campagne de 1859.

En plus des deux navires piémontais, d’autres bateaux sillonnent les eaux de la mer Tyrrhénienne : la Royal Navy reçoit l’ordre de croiser dans la mer Tyrrhénienne, au sud des Iles-Romanes, afin d’y attirer l’amiral Michele Desmondo, le commandant adjoint de la « Flotte du Ponant » de la Marina Regala de Superbia, et d’intimider les autorités romanaises.  

Pour éviter les navires romanais, Garibaldi suit une route inhabituelle, se dirigeant vers l’île de Galetta (au nord de Tabarca) donnant ainsi le sentiment de vouloir faire escale en Tunisie.  Garibaldi se déroute alors vers Marsala en apprenant que le port de la ville n'est pas protégé par les navires romanais. Leur absence était en fait due à la présence de la flotte anglaise, ainsi qu’à de fausses informations comme quoi des navires suspects avaient débarqué plus au Nord, ce qui avait amené l’amiral Desmondo à abandonner la surveillance de la côte méridionale sicilienne.  Cette présence anglaise retarde l'arrivée des bateaux de guerre romanais dans les eaux de Marsala, ne voulant pas entrer en guerre contre la terrible Navy. Lorsque la flotte romanaise réagit, il est trop tard : les bombardements du Pisa et du Surague débutent alors que les garibaldiens ont déjà débarqué, ce qui s'avère inutile...

Les bateaux à vapeur arrivent ainsi en Sicile le 11 mai 1860 pendant que la diplomatie piémontaise réprouve officiellement l’acte de piraterie du « bandit Garibaldi » ! Là encore Cavour joue double jeu pour éviter de rentrer en guerre contre les Iles-Romanes avant que tout son plan ne soit opérationnel. A Marsala, les garibaldiens ne reçoivent pas l’accueil espéré : la population montre peu d’enthousiasme, inquiète du débarquement de ces conquistadors italiens. 

Le 12 mai, les garibaldiens quittent Marsala et progressent rapidement vers l'intérieur de l'île. Un millier de volontaires siciliens se joignent à l'expédition, regroupés au sein d’une nouvelle structure militaire, les chasseurs de l'Etna. Garibaldi rassuré par l’accueil de la population, déclare pouvoir assumer le contrôle de l’île au nom de Victor-Emmanuel II. Les Mille connaissent un premier affrontement victorieux avec la bataille de Calatafimi le 15 mai contre près de 4 000 soldats romanais. Cette première victoire a un effet psychologique important pour les Mille, encourageant la population et démoralisant les troupes romanaises présentes sur l’île, devenu un territoire ennemi.

Après Calatafimi, Garibaldi poursuit vers Palerme et après quelques escarmouches ils arrivent à Palerme le 27 mai et s'apprêtent à entrer dans la ville, mais ils doivent d'abord prendre la forteresse de l'Ammiraglio, qui est aux mains des militaires romanais, commandés par le général Humberto Ferrone. Après un affrontement soutenu, les troupes des Bourbon-Albe abandonnent le poste avancé et se retirent dans Palerme.

Le 28 mai, Palerme s’embrase et garibaldiens et insurgés se battent cote à cote contre les soldats romanais, et malgré les bombardements de la flotte romanaise. Le 29 mai, les troupes romanaises contre-attaquent mais sont stoppées puis mises en déroutes (30 mai 1860). Elles demandent un armistice et doivent rendre les armes en se retirant à l’est de l’ile.

Le 2 juin, Garibaldi nomme un gouvernement provisoire et y décrète la mobilisation générale et fait promulguer dans l'île le Statut albertin comme loi fondamentale et fait prêter aux fonctionnaires le serment de fidélité à Victor-Emmanuel II.

La nouvelle de la prise de Palerme se diffuse dans le monde et l'opinion publique prend fait et cause pour l'expédition. Des fonds et des volontaires affluent du monde entier. C'est essentiellement la sympathie envers le personnage de Garibaldi qui provoque cet élan de générosité, alors que les gouvernements réactionnaires, Autriche, Russie, Prusse et Espagne, émettent des protestations auprès du gouvernement piémontais de déstabiliser un royaume souverain (même si aucun de ces quatre Etats n’est allié avec Superbia, isolé sur la scène européenne, car ni la France, ni le RU ne semblent disposés à défendre leur allié d’hier).

La prise de Palerme (30 mai 1860) arrive rapidement aux oreilles de Filippe II, qui n’est pas dupe. Il comprend que les Garibaldiens sont en fait le bras armé de Turin et y voit un acte d’agression manifeste et non un simple acte de piraterie comme prétendu par Cavour. D’autant plus que, coincidence étonnante, Superbia doit également faire face à une insurrection à Parme depuis le début de mois de mai, et que les services secrets romanais attribuent aux agissements piémontais.

Ainsi, le 1er juin 1860, les Iles-Romanes déclarent la guerre au Piémont (même si il n’y a aucune preuve comme quoi Victor-Emmanuel II est l’instigateur du débarquement des Mille). Immédiatement après, les troupes piémontaises, qui étaient mobilisées en Lombardie, envahissent l’Emilie.  Comme c’est Superbia qui a lancé les hostilités,  Turin était en légitime défense, timidement soutenu par Paris. Quant à Vienne, il était illusoire de croire qu’elle viendrait sauver les intérêts romanais, eux qui étaient leurs ennemis il y avait moins d'un an !

Cette guerre se réalisera sur deux fronts : Parme-Modène au Nord et la Sicile au sud.

Spoiler:
 

Le front Sicilien :

En juin 1860, les renforts garibaldiens affluent. Le 18 juin, protégés par la Royal Navy, des navires piémontais, débarquent à Marsala avec 3500 hommes et beaucoup de munitions, suivis par 4000 nouveaux volontaires qui débarquent à Palerme en juillet. Ce n’est qu’en août 1860 que les Iles-Romanes décident d’envoyer le gros de leur flotte effectuer le blocus de l’île (pour y empecher tout nouveau renfort) et d’y débarquer des troupes. Mais elle ne peut pas se permettre d’en disséminer trop, car elle a massé l’essentiel de ses soldats en Toscane (75 000 soldats) pour stopper l’invasion de l’armée piémontaise, plus dangereuse que le cas sicilien, que Filippe II était prêt à abandonner en dernier recours.

Les garibaldiens se réorganisent et, vers la fin juin, ils quittent Palerme afin de terminer la conquête de l'île contre encore des 25 000 hommes aux ordres d’Humberto Ferrone qui envisage la reconquête de Palerme. Les garibaldiens, qui sont désormais 10 000, se partagent en trois colonnes : une sur la partie nord, une au centre de l’ile et une vers Catane. pour la conquête de l'île. Ils engagent les Romanais à Milazzo et après d'âpres combats, Superbia abandonne la forteresse. Ils abandonnent aussi Messine le 27 juillet et Humberto Ferrone doit quitter la Sicile avec ses troupes.


Cela fait enrager Filippe II qui renvoie Ferrone et le remplace par le général Tomase Lascio, qui commande les forteresses de Syracuse. Mais le 1er août, les forteresses de Syracuse et d'Augusta capitulent aussi, les Romanais se replient en Tyrrhnénie, concluant la conquête de l'île.

Le front parmesan

Dès la déclaration de guerre, le Piémont avait réagi en occupant Parme et Modène, insurgées depuis un mois, et accueillant favorablement les troupes turinoises. Les garnisons de ces provinces se mutinent également et beaucoup de soldats rejoignent les rangs ennemis.

Les Iles-Romanes réussissent néanmoins à garder le gros de leurs troupes (70 000 soldats) sous leurs ordres, rapidement rejoints par les soldats défaits de Sicile, qui devaient se racheter. Ainsi les généraux Leone et Lascio dirigeaient-ils les opérations sur la ligne de front qui s’étalait de Carrare à Florence. La flotte romanaise, qui continuait le blocus de la Sicile, commença également à bombarder la Ligurie, et à affronter la flotte piémontaise, encore rudimentaire, qui fut écrasée sans encombre. Sur le front terrestre néanmoins, la situation s’enlisa durant quasiment trois longs mois. (victoire romanaise à la bataille de Cimone, mais défaite à Reggio qui fige les positions)


La chute de Naples

De son côté, Victor-Emmanuel II, bien qu’occupé dans sa guerre contre les Iles-Romanes, encourage Garibaldi à poursuivre son expédition et profiter justement de cette «diversion ». Il lui demande alors de se diriger vers Naples, afin d’achever le Risorgimento. Il lui laisse la décision d'envahir les provinces pontificales des Marches et l'Ombrie et lui demande de proclamer l'union à l'Italie, ainsi que de préserver l'armée napolitaine afin de l'unir à celle du Piémont.

Après plusieurs tentatives, Garibaldi débarque en Calabre là où la flotte romanaise n’était pas positionnée, car étant dans les eaux territoriales napolitaines… Le royaume de Naples qui observait la guerre se dérouler à ses frontières, ne s’attendait absolument pas à être ciblé par Garibaldi, ce qui va causer sa perte, car il pensait que l’ennemi de Turin était Superbia.

Garibaldi dispose désormais de près de 20 000 soldats face aux 80 000 soldats napolitains : la partie peut  s'avérer difficile. Mais contre toute attente, il ne rencontre qu'une faible résistance, car des régiments entiers de l'armée des Bourbons se débandent et passent dans ses rangs.

Le 2 septembre, Garibaldi et ses hommes entrent en Basilicate, qui s’est insurgée contre les Bourbons et le 5 septembre, François II quitte Naples pour sauver la capitale de la destruction. Il demande du secours à Superbia mais Filippe II ne peut pas lui porter assistance, lui-même occupé dans sa guerre contre le Piémont.

Conscient de la trahison de ses troupes, il prend la tête de son armée dans la plaine de Volturno, laissant la ville de Naples à son premier ministre, Liborio Romano. Mais ce dernier invite Garibaldi à prendre possession de la ville et le 7 septembre, Garibaldi peut entrer dans la ville, accueilli en libérateur, et prendre possession du royaume. Du 26 septembre au 2 octobre, la bataille décisive du Volturno a lieu,  et les 50 000 soldats bourboniens en sortent vaincus face à des garibaldiens deux fois inférieurs en nombre...

Le royaume de Naples s’est effondré et deux clans s'affrontent désormais :
Garibaldi envisage de poursuivre la conquête sur Rome puis Florence  afin de terminer l'unité de l'Italie, alors que Cavour souhaite au plus tôt l'annexion des territoires conquis. La fracture est inéluctable entre les deux hommes.

Cavour réussit à convaincre Napoléon III du danger que constitue l'entreprise de Garibaldi : si elle se poursuit, les territoires occupés par les chemises rouges pourraient voir la naissance d'une république révolutionnaire susceptible de perturber l'équilibre européen et de menacer le pape. Il décide également de contacter le roi romanais et lui propose une trêve : si les Iles-Romanes acceptent l’organisation de plébiscites dans les provinces qui souhaitent se réunir avec l’Italie*, le Piémont se retirerait et signerait un armistice. En échange, Superbia aiderait Turin à stopper Garibaldi et l’empecher d’annexer Rome puis la Toscane...

*Le sort de la Sicile, de Naples, de Parme et de Modène serait ainsi soumis à un plébiscite démocratique sur le rattachement au royaume d’Italie.

Filippe II, souhaitant en finir avec cette guerre ruineuse accepte le cessez-le feu (armistice de Carpi), et envoie une armée romanaise en compagnie des soldats du Piémont pour bloquer l'avance des Mille, devenus 50 000 soldats. Ainsi, un régiment piémontais commandé par Manfredo Fanti et un régiment Romanais commandé par Humberto Ferrone entre par le nord des États pontificaux, et y battent les Garibaldiens le 12 octobre.

Garibaldi finit par donner son accord pour le plébiscite à Naples, qui a lieu le 21 octobre 1860. Le 26 octobre, à l'issue de la rencontre de Garibaldi et Victor-Emmanuel II, le républicain accepte de se retirer  et dissout son armée. Le 7 novembre, le roi fait son entrée dans Naples.

Après la défaite du Volturno, le roi François II, la reine Marie-Sophie de Bavière et les restes de l'armée des Bourbons se retranchent dans Gaète, qui tombe le 13 février 1861, et les derniers Bourbons de Naples partent en exil. A Naples et Palerme, les résultats des plébiscites sont massivement en faveur de l'annexion.

Le 17 mars 1861, Victor-Emmanuel II est proclamé roi d'Italie, et le royaume du Piémont change son nom en royaume d'Italie, dont la capitale était désormais Milan.



Les plébiscites

Victor-Emmanuel II signe la paix de Florence (avril 1861) avec Filippe II et ils conviennent d'organiser le plébiscite sur le rattachement à l'Italie dans toutes les provinces italiennes de Superbia : Parme, Modène et Toscane. Le roi romanais souhaitait écouter les revendications de ses sujets, et se sentait incapable de s'y opposer sous peine d'affronter des insurrections qui pourraient lui faire perdre le trône. Malin, il réussit à arracher au Piémont la promesse de la cession de la Ligurie, au cas où Superbia perdait trop de territoires, à titre de compensation.

Les deux pays s'engageaient à reconnaître le résultat des votes et à fixer définitivement les frontières : chacun renonçait à revendiquer la souveraineté d'une province une fois que son sort était fixé. D'avril à juin 1861, les plébiscites sont organisés et les résultats tombent à la fin du mois de juin : 


Like a Star @ heaven Parme et Modène votent massivement pour le rattachement (à plus de 80 %).


Like a Star @ heaven Quant à la Toscane, elle était divisée en trois provinces : Pise, Sienne et Florence. Les résultats furent respectivement de 69 %, 58% et 52 % pour le maintien dans les Iles-Romanes.

Superbia reconnut alors la cession de ses provinces de Parme et Modène au royaume d'Italie, ainsi que la Sicile, tandis que Turin reconnaissait la souveraineté définitive des Iles Romanes sur la Toscane. Par la même occasion, les Iles-Romanes reconnaissaient officiellement le Royaume d'Italie, le 1er juillet 1861.


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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Ven 16 Fév 2018 - 17:14

Risorgimento Acte 4 : Suite et fin

La troisième guerre d'indépendance (1866)

La troisième guerre d'indépendance italienne vise à rattacher au royaume d'Italie proclamé en 1861, la Vénétie encore sous domination autrichienne.

Au cours de la période 1861-1866, l'Italie fait plusieurs tentatives pour obtenir la Vénétie de l'Autriche qui, ne reconnaissant pas le nouveau royaume, oblige le gouvernement italien à chercher la médiation de la France ou du Royaume-Uni mais les contacts établis ne donnent aucun résultat. De son côté, le chancelier prussien Bismarck veut mettre fin à l'influence autrichienne sur l'Allemagne par la guerre. En 1865, il demande au Premier ministre Italien La Marmora quelle attitude aurait l'Italie en cas de conflit austro-prussien. La réponse de Turin est prudente, les Italiens veulent connaître les intentions des ses deux alliés, la France et les Iles-Romanes.

Le 28 février 1866, la Prusse négocie avec le gouvernement italien les questions d'une éventuelle alliance militaire, qui sera conclue le 8 avril 1866, après que La Marmora prit connaissance de l’intérêt de Napoléon III et de Filippe II  d'une guerre : la France cherchait à étendre ses frontières sur le Rhin, et Superbia lorgnait sur les côtes dalmates. Surtout Filippe II espérait que les revendications irrédentistes italiennes sur la Toscane, malgré le plébiscite de 1860, serait calmé définitivement par l’acquisition de la Vénétie.

Ainsi, aucun de ces deux pays ne prit officiellement le parti de la Prusse, laissant l’Italie assumer cette alliance seule. Toutefois les Iles-Romanes avaient signé un traité d’alliance défensive avec Turin, en cas d’attaque autrichienne.

L’Italie et la Prusse avaient un objectif commun, l’unification et voyaient en l'Autriche un obstacle à leur projet. L'Italie devait affronter l'Autriche sur le front sud et menacer les côtes dalmates avec sa flotte pour détourner une partie des forces autrichiennes du théâtre de la guerre en Europe centrale.Mais la situation militaire italienne était fortement handicapée par le manque de cohésion entre l'armée piémontaise et les troupes lombardes, émiliennes ou napolitaines, la rivalité entre les marines génoise et napolitaine et l’incompétence de son état-major.

L’Italie fut ainsi lourdement battue sur terre lors de la bataille de Custoza. Pour redorer son blason, l’Italie décide d’attaquer les îles de la côte dalmate dans l’Adriatique, qui était la seule mer où dominait encore la flotte Autrichienne. Mais sa flotte fut vaincue à Lissa, alors qu’elle était supérieure en nombre et en technologie. Les navires autrichiens menaçant Ancône, et conformément au traité d’alliance, la flotte romanaise dut intervenir dans le conflit. Elle repoussa la flotte autrichienne à la bataille navale d'Ancône et occupa les îles de Lissa, Curzola, Lesina et Brasa, menaçant les villes dalmates de Spalato et Zara.

Après sa défaite contre la Prusse à Sadowa, Vienne dut capituler. En tant qu'alliée de la Prusse, l'Italie fut comptée parmi les vainqueurs et reçut la Vénétie. Les Iles-Romanes reçurent quant à elles toutes les îles dalmates au sud de Split, renforçant sa domination maritime dans l'Adriatique et la mer Ionienne.

La prise de Rome

De 1860 à 1870, le Latium est protégé à la fois par la France de Napoléon III et par les Iles-Romanes de Filippe II, qui tiennent chacun une garnison dans le Latium, à Rome pour Paris et à Citavella (Civitavecchia en italien) pour Superbia, où mouille également une flotte romanaise. En même temps, ces deux pays sont les principaux alliés du royaume d'Italie.

Mais Turin veut faire de Rome sa capitale et cherche par tous les moyens à l’annexer et à mettre fin à l’indépendance des États Pontificaux. De son côté le pape Pie IX est fermement opposé au risorgimento.

Mais en 1870, Napoléon III capitule suite à la défaite de Sedan et l'armée italienne, composée de 50 000 hommes entre dans Rome, alors que la garnison française s’était retirée quelques mois plus tôt.Superbia retire également sa garnison, suite à un accord secret qui avait été signé en 1869, à l’insu de la France, accord qui ne fonctionnait que si Paris se retirait de Rome.

En échange, Superbia récupérait tous les territoires de la rive droite du Tibre, à l'exception de Rome, évidemment. Ainsi cela concernait l'intégralité la province de Viterbe, ainsi que le port stratégique de Citavella, qui commandait le détroit de Rollone entre les deux royaumes (aujourd'hui franchi par le Pont de Rollonne). Superbia avait effectivement un besoin vital de contrôler les territoires situés sur l'autre rive du détroit, ce qui se révèlera payant dans les siècles à venir.

Le 20 septembre, Rome capitule et le Royaume d'Italie procède à l'annexion de Rome et du Latium. Le pape Pie IX est contraint de se réfugier au Vatican et le 3 février 1871, Rome devient officiellement la capitale du nouvel État italien de Victor-Emmanuel II, roi d’Italie.

Par la loi des Garanties, le pape Pie IX devient sujet de l'État italien mais ce dernier refuse dt accepter une loi unilatérale qui va à l'encontre de son sentiment anti-démocratique et conservateur. En signe de protestation, lui et ses successeurs refuseront de sortir du Vatican jusqu'à la conclusion des accords de Latran en 1929.  Il demandera aux catholiques italiens de ne pas participer à la vie politique du pays.

En Iles-Romanes, la « trahison » du gouvernement romanais envers le pape, en échange « d’un vil morceau de terre » passe également très mal et de nombreux catholiques manifestent contre l’annexion de Rome par l’Italie, qui n’a aucun droit sur la Ville Eternelle selon eux.  La protestation est si forte que le gouvernement Podelmonte tombe (janvier 1871). Les élections anticipées portent au pouvoir le conservateur et expansionniste Victore Pella (1871-1875 puis 1879-1885), qui sera à jamais l’un des hommes politiques associés à la colonisation romanaise à partir de 1870.


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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Mer 28 Fév 2018 - 14:48

Aparté sur la modernisation des Iles-Romanes au XIXe siècle : chemin de fer, flotte de guerre et révolution industrielle

Les chemins de fer romanais  (Pour toi Anoev ! Very Happy)


A l'aube des années 1850, Superbia dispose du premier réseau ferré de la péninsule, vite rattrapé ensuite par ses voisins.
Les chemins de fer romanais étaient construits pour le compte de l’état et les décrets royaux plaçaient la construction et l’exploitation des chemins de fer dans les attributions du ministère de l’intérieur : sous la présidence du ministre, un conseil nommé par le roi est chargé de statuer sur les projets et sur les traités relatifs à la construction et à l’exploitation des voies ferrées.

Tyrrhénie

Le gouvernement romanais, impulsé par le fort volontarisme du roi Carles V, inaugure la première ligne entre Albe et Superbia (16 km) le 1er janvier 1841.
En 1846 la ligne Superbia-Albarona, longeant la côte nord de l'île de Tyrrhénie, est achevée, totalisant 91 km sur son parcours. En 1850, la ligne Citaregal-Resola (58 km) est mise en exploitation à son tour, suivie par la ligne Superbia-Villanova-Resola en 1852.

De 1853 à 1870, trois lignes supplémentaires vont émerger, afin d'entourer totalement l'île tyrrhénienne : la ligne occidentale d'Albe-Cesera-Ducele, la ligne méridionale Resola-Castelnove-Suragues et la ligne orientale de Rollone-La Farge-Resola, auquel il faut rajouter la ligne montagnarde de l'Arvace (Superbia-Villanova-Castelnove), inaugurée en 1872.

Toscane

La Toscane n'était pas en reste, pendant plusieurs décennies, c'était même la région la mieux desservie du royaume avec un ensemble de lignes bien étendues. En 1848, la province avait déjà sur son territoire trois lignes fonctionnelles ; les lignes de Liburna à Florencia, de Pisa à Pistoria et de Florencia à Pistoria.  L'objectif final était de relier Pistoria au reste de l'Italie en franchissant les Apennins avec un point de connexion à Bologne, alors cité pontificale. Enfin une ligne Florencia-Empole-Senna fut inaugurée en 1850, et destinée à être prolongée jusqu'à la frontière avec le Latium.

Sardaigne et Sicile

Il faudra attendre 1859 et 1860 pour voir deux tronçons construits respectivement en Sicile (Catane-Messine) et en Sardaigne (Carales-Nove Sulce).
Mais en 1860, la Sicile bascule dans le giron italien et Superbia ne pourra pas mettre en application ses grands projets ferroviaires siciliens.

Elle se focalisera donc sur la Sardaigne, avec l'ouverture de la ligne majeure Calares-Aristane-Olbia (connectée aussi à Sassaro) progressivement de 1871 à 1881.

Raccordement au réseau italien

Le gouvernement autrichien, qui avait bien étendu son réseau en Lombardie et Vénétie, s’était préoccupé de bonne heure de relier son réseau avec celui romanais, tout aussi développé. Depuis la guerre de 1849 et l'appui autrichien à Carles V, les relations entre les deux pays s'étaient fortement réchauffées.  Ainsi, en 1851 une convention conclue à Florence, le 1er mai 1851, entre l’Autriche, le Saint-Siège et les Iles-Romanes, eut pour objet l’établissement de deux lignes : celle de Milan à Bologne, par Parme, Plaisance et Modène (sous souveraineté romanaise), et celle de Bologne à Florence, par Pistoria. Ces deux lignes étaient destinées à mettre l'Etrurie romanaise en communication, d’une part, avec la Lombardie et, de l’autre, avec l'Emilie et la Vénétie.

Pour Superbia, cela permettait de désenclaver ses provinces de Parme et Modène, isolées de la Toscane par les Apennins, et in fine de relier Florence et le port de Livourne à Milan et Venise. Mais leur exécution nécessitait de grands travaux et des dépenses considérables, surtout pour la ligne de Bologne à Pistoia, qui devait traverser les Apennins. La ligne de Milan à Bologne fut finalement inaugurée le 1er janvier 1858.

La seconde campagne d'Italie de 1859-1861 bouleversa tous ces arrangements. Elle fit passer la Lombardie, Parme et Modène ainsi que Naples et la Sicile sous le sceptre de la maison de Savoie. Le nouveau royaume d'Italie n’était pas assez riche pour racheter les lignes autrichiennes et romanaises "annexées", et d'ailleurs la tâche la plus urgente était l’organisation et l’administration du royaume unifié qui absorbait toute l’attention et toute l’énergie du gouvernement piémontais. Il faudra attendre 1864, après avoir réglé le sort de la compagnie romano-autrichienne qui gérait la construction, pour que la fameuse ligne internationale entre Bologne et Florence soit enfin achevée.

Annexion du Latium du Nord et raccordement avec Rome

En ce qui concernait le réseau du Latium annexé par Superbia, il ne comportait qu'une seule ligne ; la ligne de Rome à Citavella, inaugurée par les autorités pontificales en 1859.
Les romanais planchaient depuis longtemps sur le raccordement de leur propre réseau à cette ligne, ce qui sera fait en 1870 lors de la jonction à Citavella de la ligne romanaise dite des Maremmes (Livourne-Poblone-Grossete). En 1871 c'est autour de Pérouse d'intégrer le réseau, via la ligne Perusia-Arrecio (se raccordant à Florence au nord et à la ligne italienne de Bologne-Forli-Ancône-Spolète-Rome au sud.)

Ainsi en 1871, le réseau romanais était-il pleinement intégré au réseau de la péninsule italienne, du moins en Etrurie. Rome, Milan, Turin, Venise, Gênes, et même Lyon (via Turin et le tunnel de Fréjus) et Vienne (via le col du Brenner) étaient-elles accessibles depuis Livourne, Pise et Florence.  

Le franchissement du détroit de Rollone.

A son point le plus étroit, il est large de 5.2 km. Une distance courte mais qui isole durablement la Tyrrhénie de l'Etrurie et le mainland européen, à l'activité économique de plus en plus grande.

Dès lors il devenait vital pour Superbia d'être reliée au continent, et ce régulièrement. Pour le transport de fret et de passagers, de nombreuses navettes maritimes circulaient entre Rollone et Citavella (traversée de trente minutes, au moins dix liaisons par jour).  Mais l'Etat romanais ira plus loin : comme ce sera le cas pour le détroit de Messine en Italie, le développement du traversier-rail permettra d'embarquer des trains pour franchir directement le détroit de Rollone.  Le premier "rail-ferry" de ce genre nait ainsi en 1895 (ou plutôt deux ferrys jumeaux, le Rollone et le Maremme). A l'aube du 20e siècle Superbia était définitivement reliée au continent par le rail. (Ce sera physiquement le cas en 1996 lors de l'inauguration du pont de Rollone, l'ultime étape)...

Réseau italien et romanais 1861:
 


Réseau italien et romanais 1871:
 




La flotte romanaise

(à suivre)

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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Mer 28 Fév 2018 - 15:34

Bravo ! J'attends la suite avec impatience (carte, écartement des rails, gabarit, électrification des lignes*).





*Là, j'sais pas trop pourquoi (si, p't'êt'un peu quand même Razz ) mais j'penc'rais bien pour le 3000 V continu, comme en... Italie).

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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Mer 28 Fév 2018 - 15:36

Anoev a écrit:
Bravo ! J'attends la suite avec impatience (carte, écartement des rails, gabarit, électrification des lignes*).





*Là, j'sais pas trop pourquoi (si, p't'êt'un peu quand même Razz ) mais j'penc'rais bien pour le 3000 V continu, comme en... Italie).

Merci Smile (je savais que ça allait t'intéresser What a Face )

la carte du réseau en 1870 arrivera bientot Very Happy

Pour les données chiffrées, je pense que ce sera en effet similaire à la techno italienne, mais je ferai un post plutôt en section "Moyens de Transport"

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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Mer 28 Fév 2018 - 15:44

Je connais un peu les données de base des FS, sinon, tu peux toujours consulter 'Pédia, pour avoir des compléments d'information. En Italie, il y a pas mal de lignes de chemins de fer secondaires (privés) à l'écartement de 900 mm (un poil plus étroit que le métrique). Certaines sont en traction thermique, d'autres électrifiées en 1500 V. Pour le 3000 V c'est également possible mais pas certain, c'est surtout les voies nationales qui sont à cette tension. Il y a aussi le 25 kV 50 Hz, mais seulement pour les Direttisime du XXIe siècle (Alta Velocità). Avec l'aspect "archipel", je pressens de jolis tunnels sous-marins... WWWauww !!

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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Mer 28 Fév 2018 - 15:53

Anoev a écrit:
Je connais un peu les données de base des FS, sinon, tu peux toujours consulter 'Pédia, pour avoir des compléments d'information. En Italie, il y a pas mal de lignes de chemins de fer secondaires (privés) à l'écartement de 900 mm (un poil plus étroit que le métrique). Certaines sont en traction thermique, d'autres électrifiées en 1500 V. Pour le 3000 V c'est également possible mais pas certain, c'est surtout les voies nationales qui sont à cette tension. Il y a aussi le 25 kV 50 Hz, mais seulement pour les Direttisime du XXIe siècle (Alta Velocità). Avec l'aspect "archipel", je pressens de jolis tunnels sous-marins... WWWauww !!

Techniquement il y a un pont ferroviaire et autoroutier (inauguré en 1996) mais pas de tunnel.

Mais il est vrai qu'un tunnel entre la Sardaigne et la Tyrrhénie est techniquement possible (je pense qu'il y a 50 km au plus étroit dans le canal de Sardaigne entre la Srd et la Tyr, mais je ne sais pas pour la profondeur)... mais ce serait faramineux pour les dépenses du pays... (relier Londres et Paris c'est différent que de relier Calares et Superbia, en termes de retombées...)

En tous cas il est dans les cartons d'ici 2025 pour désenclaver la Sardaigne.


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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Mer 28 Fév 2018 - 15:58

Bedal a écrit:
Relier Londres et Paris c'est différent que de relier Calares et Superbia, en termes de retombées...
Faut voir ! Les Japonais ont relié l'île d'Hokkaïdo à la grande île par le tunnel du Seikan, à cause de la dangerosité du détroit maritime (naufrage du Tōya Maru, suivre le lien vers Wikipédia).

En attendant, voici d'quoi faire rêver. Oui, rêver, surtout, car y a pas de date de mise en service !

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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Mer 28 Fév 2018 - 16:09

Anoev a écrit:
Bedal a écrit:
Relier Londres et Paris c'est différent que de relier Calares et Superbia, en termes de retombées...
Faut voir ! Les Japonais ont relié l'île d'Hokkaïdo à la grande île par le tunnel du Seikan, à cause de la dangerosité du détroit maritime (naufrage du Tōya Maru, suivre le lien vers Wikipédia).

c'est vrai que les Japonais ont relié toutes leurs iles dans les années 80 par pont et par tunnel... c'est assez dantesque.

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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Mer 28 Fév 2018 - 16:20

On attend encore la liaison par tunnel entre Toulon et la Corse (on s'rapproche - géographiquement - du sujet du fil). Mais bon, j'sais pas si ça s'f'ra un jour.

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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Mer 28 Fév 2018 - 21:21

Cartes des réseaux ferrés postées (en spoiler sur le post qui en parle)

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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Mer 28 Fév 2018 - 22:26

Oussadonk ? J'ai pas trouvé.

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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Mer 28 Fév 2018 - 22:28

Anoev a écrit:
Oussadonk ? J'ai pas trouvé.

Ben tout en bas du post qui parle du réseau ferré... confused

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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Jeu 1 Mar 2018 - 13:25

Waouw Surprised ! Qu’en est t’il du développement du chemin de fer dans les colonies ?
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MessageSujet: Re: Isulas-Romanas (Iles-Romanes)   Jeu 1 Mar 2018 - 14:49

Ρέμί a écrit:
Waouw Surprised ! Qu’en est t’il du développement du chemin de fer dans les colonies ?

tu fais bien d'en parler !

Les premiers chemins de fer arrivent en Tunisie en 1870 !

Sur demande du bey de Tunis, Sadiq Bey, la Societa Ferroviara Romanesa construit la ligne Tunis-La Marsa (17 km), la première ligne de chemin de fer tunisienne en 1871.

Par le décret beylical d'octobre 1872, la même société est autorisée à construire un chemin de fer entre Tunis et Jendouba, dite ligne de la Medjerda, au sud du territoire que les Iles-Romanes possèdent en Tunisie depuis 1838. La ligne débute à Tunis (en dehors du territoire contrôlé par superbia) puis passe par l'Ariana, avec un embranchement vers La Goulette, puis Jedeida, Mateur, Béja et Jendouba. Les travaux débutent effectivement que en juin 1875 et la ligne est intégralement achevée en 1880.

Dans le même temps, la compagnie ferroviaire décide de lancer la ligne Bizerte-Tunis via Dejeida, qui sera achevée en 1882.  Elle sera ensuite complétée par une ligne reliant Mateur à Tabarca en 1890.

Je rappelle que la Tunisie sera également colonisée par la France à partir de 1881 : le réseau sera donc développé par les Français au centre du pays (ligne Tunis-Sousse-Monastir-Sfax  ou Sousse-Kairouan-Kaserine) de 1880 à 1910.

Enfin le sud du pays, colonisé par les Iles-Romanes à partir de 1885 verra se développer la ligne dite du "phosphate" Tozeur-Metlaoui-Gafsa-Skhira (de 1890 à 1900), raccordée au réseau français à Graiba pour rejoindre la ligne de Sfax. Gafsa sera également raccordée à Kairouan. Enfin les Romanais vont prolonger la ligne française de Tunis à Sfax, en direction de Gabès (1900), ligne qui sera reliée au réseau de la Tripolitaine Romanaise en 1910.



En ce qui concerne Ipras, les Romanais n'y vont pas de main morte également : de 1860 à 1890, trois lignes seront construites : la ligne de Psokos à Teklis (inaugurée en 1868*), prolongée
à xxx en 1880, la ligne de Gelek à xxx (1876) et enfin la ligne de Teklis à Gelek (1881).  Le tour complet de l'île sera effectué en 1890.

* (avant la première ligne de chemin de fer grecque donc Very Happy )


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