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 Moyens de transport

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Vilko
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Dim 21 Jan 2018 - 19:28

Anoev a écrit:
J'vois pas alors l'intérêt de rouler à une telle vitesse.

Le plaisir !

Dix minutes à 220 km/h donnent plus de plaisir que 40 mn à 55 km/h... Cool
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Anoev
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Dim 21 Jan 2018 - 23:13

À part quelques passionnés de sport automobile (pas vraiment bon marché vu le prix de l'essence), le plaisir de dépasser le 200, pour la plupart des aneuviens, c'est de prendre le train. Sinon, en général, on roule vite pour gagner du temps, alors à quoi bon brûler de l'essence à 200 à l'heure si c'est pour avoir, en fin de compte, une moyenne de 55. En fait, la limitation de vitesse à 180 aux Santes est purement symbolique (le symbole - illusoire - de la liberté sur les routes santoises) ; les limites à 140 au Malyr, en Alfazie et au Roenyls sont largement suffisantes pour la plupart. Seule la limite à 120 au Kanolthe peut paraître un peu "bridante".

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Anoev
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Mer 31 Jan 2018 - 23:39

Georges Lampraud était arrivé à 8:50 dans la cour de la gare de Splan, en compagnie d'un policier de la Banlúf qui lui avait servi de chauffeur depuis Birem et avec lequel il n'avait pas échangé plus de trois phrases. Celui-ci entra dans la gare et gagna la salle des billets avec lui, demanda et obtint un vozmenot (billet de compensation) pour Nakol SBK, à utiliser dans un train sans supplément. Heureusement, à cette heure-ci de la matinée, l'offre ne manquait pas :


  • Un train à 8:58, sans arrêt jusqu'à Nakol, mais celui-ci, il ne pouvait pas le prendre : c'était un rapide.
  • Un autre, à 9:02, pas plus accessible que le précédent, puisque c'était un Interciv. Il ne s'arrêtait qu'à Selne.
  • Ah, enfin, deux trains accessibles et sans trop d'arrêts, et qui seraient susceptibles de le faire arriver avant midi (tout du moins, le premier : un IK, s'arrêtant aux gares de Dawjatt, Selne, Subne, Herdan et enfin Nakol SBK ; et un autre, avec les mêmes gares d'arrêts. Il consulta le tableau jaune. Le deuxième train était un train automoteur, mais comme le premier, c'était un train sans restriction d'accès. Ces trains étaient à 9:10 et 10:10.
  • À 9:20, il y avait un semi-direct qui s'arrêtait à toutes les gares entre Dawjatt et Selne et qui, en plus des gares de Subne et de Herdan, desservait également Pehrs (entre ces deux points d'arrêt) ! Rédhibitoire.


Donc il se dit que le plus sage serait de prendre le train 4422 partant de 9:10, en espérant qu'il ne soit pas trop rempli, car, renseignements pris, ce train venait de Laṅrúke et avait toute la desserte des gares principales du Sud du Kanolthe (Lòva, Birem & Salskeberm) pour se remplir copieusement. L'automotrice, elle, ne venait que de Marlek et ne desservait, entre Marlek et Splan, que la gare de l'aéroport des Toolemnare. Mais elle partait... une heure plus tard°. Bref : soit arriver à une heure assez raisonnable pour déjeuner à Nakol, mais risquer de voyager debout (son vozmenot ne donnait accès qu'à la 2me classe, sans surclassement possible), soit arriver à pas d'heure, sans pouvoir déjeuner dans le train. Il entendit une annonce : «Àt syvstrægen Anoevia numar quatèrent-dvo dyn Nakol SBK dhep pàteze glys dvo. Or dem kjas abaṅdet àt lidùlev àt peronen ea rœdhit ni à strægnev. Hrop*». La voie 2, c'était pas sa voie, le train 402, c'était pas son train, c'était le rapide. Mais il ne put quand même s'empêcher de l'admirer : une rame automotrice (elle aussi) flambant neuve, de douze caisses vert et beige, avec des vitres fumées ou dorées, arrivant dans un souffle devant le quai à côté du sien. Une pure merveille, à la fois un concentré de technologie et d'élégance. Trois minutes plus tard, le 402 repartit de la gare de Splan comme il était venu : majestueusement. Puis quatre minutes plus tard, vint le train Interciv (4002), un peu moins récent, mais avec les mêmes couleurs : vert et beige. Ça restait quand même un beau train. Quel train devait-il s'attendre à prendre pour une relation un peu moins rapide, plutôt de type "express" ? Eh bien somme toutes des voitures pas si mal que ça. Certes, pas toutes récentes, mais bien entretenues : le flanc était toujours beige, mais au niveau des fenêtres, les trumeaux étaient noirs, encadrés par deux grosses bandes vertes, au dessus et en dessous. Comme style de décoration, ça lui rappelait (à la couleur près, du moins) le trains Corail de son pays. Maintenant, la grande question était : allait-il pouvoir voyager assis ? Eh bien, il faut croire que oui : il trouva, dans l'avant-dernière voiture, une voiture à compartiments (il en restait quelques unes), une place à côté du couloir qui, le cas échéant, pourrait lui permettre de se dégourdir les jambes et aller au dem-æstam. Mais la mésaventure de la veille lui avait appris à être assez prudent. Comme les vitres étaient bien propres, il se contenta de regarder le paysage. Le compartiment était, lui aussi, bien tenu, à l'européenne (6 places en seconde), ce qui le changeait des Intercités Tours-Paris ou Tours-Poitiers, où on était bien serrés, à quatre voyageurs de front (huit en tout).

°Y avait bien une autre automotrice de même type et de même provenance, mais elle partait à 8:10, c'est-à-dire 40 minutes avant l'arrivée de Georges à la gare de Splan.
*Le rapide Anoevia n°402 en direction de Nakol-SBK va arriver voie 2. Veuillez vous éloigner de la bordure du quai et faire attention au train. Merci.

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Anoev
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Jeu 1 Fév 2018 - 11:44

Le train démarra à l'heure prévue, dépassa la petite gare de Topen puis accéléra pour de bon. Cette partie là de la ligne était récente (fin du siècle dernier), alors que la ligne qui avait été remplacée avait eu facilement cent ans de plus. Le convoi devait bien filer à 150 km/h, voire 160, ce qui était plutôt pas mal pour un express.

Puis il ralentit et arriva en gare de Dawjatt : une gare aussi pimpante que les autres gares de ce parcours (Topen excepté) mais un peu plus spacieuse : quatre voies à quai, surplombées par une dalle imposante. Les quais étaient bien larges, leur accès copieusement assurés par des escaliers (tant fixes que roulants), des rampes et des ascenseurs. Les voies étaient en tranchée, couverte par ladite dalle. De chaque côté, c'était à ciel ouvert. Sur chacune des parois de la tranchée, il y avait une fresque, l'une d'elle représentait le jour (avec un gros soleil) et l'autre la nuit (avec... la lune). Bref, une gare moderne et agréable. Il n'y avait aucune bifurcation à Dawjatt. Les seules correspondances assurées étaient soit sur la même ligne (entre divers types de trains IK ou omnibus, les IC et les rapides ne s'y arrêtant pas), soit routières ("perpendiculaires", avec Pavelne, le Surroenyls ou le Kanolthe).

Le train repartit, accéléra, et reprit son allure de croisière adaptée à ce nouveau tronçon. Après une traversée de durée sensiblement égale à celle précédant Dawjatt, le train arriva à Selne. L'accès à cette gare se faisait à vitesse notablement faible. C'était un grand carrefour ferroviaire où se rencontraient cinq lignes, dont deux parmi les plus chargées du réseau de l'ANB : (Nakol) Herdan-Selne et Selne-Splan.  Les autres étant (Malbœrg) Komas-Selne, Selne-Seblir et la petite ligne de l'Hatua : Selne-Fermœs, joignant la ligne de la côte nord (Nobenkost). Sels les rapides ne s'arrêtaient pas à Selne, mais ils étaient quand même obligés d'y ralentir : un lacet à l'accès nord leur imposait une traversée à 60 kilomètres à l'heure. De toute manière, de ce côté là, le train allait traverser les collines de l'Hatua jusqu'à Pehrs et la vitesse de croisière allait s'en ressentir : finies les pointes fulgurantes. C'est un peu comme à bord du Capitole (ou plutôt, des trains qui maintenant lui succèdent), quand on a dépassé la Sologne, arrivé à Vierzon et qu'on commence à attaquer le Limousin, et les contreforts du Massif central.

Selne, c'est une véritable étoile ferroviaire, un peu comme St-Pierre-des-Corps, une gare bien connue de Georges. On lève les yeux et on voit des caténaires partout (contrairement, par exemple, à Chicago ou Los-Angeles, aux États-unis, où les gares ont des faisceaux diablement importants, mais vides de toute caténaire).

Après être resté environ six minutes à quai (les express traditionnels y restent sensiblement plus longtemps, jusqu'à 15, voire 20 minutes), l'IK repartit vers le nord-ouest. Il était bien rempli, mais les contrôleurs purent passer sans trop d'encombre pour examiner les titres de transport. Georges tendit son vozmenot. Le contrôleur le lui poinçonna et lui dit de bien le conserver, jusqu'à ce qu'il ait quitté, pour de bon, la gare de Nakol, il pourrait lui être utile en gare.

Entre Selne et Subne, le train ne dépassait pas la vitesse de 100 km/h, voire ne l'atteignait pas. La ligne, sans être franchement montagneuse (comme celles des Alorynes ou du Kotom) n'était pas ce qu'on pouvait appeler une ligne de plaine, avec ses voies rectilignes ou avec ses courbes à grand rayon. Et c'était comme ça jusqu'à Pehrs. À cette gare (non desservie par ce train), le Sanflod (région de Nakol) commençait.

Le train s'arrêta quelques kilomètres plus loin, à la gare de Herdan, point de correspondance entre les express et IK d'une part, et les trains de banlieue SST d'autre part, Herdan étant située sur la rocade évitant Nakol par le sud, allant de Hyckne à Xythne et passant entre autres à Perqne et Kirtane. Herdan était quand même bien desservi, car en plus de deux lignes de train suburbain et d'un certain nombre de lignes de bus, c'était également le terminus d'une ligne de métro*, en attendant le grand retour du tram.

Le train s'enfonça dans la mégapole : les rames de banlieue et les immeubles se firent de plus en plus présents ; à Xhalyne, la ligne venant de Selne rejoignait celle du Nobenkost, et le tronçon entre cette gare et le terminus était impressionnant, un peu comme si l'avant-gare de Paris-Lyon allait jusqu'à Créteil. Le train s'engouffra dans un tunnel, c'était à peu près l'endroit où se situait l'ancienne gare Nob de Nakol-Kùbzak. Maintenant, le quartier de Kùbzak est desservi par une gare régionale dont les voies sont perpendiculaires, en contrebas par rapport aux lignes de "grande desserte". Puis, à la sortie du tunnel, après un virage serré, le faisceau s'élargit et le train, vint mourir à quai à la gare de Nakol SBK.
*Le Grand-Paris-Express bien avant nous, pour une région urbaine dix fois moins peuplée que l'Île-de-France !

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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Jeu 1 Fév 2018 - 23:36

Georges descendit du train et se dirigea vers la tête, là où était situé le "cœur" de la gare. Parmi les annonces aneuvophones évoquant les prochains mouvements (arrivées et départs) et égeenées par la même voie "humaine", mais sans inflexion particulière, et qui donnaient malgré toute l'application avec laquelle elles avaient été étudiées, on sentait un peu l'aspect "robotique", Georges en entendit une, assez particulière qui retint son attention. Tout d'abord parce que ce n'était pas la même voix, une voix plus naturelle, ensuite, parce que l'annonce était francophone, et enfin parce qu'elle disait : «innformâtionn personnel. Monnsjeur Gorgès Lammpraôd ess prijé de se prézenterr aô bùreu d'êd aô vouayazheurs, sitwé porte nouméro disep... Monnsjeur Gorgès Lammpraôd ess prijé... ». Le cœur de Georges se mit à battre plus vite. Il demanda à une employée en uniforme (veste verte et jupe beige) dans ce qu'il savait d'aneuvien où se trouvait la porte 17. La femme lui indiqua le chemin : «or pùzet rikyp àt faarnoċals; zhiyrit skerdev; or mir vedj àr tœrse dekpent yn dek-ok». Il répondit d'un «hrop ekkad» ponctué d'un léger sourire et accéléra dans la direction donnée. La porte 17 donna sur un escalier qui n'avait pas dû être rénové en même temps que la gare, en 1985 et donnait l'impression qu'on était retombé presque 80 ans dans le passé. Il se dit que, comme présentation d'un bureau d'accueil, on pouvait mieux. Pour l'aide aux voyageurs invalides, ce n'était pas l'idéal, mais au premier, il vit la porte de l'ascenseur qu'il n'avait pas vu au rez de chaussée. Il entra dans une salle où une demi-douzaine de personnes attendaient, sous un tableau affichant des numéros d'appel. Combien de temps devrait-il atten... Une personne vint à lui et, dans un français moins approximatif que celui de l'annonce...
— Vous êtes monsieur Georges Lampraud.
— Oui.
— Nous vous attendions. Savez-vous que nous avons trouvé quelque chose vous appartenant dans le train qui est arrivé ce matin. Nous avons été mis au courant de votre mésaventure, d'une part par un employé des wagons-lits, d'autre part par des inspecteurs de la police ferroviaire qui ont mis par une heureuse coïncidence, la main sur un pervers recherché par les polices de plusieurs provinces. Par recoupement, comme ce personnage prétendait s'appeler Lampraud, comme vous, les gens de la banlùf, la police des chemins de fer, si vous préférez, ont fait fouiller la voiture et ont retrouvé votre portefeuille. Un appel de Splan, de l'employé qui vous a fourni un vozmenot... vous l'avez sur vous ?
— Oui, le voici.
— Merci. Il nous a informé que vous prendriez le 4422 en direction de Nakol, nous vous avons donc attendu.
— Vous faites les choses bien, ici-même, dites donc. Cependant, j'ai encore du mal à croire comment les agents de la police ferroviaire eussent pu m'arrêter alors que ma ressemblance avec cet énergumène était très approximative, d'après ce qu'on m'a dit, en me libérant à Birem.
— Personne n'est parfait. Vérifiez que tout ce qui se trouvait dans votre portefeuille s'y trouve encore. Malheureusement, pour l'argent liquide, nous ne pouvons rien pour vous, nous ne pouvons que le signaler.
— Eh bien, c'est étonnant, mais, à première vue, rien ne manque, même les trente virs qui me restaient.
— D'après ce que nous en savons, le sexe intéressait davantage ce individu que l'argent. Cependant, là, il y a peu de chances qu'il voyage en train avant longtemps. Est-ce que vous portez plainte ?
— À quoi ça peut me servir ? Je ne serai même pas là pour le procès pour témoigner. Je dois retourner en France très bientôt. Mes vacances ne sont pas élastiques, vous pensez bien. Et puis, votre personnage, comme vous dites aura à répondre d'autres méfaits, la plainte d'un touriste étranger, par rapport à des viols d'enfants, c'est pas grand chose. Mais j'reconnais qu'à cause de lui, j'ai passé des moments difficiles, et c'est bien que je ne rencontre pas un de ces jours, parce qu'alors...
— Y a plus de risque, ne vous en faites pas.
— Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un bon séjour au Sanflod.
— Vous savez où se trouve le bureau de tourisme ?
— Oui, porte n°22 ; vous redescendez par où vous êtes monté, une fois dans le hall de la gare, tournez à gauche.

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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Sam 3 Fév 2018 - 14:30

Georges redescendit, cette fois-ci par l'ascenseur, non pas par flemme ou par fatigue, mais par curiosité. Il voulait savoir pourquoi, au rez-de-chaussé il était passé devant sans s'en rendre compte. L'intérieur de l'ascenseur était doré, moderne (touches à effleurement) et luxueux (miroirs et tenture, sauf sur les portes, qui étaient en métal satiné). La porte s'ouvrit, une autre porte que celle par laquelle il était entré (un ascenseur à double accès, comme on en rencontre de plus en plus, sauf dans les immeubles d'habitations), il sortit de la cabine, puis la porte palière se referma : elle était recouverte de lambris, le même lambris qui recouvrait les parois du grand hall de la gare. Seuls deux voyants en forme de flèches et un bouton d'appel trahissaient l'existence de l'ascenseur, deux flèches qu'il n'avait pas remarquées tant il était préoccupé par cette annonce étrange. Si l'ascenseur avait été au niveau, il l'aurait tout de suite vu.


Il marcha jusqu'à la porte 22 où il trouva le bureau de tourisme, bien rempli en ce début d'après-midi. Il vit un écran où était écrit, en aneuvien, en kotava, en portugais et en anglais : votre délai d'attente est estimé à deux heures environ. Il demanda à un passant si un autre bureau de tourisme existait en centre-ville. On lui répondit que oui, mais il n'ouvrait qu'à 17:00, bref : ça lui ferait perdre du temps plutôt que d'en gagner. Il prit donc un ticket d'attente, ce qui lui permettait d'aller se promener dans la gare et revenir de temps à autres au bureau histoire de voire comment l'affichage des numéros d'appel évoluaient (certes, il y avait des demandes de renseignement "compliquées" qui allongeaient le délai d'attente, mais il y avait les demandes simples, voire même les abandons, qui pouvaient les écourter). Le tableau annonçait 662 B, il y avait trois postes d'ouverts : le A, le B et le D. Son numéro était le 695. Trente trois personnes à passer avant lui, réparties sur trois bureaux (à moins que le C n'ouvre entre temps) ; normalement, ça ne devrait pas trop traîner, à moins que, sur tout ce monde, les quatre cinquième parlent aneuvien aussi bien que Georges parlait l'anglais (autrement dit : très mal) et qu'ils demandassent leur chemin dans une langue rare : le géorgien, l'islandais ou le romanche : peu probable. Il rejeta un œil sur l'écran d'affichage : 664 A, temps d'attente : 1:52 ; les langues avaient changé. L'annonce était affichée en aneuvien, en espéranto, en espagnol et en arabe. Georges se demanda combbien de langues au total étaient susceptibles d'être affichées ; ça lui passerait le temps de toutes les... "lire".



C'est pas fini. La suite ce soir, sur la même page.

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