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 Moyens de transport

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Brontë



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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Lun 25 Juil 2016 - 2:59

Coucou Anoeuv ! e n'est peut etre pas le meilleur endroit pour poser la question, et celle-ci à peut etre déjà été posée, mais je me demandais si les noms des villes de tes ccartes avaient une histoire, je veux dire, leurs noms ont-ils une origine retraçable ?
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Anoev
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Lun 25 Juil 2016 - 10:41

Brontë a écrit:
Coucou Anoeuv ! e n'est peut etre pas le meilleur endroit pour poser la question, et celle-ci à peut etre déjà été posée, mais je me demandais si les noms des villes de tes ccartes avaient une histoire, je veux dire, leurs noms ont-ils une origine retraçable ?
Très peu, en somme. La plupart sont issues de l'écriture automatique. Certaines petites localités (pas toutes les lignes) sont issus de paroles de textes (chansons), notamment les lignes du SAB (Sudalorynen Beaṅ), dont tu peux lire (sur le lien) depuis Wynex :
Alho
Brozhva
Daṅzhaṅ
Vovær
Tĕkaṅ
Panja
Korde
Mweatuzh
...

Bref, une allégorie un peu écorchée (on peut pas d'viner tout d'suite, bezeen sûûr) de :

Allobroges vaillants !
Dans nos vertes campagnes
Accordez-moi toujours...

Les Alorynes furent un lieu de résistance farouche à la dictature Hakrel-Ruz.


Pour les autre fois, je suis parti de n'importe quoi, et pour certaines localités, j'y ai accolé un affixe "géographique" qui fait une cohésion, comme
Lak- à Lakùr et j'me suis amusé un peu : Lakrem, Lakriz, Laklas...
Erl- en Æstmor (surtout la montagne)
Om- au Malyr (la montagne, également)
A-...-a autour de Malbœrg
-ne au Roenyls, mais c'est pas exclusif : Lanzane au Kanolthe, Kublane au Malyr, Sorne en Alfazie.

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Anoev
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Lun 25 Juil 2016 - 15:04

Premier voyageur : c'est une voyageuse : Nadezh Keryla. Cadre dans une entreprise de composants électroniques, elle doit se rendre à Vancouver (B.C. Canada) et le vol le plus pratique qu'elle a trouvé ne se situe pas à Karċfetal (banlieue d'Hocklenge, pourtant plus proche), mais à Kyvalne, dans la banlieue de Nakol. Son "train" ne roule pas à l'effigie de l'ANB, mais... d'Anoflog, la compagnie aérienne aneuvienne.

Raison du choix : le trajet Sorne Asalψe, par le métro, est plus court que celui, en train de banlieue SST entre Nakol-SBK et la gare de l'aéroport de Kyvalne. De plus, Asalψe étant plus petit et moins fréquenté, l'enregistrement des bagages pour l'"avion sans ailes" est beaucoup plus court, et arrivé à Kyvalne, il n'y a aucune formalité à remplir, en dehors de la police aérienne (sinon, à Kyvalne, c'est un peu la galère pour qui ne vient pas d'un avion en correspondance, que celui-ci vole ou roule sur des rails).

Trajet : Le départ d'Asalψe se fait par la partie Est de la rocade de Sorne qui a été électrifiée récemment pour la circonstance. La gare de l'aéroport sent encore le neuf. Le train part donc en direction du nord (Saṅpaz), où il ne s'arrête pas. Rappelons-nous : c'est un "avion"... et cet "avion" va par contre s'arrêter à la gare de l'aéroport de Gerne, à l'intersection des lignes Træz-Krebiz et la ligne qui nous intéresse. Pour ça, depuis Saṅpaz, il passe, toujours sans arrêt, à Martinstad, et Eskne. Il laisse sur sa droite, la ligne d'Elne qui continuera vers Kramelne, Nevwarkling, et qu'il retrouvera à Pavelne. Donc, arrêt à Gerne Flv. D'autres personnes montent, étant descendues d'avions en provenance d'Europe, d'Asie et d'Afrique. Le train repart, file sans s'arrêter à Gerne-stad, en direction du nord-nord-est vers Pavelne vitesse approximative : 250 km/h. C'est certes moins rapide que notre tégévé, mais les lignes rapides sont aussi plus courtes. Du reste, l'"avion" rejoint la ligne traditionnelle à Pavelne et doit se contenter d'un 160 km/h (c'est pas encore trop mal ! y a pas si longtemps, c'était 140, voire moins !). Mais l'avion ne s'arrête pas plus à Pavelne qu'ailleurs. Et après un trajet, certes rapide, mais qui semble lambin en comparaison de la section précédente, l'avion ralentit car on arrive à Perqne, au Sanflod, sur la rocade sud de cette région dont la capitale est Nakol. Le train ralentit pour de bon et passe à vitesse modérée la gare de Kirtane-Ast (Nekropol)* pour enfin aller s'arrêter (définitivement, car c'est le terminus, l'"avion" ne va pas jusqu'à Nakol-SBK) à quai à la gare de Kyvalne Flv. Y faut prendre la bonne sortie, celle vers les avions, c'est au milieu. Nadezh n'aura pas à s'occuper de ses bagages enregistrés : il vont directement du compartiment fourgon du train à la soute de l'avion. Bonne traversée, Nadezh !

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Anoev
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Lun 25 Juil 2016 - 20:41

Deuxième voyageur : C'est Alan Folger. Il doit se rendre à l'hôpital de Pavelne où est retenue sa fille, victime d'un accident : elle a été renversée par une voiture et elle a quelques fractures. Elle en a pour plus d'un mois à séjourner à l'établissement hospitalier (réparations des fractures et premières séances de rééducation). Les rapides ne s'arrêtent pas à Pavelne, les trains les plus rapides (et prestigieux, au prix demandé pour le supplément) à s'y arrêter sont les Interciv. Malheureusement, ils ne font pas le trajet de bout en bout. Il faut donc changer de train.


Raison du choix : La gare choisie pour la correspondance est Saṅpaz ; le train choisi au départ de Sorne-Delta est un IK-A. Ce train a un trajet commun de Saṅpaz à Kramelne, mais sur cette tranche, l'Interciv qui va de Saṅpaz à Nakol ne s'arrête pas entre Martinstad et Kramelne, il est donc plus rapide, enfin, en principe. Alan paiera donc un supplément pour le trajet Saṅpaz-Pavelne.

Trajet : Comme les visites à l'hôpital n'ont lieu que l'après-midi, notre voyageur n'a pas besoin de prendre un train trop matinal, il part donc à 8:40 de la gare de Sorne-Delta. Le train fait un court arrêt à Oskonde (banlieue nord, sur la rocade) et effectue un trajet sans arrêt jusqu'à Saṅpaz. Le trajet dure un peu plus d'une heure à raison de 130 de moyenne (arrêt compris). Correspondance, donc, à Saṅpaz. Sur le quai d'en face, le train pour Nakol arrive, tous frais, venant d'un lavage impeccable. C'est un Ic : les voitures sont d'une autre classe que celles du train IK qu'Alan vient de qitter. Mais à propos de classe, il trouve quand même des secondes. Première gare devant être desservie : Kramelne, mais le train tarde à accélérer : qu'est-ce qu'y s'passe ? Le train traîne. Il a des passage où il dépasse à peine 50 km/h. Le contrôleur passe. Allan présente son titre de transport ainsi que le coupon de supplément, mais s'enquiert. La réponse est courtoise mais inflexible : il y a des travaux sur les voies entre Saṅpaz et Eskne : des panneaux d'affichages avait été posés à la gare de Saṅpaz. À Saṅpaz, certes, mais à Sorne, où Allan avait pris son billet ? Normalement, il y aurait dû y en avoir. Pas certain. M Folger vérifiera à l'arrivée de son retour en espérant, si c'est pas l'cas, de se faire rembourser son supplément : s'il avait su, il aurait gardé l'IK jusqu'à Kramelne : il n'aurait pas été plus vite, mais il aurait payé moins cher. Après un trajet interminable (si on le compare à la situation normale), soit dans une voiture confortable, même en z'gonde, Alan voit le train dépasser Eskne. Effectivement, le train accélère un peu, mais pas pour bien longtemps, puisque la grande région urbaine du Surroenyls approche. Le train ralentit et s'arrête pour six minutes à Kramelne (arrêt normal prévu : dix minutes, mais le train a du retard). Heureusement, il y a surtout des voyageurs qui descendent, peu qui montent. Le train fait un "saut de puce" jusqu'à Nevwarkling, capitale de comté la plus au nord du Surroenyls, là aussi, l'arrêt a pu être écourté. Et enfin, il se lance plein nord en direction de Nakol en laissant sans s'arrêter Soklat, Kyrdal Xykùne, Xhabne et enfin Vons puis pénètre dans le comté de la Taan, du nom du fleuve qu'il longe sur sa rive gauche à une vitesse de 160 km/h. puis il ralentit : Pavelne n'est plus bien loin. Allan se lève : c'est là qu'il descend. Il prend sa petite malette où il a entreposé divers menus objets réclamés par sa fille.

À l'arrivée : Le train s'arrête. Allan descend. Comme il ne connaît guère le réseau de transports de Kramelne, il va prendre un taxi. Son billet lui permet d'acheter un billet de taxi ANB à la gare pour un prix assez modique, si on le compare à ceux des artisans et des entreprises privées. «Kjas plaċit ors, Eddak; dyn Fleming-hosbar».

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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Mar 26 Juil 2016 - 16:03

Cette musique :



fut commandée à Michael Nyman (la Leçon de piano, Gattaca) pour l'inauguration de la ligne TGV nord en 1993 par la SNCF.

Des correspondant aneuviens situés sur place furent littéralement (c'est l'cas d'le dire) transportés par la prestation et demandèrent l'autorisation au compositeur de la faire jouer pour l'ouverture de la bretelle de Taraket (desserte de l'aéroport de Sfaaraies-Sarimat) en 1997.

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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Mar 26 Juil 2016 - 21:11

Troisième voyageur : Lequel est, comme le premier : une voyageuse. Une voyageuse toute jeune. Elle va fêter son quinzième anniversaire dans un endroit où, férue de tennis, elle a toujours rêvé d'aller pour de bon, la Tenisal Semikéri de Herdan, un peu à la fois le Wimbledon, le stade Rolland Garros et autres lieux tennistiques mythiques de par le monde. Elle a déjà eu son cadeau : une superbe raquette qu'elle a soigneusement entreposé dans son sac, ainsi que de la lecture, entre autre les derniers numéros de Zhàl bàl (Balle jaune) et Reċiletev (Au filet). Par ailleurs, elle ne déteste pas les voyages en train, comme une grande majorité d'Aneuviens. Elle a étudié son voyage avec minutie, elle l'avait déjà fait trois ans auparavant, mais elle était accompagnée, elle y était allée pour voir son équipe se faire battre par les Rube Stele (Étoiles rouges) de Salskeberm, une toute petite ville du Kanolthe, mais qui a des joueuses redoutables: l'une d'entre elles avait tenu tête à une star de Nakol pendant deux heures et demie avant de s'incliner.
Trajet : Les parents ont déposé leur fille Roxàn Salera à la gare d'Hælle, la gare la plus au sud-est d'Alfazie, à 6:50 du matin, pour un trajet de plus de 700 km et trois correspondances qui va la mener à la gare de Herdan (Sanflod, Roenyls), dans la banlieue sud-est de Nakol. Le premier train que va prendre Roxàn est un petit autorail datant du début des années '80, et qui va s'arrêter dans toutes les gares (une douzaine) jusqu'à Hakle. Là, elle va devoir attendre au moins trente-cinq minutes le deuxième train. Elle a par conséquent le temps de faire un tour à la gare, d'autant plus que, mises à part les voies, il n'y a pas grand choses à voir sur les quais à cette heure (c'est l'hiver). Roxàn en profite pour musarder un peu et prendre un café et une viennoiserie (pastoṅ) au kiosque de la gare. Les minutes s'égrennent, puis elle entend : Àt interkèptyven strægen numar 6676 fran Sorne ea dyn Nevwàrkling cem adàrle glysev dvo hoψev ok ea dekpent minuteve. Patezet glysev dvo. Roxàn avale son café et finit son croissant, saisit son sac et s'engouffre dans le passage souterrain. Ce n'est pas la seule : ce train est très fréquenté. Elle n'a pas réservé de place et se demande si par hasard elle n'aurait pas quand même dû en prendre une. Ce train va quand même la mener jusqu'à Nevwàrkling, ce qui n'est quand même pas tout-à-fait à côté. Elle se dit que si elle se retrouve debout, elle pourra toujours changer de train à Oneka pour y attraper le train suivant. D'après le tableau d'horaires, c'est le même train en correspondance : un IK-B, la seule différence c'est que le trajet Oneka-Krojdne (sud du Surroenyls) se fera avec des arrêts, mais comme le train part d'Oneka, elle sera sûre d'y être assise et elle restera moins longtemps debout dans le précédent. Seul problème : la correspondance, qui est un peu raide : deux minutes, pas forcément sur le même quai, et avec un sac de voyage contenant un bien précieux : une raquette de tennis toute neuve ! Mais heureusement, elle a trouvé un bout de place sur le strapontin d'un couloir d'une voiture pas toute récente. C'est le lourd tribut de certains IK : le matériel est parfois à la limite. Le train démarre. Il y a du monde, mais pas mal de gens vont quitter le train à Rænge pour prendre une correspondance pour les Santes. Parmi lesquels (elle l'espère), un type un peu trouble qui la regarde fixement depuis Hakle. Rænge. Effectivement, les voyageurs descendent, parmi lesquels, le type. Ouf. Le paysage change un peu : les forêts du sud laissent progressivement place à des champs et à des prés. Les gares non plus n'ont plus la même apparence : Depuis Rænge, le train emprunte les voies de l'ancien réseau du Saṅtr, alors qu'auparavant (Rænge compris) les lignes appartenaient au Sùd. Roxàn sait tout ça : en plus du tennis, elle a un vif intérêt pour la chose ferroviaire. Les gares sont plus simples, certaines ne sont que des haltes, le train continue sa route, en voie unique, jusqu'à Lahal, où il s'arrête, autres descentes de voyageurs, Roxàn en profite pour s'asseoir à une vraie place. Mais des voyageurs montent :
-Zhùnkad, or dem sedjun ed tapev en. Eh M !!! La place avauit été réservée deux fois sur son trajet : une première fois entre Hakle et Lahal, et une deuxième fois jusqu'à Nevwàrkling.
-Hoj, qibor, eg ere vedja okèndus liymun as ea...
-Nep dot ep
. Et Roxàn rejoint son strapontin, lequel, heureusement, n'a pas été pris entre temps.
Le train continue sa route et pénètre au Roenyls. Première ville de cette province : Oneka. Capitale de la moto ; là sont fabriquées et montées les motos, vélomoteurs, cyclomoteurs et quads Elvyra. Du reste, cette cité est jumelée avec la ville nippone d'Osaka. Effectivement, peu de voitures dans les rues, mais beaucoup de deux roues, surtout motorisés, mais les vélos et les tandems ne sont pas en reste. Puis, passage sans arrêt à la gare de la riante petite ville de Kozne, puis Krojdne, premier arrêt dans la mégapole surroenylsienne. Le train arrive bientôt à destination et Roxàn va alors devoir changer de train pour un autre encore moins rapide : À Nevwàrkling, terminus du train, elle va prendre un IK-B qui va s'arrêter à toutes les gares entre Vons (dernière gare de banlieue sur la ligne au nord de Nevwàrkling) et Pavelne. La correspondance est, là, assez rapide, mais elle n'est pas aussi tendue que si elle avait dû changer à Oneka. Elle a un peu le temps de souffler. Mais elle va devoir quand même changer de quai : le train sur le quai d'en face va bien à Nakol, mais il ne s'arrête qu'à Pavelne, or elle, descend entre Pavelne et Nakol. Dommage ! elle aurait gagné un peu de temps ; le train était brillant comme tout, vert et beige avec des bandes noires : c'était un Interciv. Arrivée sur le bon quai, elle attend son train, elle le connaît : elle l'a entrevu à Oneka quand son train précédent l'a dépassé : c'est un ensemble de deux automotrices aux couleurs du Roenyls (jaune à bandes vertes), plus âgées qu'elle, nettement plus. Elle regarde la dernière : K-87-024 : une des première. Franchement, il serait temps qu'ils changent le matos ! Elle monte (le terme n'est pas usurpé, il y a bien trois marches !) et a l'impression de faire un saut dans le passé. La rame démarre. En tout cas, si elle est vieille, elle est nerveuse : le trajet jusqu'à Vons est avalé en peu de temps. Mais après, c'est le tortillard jusqu'à Pavelne. Elle a le temps d'éplucher ses revues de tennis. Après Pavelne, le train roule de nouveau sans s'arrêter en gare. Roxàn regarde à droite (elle est assise dans le sens de la marche) : elle voit la Taan et ses péniches, et au delà tout un chantier : c'est la future ligne de la rive droite. Elle se dit que si elle revient à la Tenisal Semikéri, c'est cette ligne qu'elle prendra, et ça lui fera gagner une correspondance ! Le sanflod approche, le Sanflod est là : les immeubles de la banlieue s'alignent les uns derrière les autres, puis, le marché d'intérêt national, puis la gare de Perqne-Merkad. C'est là qu'elle doit descendre si elle ne veut pas se retrouver à l'aéroport de Kyvalne.
Arrivée : Elle cherche le train de banlieue en direction d'Herdan et d'Hyckne. Mais une affiche annonce : Nep suψtaden tràvik inte Kirtane ea Hyckne sĕr operev à glysev en. Or kjas hident àr buse en à plaréav. Eh ben y manquait p'us qu'ça. Déçue qu'elle est, Roxàn ! Et son oncle et sa tante qui l'att... Mais une paire de mains se posent sur ses yeux, et une voix familière derrière elle qui dit «Rò-òxan ! Quadù ep?».

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Dernière édition par Anoev le Jeu 28 Juil 2016 - 0:58, édité 4 fois
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Vilko
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Mer 27 Juil 2016 - 0:23

Anoev a écrit:
Mais elle va devoir quand même changer de quai : le train sur le quai d'en face va bien à Nakol, mais il ne s'arrête qu'à Pavelne, or elle, descend entre Pavelne et Nakol.

Espérons que ses parents lui ont expliqué qu'il fallait qu'elle vérifie sur le tableau que Perqne-Merkad, la station où elle doit descendre, est bien indiquée... Où ça, d'ailleurs ? Sans doute pas sur le quai. C'est la catastrophe si Roxàn prend le premier train ayant Nakol pour destination ! À moins que ses parents n'aient écrit, sur l'itinéraire qu'ils lui ont donné, l'heure précise à laquelle va partir le train qu'elle doit prendre (elle verra donc que le train qui est sur le quai d'en face n'est pas le bon), et lui aient bien recommandé de vérifier qu'il s'arrête à Perqne-Merkad... Mais si elle se contente de rester sur le quai, elle ne pourra pas vérifier.

MAINTENANT, FAISONS COMME SI L'ANEUF ÉTAIT SEMBLABLE AU MNAR :

Déjà fatiguée par plusieurs heures de voyage, Roxàn se dit : "C'est un train en direction de Nakol, c'est bon !"

Elle est sure que c'est le bon train, car à quelques minutes près l'heure de départ correspond à celle qui est indiquée sur son itinéraire, et d'où elle est elle ne voit pas le numéro du train. Elle se dit que les trains ont souvent du retard, c'est d'ailleurs pour ça que les heures de départ et d'arrivée sont modifiées au dernier moment.

Le train une fois parti, elle s'aperçoit qu'il ne s'arrête pas à Perqne-Merkad, mais continue vers Nakol...

Un heure plus tard, appel téléphonique angoissé à son oncle :

- Tonton, je suis à la gare de Nakol, le train ne s'est pas arrêté à Perqne-Merkad ! Tonton aide-moi, je flippe, qu'est-ce que je dois faire ?

- Tu as assez d'argent pour acheter un billet jusqu'à Perqne-Merkad ?

- Non, j'ai dépensé trop d'argent à Hakle ! Trente-cinq minutes d'attente, c'est vachement long dans une gare, alors j'ai acheté des magazines et des babioles ! De toute façon, j'avais juste un peu d'argent de poche !

- Ne bouge pas, je viens te chercher. Attends-moi au buffet de la gare. Si quelqu'un t'embête, tu lui dis que tu attends ton oncle. Je n'ai pas de voiture, il me faudra au moins une heure pour venir, peut-être deux...

- P'tain, deux heures ! C'est trop long ! Je préfère aller chez toi en stop !

- Non ! Surtout pas ! Tu m'attends ! Tu risques de faire de mauvaises rencontres...

- Les Aneuviens ne sont pas comme ça...

- Nakol est la ville la plus cosmopolite de l'Aneuf ! Il n'y a pas que des Aneuviens à Nakol...

- Ouais, c'est ça, ce sont tous des criminels parce qu'ils sont étrangers ! Tonton, t'es vraiment qu'un sale raciste !

L'oncle, enragé par l'inconscience et la mauvaise foi de sa nièce, se met à hurler dans le téléphone, à la stupéfaction de son épouse, debout à côté de lui.

Une heure et demie plus tard, accompagnée de son épouse, il arrive à la gare de Nakol, et rappelle sa nièce sur son portable. Impossible de la joindre. Le téléphone de Roxàn est déchargé.

Roxàn ne savait pas qu'un portable se décharge plus vite dans un train en mouvement, car l’effet cage de Faraday gêne le passage des ondes. Le téléphone portable va alors augmenter sa puissance d’émission au maximum, et la batterie va se vider plus vite. De plus, le changement incessant d’antennes-relais accroît significativement la consommation électrique. Avant un voyage aussi long, Roxàn aurait dû recharger la batterie de son téléphone. Mais elle ne l'a pas fait...

De plus, le voyage étant très long, elle a longuement parlé au téléphone avec l'une de ses amies. Pour le plaisir de discuter, mais aussi pour montrer aux types qui la regardaient que ce n'était pas la peine d'essayer de lui adresser la parole.

Après une demi-heure de recherches angoissées dans toute la gare, son oncle et sa tante finissent par la retrouver, assise sur un banc près du poste de police. Elle a l'air un peu hébétée, apeurée, mais soulagée de les voir. Les gares sont des lieux qui attirent les fugueuses, et donc les dragueurs amateurs de jeunes filles. Roxàn a été harcelée, s'est fait insulter parce qu'elle ne répondait pas, et elle a même dû un moment demander l'aide d'un employé de la gare, qui lui a montré du doigt le poste de police. Les dragueurs n'ont pas osé la suivre jusque là.
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Mer 27 Juil 2016 - 9:55

Mais heureusement, l'Aneuf n'est pas le Mnar, et cette vision apocalyptique de Nakol s'appliquerait tout juste à peine à Hocklènge. Pour qu'un train "grimpe" sur Nakol depuis Nevwàrkling sans s'arrêter à Perqne, il faut au moins que ce soit un Ic. Et les Ic sont bien reconnaissables : Voici les couleurs de leurs voitures :



Ce qui est assez différent des couleurs de l'IK-A que Roxàn a pris entre Hakle et Nevwàrkling :



ou de celles de l'IK-B, aux couleurs du Roenyls, toutes époques confondues :



Même fatiguée, Roxàn ne risquait pas de les confondre. Les trains du deuxième dessin, on n'en rencontre quasiment pas sur la ligne de la Taan entre Nakol et Nevwàrkling, sauf peut-être, en pleine nuit, en voitures isolées parmi des voitures-lits ou couchettes sur des express nocturnes ('videmment) comme on le verra dans le quatrième trajet. Mais sinon, c'est soit des IC, soit des trains (locaux ou I-K) aux couleurs du Roenyls, et seuls ces derniers s'arrêtent à Perqne.

Main'nant, pour en revenir à Nakol, la gare de SBK est un peu une vitrine de l'ANB face à l'océan, et le personnel, tant administratif que commercial ou technique tient bien à ce qu'elle le reste, tant au niveau sécurité qu'au niveau propreté : ce n'est ni Paris-Nord, ni Marseille-St-Charles, ni Milano-Centrale, pas même Hocklènge-Lixeψestrevelle. Quant à des pervers sexuels, même étrangers, ils se seraient fait remettre à leur place y compris par les Roenylsiens eux-mêmes : on n'est pas à Lille.

Si tu veux du glauque, va en "zone franche" (inscrit en français), une zone fermée à l'intérieur de Kastenexhelle à Hocklènge ; mais j'ai bien peur qu'y compris là bas, tu n'y retrouve pas ton compte : C'est ce quartier qu'Eneas Tond fréquentait assidument avant de quitter l'Aneuf pour le Mnar.

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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Mer 27 Juil 2016 - 18:56

Ça peut arriver... accidentellement, et les auteurs qui se font prendre le paient très cher. Toutefois, des palissades sont ouvertes à des groupes de fresqueurs libres, et, selon l'intérêt artistique de l'œuvre, c'est la division culturelle de l'ANB (si telles fresques sont dans l'enceinte de l'entreprise) qui paie les artistes.

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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Mer 27 Juil 2016 - 19:56

J'essaie de pas (trop) interférer le réel et l'imaginaire, ça peut avoir des conséquences maléfiques. Ce genre d'interpénétration, y a que les juges qui peuvent se l'permettre (condamner à une peine réelle pour un délit dans le virtuel) Mad Mad Mad !!

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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Mer 27 Juil 2016 - 21:38

Derniers voyageurs : Un groupe de supporters allant rejoindre l'équipe d'oblasp d'Oskonde au stade HUWO à Harlesne. Ils vont prendre un express nocturne, mais en place assise. Ils ont réservé toute une voiture de seconde classe à couloir central, séparée des voitures à places couchées par la voiture Dem-Æstam.

Raison du choix : Plutôt que de prendre deux autocars qui auraient fait le trajet de nuit, dans des conditions de confort vraisemblablement moindre, pour une durée plus longue et un surcroit de fatigue, il valait mieux pour eux de prendre le train de nuit. Le transport en jour aurait causé des désagréments à d'autres voyageurs. Là, la composition du train a été pensée en conséquence. La voiture réservée par le groupe se trouve entre une B6D (un demi-fourgon, en somme) et la voiture-bar (mais notre groupe a pris ses provisions avant de monter dans le train ; la voiture-bar servira plutôt aux autres voyageurs, couchés ou assis).
Trajet : Pour des raisons pratiques, le groupe ne part pas d'Oskonde, mais de la gare de Sorne-Δ. Un groupe d'une soixantaine de personne avec bagages (même légers) et provisions de bouche (bières, entre autres) prend plus de temps à monter qu'un homme d'affaire et sa mallette pleine de documents financiers ou autres. La gare de Sorne-Δ est une gare assez impressionnante, située sur une île du delta où se trouve la ville en question. Elle est commune à deux exploitants ferroviaires : l'ANB (autrefois : le Sùd) et l'Elpatt-beaṅ. Comme les grandes gares de l'ancien Sùd, elle est de style baroque, ce qui donne une idée de la surcharge architecturale. C'est une gare en cul-de sac à huit voies à quai, dont les voies 5 à 7 sont à quatre fils de rails : en effet, le chf de l'Elpatt (fleuve avec lequel la Skovaan partage son delta) utilise des voies à l'écartement de 1,20 m, écartement rarissime dans le monde (seule la Suisse a un ou deux réseaux, qui sont d'anciens funiculaires, transformés en chf classique ou à crémaillère), mais très présent en Aneuf pour les réseaux locaux ou régionaux. L'Elpatt-beaṅ s'étale sur deux provinces : l'Alfazie et l'Æstmor et la ligne principale continue jusqu'à Erlœ, en pleine montagne du Kotom. Notre train, lui, un train ANB, à écartement UIC de 1,44m*, quitte Sorne-Δ° et va s'arrêter une première fois à Oskonde (coups d'trompettes de nos voyageurs de la voiture n°11) et à Larjaan, c'est dire si le train n'a pas la grille d'un Ic ! Ensuite, il roule à vitesse normale (mais pas extraordinaire, on dira 130~140) en direction de Saṅpaz. Il est déjà plus de 23:00 et le train s'arrête : ce sera son dernier arrêt commercial de ce soir. Ensuite, au lieu de filer sur Martinstad comme le ferait un Ic de jour, il prend la ligne (beaucoup moins apte à la grande vitesse) de Lahal. Du coup, l'arrêt de Saṅpaz, en plus d'avoir été un arrêt commercial, est en plus un arrêt technique : on change de locomotive (on réserve les locomotives bimodes à d'autres usages). Il fait complètement nuit, on ne voit pas grand chose dehors, mais dans la voiture 11, c'est la fête. Le train roule sur la ligne (à voie unique) le menant vers Lahal, où il ne marque l'arrêt que pour laisser passer deux convois de fret nocturne (un convoi de messageries postales et un train frigorifique). La ligne continue, à double voie, mais toujours sans caténaire. Nos fêtards commencent à somnoler, en ronflant presque aussi fort (les femmes comme les hommes) que le turbo de la loco diesel qui tire le train en direction du Roenyls. Oneka : Le train s'arrête, mais aucune desserte commerciale : on remet une locomotive électrique3. Cette locomotive tirera le train jusqu'à Nakol-SBK. Toutefois, il n'est pas prévu, même avec une locomotive électrique, de mener notre convoi à fond d'train ( Razz ) jusqu'au Sanflod : une arrivée trop précoce n'est jamais bonne pour les voyageurs d'un train de nuit. Donc c'est à une vitesse plutôt tranquille que notre train repart, s'arrêtant même à Pavelne pour laisser doubler un train. Puis il repart, se dirigeant vers Perqne. Là, des voyageurs descendent, mais aucun ne monte, c'est normal : cet arrêt est réservé aux voyageurs qui veulent aller en banlieue sans passer par la gare centrale. Même chose à Kyvalne-Flv : des gens descendent du train et se dirigent droit vers la sortie menant à l'aéroport. Mais les personnes ayant pris l'avion et voulant aller à SBK attendront un train de banlieue SST (lire le trajet précédent). Il fait presque jour. Le train laisse les voies de banlieue sur sa gauche et prend l'ancien faisceau qui va le conduire vers les voies en cul-de-sac de la gare de grandes ligne du complexe ferroviaire (SBK = Strægen-Beaṅ-Koṁplex), dans un grincement qui va réveiller les derniers voyageurs assoupis.

Arrivée et trajet suburbain : La gare SBK de Nakol au petit matin : les rayons de soleil obliques inondent la grande verrière de leur blancheur (on est en hiver) : il est 8:20. Nos supporters n'ont pas fini leur trajet : ils doivent se rendre sur l'île d'Harlesne, où se situe le stade Huwo ; mais ils ont le temps : le match est à 20:00. En attendant, ils vont prendre un autre train, un train de banlieue, cette fois-ci, un train SST qu'ils vont prendre à la gare souterraine, une gare qui a déjà 30 ans (ouverte en 1985, au moment des grands travaux du cinquantenaire de la grande gare de Nakol. Les supporters partent vers la queue du train (là se trouve la correspondance pour la banlieue) et descendent une première volée d'escaliers roulants. La grandiose salle des échanges du trafic suburbain : ils lisent le grand panneau : Dùlen X Rixten Harlesne-Saṅtr : 8:48. Aklœdane stàtyne : Soovne, Ridane-Hirbek, Rubek-Tralyged, Harlesne-Huwo sta... «Æt • ed!». Dans ce sens, il n'y a pas grand monde dans les voitures, et la rame fonce, comme un métro, en direction des futurs exploits de leurs héros.





*1,435 ! je sais, mais bon, on va pas chipoter !
°Écrit comme ça sur les panneaux de la gare !
3 Le train serait passé par Martinstad, il n'y aurait pas eu besoin de changer de locomotive : c'était électrifié de bout en bout, mais la gare de Kramelne est très active, même un pleine nuit, d'autre part, pas question de faire passer notre patachon sur l'axe GV Gerne-Pavelne : il n'est pas équipé pour !

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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Jeu 28 Juil 2016 - 1:22

Vilko a écrit:
- Tonton, je suis à la gare de Nakol, le train ne s'est pas arrêté à Perqne-Merkad ! Tonton aide-moi, je flippe, qu'est-ce que je dois faire ?

- Tu as assez d'argent pour acheter un billet jusqu'à Perqne-Merkad ?

- Non, j'ai dépensé trop d'argent à Hakle ! Trente-cinq minutes d'attente, c'est vachement long dans une gare, alors j'ai acheté des magazines et des babioles ! De toute façon, j'avais juste un peu d'argent de poche !

- Ne bouge pas, je viens te chercher. Attends-moi au buffet de la gare. Si quelqu'un t'embête, tu lui dis que tu attends ton oncle. Je n'ai pas de voiture, il me faudra au moins une heure pour venir, peut-être deux...

- P'tain, deux heures ! C'est trop long ! Je préfère aller chez toi en stop !
Bon, y a quand même une autre soluce. De toute manière, l'autostop n'étant pas dans les mœurs aneuviennes, elle n'aurait pas beaucoup de chance de rejoindre Herdan. Autre chose, les taxis ANB (voir deuxième trajet, celui du père allant voir sa fille à l'hosto) n'existent pas au Sanflod, le réseau SST étant suffisamment important. Y  reste une soluce : Roxàn monte dans un train de banlieue en direction d'Herdan (après s'être au besoin renseignée en gare ; ce sont les trains de la ligne de Pehrs), et explique son cas au chef de train en lui montrant son billet depuis Hælle*. Tout ça, c'est évidemment son oncle qui lui aura conseillé cette démarche, et qui ira l'attendre à Herdan au lieu de l'attendre à Perqne*.



*Ah au fait, pourquoi son oncle a-t-il été la chercher à Perqne ? Tout simplement parce que lui connaissait l'interruption de trafic sur la ligne de la rocade. Par ailleurs, il y a un accord entre l'ANB et les ST (Sarimat), les SST (Sanflod) et la NITP (Pelliant)° qui a pour conséquence qu'un trajet de grandes lignes ou de IK peut être continué sans supplément de prix sur les lignes de train (mais ni métro ni tram ni bus) à condition que le trajet soit effectué le même jour de service (de 4:30 à 1:30) puisque les voies sur lesquelles roulent ces trains appartiennent à l'ANB.
°Les services de trains de banlieue du Surroenyls étant assurées par du mâtos et des agents de l'ANB, le problème ne se pose même pas.

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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Jeu 28 Juil 2016 - 12:47

Anoev a écrit:
Y  reste une soluce : Roxàn monte dans un train de banlieue en direction d'Herdan (après s'être au besoin renseignée en gare ; ce sont les trains de la ligne de Pehrs), et explique son cas au chef de train en lui montrant son billet depuis Hælle*.

Si Roxàn a un smartphone, elle peut aussi aller sur le site Internet des chemins de fer aneuviens, et taper "de Nakol à Herdan en train". Ensuite, noter le résultat, ou plutôt enregistrer une copie d'écran : l'usage du papier et des stylos a tendance à se raréfier chez les adolescents.

Ensuite, au vu du résultat, elle va acheter un ticket au guichet. Si ses parents sont prudents, ils lui ont donné une carte bancaire prépayée pour faire face à ce genre d'éventualité. Avec une carte bancaire prépayée, c'est comme si elle avait plusieurs centaines de virs sur elle, mais sans le risque de les perdre ou de se les faire voler.

Mais on peut supposer qu'en Aneuf, les smartphones sont encore peu répandus, et que les cartes prépayées sont rares ou inexistantes. Donc il vaut mieux, en effet, que Roxàn monte dans un train de banlieue en direction d'Herdan avec le billet de train qu'elle a déjà. Quitte à rester en contact téléphonique avec son oncle à chaque étape. À condition, bien sûr, que les batteries de son téléphone ne soient pas déjà déchargées...

Au Mnar, un adolescent (et surtout une adolescente) qui voyage seul(e) sur une grande ligne, c'est une anomalie. La police suspectera une fugue, et contrôlera l'identité de l'ado.

Les jeunes filles de bonne famille mnarésienne voyagent toujours avec un(e) parent(e) plus âgé(e), ou avec une domestique de confiance, employée depuis longtemps par la famille. Les pauvres ne voyagent pas, car lorsqu'on en pauvre au Mnar, on est vraiment pauvre, et prendre le train coûte cher. Ils ne voyagent qu'en famille, lorsqu'ils espèrent améliorer leur sort en changeant de ville.

Si Roxàn était mnarésienne, ses parents, puisqu'ils sont assez riches pour payer un long voyage en train à leur fille, auraient nécessairement une domestique. Souvent, celle-ci travaille pour la famille depuis des années, voire plusieurs dizaines d'années. Les parents de Roxàn lui auraient demandé d'accompagner leur fille dans son périple.

Joie de la domestique : enfin, une occasion de voyager ! Problème : la domestique est quasiment illettrée a encore moins l'habitude des voyages en train que Roxàn. La probabilité d'une erreur de train lors d'un changement est en fait plus élevée que si la jeune fille voyageait seule...

Angoisse des parents : un appel téléphonique de la domestique commençant par "C'est pas d'ma faute, M'sieur !" Lorsqu'elle dit ça, il faut s'attendre au pire...

À Hyltendale, un enfant comme Népomouk (le jeune fils de la manbotchick et conseillère municipale Perrine Vegadaan) sera accompagné soit par Hugo, l'androïde de sa mère, soit par un autre androïde, loué à la journée. Le risque qu'il arrive quelque chose à l'enfant lorsqu'il est escorté par un humanoïde est extrêmement faible.

L'Aneuf est ce que les sociologues américains appellent une "high trust society", une société où le niveau de confiance entre les individus est élevé, comme dans les pays scandinaves, et le nord de l'Europe en général.

Le Mnar est une "low trust society", où on ne peut faire confiance à personne, sauf à sa famille, et encore... Yohannès Ken en sait quelque chose, son clan l'a plutôt enfoncé qu'aidé lorsqu'il avait des ennuis avec Tawina. La plupart des sociétés du Tiers Monde sont des "low trust societies".

Différence entre "high trust" et "low trust" :

En Aneuf, une jeune fille de quinze ans dans une gare, c'est une adolescente qui va prendre le train, ou qui est est venue en train, et c'est tout à fait normal, car les trains, c'est fait pour se déplacer.

Au Mnar, une jeune fille de quinze ans seule dans une gare, c'est l'équivalent, en plein jour, d'une jeune Allemande dans la gare de Cologne envahie de migrants la nuit du Nouvel An.

La seule exception est la gare d'Hyltendale, à cause des humanoïdes, qui interviennent toujours en cas d'agression. Mais cette gare, d'une propreté étincelante, est mal vue par beaucoup de Mnarésiens, parce que des homosexuels, venus de tout le Mnar, s'y promènent sans se cacher. Dans une autre ville mnarésienne, ce serait moins évident pour eux...
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Jeu 28 Juil 2016 - 14:13

Vilko a écrit:
Si Roxàn a un smartphone, elle peut aussi aller sur le site Internet des chemins de fer aneuviens, et taper "de Nakol à Herdan en train".
Si c'est le site de l'ANB, il affichera deux choses :

Le site des IK-B et des trains locaux vers Selne et Splan, dont la première gare d'arrêt est Herdan.

Un lien vers le site des SST, entreprise qui gèrent les trains de banlieue, entre autres ceux qui ont Herdan et Pehrs comme terminus.


Vilko a écrit:
Mais on peut supposer qu'en Aneuf, les smartphones sont encore peu répandus, et que les cartes prépayées sont rares ou inexistantes. Donc il vaut mieux, en effet, que Roxàn monte dans un train de banlieue en direction d'Herdan avec le billet de train qu'elle a déjà. Quitte à rester en contact téléphonique avec son oncle à chaque étape. À condition, bien sûr, que les batteries de son téléphone ne soient pas déjà déchargées...
Les smartphones, (puqbone, là bas) commencent à être bien répandus, même s'ils se sont pas des biens de consommation aussi répandus que des parapluies un jour d'orage. Les aneuviens sont plus familiarisés que moi avec ce genre d'outil, surtout les plus jeunes.

Vilko a écrit:
Au Mnar, un adolescent (et surtout une adolescente) qui voyage seul(e) sur une grande ligne, c'est une anomalie. La police suspectera une fugue, et contrôlera l'identité de l'ado.
Pour qu'il y ait une telle suspicion en Aneuf, y faudrait que l'ado soit assis(e) par terre avec un gobelet et une pancarte à côté.

Vilko a écrit:
L'Aneuf est ce que les sociologues américains appellent une "high trust society", une société où le niveau de confiance entre les individus est élevé, comme dans les pays scandinaves, et le nord de l'Europe en général.
Je ne savais pas que les Étasuniens avaient donné de telles étiquettes.
Vilko a écrit:
En Aneuf, une jeune fille de quinze ans dans une gare, c'est une adolescente qui va prendre le train, ou qui est est venue en train, et c'est tout à fait normal, car les trains, c'est fait pour se déplacer.
Tout à fait ! Ou bien alors qui joue du piano, sauf musique de fond déjà présente (rare bonne initiative de la SNCF) ou joue aux cartes ou aux échecs dans les cercles de jeux publics*, très prisés des Aneuviens.

Vilko a écrit:
Mais cette gare, d'une propreté étincelante, est mal vue par beaucoup de Mnarésiens, parce que des homosexuels, venus de tout le Mnar, s'y promènent sans se cacher. Dans une autre ville mnarésienne, ce serait moins évident pour eux...
Il y a également des homosexuel(le)s dans les gares aneuviennes, mais ils se font plutôt discrets, non qu'ils ne soient pas tolérés (les choses ont beaucoup évolué en Aneuf), mais parce que la sexualité aneuvienne est plus discrète en général (sauf dans la "zone franche"). Bien sûr un œil avisé détectera un hervekdak, un lobdak (♂)* ou une dyla roozkad (♀)°, mais s'il n'est pas amateur (ou amatrice) il passera son chemin, soit d'un sourire amusé, soit d'une moue dégoûtée, mais toujours discrets, sinon...



*Autre bonne initiative de la SNCF, les babyfoot gratuits. Les grandes gares aneuviennes on également, ce qu'on trouve (trouvait ?) en Allemagne, et peut-être aussi encore en Europe du nord (j'en ai vu un à Århus, mais ça r'monte à loin), des circuits de trains en modèle réduit : on met une pièce et un train se met à rouler dans le circuit. La section culturelle de l'ANB, grâce à la marque Bidăr, a modernisé le concept : on met une pièce, et c'est un programme préétabli, mettant en scène deux ou plusieurs trains, avec manœuvres préprogrammées, qui se met en branle#. Ça peut durer cinq bonnes minutes, de quoi rater son train si on est vraiment hypnotisé par le scénario !
°Tout dépend si le garçon garde un aspect masculin (loup) ou si au contraire sa mise est plus féminine (biche). D'autres termes courent, selon les provinces, de l'ultra-à-postériori zhitœṅ (pas besoin d'traduire, j'présume), en passant par dylda, l'équivalent pour les garçons, de dylka (tendron) pour les filles. Pour les jeunes lesbiennes, il y a aussi saqbin, non traduisibles en "Sabine" (en enlevant le Q), mais bien "petite Sapho").
# Y a vraiment que dans un pays imaginaire pour y trouver une telle représentation de modélisme ferroviaire ! Je cause d'expérience ! Dans la réalité, y aurait toujours un petit pépin (faux contact, déraillement, décrochage inopiné des voitures ou wagons) qui aurait mis en cause le synopsis !

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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Lun 8 Aoû 2016 - 23:28

Bientôt, le récit d'un trajet entre Nakol et Hocklènge, en Juillet... 1963, et en express, c'est dire si on va vach'ment avoir le temps de r'garder l'paysage (petit rappel : les express sont les trains interrégionaux les moins rapides en Aneuf).

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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Ven 12 Aoû 2016 - 1:21

Le voici :

I Nakol SBK


La gare, datant de 1935, est un véritable aimant pour beaucoup de Nakolais. Sa façade majestueuse est séparée du littoral par le Paxgansenbœlvar. À l'intérieur, c'est un peu un mélange de Leipzig-Hbf et de Milano Cle. Bref, la démesure ! Notre train, il part du quai C sur le Faisceau "Nobenkost", un faisceau qui rassemble les trains pour Hocklenge, pour Sfaaraies et les trains de la banlieue est (Hyckne, Pehrs).

Voici la voie C. Notre train est le 4452, et c'est un express. Sa composition est plutôt ordinaire et les voitures anciennes ne manquent pas, c'est dire si les pointes de ce train ne vont pas être fulgurantes. Sur le panneau, il est annoncé que ce train va être coupé en deux tranches à Birem : la nôtre (Hocklenge) est en queue, celle située au delà de la voiture-restaurant va sur Lanrúke, Kalœr et Sordalker. Après avoir posé les bagages au compartiment, je vais un peu musarder en tête pour voir si des fois la locomotive y serait déjà accrochée. Effectivement : la loco s'y trouve : c'est une E-640 à peu près neuve : la section Selne-Splan a été électrifiée l'année dernière, en conséquence de quoi, plus aucun panache de fumée ne va noircir la grande verrière de la gare ; les trains partant vers l'ouest (non encore électrifié) partent d'une autre gare : stàtyn Æst (gare de l'ouest). Je reviens à ma place pour attendre le départ. Nous sommes installés dans une voiture de première classe, assez ancienne, mais comme nous sommes aujourd'hui un jour ٭ (stel), nous pouvons voyager en 1re avec un billet de 2de, à condition d'être en plein tarif sans abonnement et de ne pas avoir réservé, ce qui est le cas. L'annonce de notre tain :
Àt exprestrægen numar quàtek-quàt-pentek-dvo mir pùze hoψev hep ea tinek-seg. A mir aklœde Herdans, Pehrs, Selnese, Benels-Atnese, Haxnese, Splans, Salskebermes, Pordiches ea Birems.
Kàpev : Lòvas, Lanrúxe, Wynex, Kalœrs, Gareże ea Sordalkese.
Kunev : Lòvas*, Stronzys, Nevstaż, Avellyns, Strælgardese ea Hocklèngese-Lixeψestrevelse.

C'est dire si on pourrait presque appeler ça de la desserte de proximité ! Je me demande bien à quelle on va arriver à Hocklènge ! En tout cas, à 7:26, le train se met en mouvement et les dernières portes (à fermeture manuelle) claquent. Ceux qui n'auront pas pu descendre après avoir enlacé une dernière (provisoire) fois leur bien-aimé(e) pourront s'expliquer auprès du personnel de bord, à moins qu'ils ne descendent à Herdan avant l'arrivée des contrôles.




*La ligne directe passant par Pwotj ne sera (ré)ouverte que plusieurs années plus tard. Le train se coupe en deux à Birem, pendant la manœuvre de retournement, et non pas à Lòva, pour gagner du temps.

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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Ven 12 Aoû 2016 - 12:09

II Nakol-Splan

À peine parti, le train amorce un virage à gauche très serré (grincements) et s'engouffre dans un boyau sombre et ne ressort à l'air libre qu'en traversant la gare de Kubzak, qui ne sert désormais plus que pour les relations suburbaines, puis suivent les gares de la banlieue Est, le train prend la direction à droite à la bifurcation de Xhalyne et file vers le sud et ralentit déjà à l'approche d'Herdan où il rencontre la rocade (sud). Là, il marque un temps d'arrêt relativement court permettant la correspondance avec les trains de banlieue venant d'Hyckne (via Hhyred) ou de Perkhne*.

Il redémarre et roule maintenant en direction du sud-est, et va marquer un dernier arrêt suburbain à Pehrs°. Puis s'engage dans la ligne (assez sinueuse) des côtes de l'Hatua. La ligne a du relief, certes beaucoup moins prononcé qu'au Kotom ou aux Alorynes, mais ça ne permet pas des vitesses fulgurantes. Notre train va tranquillement ses 80 km/h, enchaînant virages sur virages et multipliant les tunnels et les passages à niveau avec des petites routes. L'avantage par rapport à la traction thermique (vapeur) n'est pas vraiment la vitesse de pointe, mais la puissance de la locomotive, et sa faculté de ne pas (trop) ralentir dans les côtes, certes assez modestes sur cette ligne. Après une heure trois quarts de courbes et contrecourbes, le train arrive enfin à Selne, grand carrefour ferroviaire, puisque point de convergence de cinq lignes : celle venant de Nakol (on en vient), celle venant de Splan (on y va), celle venant de Malbœrg et Kompas (Kanolthe), celle venant de Seblir (Surroenyls) et enfin la petite ligne de la vallée de l'Hatua. Malgré la profusion d'autorails (seul notre axe est électrifié), on trouve encore à quai, à l'arrêt ou de passage, quelques 141 et 230 ou 231 fumantes : la traction vapeur est encore bien présente dans la région, c'est notamment le lot des express entre Malbœrg et le Surroenyls, et pas seulement là, comme on s'en rendra compte plus tard.

Notre train quitte Selne par un coup de trompe retentissant, faisant contraste avec les sifflets des autres locomotives de ligne. Nous sommes en plaine. Cependant, même si elle est moins sinueuse que précédemment, notre ligne a un tracé un peu tortueux, eu égard à une quantité de petites gares à desservir par les omnibus. Deux de ces petites gares sont desservies par notre train : Benel-Atne° et Haxne°, les deux seules gares sur le parcours ayant des quais suffisamment longs pour y accueillir un train de grandes lignes. La contrée est essentiellement agricole, et le relief y est rare. Les champs de blé et de maïs, eux, ne le sont pas. Les fermes, elles, sont vastes et occupent plusieurs bâtisses, bref, du sérieux : on est loin de la petite fermette de périphérie ! Ça fait bien un peu plus de trois heurs qu'on est partis d'SBK et je vois une ligne "aller vers nous" sur notre droite : c'est la ligne venant du Surroenyls via Seblir. Effectiv'ment : dans un grincement suraigu de frein, notre convoi quai III de la gare de Splan à 10:30. On va y rester pendant un certain temps, puisque notre train va faire l'objet de deux attentions : d'une part, l'attelage d'un morceau de convoi venant de Kramelne, et d'autre part, le changement de traction : à l'est de Splan, il n'y a plus de filerie d'en haut pour alimenter notre train, et il va falloir faire appel à la traction autonome. Et à cette époque, et au sud du Kanolthe (pas trop éloigné des bassins houillers du Roenyls), qui dit "traction autonome" dit "tenders remplis de charbon et d'eau". Des voyageurs descendent. On prie aux voyageurs désirant monter de prendre patience : le train, à l'issue de la manœuvre va partir du quai IV, là où va arriver la tranche venant de Kramelne.















*Ancienne orthographe
°L'organisation des transports provinciaux n'était pas ce qu'elle est actuellement, les express marquaient des arrêts qu'ils ne marquent plus actuellement.
#Ça va changer, mais seulement dans 20 ans !

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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Ven 12 Aoû 2016 - 13:29

III Mouvements à Splan

Le premier mouvement concerne la réunion des deux tranches : celle du nord-ouest (la nôtre) avec celle de l'ouest (Kramelne). Le train 4222 (tranche de Kramelne) s'est immobilisée sur son quai (IV) cinq minutes après nous et a été séparée de sa locomotive, elle aussi électrique. La manœuvre va donc pouvoir commencer.

La tranche Sordalker de notre train quitte donc le quai III par avant-gare (la locomotive est toujours la même), puis refoule en direction du quai IV pour s'attacher à la tête du convoi resté quai IV.

Puis, on se sent tirés en arrière : c'est notre tranche, celle d'Hocklènge venant de Nakol qui, manœuvrée par un locotracteur local, fait un mouvement semblable, mais par l'arrière-gare.


Pendant ce temps, à l'avant, la locomotive de notre train est décrochée. Qu'est-ce qu'y vont nous mettre à la place ? Notre convoi est maintenant d'une impressionnante longueur : dix-sept voitures ! Réparties comme suit :

  • Nakol-Sordalker : A5D, B10, B9*
  • Kramelne-Sordalker : B10, B10, A8, D
  • Kramelne-Hocklenge : A5D, B9, B10
  • Nakol-Hocklenge : WR, A8, A4B5, B9, B10, B10, D.



Eh bien, ce qu'y nous mettent, c'est une 1331 articulée, puissantes, certes, mais pas vraiment rapide : 80 km/h de vitesse maximale ! On ne risque pas que le train arrive avant qu'on ait fini d'manger, à ce rythme-là ! D'autant plus que la ligne du sud du Kanolthe, elle non plus, ne brille guère : voie unique à signalisation manuelle et cantonement téléphonique, comme au bon vieux temps ! Pour un peu qu'y ait un petit problème en li... Mais un grand coup d'sifflet retentit ! Or klosent àr tœrse! Or rœdhit nit pùzadev! et notre vaillante cocote-minute articulée arrache des dix-sept caisses du quai IV, en route vers Birem, en route vers le Kanolthe.



*Nomenclature UIC : A = 1re classe, B = 2me classe, D = fourgon, nombre = nombre de fenêtres par côté pour la classe considérée, WR = voiture-restaurant.

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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Ven 12 Aoû 2016 - 14:56

IV Splan-Birem
Le préposé de l'AKSKX (anoeven kœmpani ar sœvo- ea’r klemxeljysene*) passe dans les couloirs pour annoncer le premier service de la voiture-restaurant. On se regarde et on se demande si ça vaut pas mieux de profiter de la roulante qui va passer dans vingt minutes. Mais d'un autre côté, on aimerait bien manger chaud en regardant défiler le paysage. On est cinq. Alors Aureli nous propose d'aller tous les quatre au premier service et que elle, n'ayant pas bien faim, restera dans le compartiment avec les bagages.


Le train n'avance pas à une vitesse fulgurante, et en plus, comme expliqué plus haut, elle est à voie unique. Notre express , n'étant pas considéré comme train prioritaire, risque bien d'attendre à plusieurs évitements pour laisser passer les trains d'en face, ce qui n'est pas pour améliorer notre moyenne. Dehors, le paysage a un peu changé : les champs ont presque partout laissé place à des prés, avec des vaches, des chèvres et des moutons. Nous sommes donc plutôt dans une région d'élevage. Le train marque un ralentissement, pour finalement s'arrêter à la première gare kanolthienne : Salskeberm. La légère brume qu'on avait vu se lever à Splan se transforme petit-à-petit en bruine, puis en crachin : il pleut sur Salskeberm. Pas beaucoup, mais il pleut. Salskeberm est une intersection, de deux lignes : la nôtre, et une ligne nord-sud-ouest, venant de Malbœrg, via Kompas, et qui continue vers l'Alfazie, vers Sanpaz ou Sorne. Le régime de ces lignes est identique : voie unique, régulation et signalisations manuelles.

Finalement, on n'a pas pris un menu complet et on s'est contenté d'un plat et d'un café par personne, pour quatre, c'était suffisamment cher comme ça. Pour le dessert, on prendra une bricole à la roulante. La durée du repas nous amène jusqu'à Pordich, une petite gare sur deux voies seulement, laquelle dessert une bourgade de 752 âmes paysannes desservies par quatre allers retours par jour dont notre express. Nous quittons la table pour rejoindre notre compartiment. Et là, j'ai la surprise de voir à ma place un p'tit monsieur en costume dans lequel visiblement il nage, et armé d'une petite mallette. Aureli me dit qu'elle lui avait signalé que cette place était déjà occupée, mais il a fait comme s'il n'avait rien entendu. Comme j'invite le type a prendre la place d'en face à côté du couloir (celle restée libre), l'énergumène me dit, avec un certain dédain, qu'il n'en fera rien, car, muni d'un titre de première classe (il nous le montre, avec son gros 1, comme on agite un drapeau), il est prioritaire sur des voyageurs de seconde classe. J'hésite, pas bien longtemps : d'un côté, il a raison : le surclassement autorisé à des titulaires d'un billet de seconde plein tarif, sans réservation suppose de laisser sa place au titulaire d'un billet de première (valable), même s'il n'a pas réservé... Je vais pour céder la place et me mettre côté couloir, mais je me ravise : je ne vais pas céder à ce nabot arrogant. Je susurre à mes compagnons de voyage : « Eg hab cys dek minuteve: eg pùze làtryns » et pars en direction du centre du train. J'y trouve  le chef de train à qui je montre mon billet et j'explique mon cas. Dans un premier temps, il me dit qu'effectivement le surclassement n'offre aucune garantie de place assise. Toutefois, il me suit afin de voir s'il peut arranger les choses. Le voilà devant notre compartiment. Curieusement, à sa vue, notre énergumène blêmit. Le chef de train lui demande son titre de transport. Effectivement, celui-ci en avait bien un, mais qui avait déjà servi la semaine dernière ! L'agent lui demande : « Nep or hab alis ? » Oui, le type en a bien un autre, valable pour le trajet d'aujourd'hui, de seconde classe (comme nous !), mais c'est un abonnement de ligne, non autorisé au surclassement. L'énergumène est donc d'une part tenu d'acquitter une indemnité de surclassement, et d'autre part de changer de voiture, eu égard à la gêne qu'il a occasionnée. Il essaie néanmoins de négocier pour rester jusqu'à Birem, mais c'est peine perdue : son comportement de tout-à-l'heure m'a rendu intraitable et je ne veux plus de sa présence dans mon compartiment. Après cet incident mineur et deux heures et demie après notre départ de Splan, notre train amorce un long virage vers la gauche pour aller s'immobiliser quai 2 à Birem. La pluie est de plus en plus intense.



*L'équivalent aneuvien de la CIWL.

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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Ven 12 Aoû 2016 - 16:30

V Birem-Hocklènge

Le train va changer de sens, et les voitures qui se trouvaient en queue à Nakol vont se retrouver en tête au départ de Birem, jusqu'à l'arrivée à Hocklènge. Ce n'est plus la même locomotive qui nous tire vers le sud, soit, mais c'est encore le même mode de traction : la vapeur. Le train se sépare également en deux. Effectivement : la séparation se fait ici et non à Lòva pour gagner du temps : il y a un dépôt à Birem, il n'y en a pas à Lòva. Du coup, nos deux moitiés de train vont rouler l'une derrière l'autre entre les deux gares, la moitié de derrière va rouler avec sa propre locomotive jusqu'à Lanrúke où elle sera échangée contre une locomotive électrique. Quant à notre moitié, elle va rester avec la même loco jusqu'à Nevstad. La manœuvre prend donc sensiblement moins de temps qu'à Splan. Je lève les yeux en l'air : pas la moindre caténaire*!

À 12:48, le train quitte Birem en direction de Lòva, qui est à environ une demi-heure de là, et Stronzy, vingt minutes de Lòva. Laquelle est une intersection, Stronzy est une bifurcation. Les trains continuant vers l'est atteignent Værsant, puis Lanrúke., nous, on va dans l'autre sens. Il pleut toujours. Le terrain est plat, et les voies sont relativement droites. La loco roule sensiblement plus vite que celle qui nous avait mené jusqu'à Birem. environ quarante minutes plus tard, notre ligne est rejointe par une autre ligne à voie unique, couverte d'herbe, c'était une ligne qui avait servi de ligne stratégique pendent la Guerre civile, et depuis a fermé. On parle de la réouvrir*, mais quand ? Nos voies refont connaissance avec la caténaire à Nevstad-Kentalla. Gare assez importante, puisque, en plus des deux lignes déjà citées, on pourra citer la ligne de Zhylàn, continuant vers l'Alfazye, la (grosse) ligne d'Hocklènge, bien sûr, ainsi qu'une petite transversale privée, qui la relie à Sense. Changement de traction à Nevstad Kentalla : on retrouve la fée électricité. Contrairement à celle de la ligne de Splan, celle-ci n'est pas de première jeunesse, comme l'électrification de la ligne : celle-ci est encore à l'ancienne fréquence, me dit Aureli, qui a l'air d'en connaître un rayon sur la question.

Cependant, notre train n'a pas fini de s'arrêter : il reste encore deux gares à desservir avant notre point d'arrivée. Avellyn, à la limite sud du Lovland méridiolal, et Strælgarde, au nord du Pelliant. En attendant, notre train fonce autant qu'il peut. Vitesse probable : 130~135 km/h. Le paysage est tout plat et le ciel est toujours aussi gris et humide. Le teain fait un court arrêt à Avellyn, "poste avancé" de la banlieue d'Hocklenge, la gare suivante (où il ne s'arrêtera pas) est déjà en Pelljant. La ligne a pris une voie de plus, mais là, le train plafonne à 120. Un train de grande banlieue est peut-être devant lui ? Non : il ralentit pour atteindre Strælgarde, son avant-dernier point d'arrêt, le dernier étant l'arrivée. On retrouve la densité de construction qu'on avait quittée en laissant le Sanflod derrière nous. D'étranges rames basses comme des trains-jouets roulent parallèlement à notre voie : ce sont les rames de l'HKTO (HocKlèngen TraṅsfertOrganesem), alimentées par troisième rail (latéral), un peu comme dans l'ouest de Paris, à Londres et à Berlin. Elles sont marron, un peu comme notre train, mais d'un marron un peu plus clair. Je dirais plutôt : Havane. On dépasse Abrite, puis Abroeve, puis long freinage crissant. Sur la paroi de la tranchée : Hocklènge Lixeψestrevelle 800m. Le train s'immobilise à 15:00 à son quai d'arrivée. Presque huit heures pour faire 780 km. Certes, ce n'est pas d'une grande rapidité, mais eu égard aux longs arrêts pour manœuvres et à l'allure du trajet central (Splan-Birem), ça reste honorable. Toutefois, est-ce suffisant si par hasard les prix de billets d'avion se démocratisent, ou si le réseau routier s'améliore ?


*Pour cause : la caténaire n'atteindra Birem, et seulement depuis Malbœrg, qu'en 1967. Il faudra attendre début 1984 pour que soit réouverte au service voyageurs, et électrifiée, la liaison directe Birem-Nevstad via Pwotj.

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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Ven 12 Aoû 2016 - 19:59

Anoev a écrit:
*Pour cause : la caténaire n'atteindra Birem, et seulement depuis Malbœrg, qu'en 1967. Il faudra attendre début 1984 pour que soit réouverte au service voyageurs, et électrifiée, la liaison directe Birem-Nevstad via Pwotj.

Et pourquoi pas des locos Diesel entre l'ère de la vapeur et celle des trains électriques?
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Ven 12 Aoû 2016 - 22:11

Troubadour a écrit:
Et pourquoi pas des locos Diesel entre l'ère de la vapeur et celle des trains électriques?
Oui, c'était prévu, même que l'ANB avait acheté les premières NOHAB (Nyqvist Och Holm AktiBolag) à la Suède, mais les premières ne vont arriver (par cargo) qu'en fin 1963, et encore pas partout. Toutes les lignes non-électrifiées n'ont pas été "arrosées au diésel" en un ou deux ans seulement. À l'époque, Kærtham (le fabricant de moteurs thermiques aneuvien) n'avait pas encore dans sa poche un moteur suffisamment performant et pas trop lourd pour une locomotive. Restait donc l'importation. Il y avait bien les locos EMD US, mais la masse à l'essieu trop importante les rendaient inaptes au réseau aneuvien (sauf deux lignes du Sùd, qui furent construites avec un gabarit "à l'américaine" et des voies très fortement armées). L'Aneuf se tourna alors vers l'Europe, et là, y avait l'embarras du choix, mis à part Nohab (mais dans les Nohab, y avait les moteurs GM), y avait Krauss-Maffei (Allemagne Fédérale), LEW (DDR), mais aussi d'autres fournisseurs potentiels, comme des entreprises soviétiques et britanniques. Durant cette période d'investigations, les ingénieurs tractionnaires aneuviens hésitaient quant au mode de transmission (diésel-hydraulique ou diésel-électrique) et partant de là, comment alimenter un train en électricité si besoin est (train de voyageurs).

Donc, les premières locos suédoises arrivent en Aneuf en décembre 1963*, soit environ six mois après l'histoire de notre trajet. Pendant que les locomotives de notre express crachaient leurs fumées, les locos diésel de ligne étaient rarissimes. Mais par la suite, l'Aneuf a su rattraper son retard et a même pu ne plus être complètement tributaire de l'étranger.

Aujourd'hui, on en est aux locos bimode, mais ça, c'est une autre saga.




*En somme, c'était pas bien pire qu'en France la même année, où régnaient en maîtresses les 141P, 141R sur des lignes comme celles de Nevers ou bien Paris-Belfort ou alors Amiens-Calais. Les premiers diésels de ligne, dignes de ce nom, y en avait 20, et ils étaient concentrés sur l'étoile de la Rochelle : c'étaient les CC 65000 (060 DB jusqu'en 1962). Les premières grandes séries de locos de ligne (je ne parle pas des petites BB 63000 plafonnant à 85 km/h et nées dans les années '50), c'est les bleues (elles aussi) d'Arzens, à savoir les BB67000 et A1A A1A 68000° (toutes séries confondues), qui vont chasser les Pacific, Mountain, Mikado, Ten-Wheels, mais surtout à partir de '64, pas vraiment avant. Le Mistral (train de prestige français) a fait fumer des 141 R jusqu'en 1965. Ce qui a marqué la grande époque du diésel français, c'est pas vraiment le début des années '60 (les locos plafonnaient à 130, alors que les dernières Pacific frôlaient le 140 et les locos électriques atteignaient le 160), mais surtout la fin de celles-ci et le début des années '70, notamment avec les CC 72000, dont les numéros supérieurs à 20 atteignaient les 160 km/h. Seulement, en 1973...
°Y eu bien aussi les BB 66000 (040DG pour les antiquaires), mais les premières plafonnaient à 105 : pas mieux qu'une 141P. Surtout aptes au fret léger et aux dessertes locales.

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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Dim 14 Aoû 2016 - 0:25

Vingt-deux décembre mil-neuf-cent-soixante-quatre : date de la dernière traction d'un rapide aneuvien par une locomotive à vapeur. Normalement, pour cette date, les équipes techniques avaient prévu de faire les choses en grand et de tirer ce dernier train par une 232 BH, une locomotive à turbine parmi les quatre dont disposait le dépot de Sanpaz. Cette loco, en plus d'avoir une traction assurée par des moteurs rotatifs animés par des turbines (celles-ci mises en mouvement par de la vapeur, comme pour les autres locos), avaient un poste de pilotage particulièrement confortable. Seulement, il avait peine à faire oublier les caprices de ladite loco. Et ce jour qui devait être LE jour, ne fut pas le sien ! La loco, qui avait été essayée la journée sans problème, ne voulut plus rien savoir dès lors que le convoi y fut accroché ! Il était 16:50 le train devait partir de Paan à 17:35 pour arriver en grande pompe à Hocklenge-Kneschlastvenege à 22:12*. Plus le temps d'amener une autre machine identique depuis Sanpaz. Le grand soir partait mal. Quelle loco prendre à la place ? Y avait neuf voitures à tirer : trois A8, quatre B9, une WR et un fourgon. On avait des 142, assez puissantes pour tirer toutes seules un tel convoi, mais vraiment pas assez rapides, on avait aussi deux 231 M, mais il fallait une double traction, car ces locos rapides (140 à l'heure, voire 150 les bon jours) tiraient ordinairement des trains de sept voitures. Avec deux voitures de plus, elles tombaient à un lamentable 110, bref : un horaire d'express, sans compter les côtes, où les équipes avaient une peur bleue de planter un chou. Seulement, on n'avait qu'une équipe de disponible, celle de la M112. Le mécanicien de la M135 était en vacances en Æstmor, le chauffeur aurait été disponible, s'il n'était pas en repos hebdomadaire. On lui promit une prime grosse comme ça s'il se rendait à la gare de Paan avec ses agrès, pour la traction d'un train extraordinaire. Il ne se le fit pas dire deux fois. Il ne restait qu'à trouver un mécanicien occasionnel pour faire équipe avec lui. On expliqua le problème à l'inspecteur divisionnaire pour la région de Paan. Sa réponse fut brève : « Je connais ce type de loco, je l'ai signée, j'en suis ! ». Ainsi, le chauffeur Zhust Kùlchap° allait faire équipe avec une grosse légume, sentiment de crainte mêlé de fierté ; c'était la première fois. Les deux 231M furent attelées au convoi, et celui-ci partit avec dix minutes de retard. Ce train rapide ne doit s'arrêter qu'une seule fois : à Sanpaz. Un moment, on pensa profiter de cet arrêt commercial pour changer de traction et refaire une tentative avec une 232 BH disponible à Sanpaz, mais on n'était pas en avance, pas question de laisser deux locos sûres pour une loco au comportement, disons, lunatique. Le train arriva donc à 19:24, presque à l'heure ! Le retard avait été rattrapé en partie. Il s'agissait de rattraper le reste. Les deux machines, conduites en synchronisme quasi parfait, la première par l'équipe titulaire au complet, et la deuxième, conduite par un cadre et un chauffeur qu'on avait tiré de ses occupations personnelles, donnaient le maximum. Heureusement, tous les signaux étaient au vert et il n'y avait guère de relief exagéré à craindre : on remontait le cours de la Skovaan et les rampes étaient relativement raisonnables. Le convoi avait dépassé Rænge et Asknerat dans un tonnerre du diable. Heureusement : la traversée de ces gares se faisait "en alignement" : pas la moindre bifurcation à prendre en voie déviée (V≤30 km/h), un tel changement de direction pris à 135 et c'était la catastrophe assurée ! À l'approche de Nazhe, les deux locomotives commencèrent à ralentir : on approchait la grande banlieue. Le convoi baissa sa vitesse en un sage 110, puis, 90, puis 50 et termina sa course à l'appui de la voie 1. Le dernier rapide à vapeur était arrivé. Les amateurs qui attendaient là furent surpris de voir deux locomotives. Les amateur de vturbine furent un peu déçus, mais bon, les tables aux cocktails et aux amuse-gueules était dressée et attendaient les voyageurs et les équipages de ce train un peu particulier. Demain, ce serait un jour comme les autres, et le Skopatt (nom formé de Skovaan et Elpatt, deux cours d'eau au delta commun) partirait avec une machine diésel toute neuve. Les amateurs de panaches avaient encore pour deux~trois ans de répit.





*Eh ouais ! le 22/12 à 22:12, ça aussi, c'était dans l'programme ! Pas question par conséquent de reporter la date !
°Le nom n'a pas été choisi par hasard !

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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Mar 16 Aoû 2016 - 0:35

Bientôt, en 1970, premier train électrique au départ de Nælvyn en direction de Nakol-Æst.

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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Jeu 18 Aoû 2016 - 10:55

I Træz-Nælvyn

Il est quelque chose comme six-heures du matin en ce mois de Juillet. La nuit (hiver austral) est glacée et commence à ressembler timidement en une petite aube bleutée. Les traverses sont blanches de givre. Le train est déjà à quai, avec sa locomotive : une T510, comprenez par là une A1A A1A1 à moteur principal thermique et quatre moteurs de traction électriques, importée à la société Nohab depuis la Suède. La rame est impeccable : les voitures et la locomotives sont vert clair² et brun foncé. Un habillage qui a repris les fastes d'avant guerre et trancha avec le brun foncé uniforme qui est encore le lot de plein d'express ! Même certains omnibus sont mieux lotis. La gare de Træz est à la périphérie de la ville est n'est pas vraiment ce qu'on attend de la gare unique de la deuxième cité (en population) d'une province. Juste quatre voies à quai3, quelques voies de service, ou bien menant au dépôt (annexe, plutôt pour le remisage ou le petit entretien) ou à une gare aux messageries et puis c'est tout. On attend deux trains : un express nocturne venant de l'autre côté du pays et un omnibus venant de Paan (Alfazie). Une fois les correspondances assurées, notre train pourra partir. Un petit autorail hors d'âge vient du sud : c'est le train de Paan. Puis, c'est au tour de l'express nocturne de se mettre sur le quai face à celui de notre train. La locomotive semble identique ; en réalité, c'est une CC, la T 610. Pas plus puissante (le moteur diésel est le même) mais toute la masse de la loco est adhérente, ce qui peut s'avérer utile entre Malze et Træz.

Le signal du départ est donné, on ferme les portes, et la T510 jette un grand jet de fumée noir dans le ciel.

Le train ne roule pas à des vitesses fulgurantes, eu égard aux nombreux travaux préparatoires à l'électrification de cette section de la ligne, notamment au niveau des ponts et des tunnels.

Le 6664 s'arrête pour la première fois à Tadhjúm le ciel blanchit progressivement. Si Tadhjúm est une cité de villégiature vivante l'été (Novembre à Février), en juillet, les moniteurs de planche à voile ont troqué leur combinaison marine contre une, montagnarde, plus adaptée. Le train redémarre pour Krabsky. La ligne quitte le littoral pour s'enfoncer vers le nord-Est. Dans la région, on commence à trouver des plantations d'agrumes (Oranges, citrons, pomelos, pamplemousses, mais aussi des pastèques.


Krabsky : l'emprise des voies est largement aussi grande qu'à Træz4, sinon plus. Effectivement, en plus de la ligne du littoral (assez mal nommée à Krabsky), il y a deux autres lignes, plus montagnardes celles-là :
Celle traversant la province de part en part et rejoignant Malze en passant par Erlœ, d'où part une ligne privée : l'Elpatt-Beaṅ
Celle de Tyna, via Bodhèm. Cette ligne, on l'appelle dùlen iklímdune, eu égard à pas mal de lunes de miel ou de séjours équivalents qui se déroulent à Bodhèm et dans les environs, dans un paysage enchanteur qui prête aux rêveries sentimentales. Un dicton estmorien dit «la aṁb fyplene Krabskyv, la aṁb klime Bodhèmev, La nùpen Tynav, la aṁb oψáċe Saṅpazev, la  aṁb  raqùs Hocklèngev ea la usnùpen Sfaaraiesev»5.

Notre train laisse la ligne des amoureux sur sa droite et file en direction de Nalpèrga, où il retrouvera le littoral quelques kilomètres avant. Ça roule un peu plus vite, il semble que la mise au gabarit électrification soit terminée. D'ailleurs, des poteaux commencent à pousser. Il fait de plus en plus jour, mais il fait toujours aussi froid. Le problème, c'est que le chauffage du train laisse quelque peu à désirer. S'il fait 12° dans les compartiments, c'est bien un maximum. Alors les voyageurs se ruent sur l'æstam-xeliys pour y ingurgiter des cafés, des thés ou des chocolats chauds, avec des croissants ou autres.


Le train fait un court arrêt à Nalpèrga6. C'est son dernier avant la capitale provinciale. Déjà, les constructions sont moins espacées. On commence  même à voir quelques immeubles. Sur la ligne, même si les caténaires ne sont pas encore montées, les haubans, eux, le sont. La ville de Nælvyn ressemble à une ville méditerranéenne, avec ses maisons toutes blanches à toits plats. Notre ligne rejoint celle qui vient de Nakol, elle, bien équipée de sa filerie. C'est ici, dans la gare de Nælvyn (en cul-de-sac) que notre train va changer, non seulement de locomotive, mais aussi de mode de traction.








1 Le bogie A1A est un peu plus économique (2 moteurs au lieu de 3), en contrepartie, la locomotive est moins adhérente. Pour schématiser, une A1A A1A de 100 t n'a, pour masse adhérente, qu'environ 80t. Pour une CC d'une même masse, c'est les 100 tonnes qui sont adhérentes : ça patine déjà beaucoup moins en côte. Voilà pourquoi l'ANB a disposé les T510 sur les lignes relativement plates.
2 C'est pas le même vert que celui de la compagnie du Nob.
3 Le bâtiment d'accueil des voyageurs est face à la ville. Un tram dessert le centre-ville, des bus desservent d'autres quartiers. De l'autre côté du bâtiment, la voie 2A, celle qui mène à Nælvyn (quai A), de même que la 2B (prendre le souterrain pour le quai B). Ledit quai B dessert aussi la voie 1B, celle des trains pour Paan  et enfin la voie 1 qui dessert Erlob (et plus loin), accessible par le quai C. Par un jeu d'appareils de voies en entrée et en sortie, ces dessertes peuvent être modifiées en cas de problème.
4 La gare de Krabsky a également 4 voies à quai. Le bâtiment-voyageurs est toujours côté pair, mais les voies sont distribuées un peu différemment : les deux premières voies 2 & 1 servent pour l'axe côtier Nælvyn-Træz. La voie 4 (desservie par le quai B) est le point terminal de la ligne des Amoureux, la voie 3 est le point terminal des trains venant de Malze.
5 On se rencontre à Krabsky, on s'aime à Bodhèm, on se marie à Tyna, on se dispute à Sanpaz, on se sépare à Hocklenge et on divorce à Sfaaraies. Bon, ce n'est qu'un dicton. Les Alfaziens, Santois et Malyrois l'apprécieront avec une certaine distance.
6 Nalpèrga n'est qu'une petite station, mais qui dispose de trois voies encadrant deux quais (l'impair et le pair). Le bâtiment-voyageurs est disposé perpendiculairement au dessus des voies, ce qui est bien pratique. Les voies extrêmes sont réservées aux trains faisant au moins le trajet Nælvyn-Krabsky. La voie centrale, sert, en principe, de voie terminale pour des trains venant de Nælvyn. Un voyageur venant de Lùga (petite gare après Nalperga en allant vers Nælvyn) peut donc changer de train à Nalpèrga et continuer son trajet vers Krabsky ou au delà.

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