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 Worbon

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Mardikhouran



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MessageSujet: Worbon    Sam 31 Jan 2015 - 16:01

Plusieurs fois çà et là j'ai fais allusion à une langue en cours de construction, fournissant des exemples comme , mais sans renvoyer à une page de présentation. J'y remédie maintenant. Contrairement au greedien ancien, cette langue prend place dans ma propre diégèse de La Scène.

Contexte

Les Îles d'Extrême-Occident sont assez proches l'une de l'autre pour permettre des échanges fréquents, ce qui conduit à une situation linguistique dynamique. Les Possaya (singulier Possak) sont le peuple le plus mobile, ayant une affinité toute particulière pour le commerce, et parlent le tykyna, une seule langue subdivisée en une multitude de dialectes intercompréhensibles. Leurs principaux partenaires commerciaux sont les Tellures, plus sédentaires, tournés vers l'élevage et une certaine sorte d'agriculture (comme les peuples de Nouvelle-Guinée). Ceux-ci parlent une demi-douzaine de langues regroupées dans la famille tellure. Il existe encore d'autres peuples disséminés sur les îles, comme les Aurra'a, les Toszile ou les Wasanemi. L'ensemble de la Mer a comme langue commune le pidgin hap lo à base tykyna.
Mais bien sûr, ce n'est pas cela qui va faire l'objet de ce fil.

À l'extrême-ouest de cette région, séparée du reste par 2000 km de mer, se trouve l'île Xira, la solitaire et volcanique. L'habite un peuple se nommant eux-mêmes Zaxxietti, les Hommes. Leurs contacts avec le monde sont extrêmement peu fréquent. En fait, il est fort possible que l'explorateur Roberto Ménélas soit leur premier visiteur depuis des millénaires.
(Mais la question se pose cependant de savoir ce qui l'a conduit en ces parages en premier lieu. Il semblait relativement sûr de lui, alors même que les légendes possak sur des terres situées à l'Ouest n'avaient aucune apparence de vérité.)
Après un séjour de trois ans, il revint à Marnuta, la capitale de l'empire oriental de La Scène, et publia Les Générations, qui présentait ses théories sur la classification des races humaines et leurs origines. Ce livre fut assez mal reçu, allant à l'encontre de plusieurs dogmes religieux, et même parmi les nombreux libre-penseurs de l'époque (il y a trente ans), il s'en trouva pour taxer Ménélas d'affabulateur et d'escroc. Le livre ne fut pas véritablement censuré, mais se trouve difficilement de nos jours. La génétique et la linguistique comparée sont encore des sujets peu explorés.

Pendant ces trois ans passés là-bas, R. Ménélas s'intéressa de près à la langue vorvon parlée par les indigènes. Elle ne ressemblait en rien aux autres langues parlées dans la région, supportant l'hypothèse d'une population isolée depuis des milliers d'années. Les notes de l'explorateur sur cette langue pourrissent actuellement quelque part dans les sous-sols de la Société des Sciences. Ceux qui se hasarderaient à y jeter un coup d'œil seraient cependant surpris d'y trouver trois cents feuillets sur le worbon, qui semble être l'ancêtre linguistique direct du vorvon. Roberto Ménélas n'a pas pu l'inventer ; de fait, on se perd en conjecture quant à l'origine de cette connaissance : il n'a été fait mention nulle part d'un système d'écriture, et les exemples donnés ont une coloration orale marquée. C'est très mystérieux. Si seulement Ménélas était encore en vie...

Place à la langue !

Prononciation

consonnes

occlusives sourdes : p t ṭ k
occlusives sonores : b d ḍ g
fricatives sourdes : s ṣ
fricatives sonores : z ẓ
affriquée sourde : c
affriquée sonore : ʒ
roulée : r
semi-consonnes : y w
nasales : m n

Prononciation comme l'API sauf :
-ṭ ḍ ṣ ẓ sont des consonnes rétroflexes, c'est à dire prononcées avec la pointe de la langue derrière les alvéoles comme dans l'anglo-américain garden. Elles sont également toujours géminées, c'est à dire tenues deux fois plus longtemps que des consonnes "normales" : /ʈː ɖː ʂː ʐː/
-r est aussi rétroflexe, quoique non-géminé : /ɽ/. N'est-ce pas la prononciation en hindi ?
-c et ʒ sont des affriquées dentales : /t‿s d‿z/ de "Tsipras" et "Chevarnadzé".
-bien entendu, y correspond à l'API /j/.

Voyelles

Brèves : a e i o u
Longues : ā ē ī ō ū
Nasales : ã ẽ õ

Remarque sur la durée des nasales : à mi-chemin entre celle des brèves et celle des longues.

Syllabe

En gros :
Peut commencer par : Consonne, s+Consonne, Consonne occlusive+[r, y]
Et se terminer par [s ṣ z ẓ c ʒ m nr y w]
Mais à l'intérieur d'un mot, on peut trouver les combinaisons Occlusive+s et Consonne doublée entre deux voyelles.

Accentuation

Généralement sur la première syllabe lourde du mot. Une syllabe lourde contient une voyelle longue ou une nasale, ou se termine par une consonne (rappel : les rétroflexes sont doublées d'office). Ex :
daṭisar /ˈdaʈisaɽ/ "vers l'homme", gãtawa /ˈgãtawa/ "le repas (erg.)", kyemōttuwac/kjeˈmoːtːuwat‿s/ "cette nuit".
S'il n'y a que des syllabes légères, c'est l'avant-dernière qui prend l'accent : ḍemi /ˈɖemi/ "il marche"
SAUF dans le cas des verbes à la 1ère et à la 2ème personne du singulier des radicaux en voyelle : ici c'est la dernière syllabe qui portera l'accent, et comme c'est une entorse à la règle générale je le signalerai avec un accent écrit :
ḍemíy, ḍemíz /ɖeˈmij/, /ɖeˈmiz/ "je marche, tu marches".

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MessageSujet: Re: Worbon    Sam 31 Jan 2015 - 19:29

J'ai créé une ébauche de la page de présentation du worbon sur Idéopédia. n'hésites pas à la compléter au fur et à mesure de tes travaux. Wink

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MessageSujet: Re: Worbon    Sam 31 Jan 2015 - 19:43

Citation :
Plusieurs fois çà et là j'ai fais allusion à une langue en cours de construction, fournissant des exemples comme , mais sans renvoyer à une page de présentation. J'y remédie maintenant. Contrairement au greedien ancien, cette langue prend place dans ma propre diégèse de La Scène.

Contexte



Les Îles d'Extrême-Occident sont assez proches l'une de l'autre pour permettre des échanges fréquents, ce qui conduit à une situation linguistique dynamique. Les Possaya (singulier Possak) sont le peuple le plus mobile, ayant une affinité toute particulière pour le commerce, et parlent le tykyna, une seule langue subdivisée en une multitude de dialectes intercompréhensibles. Leurs principaux partenaires commerciaux sont les Tellures, plus sédentaires, tournés vers l'élevage et une certaine sorte d'agriculture (comme les peuples de Nouvelle-Guinée). Ceux-ci parlent une demi-douzaine de langues regroupées dans la famille tellure. Il existe encore d'autres peuples disséminés sur les îles, comme les Aurra'a, les Toszile ou les Wasanemi. L'ensemble de la Mer a comme langue commune le pidgin hap lo à base tykyna.
Mais bien sûr, ce n'est pas cela qui va faire l'objet de ce fil.

À l'extrême-ouest de cette région, séparée du reste par 2000 km de mer, se trouve l'île Xira, la solitaire et volcanique. L'habite un peuple se nommant eux-mêmes Zaxxietti, les Hommes. Leurs contacts avec le monde sont extrêmement peu fréquent. En fait, il est fort possible que l'explorateur Roberto Ménélas soit leur premier visiteur depuis des millénaires.
(Mais la question se pose cependant de savoir ce qui l'a conduit en ces parages en premier lieu. Il semblait relativement sûr de lui, alors même que les légendes possak sur des terres situées à l'Ouest n'avaient aucune apparence de vérité.)
Après un séjour de trois ans, il revint à Marnuta, la capitale de l'empire oriental de La Scène, et publia Les Générations, qui présentait ses théories sur la classification des races humaines et leurs origines. Ce livre fut assez mal reçu, allant à l'encontre de plusieurs dogmes religieux, et même parmi les nombreux libre-penseurs de l'époque (il y a trente ans), il s'en trouva pour taxer Ménélas d'affabulateur et d'escroc. Le livre ne fut pas véritablement censuré, mais se trouve difficilement de nos jours. La génétique et la linguistique comparée sont encore des sujets peu explorés.

Pendant ces trois ans passés là-bas, R. Ménélas s'intéressa de près à la langue vorvon parlée par les indigènes. Elle ne ressemblait en rien aux autres langues parlées dans la région, supportant l'hypothèse d'une population isolée depuis des milliers d'années. Les notes de l'explorateur sur cette langue pourrissent actuellement quelque part dans les sous-sols de la Société des Sciences. Ceux qui se hasarderaient à y jeter un coup d'œil seraient cependant surpris d'y trouver trois cents feuillets sur le worbon, qui semble être l'ancêtre linguistique direct du vorvon. Roberto Ménélas n'a pas pu l'inventer ; de fait, on se perd en conjecture quant à l'origine de cette connaissance : il n'a été fait mention nulle part d'un système d'écriture, et les exemples donnés ont une coloration orale marquée. C'est très mystérieux. Si seulement Ménélas était encore en vie...

Très intéressant! As-tu déjà posté des informations sur ta diégèse de la Scène?  Very Happy

Citation :
Place à la langue !

Prononciation



consonnes



occlusives sourdes : p t ṭ k
occlusives sonores : b d ḍ g
fricatives sourdes : s ṣ
fricatives sonores : z ẓ
affriquée sourde : c
affriquée sonore : ʒ
roulée : r
semi-consonnes : y w
nasales : m n

Prononciation comme l'API sauf :
-ṭ ḍ ṣ ẓ sont des consonnes rétroflexes, c'est à dire prononcées avec la pointe de la langue derrière les alvéoles comme dans l'anglo-américain garden. Elles sont également toujours géminées, c'est à dire tenues deux fois plus longtemps que des consonnes "normales" : /ʈː ɖː ʂː ʐː/
-r est aussi rétroflexe, quoique non-géminé : /ɽ/. N'est-ce pas la prononciation en hindi ?
-c et ʒ sont des affriquées dentales : /t‿s d‿z/ de "Tsipras" et "Chevarnadzé".
-bien entendu, y correspond à l'API /j/.

phonologie originale: on retrouve des consonnes classiques, mais les rétroflexes, alors là...c'est cool d'en mettre, mais je vois pas trop si je suis capable de les prononcer !


Citation :

Syllabe



En gros :
Peut commencer par : Consonne, s+Consonne, Consonne occlusive+[r, y]
Et se terminer par [s ṣ z ẓ c ʒ m nr y w]
Mais à l'intérieur d'un mot, on peut trouver les combinaisons Occlusive+s et Consonne doublée entre deux voyelles.

Accentuation



Généralement sur la première syllabe lourde du mot. Une syllabe lourde contient une voyelle longue ou une nasale, ou se termine par une consonne (rappel : les rétroflexes sont doublées d'office). Ex :
daṭisar /ˈdaʈisaɽ/ "vers l'homme", gãtawa /ˈgãtawa/ "le repas (erg.)", kyemōttuwac/kjeˈmoːtːuwat‿s/ "cette nuit".
S'il n'y a que des syllabes légères, c'est l'avant-dernière qui prend l'accent : ḍemi /ˈɖemi/ "il marche"
SAUF dans le cas des verbes à la 1ère et à la 2ème personne du singulier des radicaux en voyelle : ici c'est la dernière syllabe qui portera l'accent, et comme c'est une entorse à la règle générale je le signalerai avec un accent écrit :
ḍemíy, ḍemíz /ɖeˈmij/, /ɖeˈmiz/ "je marche, tu marches".


y a t-il des affriquées?
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Mardikhouran



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MessageSujet: Re: Worbon    Sam 31 Jan 2015 - 22:04

bedal a écrit:
Très intéressant! As-tu déjà posté des informations sur ta diégèse de la Scène?  Very Happy
Heu... plus ou moins, sur Idéopédia il y a bien deux-trois trucs... il s'agit plus d'une place où ranger mes langues !
bedal a écrit:
y a t-il des affriquées?
Oui, c et ʒ, tu ne les as pas vues ?

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bedal



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MessageSujet: Re: Worbon    Sam 31 Jan 2015 - 22:07

Mardikhouran a écrit:
bedal a écrit:
Très intéressant! As-tu déjà posté des informations sur ta diégèse de la Scène?  Very Happy
Heu... plus ou moins, sur Idéopédia il y a bien deux-trois trucs... il s'agit plus d'une place où ranger mes langues !
bedal a écrit:
y a t-il des affriquées?
Oui, c et ʒ, tu ne les as pas vues ?

zut, j'ai mal lu!

j'aicru que c'était les sons ʒ et c ^^ maisun peu plus loin tu as précisé que c'était dz et ts
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Atíel



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MessageSujet: Re: Worbon    Dim 1 Fév 2015 - 1:28

Mardikhouran a écrit:
-r est aussi rétroflexe, quoique non-géminé : /ɽ/.

La transformation a lieu dans des cas précis ?

J'aime bien les rétroflexes, je les inclus dans mes créations depuis quelques temps.

Une présentation des cas maintenant ? Smile
(Oui, j'aime bien l'ergatif, je l'inclus dans mes créations depuis quelques temps - aussi !)
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Mardikhouran



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MessageSujet: Re: Worbon    Dim 1 Fév 2015 - 13:55

Atíel a écrit:
La transformation a lieu dans des cas précis ?
Hé hé, bien vu ! En effet, elles sont le résultat de groupes Dentale+r ou r+Dentale. Ce qui n'est pas sans influence lors de la dérivation.

Puisqu'on me le demande, les cas.
Un nom worbon est constitué d'une racine R, éventuellement augmentée d'un ou plusieurs suffixes Sf qui forment le thème Th. En raison de diverses considérations morphophonologiques, le thème n'apparaît pas souvent sous sa forme pure, mais se modifie en l'absence ou en présence de certains suffixes.
Par exemple prenons la racine wost- signifiant "poissons". Augmentée du suffixe -it de "singulatif", c'est un thème nominal wostit- signifiant "un poisson". Mais à quoi ressemble ce thème lorsqu'il est décliné ?
casforme
Absolutifwosti
Ergatifwostite
Essifwostir
Génitifwostinte
Adverbialwostitac
Translatifwosticõ
Ablatifwostiti
Allatifwostitar
Explication : wostit- est un thème en occlusive sourde. De ce fait, il perd régulièrement sa consonne finale à l'absolutif (cf règle des syllabes). Elle réapparaît devant les désinences, quoique modifiée par le -du translatif (t+y=c), subissant la métathèse au génitif (tme>nte) et disparaissant à nouveau devant le -r de l'essif (ce qui est le cas en fait pour tous les thèmes devant cette désinence).
Il y a encore d'autres paradigmes de déclinaison, modifiant tous le thème à des degrés divers, mais auparavant je vous présente les désinences, les formes sous lesquelles elles apparaissent une fois suffixées aux noms, et une partie de leurs usages :
DésinenceFormesUsage
Absolutif : -∅-COD des verbes transitifs et sujet des verbes intransitifs aux temps simples ; Sujet des verbes aux temps composés 
Ergatif : -ə-a, -e, -oSujet des verbes transitifs aux temps simples ; complément d'infinitif à valeur d'agent
Essif : -r-rForme stative des noms (être+nom), attribut du sujet ; attribut de l'objet
Génitif : -me-me, n[t,d,c,ʒ,n]e, m[p,b]eComplément du nom ; complément d'infinitif à valeur de patient ; COD des verbes aux temps composés ; complément directionnel à valeur de visée
Adverbial : -ac-acComplément de moyen ; locatif des verbes de mouvement
Translatif : -yõ-yõ, [c,ʒ,w]õAttribut du sujet des verbes de changement d'état
Ablatif : -i-iComplément d'origine ; comparé des structures comparatives
Alllatif : -ar-arComplément de destination des verbes de mouvement ; complément locatif des noms ; régime des verbes statifs de sensation

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Atíel



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MessageSujet: Re: Worbon    Dim 1 Fév 2015 - 14:25

Mardikhouran a écrit:
Hé hé, bien vu ! En effet, elles sont le résultat de groupes Dentale+r ou r+Dentale. Ce qui n'est pas sans influence lors de la dérivation.

J'ai pas saisi pourquoi daṭisar est prononcé /ˈdaʈisaɽ/. C'est le /s/ qui entraîne le /ɽ/, malgré la voyelle entre les deux ?

Pour les cas ça me paraît clair, j'aurais juste une question sur l'ergatif : la désinence de chaque mot est-elle prévisible (et le -ə signifie-t-il que cette désinence est prononcée /ə/) ?

Enfin, des termes qui me sont flous : complément d'infinitif à valeur d'agent/de patient.
Par exemple, le "le" dans "il faut le prendre" en serait-il un à valeur de patient ? Ou c'est pas du tout ça ^^ ?
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Mardikhouran



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MessageSujet: Re: Worbon    Dim 1 Fév 2015 - 15:52

Atíel a écrit:
Mardikhouran a écrit:
Hé hé, bien vu ! En effet, elles sont le résultat de groupes Dentale+r ou r+Dentale. Ce qui n'est pas sans influence lors de la dérivation.

J'ai pas saisi pourquoi daṭisar est prononcé /ˈdaʈisaɽ/. C'est le /s/ qui entraîne le /ɽ/, malgré la voyelle entre les deux ?

Pour les cas ça me paraît clair, j'aurais juste une question sur l'ergatif : la désinence de chaque mot est-elle prévisible (et le -ə signifie-t-il que cette désinence est prononcée /ə/) ?

Enfin, des termes qui me sont flous : complément d'infinitif à valeur d'agent/de patient.
Par exemple, le "le" dans "il faut le prendre" en serait-il un à valeur de patient ? Ou c'est pas du tout ça ^^ ?
Le r est toujours prononcé ainsi ! Il n'y a pas d'allophonie, pas à ce stade-là de la langue en tout cas.

La voyelle de l'ergatif est écrite uniquement en morphologie : c'est pour signifier que sa prononciation dépend du timbre de la voyelle précédente. Ainsi, lorsque la dernière syllabe est un i ou un e, l'ergatif est en -e ; en u ou en o, ce sera -o ; en a, -a. Si le thème finit en consonne, bien sûr ; autrement la voyelle est simplement allongée : bīstu "frère, sœur" ->bīstū.


Alors, je me suis mal exprimé, il n'y a pas d'infinitif en worbon, seulement des noms verbaux. Pour prendre un exemple français : "la vision du chien". Ici, est-ce le chien qui voit ou est-il vu ? Il s'agit de la différence entre génitif subjectif et génitif objectif. Le premier cas correspondra à un ergatif en worbon, le second à un génitif.
Geyte garin. "La vision du chien" le chien voit.
Gence garin. "La vision du chien" le chien est vu.
Allez, la déclinaison du mot-racine geyt-, signifiant "chien" :
casforme
Abs.gec
Erg.geyte
Ess.ger
Gen.gence
Adv.geytac
Trans.geycõ
Abl.geci
All.gecar

Il existe des différences quand à la base utilisée pour chaque cas. J'en parlerai plus tard.

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MessageSujet: Re: Worbon    Dim 1 Fév 2015 - 16:09

Mardikhouran a écrit:
Le r est toujours prononcé ainsi ! Il n'y a pas d'allophonie, pas à ce stade-là de la langue en tout cas.

Il n'y a pas de consonne roulée alors ? Si je comprends bien :
   r : /ɽ/
   rt = tr : /ʈː/ (pareil avec /s, z, d/, mais pas /n/ ? Tu parles pourtant d'un nr dans le paragraphe « Syllabes ».)
   kr = /kɽ/
Et pas de /r/.

Sinon OK pour les noms verbaux, j'ai bien compris le principe.

Quant à la déclinaison, que donnera une racine en (par exemple) -yk à l'absolutif ?
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MessageSujet: Re: Worbon    Dim 1 Fév 2015 - 17:48

Atíel a écrit:
Mardikhouran a écrit:
Le r est toujours prononcé ainsi ! Il n'y a pas d'allophonie, pas à ce stade-là de la langue en tout cas.

Il n'y a pas de consonne roulée alors ? Si je comprends bien :
   r : /ɽ/
   rt = tr : /ʈː/ (pareil avec /s, z, d/, mais pas /n/ ? Tu parles pourtant d'un nr dans le paragraphe « Syllabes ».)
   kr = /kɽ/
Et pas de /r/.
[...]
Quant à la déclinaison, que donnera une racine en (par exemple) -yk à l'absolutif ?
Le /ɽ/ est une consonne roulée, non ? Mais rétroflexe. Pas facile à prononcer, j'en conviens.
La combinaison n+r (et l'inverse) donne en fait nn, c'est à dire, la consonne est simplement géminée, sans rétroflexion. Le worbon a historiquement réduit beaucoup de nasales en n : *ŋ (dont je parlerai au sujet des thèmes en -g), * et *ń (palatal, le résultat de n+y).

Pour les thèmes en deux consonnes, la règle est de supprimer la seconde à l'absolutif (vu qu'on a pas le droit de finir une syllabe ainsi).  Donc, un thème en -yk fera -y à l'absolutif.
Mais c'est différent pour les groupes -yt et -yd ! Là, il y eut un changement phonétique avant l'effacement des consonnes finales qui les changea en -c et , finales autorisées. Exemple avec le nom-racine dayd-, "hibou" :

casforme
Abs.daʒ
Erg.dayda
Ess.dar
Gen.danʒe
Adv.daydac
Trans.dayʒõ
Abl.daʒi
All.daʒar

La phrase


L'ordre non-marqué est SOV.
Geyte daʒ gari
geyt-ə dayd-∅ gari-∅
chien-ERG hibou-ABS voir-3
"le chien voit le hibou"

Si l'on supprime le S, la phrase a un sens passif :
Daʒ gari
hibou-ABS voir-∅
"le hibou est vu"

On peut supprimer l'O, mais dans ce cas le verbe devra prendre un préfixe. Un nom à l'ergatif ne peut apparaître devant un verbe nu :
Geyte igari
geyt-ə i-gari-∅
chien-ERG ANTP-voir-3
"le chien voit (quelque chose)"

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MessageSujet: Re: Worbon    Dim 1 Fév 2015 - 21:48

Le verbe : temps simples

 
On appelle temps simples ceux qui ne sont pas composés. Il s'agit en worbon du présent-futur, qui se fléchit en personne et optionnellement en modalité.
La personne marquée, en tous cas pour la P1 (je, nous) et la P2 (tu, vous) est l'agent syntaxique du verbe transitif et l'expérienceur du verbe intransitif ; on voit donc qu'à ces personnes l'alignement est nominatif-accusatif plutôt qu'ergatif-absolutif. Quant à la P3, elle n'est pas marquée sur le verbe, ni pour le rôle d'agent, ni pour celui de patient.

Pour un thème en voyelle : tō- "venir"
personneforme
1stōy
2stōz
1ptōyi
2ptōka
3


Pour en thème en consonne occlusive sourde : gop- "pleurer"
personneforme
1sgopyo
2sgopso
1pgopyi
2pgokka
3gopo
La voyelle de liaison apparaît ici après la désinence si elle n'est qu'une consonne, et après la base en l'absence de terminaison. Comme la voyelle de l'ergatif, sa prononciation dépend de la voyelle qui la précède.
À la 2s, le -z de la désinence s'assourdit.
À la 2p, la consonne de la base s'assimile à la désinence, formant une géminée.
Dans le cas des bases en -t, cette consonne "avale" le -y- des P1 et devient -c-.


Pour en thème en consonne occlusive sonore : ṭūb- "souffler (vent)"
personneforme
1sṭūbyo
2sṭūnzo
1pṭūbyi
2pṭūnka
3ṭūbo
Ici, la consonne occlusive sonore s'adoucit en nasale devant les désinences de P2, et s'assimile au point d'articulation. Ce processus d'adoucissement est très important en worbon.
Même remarque que pour les bases en occlusive sonore : devant un -y-, changement d'un -d- en -ʒ-.


Pour un thème terminé en 2 consonnes, ou dont la dernière voyelle est une nasale : wẽt- "être quoi ?"
personneforme
1swẽtey
2swẽtez
1pwẽteyi
2pwẽteka
3wẽte

C'est bien plus simple ici : la voyelle de liaison se place avant la désinence, prévenant ainsi les modifications de la base.

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Atíel



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MessageSujet: Re: Worbon    Dim 1 Fév 2015 - 22:12

Mardikhouran a écrit:
Le /ɽ/ est une consonne roulée, non ? Mais rétroflexe. Pas facile à prononcer, j'en conviens.

Justement, d'après Wikipédia et moi, c'est une battue. La roulée ressemblerait (selon moi) plus au ř tchèque (soit /r̝/).
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MessageSujet: Re: Worbon    Dim 1 Fév 2015 - 22:24

Atíel a écrit:
Mardikhouran a écrit:
Le /ɽ/ est une consonne roulée, non ? Mais rétroflexe. Pas facile à prononcer, j'en conviens.

Justement, d'après Wikipédia et moi, c'est une battue. La roulée ressemblerait (selon moi) plus au ř tchèque (soit /r̝/).
Oh, il n'ont même pas encore défini le symbole ! Tout ce qu'il propose, c'est /ɽ͡r/. Et ce son semble beaucoup plus rare que ce que je pensais... chouette !

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MessageSujet: Re: Worbon    Dim 15 Fév 2015 - 2:08

J'aurai une question en voyant ton système ergatif : est-ce qu'il existe des verbes à la fois transitifs et intransitifs en worbon ? (je penche pour un "non", je me trompe ?)
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MessageSujet: Re: Worbon    Dim 15 Fév 2015 - 2:38

Atíel a écrit:
J'aurai une question en voyant ton système ergatif : est-ce qu'il existe des verbes à la fois transitifs et intransitifs en worbon ? (je penche pour un "non", je me trompe ?)
Presque pas. Un verbe normalement transitif qui ne prend qu'un seul argument, ça se traduit par un passif, ex :
Nyubīstū rēmo kyoto
sœur-ERG œuf manger-3
"(Ma) sœur mange un œuf."
Rēmo kyoto
"Un œuf est mangé"

Rien de différent du greedien ici. Sauf que, un verbe normalement intransitif n'admet pas l'ajout d'un nouvel argument à l'ergatif (ce qui en greedien donnerait un sens factitif) :
Ukkor tupo
Ukkor sauter-3
"Ukkor saute."
*Ukkoro gec tupo
*"Ukkor fait sauter le chien."

Là, il est obligatoire de passer par le suffixe factitif -si :
Ukkoro gec tupsi
"Ukkor fait sauter le chien."

Pour les verbes normalement transitif, il peut y avoir comme seul argument un ergatif (contrairement au greedien):
Ukkoro smēta dõs
"Ukkor boit du lait"
Ukkoro dõs
"Ukkor boit"
Mais ça n'en fait pas un vrai intransitif (le seul argument de ceux-ci est à l'absolutif).
Je me demande alors s'il est pertinent de faire la distinction transitif/intransitif lorsqu'un même verbe peut changer de sens d'après le cas de son seul argument...

Bien entendu, cela n'est valable qu'au présent. Au passé, l'alignement est nominatif/accusatif. La suite au prochain post !

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MessageSujet: Re: Worbon    Dim 15 Fév 2015 - 17:28

Le passé

Se forme avec le nom verbal décliné à l'ablatif (origine), + l'auxiliaire tō-, intransitif signifiant "venir".

Le nom verbal

Correspond à des mots français comme "construction", "déploiement", "freinage". Commen français (et au contraire de l'uropi et du kotava), il n'existe pas qu'une seule manière de former un nom verbal :
— le radical nu du verbe. C'est le cas par exemple de keste- "mourir" qui forme le nom verbal keste (ergatif kestē) "mort" (processus), ou kōb- "vivre" qui forme le nom kōm (ergatif kōbo) "vie".
— le suffixe -ətti. Il est utilisé sur les verbes statifs (je reviendrai sur ceux-là bientôt) et décrit un état. Ainsi kawi- "être drôle" forme kawitti (ergatif kawittī) "drôlerie", pekep- "être couché (humain)" forme pekepetti "station couchée".
— le suffixe -sut est utilisé pour les activités qui ont une durée brève ou qui se répètent à la suite. Par exemple tup- "sauter" fait tupsu (ergatif tupsuto) "sautillement, saut".
— le suffixe -əg désigne une activité habituelle, sans but délimité. C'est le plus utilisé. On y retrouve wīd- "glisser" faisant wīden (erg. wīdege) "glissade", mama- "chanter" faisant maman (erg. mamaga), ṭūb- "souffler" faisant ṭūbon (erg. ṭūbogo), etc.
— enfin, le suffixe -ənt qui désigne des activités contenant l'idée d'une fin, d'un achèvement (télicité). Voir mīstig- "faire l'amour (avec l'objectif du plaisir)", qui donne mīstigen (erg. mīstigente "(séance de) sexe".

Ce qu'il y a de merveilleux, c'est qu'à une base verbale ne correspond pas qu'un seul suffixe. La combinaison de radicaux avec différents suffixes donne des nuances que la conjugaison n'exprime pas toujours :
keste- "mourir" + ∅="mort (processus)"
keste- "mourir" +-ətti="mort (état)"
gari- "voir" +əg= "vision"
gari- "voir" +ənt= "examen"

Verbes statifs

Ce sont des verbes qui désignent un état. En français, il correspondraient à des adjectifs, des syntagmes avec "être" ou "avoir", ou des verbes normaux désignant une qualité inhérente. Exemples :
nezi- "être bleu"
sū- "être debout"
suruz- "avoir peur"
ut- "puer, sentir mauvais"

Il ne se conjuguent pas au passé, et ne peuvent pas prendre un ergatif comme argument principal.

Conjugaison du passé

Voilà une phrase à verbe transitif au présent :
Yekōy smēkye
yekōy-∅ smēk-yə
cerf-ABS nourrir-1s
"Je nourris le cerf"

La voici au passé :
Yekōyme smēkegi tōy
yekōy-me smēk-əg-i tō-yə
cerf-GEN nourrir-NV-ABL venir-1s
"Je nourris(sait) le cerf"
Littéralement, "je viens du nourrissage du cerf".
Le complément du nom verbal, yekōy est au génitif, car il désigne un patient. Le sujet sera toujours à l'absolutif, car il est en réalité le sujet de tō- intransitif et non celui du nom verbal.

Tenez, c'est plus clair avec un sujet exprimé :
Nyubīstū yekōy smēke
nyubīstu-x yekōy-∅ smēk-ə
sœur-ERG cerf-ABS nourrir-3
"(Ma) sœur nourrit le cerf"
Au passé :
Nyubīstu yekōyme smēkegi tō
nyubīstu-∅ yekōy-me tō-ə
sœur-ABS cerf-GEN nourrir-3
"(Ma) sœur nourrit/ssait le cerf"

Le sujet est toujours à l'absolutif au passé, que le verbe soit transitif comme ci-dessus, ou intransitif :
Enḍẽ ōy
enḍin-∅ ōy-ə
pêcheur-ABS courir-3
"le(s) pêcheur(s) cour(en)t"
Enḍẽ ōyogi tō
enḍin-∅ ōy-əg-i tō-ə
pêcheur-ABS courir-NV-ABL venir-3
"le(s) pêcheur(s) courai(en)t/u(rent)"

D'où l'analyse possible qu'au passé, l'absolutif sert de nominatif et le génitif d'accusatif, si l'on décide de ne plus analyser l'auxiliaire tō- comme un verbe à valeur lexicale pleine.

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MessageSujet: Re: Worbon    Dim 1 Mar 2015 - 15:51

La négation

Il s'agit en worbon soit d'une conjugaison du verbe (verbes dynamiques) soit d'un verbe auxilliaire (noms à l'essif) soit d'une dérivation (verbes statifs). Commençons par ces derniers qui sont plus simples :

Kribice
kribit-yə
troisième-1ps
"je suis le troisième"

Takribice
ta-kribit-yə
NEG-troisième-1ps
"je ne suis pas le troisième"

C'est tellement simple : il suffit de préfixer ta- au verbe, créant ainsi un nouveau verbe de sens négatif ! Devant voyelle sera inséré soit un -y- (cas le plus courant) soit un -z- (j'expliquerai plus tard pourquoi).

Maintenant, les noms à l'essif. On utilise l'auxilliaire ta-, conjugué en personne, devant le nom décliné :

Ci enḍir
ci enḍin-r
2ps pêcheur-ESS
"Tu es un pêcheur"

Taz enḍir
ta-zə enḍin-r
ne_pas-2ps pêcheur-ESS
"Tu n'es pas un pêcheur"

Attention : ta- est un verbe statif, il ne peut être mis au passé, mais de toute façon les noms à l'essif non plus. Ce n'est pas bien grave.

Et pour finir... les verbes dynamiques.

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