L'Atelier

Créations linguistiques
et mondes imaginaires
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Deux environnements...

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1 ... 11 ... 18, 19, 20  Suivant
AuteurMessage
Anoev
Modérateur
avatar

Messages : 22259
Date d'inscription : 16/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Un peu de linguistique en Aneuf   Mar 3 Avr 2018 - 12:48

Comme j'avais déclaré j'sais plus quand, l'aneuvien n'a aucune prétention d'être une LAI (ce qui réduit d'autant mes possibilités d'intervention dans les fils de plus en plus nombreux si j'veux en parler, bien que les sujets de ces fils soient intéressants pour moi). L'aneuvien est la langue... té ! des Aneuviens. En Aneuf, on y enseigne donc des LAI, plusieurs LAI, ça dépend des provinces, encore qu'il y ait des zones de recouvrement (deux, ou plus, langues apprises), bref : pas de LAI unique, d'autant plus que l'une d'entre elles a été crée par un citoyen aneuvien : il s'agit du psolat, lequel remplace l'interlingua*, la franca nova et l'occidental (interlingue), notamment. Au Malyr, on a des chances d'y entendre le volapük (peut-être à cause du [ɑ], commun à la LAI et à la prononciation dialectale de cette province), à Lakùr plutôt le Kotava (langue apparentée à Sab, bien qu'elle n'en fût pas l'inventrice), mais aussi le Volapük (Lakùr était une ancienne région malyroise). L'espéranto s'étale un peu partout, y compris au Roenyls où sont également pratiqués le sambahsa et l'uropi. On trouve d'autres langues comme le mundezo (arwelo) notamment en Æstmor, en voisinage avec l'uropi. Le voisinage de ces LAI ne pose pas de problème majeur ; ces langues sont notamment affichés dans de nombreux endroits où vont des touristes (transports, musés°, lieux de villégiature de toutes sortes#).


*Encore qu'on trouve des publications interlingua par-ci par-là, cette langue ayant à peu près autant d'audience aux Santes et en Alfazie... qu'en France.
°Le muséum saleten (musée de la santé, situé à Sfaaraies) est le musée non linguistique où se côtoient le plus de LAI sur le même lieu en Aneuf. On y trouve, dans l'ordre, en plus de l'aneuvien et du thub, l'espéranto, l'uropi et le sambahsa.
#Y compris sexuelle, comme à Hocklenge, Nevstad, Sense, Nælvyn, Akæl etc.

_________________
Eg dem ere kred Anoew, do eg ere òniren: Eg • Fraṅsev = Je me croyais en Aneuf, mais je rêvais : je suis en France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anoev
Modérateur
avatar

Messages : 22259
Date d'inscription : 16/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Jeu 17 Mai 2018 - 20:52

Georges Lampraud appréciait bien la ville de Nakol. Ce n'était pas seulement la capitale cultuelle de l'Aneuf (plusieurs religions cohabitant en assez bonne entente, en général), mais aussi une grande ville culturelle. Un nombre de musées assez important, beaucoup de théâtres, de cinémas. Certains studios de cinémas d'ailleurs tenaient à la fois de Bolywood et de studios spécialisés dans la science-fiction, ce qui donnait un mélange assez inattendu. Une autre manifestation de la Culture à Nakol, c'était dans cette ville que siégeait l'Académie nationale linguistique d'Aneuf (l'Académie royale, avant 1892).

Georges se dirigea vers le centre-ville, et le centre-ville, c'était la Gavrilplas (place-Gabriel), point commun à trois quartiers découpés comme de la dentelle : le quartier chrétien (en majorité catholique, mais on y trouvait également des orthodoxes, des calvinistes et des luthériens), le quartier musulman (en majorité sunnite, tendance indonésienne, notamment depuis le coup d'État de Suharto, en 1965, mais les chiites n'étaient pas absents, et avaient leur mosquée juste à côté de l'église de l'Annonciation) et le quartier juif. Cette place était dominée par un globe terrestre en fonte, ceinturé d'une bande garnie de trois inscriptions en écritures différentes. Georges reconnut l'arabe et l'hébreu, sans toutefois comprendre ce qui y était inscrit, quant à la troisième, il se demanda ce que ça pouvait bien être, et il se souvint que la langue de Jésus était l'araméen. Georges se dit que si le monde (représenté par la statue) ressemblait à cette place, toute guerre de religion deviendrait impossible, car complètement déplacée. Il fallait bien une place comme celle-ci : une place dédiée à l'archange Gabriel, qui rassemblait les trois religions qui s'étaient déchirées et qui se déchiraient encore, par-ci par-là dans le monde. Cette place, c'était un peu le sanctuaire de la Paix. Du reste, Nakol, dans son entier, c'était le sanctuaire de la Paix : de Kubzak à Klaarove, en passant par Asnekuxa ou Oknenkurs. C'était en définitive l'antithèse de certaines villes du monde, elles aussi abritant de multiples communautés, mais séparés par des murs invisibles, voire même visibles, certains avec des barbelés et des miradors. Georges voyait tout ça, sentait l'atmosphère de tout ça : une ville à nulle autre (hélas) pareille.

Il n'y avait pas de tramway en ville : l'ancienne compagnie s'était débarrassé du réseau en 1958 et la SST avait commencé à le réimplanter, à grands frais en banlieue sud. Alors Georges pris le bus pour sillonner la ville, car il en avait un peu marre de marcher sans trop savoir où il allait. Il descendit du bus et vit la mer : une grande baie où il vit, à sa droite, le port industriel : Rubek et plus loin, l'île d'Harlesne. Le soleil se couchait. Georges pensa qu'il avait encore un peu le temps de se promener avant de déguster un plateau de fruits de mer (ou autre chose, si ledit plateau était au dessus de son budget) à la terrasse d'un restaurant.

Finalement, il choisit un petit restaurant dans une ruelle vers la station de métro de Srandie, et choisit une Pizza. En voyant arriver la pizza à sa table, il fit un peu la moue : le pizzaiolo devait avoir des ascendances plus alsaciennes que napolitaines, car elle ressemblait plutôt à une flammenkueche. Mais bon, à plus de 20 000 kilomètres de Naples, il allait pas faire la fine bouche. Il se rattraperait à son retour, à Tours. Après manger, il marcha un peu et tomba en arrêt devant ce qu'on ne voit plus guère en France : une salle de jeu : celle-ci s'appelait la Spiyl 80. et, effectivement, il y avait, en plus des plateaux à palets sur coussin d'air, des jeux depuis longtemps disparus actuellement : des Tetяis, des Qix, des Q*bert, de ces jeux auxquels Georges pouvait jouer enfant pendant des heurs sans jamais pouvoir se lasser. Il y avait aussi Donkey Kong, des Bubble de toutes sortes : en ligne, en cercle, en carré, et puis aussi des simulateurs simplifiés permettant la conduite de voitures, d'avions, mais aussi de locomotives. Georges mis une pièce de 1 vir lorsqu'il entendit toussoter derrière lui.

_________________
Eg dem ere kred Anoew, do eg ere òniren: Eg • Fraṅsev = Je me croyais en Aneuf, mais je rêvais : je suis en France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vilko
Modérateur
avatar

Messages : 3067
Date d'inscription : 10/07/2008
Localisation : Neuf-trois

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Ven 18 Mai 2018 - 20:04

Anoev a écrit:
la Gavrilplas (place-Gabriel), point commun à trois quartiers découpés comme de la dentelle : le quartier chrétien (en majorité catholique, mais on y trouvait également des orthodoxes, des calvinistes et des luthériens), le quartier musulman (en majorité sunnite, tendance indonésienne, notamment depuis le coup d'État de Suharto, en 1965, mais les chiites n'étaient pas absents, et avaient leur mosquée juste à côté de l'église de l'Annonciation) et le quartier juif.

En général, les quartiers ethniques séparés disparaissent lorsque l'intégration se fait. Par exemple, il n'y a plus de "quartier italien" depuis longtemps dans les villes françaises ou étatsuniennes. L'envie d'être proche de son lieu de culte favori est rarement un élément important dans le choix d'un logement, puisqu'en général même les vrais croyants n'y vont qu'une fois par semaine, voire seulement deux ou trois fois par an. L'existence de quartiers séparés montre donc qu'à Nakol l'intégration est à l'arrêt.

Anoev a écrit:
Du reste, Nakol, dans son entier, c'était le sanctuaire de la Paix : de Kubzak à Klaarove, en passant par Asnekuxa ou Oknenkurs. C'était en définitive l'antithèse de certaines villes du monde, elles aussi abritant de multiples communautés, mais séparés par des murs invisibles, voire même visibles, certains avec des barbelés et des miradors.

Les différentes communautés de Nakol vivent dans des quartiers séparés. Je ne vois pas en quoi Nakol est l'antithèse des villes où les communautés sont séparées par des "murs invisibles". C'en est plutôt une illustration.

Les "murs invisibles" existent aussi à Hyltendale, mais de façon différente qu'à Nakol.

À Hyltendale, il n'y a pas de quartiers distincts pour les adorateurs de Yog-Sothoth et ceux de Nath-Horthath. Les deux communautés s'entretuent pourtant occasionnellement depuis des siècles. À Hyltendale, on peut adorer Yog-Sothoth et avoir un voisin de palier qui est un dévot de Nath-Horthath. On évitera simplement de lui parler, tout en restant courtois. Et si l'on est robophile, on s'arrangera pour fréquenter un autre club que lui.

Les dévots de Nath-Horthath évitent le Cercle Paropien (dont Yohannès Ken est l'un des membres) parce qu'on y trouve trop d'adorateurs de Yog-Sothoth. On y trouve pourtant aussi des agnostiques, voire des athées, et des étrangers adeptes de religions non-mnarésiennes. Mais les adorateurs de Yog-Sothoth n'ont pas envers ces croyances exotiques les mêmes rancunes séculaires qu'envers les dévots de Nath-Horthath.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pagesperso-orange.fr/saiwosh/man.html
Anoev
Modérateur
avatar

Messages : 22259
Date d'inscription : 16/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Ven 18 Mai 2018 - 22:12

Je ne sais pas s'il y a des points communs entre Yog-Sothoth et Nath-Horthath. Entre les Thubs les Ptahx, ce sont deux religions basés sur les Éléments (terre, eau, feu air), entre les chrétiens, les juifs et les musulmans, c'est l'archange Gabriel (Gavril en aneuvien). Je pense qu'il serait plus constructif de chercher ce qui rapproche les gens que ce qui les sépare. Certes, personnellement, je suis trop branché sur la religion, un peu écœuré que je suis par des (y sont pas tous comme ça, heureusement) prophètes disant "tu ne tueras point" et qui prêche la guerre sainte. J'ai encore en mémoire, Pie XII qui, après s'être compromis avec Hitler et Mussolini, excommuniant, en 1947 les communistes pour cause de guerre froide. Bref, le représentant de l'époque de St Pierre avait des influences très terrestres. Pour en r'venir à Nakol, Nakol est hélas, une ville qui n'existe que dans mon imagination, mais dans mon cerveau, elle existe. Et, cerise sur le gâteau, elle a un réseau de trains de banlieue et de métro ma fois pas mauvais, y fallait bien ça !

_________________
Eg dem ere kred Anoew, do eg ere òniren: Eg • Fraṅsev = Je me croyais en Aneuf, mais je rêvais : je suis en France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vilko
Modérateur
avatar

Messages : 3067
Date d'inscription : 10/07/2008
Localisation : Neuf-trois

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Sam 19 Mai 2018 - 1:20

Anoev a écrit:
Je ne sais pas s'il y a des points communs entre Yog-Sothoth et Nath-Horthath. Entre les Thubs les Ptahx, ce sont deux religions basés sur les Éléments (terre, eau, feu air), entre les chrétiens, les juifs et les musulmans, c'est l'archange Gabriel (Gavril en aneuvien). Je pense qu'il serait plus constructif de chercher ce qui rapproche les gens que ce qui les sépare.

Yog-Sothoth et Nath-Horthath sont tous les deux cités dans les Manuscrits Pnakotiques, mais leurs adorateurs respectifs n'ont pas les mêmes théologiens. Les Manuscrits Pnakotiques jouent pour les religions mnarésiennes le même rôle que l'Ancien Testament pour le judaïsme et le christianisme.

À mon humble avis, rechercher ce qui rapproche les gens n'évite aucunement les guerres et les conflits. Il y a eu des guerres entre protestants et catholiques dans l'Europe du 16e siècle, et à notre époque, la guerre fait rage entre sunnites et chiites au Moyen-Orient... Même les croyances laïques mènent à des conflits internes : les staliniens et les trotskystes se sont entretués. Et je ne parle même pas des guerres faites pour mettre la main sur des ressources (terres fertiles, métaux précieux, pétrole...). Ces guerres-là sont largement indépendantes des religions et des idéologies.

L'homo sapiens a la guerre dans son ADN, comme solution de la dernière chance lorsque tout le reste a échoué. Il faut avouer que souvent, ça marche. Si les guerres n'existaient pas, les États-Unis n'existeraient pas non plus, et la langue arabe ne serait parlée qu'en Arabie Saoudite. Mais on parlerait des langues latines locales au Maghreb... De même, la langue française n'existerait pas si Jules César n'avait pas conquis la Gaule, au prix d'un million de morts, selon les estimations des historiens.

Anoev a écrit:
J'ai encore en mémoire, Pie XII qui, après s'être compromis avec Hitler et Mussolini, excommuniant, en 1947 les communistes pour cause de guerre froide.

La politique férocement anti-religieuse de Staline a joué un rôle majeur dans la décision de Pie XII. On ne peut pas envoyer les chrétiens au Goulag, comme Staline, et ensuite s'étonner d'avoir à faire face à l'hostilité du Vatican...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pagesperso-orange.fr/saiwosh/man.html
Anoev
Modérateur
avatar

Messages : 22259
Date d'inscription : 16/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Sam 19 Mai 2018 - 5:57

Anoev a écrit:
J'ai encore en mémoire, Pie XII qui, après s'être compromis avec Hitler et Mussolini, excommuniant, en 1947 les communistes pour cause de guerre froide.
Vilko a écrit:
La politique férocement anti-religieuse de Staline a joué un rôle majeur dans la décision de Pie XII. On ne peut pas envoyer les chrétiens au Goulag, comme Staline, et ensuite s'étonner d'avoir à faire face à l'hostilité du Vatican...
Il s'agissait de tous les communistes, sans aucune exception, y compris les communistes-chrétiens italiens (et ils ne manquaient pas en Italie. Jésus Christ fut un des premiers communistes de l'Histoire (bien avant Marx, bien avant Babeuf), il ne fut devancé (à ma connaissance) que par Tibérius & Caïus Gracchus*.

À l'inverse, Dougachvili, ancien séminariste attaquait la Religion chrétienne, non pas parce qu'elle était l'opium du peuple, mais parce qu'il voulait remplacer Dieu. On connut la suite.


*Babeuf se fit d'ailleurs appeler Caïus Gracchus Babeuf.

_________________
Eg dem ere kred Anoew, do eg ere òniren: Eg • Fraṅsev = Je me croyais en Aneuf, mais je rêvais : je suis en France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vilko
Modérateur
avatar

Messages : 3067
Date d'inscription : 10/07/2008
Localisation : Neuf-trois

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Sam 19 Mai 2018 - 13:31

Anoev a écrit:
Il s'agissait de tous les communistes, sans aucune exception, y compris les communistes-chrétiens italiens

En France, on a eu Roger Garaudy, un intellectuel qui était à la fois catholique et membre du Comité Central du Parti Communiste. Il a fini par renier à la fois le catholicisme et le marxisme, et se convertir à l'Islam. Pie XII n'avait sans doute pas tort de penser que ceux qui essaient de concilier des doctrines antinomiques mettent en danger leur foi chrétienne. En tant que Pape, il ne pouvait que condamner ce qui pour lui n'étaient que des errements.

Anoev a écrit:
Cette place était dominée par un globe terrestre en fonte, ceinturé d'une bande garnie de trois inscriptions en écritures différentes. Georges reconnut l'arabe et l'hébreu, sans toutefois comprendre ce qui y était inscrit, quant à la troisième, il se demanda ce que ça pouvait bien être, et il se souvint que la langue de Jésus était l'araméen.

Donc, pas de statue de l'ange Gabriel sur le monument. C'est logique, puisque seul le christianisme élève des statues à l'ange Gabriel. L'inscription en hébreu est lisible pour beaucoup de juifs, et l'inscription en arabe pour beaucoup de musulmans, mais l'inscription en araméen n'est même pas identifiable pour la quasi-totalité des chrétiens du monde. Certains d'entre eux doivent penser que le grec (langue dans laquelle les Évangiles ont été écrits) aurait été plus approprié... Ou même le latin, puisque l’Évangile selon saint Jean dit que l'inscription "Jésus roi des Juifs" figurant sur la croix était en hébreu, en latin et en grec. Mais pas en araméen.

On peut supposer que Zhæm Klimen, qui passait par l'aéroport de Nakol chaque fois qu'il se rendait au Mnar, a eu l'occasion d'aller visiter la fameuse Gavrilplas, lorsqu'il avait plusieurs heures d'attente avant de prendre l'avion. Ne sachant lire ni l'hébreu, ni l'arabe, ni l'araméen, il n'a jeté qu'un coup d'œil distrait sur les inscriptions, en regrettant l'absence de traduction en aneuvien.

"On en fait trop pour les étrangers. On fait des inscriptions dans leurs langues, et on oublie d'en faire autant pour la nôtre," s'est-il dit alors, avec irritation. Ce n'est pas pour rien que chez Somýropa, ses collègues le considéraient comme un peu réactionnaire...

"Le globe symbolise le monde, et les trois inscriptions rappellent que l'ange Gabriel est commun aux trois religions monothéistes. Je sais bien que les trois inscriptions sont incompréhensibles pour 99% des Aneuviens, mais il suffit de savoir que c'est un symbole de paix," lui avait dit un ami, né à Nakol.

"Ça me rappelle les statues de monstres à tentacules que les Hyltendaliens mettent partout, même autour des parkings," avait répondu Zhæm. "Même les Hyltendaliens qui savent les identifier n'ont qu'une idée assez vague de ce que ces monstres symbolisent. Mais ils s'en foutent, l'essentiel est que la culture mnarésienne marque sa présence partout à Hyltendale. Le globe de la Gavrilplas me paraît avoir un rôle semblable."

"Comment ça ?" demanda l'ami de Zhæm.

"L'essentiel, c'est que l'idéal de coexistence pacifique entre des communautés différentes, qui est une valeur aneuvienne, soit affirmé par ce globe. Finalement, la Gavrilplas, c'est avant tout une célébration de l'Aneuf par lui-même. Une démonstration de force de l'État républicain. Et les fondamentalistes religieux de tous bords ne sont pas dupes. Ils subissent les valeurs républicaines, la plupart d'entre eux n'y adhèrent que du bout des lèvres."

"Cet idéal de paix, que symbolise le globe de la Gavrilplas, est une valeur non seulement aneuvienne, mais universelle," dit avec fierté l'ami de Zhæm.

"Va donc faire un tour en Arabie Saoudite, ou même au Pakistan, et tu verras si cet idéal est universel..." avait répondu Zhæm en ricanant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pagesperso-orange.fr/saiwosh/man.html
Anoev
Modérateur
avatar

Messages : 22259
Date d'inscription : 16/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Sam 19 Mai 2018 - 14:00

Les trois indications (c'est vrai que le grec ancien aurait pu être utilisé ; quant au latin, là, si les lions (mangeurs de chrétiens) de l'empire romain avaient pu parler, ils auraient parlé latin). Il n'y a certes pas d'inscription aneuvienne sur le globe, pas plus que sur le Ganesh de Kubzak, car les religions en question viennent de lieux étrangers à l'Aneuf, mais qu'on se rassure, les prières dans les lieux de cultes sont récitées en Aneuvien, y compris dans les lieux de cultes locaux (ptahx, akrig). Le thub est parlé dans les lieux de culte thub de Pande, mais sont bilingues au sud du Malyr.

Une religion ou sa représentation qui n'accepterait pas de récitations de prière dans une langue d'Aneuf n'aurait pas droit de cité sur le territoire aneuvien. En Aneuf, dans les années '50, pas mal de catholiques se sont convertis à une religion chrétienne réformée, pas seulement à cause de l'excommunication des communistes*, mais aussi à cause de la messe en latin. Le catholicisme perdait des fidèles par centaines, l'encyclique Vatican II y a donné un coup d'arrêt.

L'Aneuf a certes des relations diplomatiques avec l'A.S. et avec Israël, mais c'est de pure forme. Il est nullement question de relation d'amitié et de coopération.


*À l'époque, les deux formations communistes : l'AKP (marxiste indépendante) et l'AKA (prosoviétique) totalisaient quelque chose comme 18% de l'électorat et la religion catholique environ 22% des fidèles (comptés parmi les Aneuviens de plus de 7 ans), et ça ne coïncidait pas, puisque le droit de vote était à l'époque, à 20 ans.

_________________
Eg dem ere kred Anoew, do eg ere òniren: Eg • Fraṅsev = Je me croyais en Aneuf, mais je rêvais : je suis en France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vilko
Modérateur
avatar

Messages : 3067
Date d'inscription : 10/07/2008
Localisation : Neuf-trois

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Sam 19 Mai 2018 - 17:34

Aneuf a écrit:
si les lions (mangeurs de chrétiens) de l'empire romain avaient pu parler, ils auraient parlé latin

Ou berbère. C'étaient des lions immigrés : ils étaient capturés en Afrique du Nord...

Anoev a écrit:
Une religion ou sa représentation qui n'accepterait pas de récitations de prière dans une langue d'Aneuf n'aurait pas droit de cité sur le territoire aneuvien.

Mais les récitations de prières dans des langues liturgiques, non-aneuviennes, sont-elles permises, si les religieux et les fidèles préfèrent réciter les textes sacrés dans les langues liturgiques, plutôt qu'en aneuvien ? Il s'agit là d'un problème de liberté.

J'ai assisté plusieurs fois à des cérémonies bouddhistes theravada, en région parisienne. Les récitations de textes sacrés étaient en pāli, une langue importante pour les bouddhistes, parce que c'était la langue parlée par le Bouddha, il y a 2500 ans. Prononcer exactement les mêmes mots, inchangés depuis 25 siècles, que les premiers moines bouddhistes, intronisés par le Bouddha lui-même, fait partie du rituel.

Naturellement, plus personne ne parle le pāli au quotidien, mais les fidèles connaissaient les textes par cœur, avec leur traduction. Les moines étaient cinghalais, et les fidèles en majorité vietnamiens. Les explications étaient données en français, que tout le monde comprenait.

Par ailleurs, je n'ai jamais assisté à une cérémonie dans une mosquée, mais il me semble que les prières en arabe coranique font partie du rituel, quelle que soit la langue locale. Je sais aussi que dans certaines cérémonies du judaïsme, les textes récités sont obligatoirement en hébreu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pagesperso-orange.fr/saiwosh/man.html
Anoev
Modérateur
avatar

Messages : 22259
Date d'inscription : 16/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mer 23 Mai 2018 - 23:17

Georges se retourna et vit un type à peu près de sa taille, nettement plus âgé que lui.
-À qui ai-je l'honneur ?
-Hàj... nep or lokùt anoe...
-Nor ùt olyg. Et vous, vous ne parlez pas français.
-Nep; soaran.
Georges eut quelque crainte que le type fasse les salles de jeux pour mendier, mais ce n'était pas le cas : l'inconnu était plutôt bien habillé ; et dans un pays comme l'Aneuf, même dans une ville très religieuse comme Nakol, la mendicité est extrêmement mal vue, même pas tolérée et ceux qui s'y livrent peuvent être éconduit certes sans violence exagérée, mais sans trop de ménagement non plus. L'autre lui fit une proposition ahurissante : il donnerait à Georges la somme de 50 vire en pièces, rien que pour le regarder jouer. Georges refusa aimablement, lui disant, avec les quelques notions d'aneuvien dont il disposait :
-Vous savez, j'ai passé l'âge de me faire payer mes loisirs par des inconnus. Et si vous voulez regarder des gens jouer, ce n'est pas le monde qui manque, vous regardez, vous mettez deux~trois pièces pour jouer, histoire de donner le change, et ça vous coûtera un minimum. Si vraiment vous vous ennuyez, on peut toujours faire une partie de baby-foot ou de ces palets sur coussins d'air; je paie la première manche, si je perds, je paie la deuxième aussi ; si je gagne vous payez et on fait pareil pour la belle, sauf si évidemment un de nous deux a perdu les deux manches auquel cas la partie est finie. Ça vous intéresse.
-Oui.

Les deux hommes se mirent de chaque côté de la grande table, tenant chacun une poignée de la même couleur que chacun des buts. La partie se faisait en neuf buts en tout (pour éviter l'ex-æquo) au bout desquels la soufflerie s'arrêtait et le palet restait dans la table : il fallait remettre 60 liards. Les deux hommes étaient de niveau comparable, et Georges l'emporta par 5 à 4 avec un but assez impressionnant : le palet faisant deux rebonds avant de s'engouffrer comme une fusée dans le but d'en face. L'homme mit les soixante liards et la deuxième manche put commencer. Georges encaissa les trois premiers buts : l'homme avait de la ressource. Le quatrième échange était particulièrement long et Georges mit le palet dans les buts adverses. Il savait que, s'il gagnait cette manche, il n'y en aurait pas de troisième, et il y mit toute son énergie. Mais ça ne suffit pas, le score fut de 5 à 4, mais cette fois-ci en faveur de l'inconnu. Heureusement, il lui restait 90 liards, mais en petite monnaie, et la table ne prenait que les pièces de 30 liards.
-Bon, j'ai bien 60 liards pour payer la belle, mais en petite pièces : je vous les donne, et vous mettez vos pièces à vous dans la machine, ça marche.
-gardez vos pièces.
-Au moins, j'vous en donne trente, ça fera la moitié.
-Akjeas.

La belle dura une quarantaine de minutes, à peu près autant qu'une mi-temps, de football, de rugby, ou d'oblasp, ce jeu d'équipe aneuvien qui se joue sur un terrain avec des bandes, comme au foot nord-américain, mais avec, à chaque bout, des paniers de basket, le ballon n'étant ni rond ni elliptique, mais ressemblait en gros à un petit traversin, avec une poignée sur le côté. À force de coups et de rebonds, le palet allait à une vitesse folle, les buts s'égrenaient : 1-0, 1-1, 1-2, 2-2, 2-3, 2-4... Si l'inconnu arrivait à 5, il gagnait la partie.

-Écoutez, on pourrait mettre un enjeu, non ?
-C'est un peu tard pour se décider, non ? Vous êtes en avance, donc...
-Oh, je n'ai pas une fortune à vous demander : juste que, si je gagne, on finit la soirée chez moi.
-C'est absolument hors de question » répondit dit Georges, calmement, mais dans le visage duquel on pouvait y déceler un froide colère.
-Loot.
Et la belle continua, et Georges reprit l'avantage, d'une part parce que ses nerfs, dus à la proposition de son vis-à-vis qui l'avait irrité, donnaient toute leur énergie, et d'autre part, parce que l'autre, n'ayant plus rien à espérer, joua avec moins de vigueur. Georges gagna. Ils se serrèrent quand même la main, et s'en allèrent chacun vers un coin opposé de la salle : Georges avait repéré des jeux auxquels il avait joué quant il était tout enfant : Tetяis, mais aussi Q*bert, ce jeu où il fallait changer la couleur du dessus des cubes en évitant de se faire "coller" par des p'tits monstres aux tronches amusantes, comme Coily, le serpent à ressort, ou Ugg, qui se déplace en sautant sur les faces latérales : tout un univers étrange qui avait fasciné ses jeunes années, qui avait disparu de l'espace ludique français, mais qui avait subsisté en Aneuf. Le plus étonnant, c'est que les consoles n'étaient pas des antiquités, avec des tubes cathodiques, mais des machines toutes modernes, à écran à cristaux liquides, ou bien OLED, avec un graphisme extrêmement fin, beaucoup plus fin de ce qu'il avait vu les premières fois qu'il avait joué, à Tours, avec ce type de jeu. C'est comme si, dans l'univers ludique, l'Aneuf avait suivi une autre courbe : les jeux n'avaient pas changé, mais les machines avaient suivi le progrès qu'on trouve ailleurs : en Europe, dans les Amériques, en Asie... Il avait retrouvé les réflexes de l'époque, plus ou moins : il avait atteint le niveau 11/3 au Q*bert : c'était pas mal ; y fallait faire mieux. Il s'octroya une pause pour aller aux toilettes et boire un soda au citron sans sucre. En une seconde, il vit, sortant de la salle de jeu, tenant par la main un tout jeune garçon qui devait avoir à peine dix ans, son adversaire aux palets sur coussins d'air.

_________________
Eg dem ere kred Anoew, do eg ere òniren: Eg • Fraṅsev = Je me croyais en Aneuf, mais je rêvais : je suis en France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anoev
Modérateur
avatar

Messages : 22259
Date d'inscription : 16/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mer 30 Mai 2018 - 11:04

Il ne voulait pas se faire des idées, mais quand même, il se rappela l'étrange proposition que lui avait faite le non moins étrange personnage. Il sortit alors de la salle de jeu d'un pas à peu près nonchalant et suivit le plus discrètement qu'il pût les deux personnes. Il entendit vaguement :
Le garçon :— Quas ere o dor, tanko? Paapa ea maama waadun os devèr tinek minuteve.
L'homme adulte :— Nep kràsdaw eg cem hranqb?
Le garçon :— Nep. Æt ep vydaw. Eg ere terád tep eg vœnd os dær; qua ere àt dĕ kœm quas o ere spiylun.*

Georges Lampraud n'entendit pas la suite, il était rassuré. Le type était simplement l'oncle du garçon, et il s'était trompé de jour d'invitation et non pas un amateur de chair tendre. Il regarda sa montre : il était quand même 20:00. Il n'allait pas revenir à la salle de jeux.

Il se  promena donc sur le bord de la mer jusqu'au quartier de Klaarove, avec ses élégantes maisons, mais aussi un cube assez monumental où était inscrit, en caractères aussi géants que lumineux : Bustàtyn. C'était une des deux gares routières de Nakol. La construction était en treillis, ce qui permettait de voir, à travers, les bus descendre de leur position de garage pour se placer sur les positions de départ. Les positions de garages étaient réparties sur cinq étages, et il devait bien y avoir une dizaine par étage. Bref : le truc assez monumental. La chose routière, à Nakol était prise avec autant de sérieux que la chose ferroviaire. Georges ne le savait pas, mais Kærtham, le motoriste thermique aneuvien, avait une usine de fabrication et de montage dans la banlieue de Nakol, à Illære.


Le garçon :— Qu'est-ce que tu faisais, tonton ? Ça fait vingt minutes que papa et maman t'attendent.
L'homme adulte :— Ce n'était pas demain que j'étais invité ?
Le garçon :— Non. C'est aujourd'hui. J'étais certain que je te trouverais ici. C'était qui le type avec qui tu jouais?

_________________
Eg dem ere kred Anoew, do eg ere òniren: Eg • Fraṅsev = Je me croyais en Aneuf, mais je rêvais : je suis en France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anoev
Modérateur
avatar

Messages : 22259
Date d'inscription : 16/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Jeu 31 Mai 2018 - 9:17

Il avait pas mal occupé sa journée en ville et commencé à être un peu fatigué. Il lui restait la journée du lendemain, puis c'était le retour vers l'aéroport de Francfort, puis vers Tours. Le tour de l'Aneuf touchait à sa fin. Il retourna à l'hôtel, en prenant le train régional à Klaarove (changement à SBK ou à Kubzak), il regagna l'hôtel où il but un verre (d'eau gazeuse) au bar, puis regagna sa chambre où il consulterait son guide pour se donner des idées de visites pour le lendemain, après avoir acheté son billet de train pour Gerne Flv.

_________________
Eg dem ere kred Anoew, do eg ere òniren: Eg • Fraṅsev = Je me croyais en Aneuf, mais je rêvais : je suis en France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anoev
Modérateur
avatar

Messages : 22259
Date d'inscription : 16/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Jeu 31 Mai 2018 - 22:58

Hyeronimus a écrit:
...mais j'aurais appris qu'Elko est aussi une petite ville du Nevada.
Ya d'ces coïncidences ! Moi, j'avais découvert que Nakol, deuxième municipalité d'Aneuf en population, capitale du Sanflod et du Roenyls, a un "jumelage" dans la réalité avec une localité polonaise, mais y a également un bourg de Nakol au Bangladesh. C'est, certes, plus loin de la France que la Pologne, mais on se rapproche de l'Aneuf.

_________________
Eg dem ere kred Anoew, do eg ere òniren: Eg • Fraṅsev = Je me croyais en Aneuf, mais je rêvais : je suis en France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anoev
Modérateur
avatar

Messages : 22259
Date d'inscription : 16/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Jeu 7 Juin 2018 - 13:15

Vilko a écrit:
Au Mnar, les emplois foncièrement non-rentables des Jardins Prianta et de l'Institut Edonyl sont mal payés... mais pas toujours. Les jardiniers et assistants-traducteurs du bas de l'échelle ont des salaires réellement misérables, mais ils peuvent monter en grade, ce qui leur permet d'obtenir (après de longues années d'effort et de soumission) des salaires à peu près corrects.
En Aneuf, dans pas mal de grandes entreprises, y compris privées (contrairement à chez nous), l'ascenseur social marche plutôt bien. On commence en bas de l'échelle avec un salaire situé quelques crans au dessus de la pauvreté manifeste, mais avec des cours et des concours internes, on peut avoir un boulot plus qualifié, voire un poste de maîtrise, puis finir cadre, avec une paye assez confortable.

_________________
Eg dem ere kred Anoew, do eg ere òniren: Eg • Fraṅsev = Je me croyais en Aneuf, mais je rêvais : je suis en France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anoev
Modérateur
avatar

Messages : 22259
Date d'inscription : 16/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Lun 11 Juin 2018 - 13:14

Vilko a écrit:
Du moins, quand les théocrates de Yog-Sothoth ne les dégradent pas. De leur point de vue, donner forme humaine à une divinité, c'est de l'anthropocentrisme, et pour les plus fanatiques d'entre eux, l'anthropocentrisme est blasphématoire...
Alors les joxothéens devraient trouver leur compte avec les religions locales aneuviennes (thub, ptahx & akrig) parce que les dieux n'ont aucune forme humaine*.



*Voire aucune forme chez les Thubs, et ils se font représenter par des idoles appartenant aux règnes animal, végétal ou minéral. Par exemple, le dieu du feu est représenté par une pierre ponce, le dieu de l'air (et de l'espace) par un météore, celui de l'eau par un galet, celui de la terre par un bloc d'argile, et le dieu fédérateur par une pépite d'or. Pour les végétaux, on aura l'eau représentée par un roseau, la terre par un pin (il y a beaucoup de Pins en Pande)... Quant au règne animal, seul le dieu fédérateur est représenté par un être humain... Pour les Ptahx, les dieux sont représentés par des figures géométriques qui rappellent un peu les cartes de Zener. Les cartes de Zener représentent les nombres de 1 à 5 représentés par autant de traces sans lever le crayon, donc, il y a une différence : le + est remplacé par un qui représente le feu (cf le passage de G.Lampraud à Hocklènge). Pour les Akrig, j'me suis pas encore bien penché d'ssus.

_________________
Eg dem ere kred Anoew, do eg ere òniren: Eg • Fraṅsev = Je me croyais en Aneuf, mais je rêvais : je suis en France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anoev
Modérateur
avatar

Messages : 22259
Date d'inscription : 16/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mer 20 Juin 2018 - 15:58

Vilko a écrit:
Non, parce qu'ils sont restés dans le même avion, qui se trouve être japonais.
C'est donc la JAL qui fait tout l'trajet.

On s'retrouve avec un cas d'figure à peu près analogue avec les vols aneuviens qui viennent d'Europe (Frankfurt ou Budapest). Ces avions font, pour des raisons économiques, des escales multiples (Astana ; Mumbai, Delhi ou Katmandu ; Perth, Melbourne ou Auckland ; et enfin : Taraket (Sfaaraies) ou Gerne). Ça évite de faire voler pour des vols directs, des avions pour ces destinations intermédiaires. Ça fait autant de kérozène en moins de brûlé ! Seul inconve, le temps d'trajet, augmenté par les escales. Si la clientèle d'affaires internationale ne prise guère ces ralentissements, les voyageurs dits "économiques" y voient là une économie substantielle : moins d'carburant dépensé = billets moins cher. Les Aneuviens (même ceux qui ont appris l'anglais avec succès) sont sûrs d'avoir du personnel qui parle leur langue : ils se sentent un peu chez eux. Pour le trajet du retour, c'est un avantage psychologique pas négligeable ! Mais Anoflog pense aussi aux autres : on s'arrange pour qu'au moins un membre de l'équipage parle (en plus de l'aneuvien et l'anglais), la langue nationale d'un aéroport d'escale. Ils ne le mettent pas dans la pub. Mais pour des voyageurs kazakhs, par exemple, c'est toujours agréable d'entendre parler sa langue à des milliers de kilomètres de chez soi.

Pour d'autres provenances (Oslo, København, London, Paris, Moscou, Madrid etc.) il y a les vols en correspondance, via les deux villes européennes déjà citées, mais aussi via les Amériques : via Toronto, Baltimore (moins cher que par New-York), la Havane ou Panama, entre autres, là d'où un avion aneuvien est susceptible de s'envoler, cette fois-ci vers Kyvalne (Nakol)* ou Karcfetal (Hocklènge). Et y a aussi les correspondances africaines (quelques aéroports, entre le Cap bon et le Cap de bonne Espérance), d'où des avions aneuviens partiront pour atterrir à Gerne ou à Karcfetal.

Les avions étrangers n'ont pas ce type d'impératif d'atterrissage, mais, par exemple, pour un avion de ligne européenne, son prix à l'utilisation de l'aéroport risque de grimper pas mal s'il atterrit dans un aéroport non attribué (Kyvalne, ou Karcfetal, par exemple), et puis les facilités de correspondance avec les autres localités aneuviennes (avions de correspondance, avions sans ailes) pourront exister, certes, mais ne seront pas garanties.




*Mentionné qu'une seule fois ici, mais les avions aneuviens de cet aéroport vont aussi en Asie du nord-est (Vladivostok, Séoul, Pyongyang, Pékin...), des correspondances entre l'Aneuf et l'Europe moins pratiques (jusqu'à 20h d'attente).

_________________
Eg dem ere kred Anoew, do eg ere òniren: Eg • Fraṅsev = Je me croyais en Aneuf, mais je rêvais : je suis en France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anoev
Modérateur
avatar

Messages : 22259
Date d'inscription : 16/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Sam 21 Juil 2018 - 0:15

Certes, on pouvait reprocher au régime Hakrel (surtout depuis son coup d'État "constitutionnel" en 1938) d'être fasciste, raciste, corporatiste, antisyndical et homophobe, mais on ne pouvait pas le taxer de machisme, puisque c'est à partir de 1939 que la gent féminine (de race blanche, au moins : europo ou ptahxe) aneuvienne put avoir accès aux études supérieures techniques (écoles d'ingénieurs, notamment)*. En fait, cette décision avait pour véritable dessein d'avoir la présence des deux sexes dans un maximum de corps de métiers afin de limiter le risque d'homosexualité°. Toutefois, cette position avancée n'atteignit pas l'Armée, ni la Police, véritables fers de lance du Régime. Ruz, qui, en plus d'avoir tous les défauts d'Hakrel, était en plus misogyne ; toutefois, il n'osa pas remettre en question les avancées de son prédecesseur. Les républicains, socialistes et communistes qui renversèrent la dictature en octobre 1945 n'osèrent pas non plus revenir en arrière : il fallait aller en avant, au contraire, mais comment ? Ben tout simplement en permettant aux femmes akriges et thubes (mais aussi juives, car Ruz, en plus, était judéophobe, car franchement nazi : c'est lui qui réfugia des anciens nazis qui s'étaient sauvés d'Europe, entre mai et juillet 1945 ; après, c'était un peu plus compliqué) d'obtenir ce que les autres Aneuviennes avaient pu atteindre. Pour les Akriges, c'était relativement simple. Pour les thubes, ça le fut un peu moins, du moins en Pande, parce que Krœvolt investit la Pande et la garda jusqu'en 1972, année du soulèvement des thubs contre le "voleur de territoire" qui s'enfuit, en effet comme un voleur en direction des Santes, puis disparut totalement d'Aneuf deux ans plus tard on ne sut pas trop comment.

Voilà comment l'Aneuf, qui était dans ce domaine, relativement en retard par rapport à certains pays inddustrialisés, se retrouva soudainement en avance.



*Les études supérieures littéraires et scientifiques leur étaient acquises depuis la révolution de 1892.
°La reconnaissance des homosexuels (hommes) fut permise grâce à la prise de Nevstad par la division Gànymed# en mai 1945 ; celle de leurs consœurs (dont la division Saqbo# tenta, sans succès cette fois-ci, de prendre Sense) se fit dans la foulée, au nom de l'égalité. Des monuments sont érigés dans ces deux villes.
#Deux divisions à formation spontanée qui montrèrent qu'il n'était pas nécessaire de désirer sexuellement ceux d'en face pour être des combattants de valeur.

_________________
Eg dem ere kred Anoew, do eg ere òniren: Eg • Fraṅsev = Je me croyais en Aneuf, mais je rêvais : je suis en France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anoev
Modérateur
avatar

Messages : 22259
Date d'inscription : 16/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Jeu 26 Juil 2018 - 22:17

Après avoir de nouveau sillonné Nakol de long en large le lendemain, Georges s'octroya un après midi de farniente : il choisit une petite plage au nord-ouest du Sanflod, du côté de Stromkælne. Il aurait bien voulu acheter un masque (et un tuba) et des palmes, en plus de son maillot de bain, mais il ne devait pas se surcharger en bagages pour le retour. C'est dommage, car le fond marin était vraiment joli. Dommage aussi qu'il n'eût pas acheté d'appareil photo étanche. Même sans visée, les images auraient pu être jolies. Il resta deux bonnes heures dans l'eau. Il y avait du monde, mais sans plus : on n'était pas serré, ni sur la plage (de galets) ni dans l'eau. Georges pouvait étendre des mains pour un dos crawlé sans risquer de gifler malencontreusement quelqu'un derrière lui. Toutefois, il rencontra un obstacle inattendu, alors qu'il n'y avait aucun rocher auparavant, il en était certain. Quoi ? Une balise ? pas davantage. Non l'obstacle était une plantureuse dame qui devait bien peser  son quintal.
-Hàj! Qibor!*
-Qibor, Eddak» répondit la dame avec un sourire des plus radieux. «Or nep fran iyr?
-Nep, eg • fraṅsen. Eg auk ropùze es ad kràsdaw...
Georges avait fait des progrès en aneuvien, ce qui lui permettait d'avoir une conversation pas trop profonde avec n'importe qui. Et là, suite à une petite collision littorale, la conversation s'engagea. Il n'était pas question qu'il passa la nuit chez elle (pas à tous les coup, quand même ! ce serait présomptueux !), et puis même s'il était loin d'être vilain, il n'avait pas du tout l'intention de passer pour un tombeur, même loin de Tours. Toutefois, la dame n'était pas insensible à son allure avenante, et ce ne serait pas impossible que l'après-midi sur la plage se termina chez...
-Eg dem chœlen Roxaan; ea or?
-Eg
... euh... Zhorzh.
... chez Roxane, donc. C'était un prénom qui lui allait bien, pensa Georges. Pas un prénom style midinette fluette genre Vanessa, Jessica ou autre. Ils échangèrent des banalités de toutes sortes puis sortirent de l'eau. Georges récupéra ses affaires à la consigne de la plage en tapant un code qu'il avait créé quand il les avait déposés. Consignes payantes, certes, mais pas trop chères : 30 liards : une tranquillité pour une somme assez modique.
-Kjas or vel bev ùt vasev ev ad, Zhorzh?
-Setad nep? Hrop! Nor ùt vasev. Eg aṅberætent med adhabse ber kràsdaw.

Toutefois, la collation qui devait se consommer autour de la table de la cuisine dura une bonne heure, dans la chambre à coucher de la dame. Il la quitta en la saluant d'un «hropert Roxaan» et reprit les transports pour dîner (c'était d'jà cette heure-là !) et rejoindre sa chambre d'hôtel pour préparer une dernière fois ses affaires pour le retour vers la mère patrie, via Gerne° et Francfort.

*
Traductions:
 
°Georges ne prend pas l'avion à l'aéroport de Kyvalne. Les vols Anoflog de et vers l'Europe ont leur origine à Gerne (Surroenyls) ou Taraket (Sarimat).


Prochain épisode dans le fil "moyens de transport".

_________________
Eg dem ere kred Anoew, do eg ere òniren: Eg • Fraṅsev = Je me croyais en Aneuf, mais je rêvais : je suis en France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anoev
Modérateur
avatar

Messages : 22259
Date d'inscription : 16/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Jeu 16 Aoû 2018 - 21:24

Vilko a écrit:
À mon avis, ce n'est même pas la peine d'espérer qu'un jour il y ait des humanoïdes au Moschtein. Les cybersophontes font peur, à juste titre."

"Je me battrai contre ces préjugés idiots, au parlement et dans les médias. Je me battrai jusqu'à... Jusqu'à..."

"Jusqu'à la mort ?" suggéra Azdán.

"Non. Jusqu'à ce que je sois suffisamment riche pour prendre ma retraite ici, avec un harem de gynoïdes !"

Les deux hommes pouffèrent de rire.
En Aneuf, rien ne s'opposerait, par principe, à l'apparition de robots de compagnie, mais le pays n'a pas encore la technologie adéquate et regarde un peu ce qui se passe en Asie (Japon, Corée méridionale, Chine) pour se faire une petite idée. Les Aneuviens sont nettement moins pudibonds que les Européens (surtout occidentaux) et les Étasuniens, ce qui ouvre des perspectives bien plus larges que chez nous. Il y a aussi un avantage pour les robots  de compagnie fabriqués en Asie ou en Aneuf (par rapport aux robots mnarésiens), c'est qu'ils ne deviendraient pas des auxiliaires d'une quelconque officine de Pouvoir, chargés d'espionner ce qui se passe dans le domicile de tout un chacun. Eneas Tonnd* pourrait louer le modèle qui lui conviendrait. Malheureusement, actuellement, on n'en est pas là.


*Puisqu'il s'agirait de machines, aucune limite ne serait imposée quant aux types de modèles disponibles.

_________________
Eg dem ere kred Anoew, do eg ere òniren: Eg • Fraṅsev = Je me croyais en Aneuf, mais je rêvais : je suis en France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vilko
Modérateur
avatar

Messages : 3067
Date d'inscription : 10/07/2008
Localisation : Neuf-trois

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Jeu 16 Aoû 2018 - 23:48

Anoev a écrit:
[Il y a aussi un avantage pour les robots  de compagnie fabriqués en Asie ou en Aneuf (par rapport aux robots mnarésiens), c'est qu'ils ne deviendraient pas des auxiliaires d'une quelconque officine de Pouvoir,

En effet, c'est parce que les humanoïdes mnarésiens sont sous le contrôle de la Ruche — l'intelligence collective à laquelle ils sont connectés par radio — que beaucoup de pays les interdisent par précaution, ou alors les limitent à une seule ville. Même au Mnar, au début les humanoïdes n'avaient le droit de résider qu'à Hyltendale et dans l'Ethel Dylan, la province alentour.

Ensuite, deux choses se sont produites :

Le roi a créé des régiments robotisés, composés de cybermachines et d'humanoïdes, car il savait qu'il pouvait compter sur leur obéissance inconditionnelle et sur leur absence totale de compassion envers les humains. Ainsi, il est sûr de ne pas être renversé par un coup d'État ou une rébellion.

Puis les humanoïdes domestiques ont été autorisés à résider, avec leurs maîtres, dans tout le royaume, après que le roi eut pris l'initiative de faire venir auprès de lui la gynoïde Wagaba et l'androïde Chim.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pagesperso-orange.fr/saiwosh/man.html
Anoev
Modérateur
avatar

Messages : 22259
Date d'inscription : 16/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Ven 17 Aoû 2018 - 0:01

En Aneuf, on en est encore au niveau, comme j'ai dit, de la recherche et des pourparlers. Il ne serait pas impossible que, dans la décennie qui vient, il y ait des robots humains fabriqué en Aneuf sous licence. Ce qu'il y aurait à craindre ? Non pas les ligues de vertu de toutes nature, qui poussent comme la mauvaise herbe en Europe et en Amérique du nord, mais plutôt les syndicats (y compris les syndicats de la prostitution, don l'un est affilié à la puissante KFS) qui verraient d'un assez mauvais œil cette concurrence cybernétique.

_________________
Eg dem ere kred Anoew, do eg ere òniren: Eg • Fraṅsev = Je me croyais en Aneuf, mais je rêvais : je suis en France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anoev
Modérateur
avatar

Messages : 22259
Date d'inscription : 16/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mer 29 Aoû 2018 - 20:35

Voici, en gros, la prononciation, académique et locale des différentes provinces fédérées aneuviennes. C'est assez différent de ce que j'prononce quand j'en parle, en français où, par exemple, je prononce /kanɔlt/, /maliʁ/ ou /sɑ̃t/.

NomPrononciation académiquePrononciation locale
Alfazie'ɐlfɐzi'ɐlfɐzi
Æstmor'ɛ:çmɔʁ'ɛ:çmɔɾ
Kanolthe'kɐnɔlθə'kɐnɔlθ
Lakùrlɐ'kyʁlɑ'kyʁ
Malyr'mɐləʁ'mɑləʁ
Roenyls'ʁœ:nəls'ʁœ:nɩls
Πandu/Pand'pɐnd'pɑndu
Sante'sɐntə'sɐnt

*En Ypproland (sud) surtout ; les Nelbryses (nord) gardent la prononciation du E final. Du reste, je dis, en Français "Au Kanolthe" au singulier, alors que la logique grammaticale aneuvienne voudrait que Kanolthe soit un pluræ tantum (avec un -E final, comme les Santes : Sante). Mais bon, le français en est pas à une erreur près avec les toponymes étrangers. On dit bien "les Vulcains" (cf Star trek) alors que Vulcain est le nom de la planète où habitait Spok. On aurait dû dire "Les Vulcaniens".

_________________
Eg dem ere kred Anoew, do eg ere òniren: Eg • Fraṅsev = Je me croyais en Aneuf, mais je rêvais : je suis en France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anoev
Modérateur
avatar

Messages : 22259
Date d'inscription : 16/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Jeu 13 Sep 2018 - 16:09

Vilko a écrit:
On utilise mu (qui équivaut à un tutoiement) avec les égaux que l'on connaît assez bien et avec les inférieurs. Les humanoïdes sont systématiquement tutoyés par les humains. Les gens timides, qui savent qu'il serait ridicule de dire farna (Monsieur/Madame) à un robot, même humanoïde, mais qui ont du mal à tutoyer, utilisent rained (humanoïde) comme quasi-pronom.
En principe, en Aneuf, il n'y a pas d'inférieur : il y a des supérieurs et des subordonnés. Et la hiérarchie n'exclut pas le respect mutuel. Dans des relations normales, on aura :.


_________________
Eg dem ere kred Anoew, do eg ere òniren: Eg • Fraṅsev = Je me croyais en Aneuf, mais je rêvais : je suis en France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vilko
Modérateur
avatar

Messages : 3067
Date d'inscription : 10/07/2008
Localisation : Neuf-trois

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Jeu 13 Sep 2018 - 19:05

Anoev a écrit:
En principe, en Aneuf, il n'y a pas d'inférieur : il y a des supérieurs et des subordonnés.

La première hiérarchie que connaît un Mnarésien, c'est celle de son clan, dominé par le patriarche, ensuite par les chefs de famille les plus influents (par l'âge, le savoir, la richesse...). Tout en bas de la pyramide, il y a les enfants. Bien qu'inférieurs aux adultes, ils sont précieux, car ils sont l'avenir du clan.

Dès la petite enfance, un Mnarésien est habitué à vivre dans une structure très hiérarchisée, avec des supérieurs et des inférieurs. Tous les inférieurs ne sont pas ses subordonnés, et tous les supérieurs ne sont pas ses chefs, il s'agit plutôt d'un système de préséance. Dans un clan mnarésien, tout le monde sait où il se situe dans la pyramide, et aussi pourquoi il est à la place qui est la sienne.

Plus tard, dans sa vie professionnelle, le Mnarésien retrouvera le même type de structure pyramidale, que ce soit dans une entreprise, une administration, dans l'armée, et même dans le clergé.

Au Mnar, l'égalité est un concept juridique, mis en place par le roi Robert, père du roi Andreas, qui a supprimé les tribunaux distincts pour les nobles et les roturiers. Désormais, tous les Mnarésiens sont censés être égaux devant la loi. Mais cette réforme ne concerne que le monde judiciaire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pagesperso-orange.fr/saiwosh/man.html
Anoev
Modérateur
avatar

Messages : 22259
Date d'inscription : 16/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: Deux environnements...   Jeu 13 Sep 2018 - 21:24

Vilko a écrit:
Au Mnar, l'égalité est un concept juridique, mis en place par le roi Robert, père du roi Andreas, qui a supprimé les tribunaux distincts pour les nobles et les roturiers. Désormais, tous les Mnarésiens sont censés être égaux devant la loi. Mais cette réforme ne concerne que le monde judiciaire.
Le principe de l'égalité fait partie de la vie civile aneuvienne depuis la République et n'a été tenté d'être remis en cause que durant la période Hakrel-Ruz. Même si des lois diffèrent d'une province à l'autre, leur application doit être respectée par tous. Un Santois qui se rend au Roenyls doit appliquer les lois roenylsiennes, et un Roenylsien qui se rend aux Santes est tenu aux lois santoises. Il n'y a pas de différences criantes d'une province à une autre, mais il y en a. Les nuances, parfois très fines, sont connues de tous les avocats, magistrats & policiers aneuviens. Y compris tout ce qui touche au statut particulier de la Pande. Mais bon, je digresse. S'y a plusieurs tribunaux en Aneuf, ça ne touche pas au rang social du prévenu ou de sa victime, mais au classement de l'infraction : délit ou crime. L'instruction civique est enseignée dès les écoles élémentaires en Aneuf, chose qui, semble-t-il a disparu en France depuis belle lurette.

_________________
Eg dem ere kred Anoew, do eg ere òniren: Eg • Fraṅsev = Je me croyais en Aneuf, mais je rêvais : je suis en France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Deux environnements...   

Revenir en haut Aller en bas
 
Deux environnements...
Revenir en haut 
Page 19 sur 20Aller à la page : Précédent  1 ... 11 ... 18, 19, 20  Suivant
 Sujets similaires
-
» Deux environnements...
» comparaison de moyenne de deux échantillons, cas spécial
» LOI DU PRODUIT DE DEUX VARIABLES ALEATOIRES UNIFORMES
» Nausées atroces depuis deux jours
» QUESTION DE DEBUTANT sur le khi deux (sous excel)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Atelier :: Diégèses :: Sur Terre-
Sauter vers: