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 Aneuvien

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Djino



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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 31 Oct 2016 - 17:11

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 31 Oct 2016 - 20:05

Djino a écrit:
À MOINS QUE... ah oui, il y a bien quelques vrais problèmes qui méritent l'une ou l'autre déclinaison !! Illustration avec du lingala :
- Abeti likombi (il a joué de la guitare) - Abeti likombi (il a tapé la guitare)
Je me demande comment tu arrives à t'en sortir en aneuvien avec cet exemple (si tu y arrives). Car moi je ne vois pas du tout comment distinguer jouer de taper. Comment tu fais, toi ? Tu utilises une déclinaison ?
Qu'est-ce que tu entends par "taper une guitare" ?

Sinon, le remplacement de "à" par "pour" ne marche pas à tous les coups, des exemples :
Àt alvokadak lokùt ni ed klindax = L'avocat parle à son client (il s'adresse à lui)
Àt alvokadak lokùt pœr ed klindax = L'avocat parle pour son client (il parle en sa faveur, mais il s'adresse par exemple au juge ou au procureur)
Àt alvokadak lokùt pœr ed klindakev = L'avocat parle pour son client (celui-ci n'est pas dans la pièce, et l'avocat parle en son nom).

Sinon, j'ai ces deux phrases :
da fàkta ùt olygs musiken = il a fait un peu de musique
da studna ùt olygev musix = il a étudié un peu la musique.

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Djino



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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 31 Oct 2016 - 22:07

Anoev a écrit:
Qu'est-ce que tu entends par "taper une guitare" ?

Donner des coups sur une guitare.

Anoev a écrit:
Sinon, le remplacement de "à" par "pour" ne marche pas à tous les coups

en français, seulement. Arrête de t'y référer lol Very Happy
Pourquoi sembles-tu prendre pour une évidence le fait que "pour" puisse aussi englober "à la place de" ? Rien ne t'oblige à copier le français ! C'est comme lorsque je considérais normal que "taper" doive se dire comme "jouer d'un instrument". Ça n'a pas de sens pour toi, non ?
Pour la première phrase, j'utilise la préposition na (à), pour la deuxième por (pour, en faveur de) et pour la troisième rial (à la place de, au lieu de)

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Anoev
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 31 Oct 2016 - 23:01

Djino a écrit:
Donner des coups sur une guitare.
pég ùt lùthas

Anoev a écrit:
Pourquoi sembles-tu prendre pour une évidence le fait que "pour" puisse aussi englober "à la place de" ? Rien ne t'oblige à copier le français !
Faut voir ! J'avais trouvé ça pratique, du moins dans ce cas, parce que le pronom est une personne. Par contre, les autres traductions de "pour" font appel à un autre nom :

E dhep pùze dyn Lyon-s = Je pars pour Lyon
ùr aqbàrsate ber obdòlun aqsinse = des digues pour contenir les vagues
cem chymona ber aktis orshynev = condamné pour corruption active.

Bref, quand il n'y a pas un être vivant derrière, et s'il n'est pas bénéfactif, pœr n'est plus de la patrie.

Tœn pœr Fraṅs = Mort pour la France
Da bynòψa ù qivoos pœr sed hœndes = Il a construit une niche pour son chien.

Djino a écrit:
En lingala :

1. Ma langue est belle = Lokota na ngai azali kitoko (langue à moi est belle)
2. Ma langue est très belle = Lokota na ngai azali kitoko penza (langue à moi est belle très)
3. Ma langue est aussi belle que la tienne = Lokota na ngai azali kitoko lokola oyo ya yo (langue à moi est belle comme celle de toi)
4. Ma langue est plus belle que la tienne = Lokota na ngai aleki kitoko oyo ya yo (langue à moi surpasse beauté celle de toi)
5. Ma langue est la plus belle = Lokota na ngai aleki nkota nyoso na kitoko (langue à moi surpasse langues toutes en beauté)

  1. med sprat • ryln*
  2. med sprat • rylnert
  3. med sprat • alsy rylner qua t
  4. med sprat • rylner qua t
  5. med sprat • àt rylnert.


Grosse faute

J'ai fait une grosse faute ! J'ai créé, par erreur, livar (habituel), pris de livad, pour "habitude", alors que ce mot existai déjà pour une définition plus proche de liv (vie) : "vif, vivace". Du coup, il a fallu que je modifie non seulement la page, mais aussi les modèles de traduction de "habituel" & "inhabituel". Bref, ce genre d'erreur est particulièrement pénible.

Pour "habituel", j' n'ai eu d'autre ressource de déduire livadar de livad, et devoir créer les pages en conséquence.

Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed


*Ed sprat, si c'est la langue de mon pays, med sprat si c'est ma persolangue.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Mer 2 Nov 2016 - 15:40

Djino a écrit:
Ok, on va supprimer (...) la distinction entre "mon école" (celle que je fréquente) et "mon école" (celle que je possède), ou entre "mon livre" (celui que je possède) et "mon livre" (celui que j'ai écrit). Laissons ça au chinois et au fasile.
C'est un peu dommage, j'me s'rais presque senti "chez moi", mais bon, tu fais c'que tu veux avec l'arwelo.

Med skool est, chez moi, assez peu courant, même si c'est le directeur d'une école privée qui cause, sauf si, évidemment, il a au moins 51% des parts, voire 100%. Sinon, on dira ed skool en.

Med kneg est un peu plus courant quand même : on a plus de chance de posséder un (ou plusieurs) livre(s) qu'une école. La prononciation n'est pas vraiment aisée, ce qui a souvent pour conséquence de mettre le [d] (le [d] seulement, l'orthographe subsiste !) à la trappe. Ed kneg signifiera aussi bien le livre que j'ai rédigé que celui qu'on a mis à ma disposition : ep o rotrèva ed knegs à knegoosev? = as-tu rendu ton livre à la bibliothèque ?*




*"As-tu rendu mon livre à la bibliothèque ?" aurait donné ep o rotrèva ed knegs en à knegoosev?

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Mer 2 Nov 2016 - 16:40

Comment dit-on : mon nez, en aneuvien ?

En arwelo, si j'ai bien suivi, on expérimente actuellement de comme préposition équivalente au génitif/possessif, mais rien n'est gravé dans le marbre.

Donc le directeur et propriétaire d'une école privée pourra dire : ketseno de me.
Tandis que l'écolier dira : mea ketseno.

Mais je cherche une phrase complexe pour expérimenter les compléments de nom à rallonge, du genre titre de thèse de médecine.
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Mer 2 Nov 2016 - 17:12

Med rhiyn* (y a pas de doute : on peut mettre med : j'l'ai pas emprunté au voisin !).




*Variante dialectale : nooz, depuis l'anglais.

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MessageSujet: Arbre généalogique des Simpson   Jeu 3 Nov 2016 - 14:54

Vu par Lisa (pour Maggie, il suffit d'intervertir eg et frànkad entre les deux filles d'Omer et Marge) :



Vu par Homer :


Vu par Patty :



Là, y a à expliquer quelques particularités :

Patty est la belle-sœur d'Omer (la sœur de Marge, l'épouse d'Omer), par conséquent, Clancy et Jackie sont ses beaux-parents. Là, pas d'problème.

Omer est le beau-frère de Patty (L'époux de Marge, la sœur de Patty), vous avez pu voir que l'accent, pour nùpfran- a changé de place. Comme Patty est célibataire, elle n'a pas de beaux-parents par alliance (nupàrdur), ce qui explique les cases vides dans l'arbre de Patty (Abraham & Mona). Quant à Herb, c'est le frère de son beau-frère, y a pas de mot d'un seul tenant, ça donne àt fràndak ed nùpfrandak. On aura le même phénomène des cases vides si j'édite l'arbre vu par Herb : cases vides pour Clancy, Jackie, Patty et Selma. Ces deux dernières seront les frànkade àt Nùpfrankaden Herb-en. Pour les enfants d'Omer et Marge, rien de changé (franèrdur). Pour Ling, j'ai des doutes.

Si je devais faire l'arbre de Selma, je ne changerais pas grand chose : j'intervertirais eg avec frànkad avec Patty, et à Ling, je mettrais avỳbortis neràpkad.

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Anoev
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Dim 6 Nov 2016 - 12:25

Djino a écrit:
Il en ressort que, à part douleur et douloureusement (ayo/aye en arwelo, doloro/dolore en esperanto), les formes verbales et adjectivales de la racine sont totalement différentes.
ayo = douleurdoloro = douleur
ayi = avoir maldolori = faire mal, être douloureux
aya = de douleur, ayant maldolora = douloureux
aye = douloureusementdolore = douloureusement

J'ai dolob pour la douleur (aigüe, notamment), et kraj pour la souffrance, deux parasynonymes.
avoir mal (douleur) : ere dolobev. Eg • dolobev hnjœv = J'ai mal au genou
avoir mal (souffrance) : ere krajev. Eg • krajev hepatev = J'ai mal au foie.
faire souffrir : ere krajon ou dor kraje
douloureusement : dolobas, krajas.
cri de douleur : dolobrík
gémissement de souffrance : krazhæmad.

Pour "douloureux", j'ai deux adjectifs, selon le sens :
dolobon : siège de la douleur. Ùt dolobon gundígt = un pouce douloureux
dolobor : cause de la douleur. Ùt dolobor plàmys = une plaie douloureuse.

On va m'dire encore que je "fais français", mais :
da krajun = il souffre (là, actuellement)
da • krajun = il est souffrant.
Ce serait plus proche de la syntaxe anglaise, non ? Encore que, pour l'avant-dernière phrase, le verbe être n'apparaît plus.

Ne pas confondre kraj (souffrance) avec kràj (gris), même si certains souffrants graves finissent par avoir le teint gris. Kràj, vient de l'anglo-US gray, lui-même pris de l'anglais grey.

Djino a écrit:
En arwelo j'ai voulu limiter un maximum les différences tonales pour rendre la langue la plus simple possible, mais personnellement je trouve que s'en passer totalement complexifie les choses.
C'est ce dont j'me suis rendu compte aussi. Notamment quand j'ai donné un subjonctif passé au verbes aneuviens. Je voulais une flexion à la fois proche et distincte de celle de l'itif. Mais ça ne m'a pas servi qu'à ça, et j'ai pu créer des paronymes à foison (dokúment & dokumènt, entre autres), ce qui m'a bien dépanné, j'dois dire. De plus, j'ai pu créer une règle de l'accent tonique quasiment toujours lisible, et là où il ne l'est pas (povĕg), l'importance est, en principe, moindre*.



*Quelques p'tires douceurs, quand même : le verbe "vomir" se dit arràger, avec l'accent sur le A (aaah !! beurk !), donc dans arragĕra, on voit que l'accent s'est déplacé. C'est pas sur le premier A (j'ai fait en sorte qu'il n'y ait pas de verbe paronyme accentué en première syllabe), il ne peur pas l'être sur le dernier (pas de diacritique), donc, par déduction, il reste le Ĕ, et donc, ce n'est pas l'itif passé (arràgra), mais le subjonctif passé.

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AEM



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MessageSujet: Re: Aneuvien   Dim 6 Nov 2016 - 13:09

Je réagis un peu en retard par rapport à ton arbre.

Quelques comparaisons avec ce qui se fait chez moi :

Pour Lisa :



Seule vrai différence : la possibilité de préciser de quel parent est le grand-parent dans le même mot.


Pour Homer :



Sauf erreur de ma part, il n'y concrètement aucune différence.

Pour Patty :



Alors ici deux choses. La première, assez évidente, c'est que le deyryck permet d'exprimer assez facilement les membres plus éloignés. Ce qui fait que toutes les cases sont remplis.
La deuxième chose n'est pas un élément de comparaison, mais plutôt une remarque. Je pense que tu as fait une petite erreur.

"franèrkad per av`ybordnev" ce qui pour moi veut dire "nièce par alliance". Hors ici, c'est juste une nièce, directement. D'ailleurs, pour Patty, elle devrait avoir la même relation que pour Lisa et sa soeur qui elles ont bien uniquement : "franèrkad". Je me trompe?

Et enfin, d'un autre point de vu, que je trouve intéressant et où j'aimerais avoir ce que ça donne chez toi :

Pour Clancy :


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MessageSujet: Re: Aneuvien   Dim 6 Nov 2016 - 13:57

AEM a écrit:
Je pense que tu as fait une petite erreur.

"franèrkad per av`ybordnev" ce qui pour moi veut dire "nièce par alliance". Hors ici, c'est juste une nièce, directement. D'ailleurs, pour Patty, elle devrait avoir la même relation que pour Lisa et sa sœur qui elles ont bien uniquement : "franèrkad". Je me trompe?
Oui : avỳbortyn ne signifie pas "alliance" mais "adoption", ce qui paraît évident : le jaune du teint de Ling est un peu plus vert que celui des autres membres de la famille, uniforme, jaune d'or.

Sinon en quatrième image, tu as fait l'arbre de Mona et non celui de Clancy.

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AEM



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MessageSujet: Re: Aneuvien   Dim 6 Nov 2016 - 14:27

Anoev a écrit:
Sinon en quatrième image, tu as fait l'arbre de Mona et non celui de Clancy.

Hahaha ça ne me surprend pas! Les simpsons et moi ça fait quinze!

D'accord pour le par adoption, ça ne me paraissait pas clair du tout, surtout comme on ne connait pas le père.
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Anoev
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Dim 6 Nov 2016 - 15:16

Y a plusieurs mots aneuviens pour "alliance".

L'un d'eux est un à-postériori pur jus, puisque tiré directement du français : àljaṅs, c'est l'alliance politique ou diplomatique. Le deuxième, utilisable ici, c'est nùpad, qui signifie également "mariage"1. Ce deuxième mot a bien sûr donné...

Olvíndit nep àr nupríngese in à xeliysev = N'oublie pas les alliances dans la voiture.

Djino a écrit:
"J'ai mal au pied" se dit "Mon pied fait mal" (mia piedo doloras)
Med fœnt doloben dem.
Ep ted hnjœ doloben dem? = Est-ce que ton genou te fait mal ?

Mais y va y avoir, quand dolobes sera enregistré :

Med fœnt dolobsa sed degs = Mon pied lui a fait mal... où j'pense (j'lui ai flanqué un magistral coup d'pied à cet endroit de son anatomie).

Troubadour mécréant a écrit:
Pour prostituer, le verbe en kotava, c'est tresé et non tré, et celui habituellement utilisé pour "prostituée" est tresenik(ya), dérivé à la forme passive, c'est à dire "qu'on prostitue". Mais on pourrait bien avoir effectivement une opposition avec tresewesik, formé sur l'actif, qui indiquerait alors un(e) prostitué(e) réellement volontaire. À voir.
Les mots comme "prostituer, prostituée, prostitution" sont basés en aneuvien sur le radical prask (passe), un mot à-priori d'origine ptahx (*prasek) signifiant une relation sexuelle rétribuée par une offrande.

De là découlent : praskentyn = prostitution (l'interfixe -en est ajouté pour éviter un chapelet de consonne qui serait particulièrement difficile à prononcer : prasktyn). Praskentyn peut également être pris comme dérivé de...
prasken = prostituer (et non pas "faire une passe", qui serait praskes), lequel découle sur l'adjectif verbal² praskan, et donne praskandu, praskankad, praskandak pour les noms communs correspondants. On en découle praskrúvkad pour un call-girl, praskákad3 pour une marcheuse etc.

Doj-pater a écrit:
Oui bien sûr, on peut dire ça… mais il y a plus simple: le verbe inkido = engrosser > he av inkiden hi nersana
Oupses : celui-là, j'l'avais pas !!! Et pourtant, j'ai le radical partùr (enceinte). Bien évidemment, je ne peux pas mettre partùres qui signifie déjà "accoucher" (pour l'obstétricien) ni partùren (pour la parturiente). Mais j'viens d'trouver ! partùrdor.
Dopa a écrit:
Comment ça ? Il a osé ? Rolling Eyes
Oui ! Il a osé ! Et encore, je n'ai pas reproduit l'exemple (encore plus sordide) qui figurait dans Idéolexique : da dora ed fadnèrkaż partùr (il a mis sa filleule enceinte).

1 On ne confondra pas avec nùpat signifiant aussi "mariage", mais c'est la cérémonie (wedding en anglais). Surtout qu'une ancienne version avait respectiv'ment nùpat et nùpdat, j'dois l'avouer.
2 Considéré comme tel en aneuvien, contrairement au français.
3 Parlákad traduit "péripatéticienne" dans son sens originel : qui parle en marchant, comme Aristote.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 7 Nov 2016 - 23:11

La prononciation des voyelles, en aneuvien, est moins difficile qu'il n'y paraît. Les lettres à emm... sont plutôt rares (je sais : inexistantes en espéranto, elko etc., mais bon, y a aussi moins de phonèmes, voir de sons).

Les plus faciles à prononcer sont les voyelles longues et les voyelles sous diacritiques. À la nasale près (Ṁ ou Ṅ derrière), c'est TOUJOURS pareil !

Bon, main'nant, les voyelles non diacritées, mais accentuées : faciles à repérer dans un mot : elles sont en première (ou unique) syllabe et y n'y a ni accent marqué ailleurs, ni voyelle longue.
Pour le A, le I le U et le Y, pas d'mystère, c'est [ɐ], [і], [u ] et [ɪ].

Pour le E et le O, c'est presque aussi simple : fermés [e] & [o] en syllabe ouverte, ouverts [ɛ] et [ɔ] n syllabe fermée. Y a cependant, un peu plus de largesses que pour les autres lettres et que pour les lettres longues ou diacritées.

Par exemple, prenons le verbe poten (pouvoir). Au parfait, il fait potna, ce qui indique bien la syllabe du radical : pot-, donc fermée, donc un [ɔ]. Seul'ment, quelqu'un qui ne connait pas le verbe aura tendance à découper le présent comme ça : po.ten, et là, il aura tendance à fermer le O. Heureusement , y a pas de paronyme en pót-. Seulement, y en a un autre un peu plus délicat, c'est ov /ɔf/ (mouton). Au génitif, ça fait oven si on n'y fait pas gaffe (fermeture du O), y d'vient homophone avec óven (d'œuf) dont le diacritique de fermeture a été gardé, justement pour éviter un risque d'homonymie parfaite. Ce problème se trouve avec un autre couple de mots, en E, cette fois-ci : lek (loi) et lék (droit). Pour des raisons scripturales (risque de bâcler l'écriture des diacritiques, pourtant essentiels, y compris pour le sens), "on" écrit un mot avec un diacritique et l'autre sans, pour bien les différencier. Donc, s'y a des fois des diacritiques qui paraissent redondants dans un mot aneuvien, ne les enlevez pas, comme dans ròtna (avoir tourné) : la tolérance d'aperture qu'y a dans poten est absente dans ròten : c'est TOUJOURS /ˈʁɔtən/.

Les voyelles non accentuées sont un poil plus problématiques, mais y a beaucoup plus de largesses. Elles ne sont pas sur la syllabe "porteuse" du mot. Si ce n'est pas vraiment les vacances (dans une région à prononciation dialectale), c'en est pas loin. La lettre la plus chiatique est le U non accentué : soit [u] soit [u ] soit [w] (derrière un Q). En principe, on reconnait les [y]. Le E n'est pas mal non plus côté emm... mais il est plus prévisible : [ə] en syllabe fermée s'y a pas un autre E (y compris muet) derrière, ou au final derrière deux consonnes, un X, un Ċ, un Ψ. Sinon, soit [e] (syllabe ouverte) soit muet en fin de mot derrière une consonne unique. Ça fait beaucoup de mots pour quelque chose d'assez simple, pourtant. pùze : le E est muet ; pùzer : [ə], klimene (génitif de klim) : /klimɛn/. Le tout avec certaines largesses : hàltena (infinitif parfait de hàlten) se prononce en principe /'altenɐ/, mais si vous avez peur de confondre avec le subjonctif passé (halténa : /ɐlt'enɐ/), la prononciation /'altənɐ/ n'est pas fautive. Les A et I non accentués se prononce (sauf dialectes) comme leurs équivalents accentués sans diacritiques : [ɐ] & [і]. Reste plus que le Y. Pendant longtemps, c'a été les vacances avec cette lettres : soit [ə], soit [ɪ], soit [ʌ]. Main'nant, le [ʌ] pour le Y est réservé au dialecte d'Æstmor. Le [ə] est, en principe requis s'il n'y a pas un E, muet ou "schwavisé" au voisinage immédiat, sinon, c'est [ɪ]. Exemple : stàtyn /'çtatən/, stàtyne (le pluriel) /'çtatɪn/, stàtynev (circonstanciel : en gare) /'çtatɪnəv/.


Tout-à-fait aut'chose : deux paires de paronymes :
parladu (patriote, de parlad* & ) & parládu (péripatéticien n. de pàrl, ad & dù)
parladesem (patriotisme) & parládesem (péripatétisme).

La deuxième paire de mots risque un peu moins d'être confondue (toutes proportions gardées) : parladesem est accentué sur la première syllabe (pas d'accent marqué ailleurs, le point au d'ssus du N ne compte pas pour un accent), du coup, un accent secondaire peut appuyer le premier E de -esem. Aucun accent secondaire possible pour l'autre mot.

Les adjectifs sont un peu moins proches :
parladig (patriotique) & parláden (péripatéticien adj.)

Merci de vot'courage et de vot'patience.


*Pris lui-même de paren + lad : le pays parent.

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MessageSujet: Fontaine   Jeu 10 Nov 2016 - 11:59

J'avais pas de mot pour la fontaine, j'en ai main'nant deux :

sagàl
sàsent.

Attention à l'accent tonique.

Le deuxième sert également pour ce type° de fontaine. Sagàl sert plutôt pour une fontaine monumentale.

Éléments utilisés :

sàce = couler
agàl = statue, sculpture
sent = dispositif élaboré*.

Setodest a écrit:
Il porte ces jolies lunettes - chéla saê faǵè heitil ori
Cette fille porte ces jolies lunettes - chélan saê faǵè heitil chéla idayè
Ces lunettes-là, c'est celles que porte Noemê - chóla saê faǵè, mun heitil Noemê
Le vieux conçoit des jouets - ni bobɩ̀ chè ol yabu
Le vieux conçoit les jouets - no bobɩ̀ chè ol yabu
On va à la plage le matin - manya, ê no parde trien tπegõ
Chez moi, respectiv'ment :
Da værun ær ljàde glasse
Æt kad værun ær ljàde glasse
Ær glasse an Noemê vær
(c'est ces lunettes-là que Noemê porte).
Àt gerœṅdak meneràp ùr spileċe
Àt gerœṅdak meneràp àr spileċe
La pùzer àt lidos nebav


*C'a l'air de rien, une petite fontaine, mais y faut quand même amener l'eau (potable de préférence, mais pas toujours, raison pour laquelle je n'ai pas utilisé wadr°).
°Ni àq.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Ven 11 Nov 2016 - 16:07

Setodest a écrit:
Maintenant s'il y a plusieurs verbes qui se suivent à la forme négative, le schéma est [vb ni vb ni .... vb noni]
- éca ni πedπi noni  je n'aime pas ne pas manger
En aneuvien, ça donnerait

eg làjden nep inzhun nep.

Cela dit, cette formule avec nep ... nep n'est guère élégante dans ce cas, car nep ... nep est plutôt réservée non à une négation gigogne comme ici, mais plutôt concaténée* :

Da inzh nep bev nep = il ne mange ni ne boit.

On préférera par conséquent :

eg làjden nep tàqun = je n'aime pas jeûner.

Balchan-Clic a écrit:
Ça me fait penser au potentiel en finnois :
Hän matkustaa Yhdysvaltoihin : il voyage aux États-Unis
Hän matkustanee Yhdysvaltoihin : il voyage sûrement aux États-Unis.
Chez moi, il y a (au moins) deux possibilités, selon ce qu'on exprime :

Da faar Ùtarane morestadeve = il voyage aux États-unis
Da ep faar Ùtarane morestadeve = il voyage aux États-unis (c'est un fait absolument certain, impossible à démentir, on a vu les tampons de ses visas, des réceptionnistes d'hôtels ont témoigné de sa présence, ainsi que des employés du métro de Chicago et des prostituées de las Vegas).
Da ep kàn faar Ùtarane morestadeve = il voyage sûrement aux États-unis (la probabilité est de 100% aussi, mais elle est improuvable).

La chemise (qu'on porte) a changé : ce n'est plus harléa, mais horla.







*Même si on constate, entre ces deux exemples, une différence : dans le premier, le deuxième verbe est au participe. Cela dit, dans cette phrase : da kàn nep vedj nep ese, le verbe kàn appelle un infinitif. On préférera da ep kàn vedj ese.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 14 Nov 2016 - 19:21

Citation :
La parade serait que je dénasalise le N de aṅto- pour le faire devenir anto. Pour l'instant, j'en suis pas encore là...
... mais j'y pense... de plus en plus... Par contre, pas question que je dénasalise l'autre (aṅt-) : j'ai deux paronymes su'l'feu : ant (chose, on ne risque pas de confondre, même avec anto- et aṅt (avant, lequel donne aussi aṅtek devant... et qui donne entre autre antekámer (antichambre, par ce que et anti-là...) mais j'l'ai pas d'jà dit ailleurs ?


Par contre, la mise à jour sera longue. On ne peut pas faire de recherche dans Idéopédia par morceau de mot.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Jeu 17 Nov 2016 - 2:20

Silvano a écrit:
Je crois aussi qu'il existe des universaux linguistiques, mais je crois que le choix du a ou du i pour marquer le féminin ou l'adjectif sont plutôt superficiels, et loin d'être universels. Après tout, il existe des langues naturels sans genres ou sans adjectifs...
C'est peut-être (sans le savoir quand j'ai établi ma règle, à l'époque) que je m'en suis franchement démarqué en aneuvien. J'avais choisi le D (lettre saillante) pour le masculin et le K (lettre rentrante) pour le féminin, la symbolique n'échappant à personne. Ce serait à faire main'nant (mais c'est trop tard, la règle est bien trop ancrée main'nant !), je garderais le d (qui ressemble à ♂) et je choisirais le q (qui ressemble à ♀, et qui est parcimonieusement utilisé).

Quant au A, il est très peu utilisé au féminin, la presque totalité des noms communs en A étant des noms neutres. Une exception : dylka,*pour "tendron", parce que c'est la compression de dyla kad. Par contre, à-postériorisme aidant, c'est la désinence féminine du psolat.

Setodest a écrit:
Chéla komo levai kiel - Enlève cette robe (c'est un ordre).
Ben tiens, justement ; entendu derrière une cloison :

Suψet med robs!
...
Suψet med bresfæros!
...
Suψet med deglàbles!



Ea devèr itèmp:
 

Emanuelo a écrit:
Le -u en volapük nulik marque le prédicatif :
* ekölom yani redik, « il a peint la porte rouge » ;
* ekölom yani rediku, « il a peint la porte en rouge ».
Merci, je connaissais pas ce cas du volapük, ne connaissant que les quatre premiers. Je voudrais en savoir davantage. Seul'ment, j'ai un blème, j' m'vois mal changer tous les chapitres volapüks d'Idéolexique.

Sinon, chez moi, ça donne, respectiv'ment :

Da peṅtena àt rub tœrs
Da peṅtena à tœrs rubev


Dans la deuxième phrase, rub (rouge) est considéré comme un nom (couleur rouge) et est par conséquent affublé d'un cas de déclinaison (le circonstanciel, pour l'instructif : comment ? en rouge). On retrouve ce cas de figure dans :

Ka hàltena nep semaforev rubev = Elle ne s'est pas arrêtée au feu rouge.

Dans ce cas, contrairement à rub semafor (sémaphore (peint en) rouge), c'est de feu AU rouge qu'il s'agit, et on a donc, dans ce cas aussi, le circonstanciel sur un mot de couleur qui s'avère un nom.

Sinon, pour en revenir au volapük, j'aurais plutôt mis (mais est-ce un aneuvismme de ma part ?) : ekölom yani redu, puisque là aussi, c'est du rouge (nom) qu'il s'agit, et non pas de l'adjectif (épithète) de yan. Non ?





* Mais dylda, qui désigne un garçon tendre (comme une fille), est neutre.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Ven 18 Nov 2016 - 14:33

L'aneuvien est toujours saisissant de précision sans être lourdingue, c'est vraiment une belle création.

L'anglais s'en sort avec l'ordre des mots :
ekölom yani rediku > He has painted the door red.
ekölom yani redik > He has painted the red door.

Le gelota... ben je ne sais pas ^^. Ma première idée me semble trop proche du français. Peut-être utilisation du datif ?

Après, je ne suis pas l'auteur de cet exemple, mais à mon avis c'est bien un adjectif qu'il faut utiliser si on souhaite utiliser le prédicatif. Mais je suis presque sûr que ekölom yani ini red est aussi correct, si l'on souhaite utiliser un substantif. Pour être sûr cependant, il faudrait vérifier dans la Gramat Volapüka, mais je ne l'ai pas.

Ne change rien à Idéolexique, ce cas n'a quasiment jamais été utilisé, et une grammaire comme celle de Brian Bishop, ancien cifal, n'en fait même pas mention. C'est un cas mort-né, qui n'intéresse que les historiens du volapük ^^ (et les glossopoètes qui voudraient s'en inspirer, car un cas pour le prédicatif est une idée intéressante, je trouve, pour une langue avec une grande déclinaison). Au passage, l'utilisation d'un modèle comme pour la déclinaison du gelota aurait permis cette modification rapidement et facilement.

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Leko kakanasi kanāsa haneselola fenegedota tehaŝeloma cegedota vugedote (Bereshit Rabba 38, 6).

Chez le glossopoète (dont des leçons de volapük) / Blog en gelota / CRÉTEG / Esperantlingva blogo
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Ven 18 Nov 2016 - 15:27

Emanuelo a écrit:
L'aneuvien est toujours saisissant de précision sans être lourdingue, c'est vraiment une belle création.
Merci !  cheers  C'est un compliment qui m'va droit au cœur et qui m'encourage de continuer dans cette voie.

Y a bien pourtant des fois où l'aneuvien "perd" en concision par rapport au français, à savoir qu'y ramasse des syllabes, à cause des déclinaisons (génitif et circonstanciel, certains accusatifs) ou de mots plus longs à cause d'agglutination, comme lexhùndu. Pourtant, ce genre de phrase :
"Les jeux d'argent sont interdits aux mineurs"
est nettement plus concis en aneuvien :
Lexhùndur nep gaṁblete.



Emanuelo a écrit:
Ne change rien à Idéolexique, ce cas n'a quasiment jamais été utilisé...
Ouf !!!

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Mer 23 Nov 2016 - 3:11

Djino a écrit:
Littéralement, c'est tard et "retardivement"
Pour ce couple, on a réagi pareil.

Pour "assez & trop", j'ai deux types de construction :

Avec un nom ou un verbe (il y a trop de gens, il mange assez, il mange trop), j'ai
rec pour "assez" et recert (superlatif de rec) pour "trop" :
ka inzh nep rec = elle ne mange pas assez.
da inzh recert kàrnan = il mange trop de viande.

Avec un adjectif ou un adverbe, lesquels, contrairement aux noms et aux verbes, peuvent se mettre au superlatif, on garde rec dans les deux cas, et c'est l'adjectif ou l'adverbe qui est au superlatif :
ar • rec syve = ils sont assez rapides.
ar • rec syverte = ils sont trop rapides
ar aṅde rec syvert = ils courent trop vite
æt horla nep rec spændonert = Cette chemise n'est pas trop coûteuse.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Mar 29 Nov 2016 - 17:14

Doj-pater a écrit:
Alors que les villes peuvent être aneuvisées ou non, selon la facilité de prononciation de l'orthographe originelle (Berlin ou Paris restant identiques, Le diacritique de Nürnberg étant remplacé (Nùrnberg), Bordeaux, dont le EAU cause problème en aneuvien, transformé en Bordoo), les régions, provinces et États (qu'ils soient indépendants ou fédérés) sont systématiquement aneuvisés. Ainsi, pas mal de noms en -ia deviennent des noms en -et. Maryland se retrouve avec un point au dessus du N et, comme en uropi, le Y est transformé en -I-. La Louisiane devient Lwizjàn. Quelques noms en -A : Nebraska, Jowa, Minesota, Alàbama, Alàska, Dakòta. Les deux Carolines s'écrivent Karòlyn, le Nevada : Nỳvad. Contrairement à l'uropi, les deux États en -O gardent leur finale : Idao et Ohjo. Le Wyoming devient Wjoming (/vjomiŋ/). Les États de la Nouvelle Angleterre sont bien transformés : Màjn, Nev Hamψher, Masachuseċ, Rhoden, Konnektiket, Vermœṅt.

Et j'en passe !

Je m'suis toujours demandé la raison de cette excroissance au nord-Ouest de l'Oklahoma. C'est pour avoir une frontière commune avec le nouveau Mexique ? ou pour empécher le Kansas d'en avoir une avec le Texas ?


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MessageSujet: Re: Aneuvien   Jeu 1 Déc 2016 - 15:13

Citation :
He av du kide : u son id u dota. De dota s'maʒen dod kwer jare = Il a deux enfants : un fils et une fille. La fille est mariée depuis quatre ans.
Chez moi :

Da hab tiyn neràpduse: ù dax ea ù każ. Àt kad • nùpan devèr quàt jàreve.

Expliqûre
:

On ne remet pas neràp- devant dak et kad, rien n'oblige à les mettre ici.

Par contre, on pourrait avoir, par ailleurs :

Da hab tiyn neràpduse: ùt zhùvendak jàrev dekok ea ùt jœng vaxènkad nùpuna quàt jàreve at. = Il a deux enfants : un adolescent de dix-sept ans et une jeune femme mariée depuis quatre ans (ayant épousé quatre ans avant).



On a aussi, cet exemple :

Màri ere hab tiyn neràpduse, tiyn daxe quan ka ere trănd = Maria avait deux enfants, deux garçons dont elle était fière. (Jean Ferrat).

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Mar 6 Déc 2016 - 13:27

Kàtep & cektep pour "dès que", cek pour "dès" (préposition), kàt est en chute libre.

"Depuis" et "à partir de", pour le temps (quel qu'il soit) se dit devèr.

Ar mir warmese devèr mondaw = Ils vont chauffer à partir de lundi.
La • koldev devèr aviċ heptaw = On a froid depuis la semaine dernière.

La conjonction de subordination qui lui correspond est devèrtep.

Devèrtep da • nepjó pàrton, nepjó idem = Depuis qu'il n'est plus puceau, ce n'est plus le même (il n'est plus le même).


Attention, devèr (qui traduit également "de" pour ces mêmes acceptions) est uniquement temporel, et n'est utilisé ni pour le lieu, ni pour des dimensions, ni pour l'âge... où on utilise fran :

Ed lerduse • jàrev fran dektern yn deknov = Nos élèves ont de douze à dix-huit ans.
Fran æt panopláṅev, la la erklère àt al vaals = Depuis ce belvédère, on domine toute la vallée.
fran dek yn tinek metrese = de 10 à 20 m.
fran à stàtynev dyn àt saṅtres = de la gare au centre.

Pour récapituler :

devèr ... yn : temps
fran ... dyn : lieu
fran ... yn : autres notions.

Devèr ... dyn n'existe pas.

Silvano a écrit:
L'autre jour, je réfléchissais au verbe bénir. En espéranto ou en sambahsa, on a une racine à part: beni, blagh. L'uropi, quant à lui, propose bundezo, littéralement bien-dire. Très intéressant comme connotation...
J'ai "bénir", puisqu'on pourrait dir qu'il s'agit d'un calque de l'uropi : lodík, qui est un mot-valise formé de lood = bien & dik = dire (charnière centrale : D) : dire pour le bien de ...

Par contre, l'adjectif verbal n'est pas lodíktan (pesant à souhait), mais le compressé lódjan.

On ne confondra donc pas :
Sæjer cem lodík = Béni soit le Seigneur
lódjan brœṅden = du pain bénit.

Attention aussi à l'A.T.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Hier à 14:38

Djino, dans un fil uropi, a écrit:
Comment traduis-tu :
"J'aime le chocolat"
"Je veux du chocolat"
"Je veux le chocolat"
"Les hirondelles sont des oiseaux"
"Je suis l'homme qui t'a parlé hier"
"Ma couleur préférée est le rouge"
"Elle parle aux animaux"
"Elle parle à des animaux"
Respectiv'ment :
Eg làjden chokladen
Eg vel àt chokladen
Eg vel à ċhoklaż
Arœṅde ep ave
Eg • àt dak qua lokùtă ni os sàrdaw
Ed erlàjan fàrg • rub.
Ka lokùt ni zose
Ka lokùtun ni ùr zose.


Quèqu'p'tit'z'expliqûres :

Pour le premier, y a deux choses à noter :
d'une part, l'absence d'article, pour la généralité, ça, c'est commun avec l'uropi. Ensuite, le génitif (partitif) derrière làjden quand il s'agit d'une consommation gastronomique... ou autre*.

Le deuxième n'est pas très différent du premier. L'article est facultatif. Il est mentionné, par exemple, dans ce cas, pour une réponse à un choix de denrées présentées : Ep or vel od àt kàhwan od àt chokladen?

Pour le troisième, il ne s'agit plus de la matière, mais de la bouchée (délicieuse) représentant donc une unité. L'article est de mise, et on utilise le paronyme adéquat (ċhoklad) à l'accusatif, cette fois-ci (foin d'partitif, donc).

Pour le quatrième, évidemment, on omet l'article. On met ep à la place du point, sinon, la phrase serait un peu... lapidaire. Par contre, on peut écrire : arœṅde • mygrentor ave.

Pour cette phrase, bien sûr, l'article est de mise. Je suis bien cet homme, et pas un autre. Donc : àt dak (cet homme se dit æt dak : on n'est pas bien loin).

C'est le rouge (la couleur rouge) en général. Même à l'oral, y risque pas d'y avoir d'ambigüité. Le point entre deux consonnes peut se prononcer [ə] et on ne peut pas considérer l'adjectif rub comme un adjectif épithète de fàrg : il aurait été placé avant.

Elle parle aux animaux en général, même si c'est pas forcément tous les animaux, c'est quand même englobant, donc pas d'article.

Pour le dernier exemple, si on met le présent simple (lokùt), l'article est facultatif. ça peut être des animaux en particulier (article) ou ça rejoint la phrase précédente (pas d'article). Si par contre, on met le présent progressif (procès en cours), l'article est toujours de mise ! Ce sont les animaux auquels elle parle, et non les animaux en général.



*'Fectiv'ment ! On fera bien la distinction entre
eg làjden nexàvduse (attribué à F Dolto)
eg làjden nexàvdune (attribué à G. de Rais).

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