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 Aneuvien

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Anoev
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MessageSujet: Aneuvien   Sam 18 Oct 2008 - 13:18

L’aneuvien est une langue à la fois à posteriori (mots pris dans d’autres langues et adaptés) et à priori (mots complètement inventés, du moins, je pense). Le choix des origines des mots est arbitraire (pas de choix particulier, par exemple : mots inventés pour les mots abstraits (pensée, imagination, joie, deuil…) et adaptés pour les mots concrets (train, cuisinière, photo, fille.. ).


L’alphabet aneuvien est constitué des vingt-six lettres de l’alphabet latin, auxquelles s’ajoutent

Æ : è long, comme dans maître
Π: ou long, comme dans foule
Ψ : ps

Les mots sont en général accentués sur la première syllabe, sauf si une autre syllabe comporte un accent (nota, le diacritique ǎ ou ĕ n’est pas un accent et ne sert qu’à transformer le son des deux voyelles en question : voir en français, au et eu) ou une syllabe longue. Ces dernières sont faciles à reconnaître, même si elles n’ont pas de diacritique, il y a deux voyelles, soit identiques (comme aa ou ee) soit différentes (comme oe ou iy) soit une des deux lettres ci-dessus.

Les sons ɐ, a et ɑ. Le [ɐ] est la manière la plus courante de lire la lettre a elle se prononce un peu comme dans cup en anglais. Accentuée ailleurs que sur la première syllabe, elle s’écrit á, longue, elle est doublée (aa). Mots aneuviens : wadr (eau à boire), waad (attendre), merkad (marché)…
Le [a] est toujours accentué et jamais long, il s’écrit à, même en première syllabe. Si le à perd son accent (accolage de deux mots sans trait d’union ou bien déplacement d’accent pour cause de subjonctif passé), il se prononce [ɐ], comme plus haut. Mots aneuviens : stàtyn (gare), nexàvdu (enfant), aderlàt (apparence)…
Le [ɑ :] est toujours long (et donc accentué) et s’écrit ea sans aucun diacritique (ne pas confondre avec éa (terminaison de nombreux verbes au subjonctif passé)). Il se prononce comme en anglais dans class ou en finnois dans kaali. Pour la perte d’accent (et donc le racourcissement) voir les remarques appliquées à [a]. Mots aneuviens : ea (et), reantert (errance)…

Bientôt, les sons e, ɛ, œ, ə et ø.


À suivre

Source des lettres phonétiques et des exemples: wikipédia


Dernière édition par Anoev le Mer 24 Juin 2009 - 13:12, édité 2 fois
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Lal Behi



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MessageSujet: Re: Aneuvien   Sam 18 Oct 2008 - 14:04

Anoev a écrit:
(nota, le diacritique ǎ ou ĕ n’est pas un accent et ne sert qu’à transformer le son des deux voyelles en question : voir en français, au et eu)
Bonjour et bienvenue sur le forum !

Je ne comprends pas bien ce que tu veux dire quant à la prononciation de ǎ et ĕ. Que signifie voir en français au et eu ? Qu'il faut les prononcer [o] et [ø] ou bien [au] et [eu], le tout en API ? Dans le premier cas, pourquoi des digrammes pour un son simple ? Dans le second, quel rapport avec le français ?

Ceci amène une autre question : comment faut-il prononcer aneuvien (justement à cause du digramme eu) ?
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Anoev
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MessageSujet: Au et eu   Sam 18 Oct 2008 - 14:48

Lal Behi a écrit:
Je ne comprends pas bien ce que tu veux dire quant à la prononciation de ǎ et ĕ. Que signifie voir en français au et eu ? Qu'il faut les prononcer [o] et [ø] ou bien [au] et [eu], le tout en API ? Dans le premier cas, pourquoi des digrammes pour un son simple ? Dans le second, quel rapport avec le français ?

J'avoue que j'ai eu du mal à faire cette règle, mais je m'en suis sorti.

Le graphème aneuvien au est une diphtongue (considérée comme longue) qui se pronnonce un peu comme âo. Raccourci (par changement de place de l'accent, à cause d'un subjonctif passé, par exemple), ce graphème est remplacé par ǎ, qui se prononce comme le au français dans chevaux. Ă et ó se prononcent pareil sauf que le premier est un au raccourci alors que le deuxième est un vrai o (si j'puis dire! Je parlerai des o après les e. promis!). Pour le eu, je suis entrain de préparer l'article concernant les e. Le eu est n'dans.

Pour la prononciation du mot "aneuvien". Ce mot étant la francisation du mot "anoeven", il peut se prononcer à la française [ɑnœvjɛ~] (j'ai un problème avec la transcription phonétique des nasales) ou [ɑnøvjɛ~] comme dans bonheur ou heureux (on peut pas trouver mieux comme exemple, non?)
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Yiuel



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MessageSujet: Re: Aneuvien   Dim 19 Oct 2008 - 6:09

J'ai [œ] dans bonheur mais [ø] dans heureux.*

Lequel des deux représente la prononciation "native" (enfin, désirée par un supposé locuteur natif)?

* Français québécois.
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Anoev
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MessageSujet: Prononciation native?   Dim 19 Oct 2008 - 12:50

Yiuel a écrit:
Lequel des deux représente la prononciation "native" (enfin, désirée par un supposé locuteur natif)?

* Français québécois.

Je n'ai pas compris la question. Pouvez vous préciser davantage?

En tout cas, les deux sons existent en aneuvien. Le[œ] est un son ouvert, alors que le [ø] est fermé. Ce dernier se trouve en fin de syllabe et pas l'autre... mais je m'avance. Je prépare un article sur les différents sons du e et du o. Je pense qu'il sera prêt demain ou après-demain (j'ai déjà les caractéristiques dans la tête depuis plusieurs années).
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Yiuel



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MessageSujet: Re: Aneuvien   Dim 19 Oct 2008 - 15:41

C'était pour savoir si le nom de la langue, dans la langue elle-même, était prononcé avec [œ] ou [ø].
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Anoev
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MessageSujet: Prononciation du nom de la langue dans celle-ci   Lun 20 Oct 2008 - 2:16

Yiuel a écrit:
C'était pour savoir si le nom de la langue, dans la langue elle-même, était prononcé avec [œ] ou [ø].

L'aneuvien en aneuvien se dit anoeven et se prononce [ɐnœ:vən]

Ce qui ouvre le chapitre concernant les e:

Les sons e, ɛ, œ, ə et ø.


D’une part, il y a les lettres « ouvertes » et les lettres « fermées » (plus ou moins).

En aneuvien, un e située en fin de syllabe est fermé

-si elle n’est pas une lettre ouverte longue
-si un signe diacritique ne contrarie pas cette fermeture.

Exemple :

Le e de labledu (adhérent) est à la fin de la syllabe –ble- Le nom se prononce donc [‘lɐbledu]. Par contre, dans red (attirance), le e accentué, pourtant en fin de syllabe (fè-), est affublé d’un accent grave qui fait prononcer le nom [‘fɛʁəd]. Sans le diacritique, il se serait prononcé [‘feʁəd].

Au contraire, un e devant une consonne DANS UNE SYLLABE est ouvert

S’il est accentué, il se prononcera ɛ, sinon il se prononcera œ, ə, ou même ɛ dans le cas où les deux dernières syllabes non accentuées d'un mot comportent des e qui se prononcent, exemple: Nàleret (largeur) [naləʁɛt].

Dans Sent (appareil) le e (ici, seule voyelle du mot, d’ailleurs) n’est manifestement pas la dernière lettre de ce mot à syllabe unique. Le mot se prononce [sɛnt]. Par contre, dans cet autre monosyllabe név (neige), la fermeture du e est « forcée » par le diacritique.

Pour les lettres longues ou équipées d’un diacritique, c’est plus simple :

Æ : [ɛː] È : [ɛ]
EE : [eː] É : [e]
OE : [œː] Ĕ * : [œ]
EU : [øː] Ĕ : [ø]

Ce qui me vient à parler du œ et du ø.

Là, j’avoue que j’ai eu du mal (*)! Effectivement, la règle des syllabes (avec les e ouverts ou fermés) est la même, ce qui m’a forcé à innover un peu. Heureusement (avec 2 eu !), j’ai évité de créer trop de mots (et notamment, le moins de verbes possibles) avec ce diacritique, car ça m’a vraiment donné du fil à retordre.


Je vais finir les e avec le e muet. Il se rencontre DANS UN SEUL CAS, mais pourtant assez courant : le e en fin de mot précédé d’un seul son-consonne* d’un mot de plus de deux lettres. Comme dans pùze (aller) ou dans trale (courts, au pluriel, le contraire de longs ; rien à voir donc, avec le tennis).

Bref, pour le E c'a pas été simple, et les règles sont en conséquence.

*Ce qui exclut naturellement X, Ψ ou Ź et les consonnes doublées toujours prononcées distinctement (EL-LE, AT-TO), mais qui inclut Dh, Lh, Zh etc...

Bientôt, les o.

*Veuillez m'excuser pour ces petites mises au point, mais elles s'avéraient nécessaires afin d'éviter des incompatibilités. confused confused confused confused confused confused


Dernière édition par Anoev le Jeu 23 Oct 2008 - 2:43, édité 2 fois
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Anoev
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MessageSujet: Les autres voyelles   Lun 20 Oct 2008 - 15:43

O et AU

Tout d’abord, la règle des syllabes (voir sujet précédent sur les e) est également valable sur les o. En ce cas, j’ai notamment puisé sur le français, où port [pɔʁ] est différent de pot [po]. Là encore un diacritique peut contrarier cette prononciation, mais également les sons [s] et [z] (comme en espagnol dans dios et en français dans pose). Pourtant, du moins pour les lettres non accentuées, une certaine tolérance est admise, sinon, on n’en finirait pas !

On a donc

OA : [ɔː] Ò, O (cf plus haut) : [ɔ]
OO : [oː] Ó, O (idem) : [o]
AU : [ɐw] Ă : [o]

Comme pour les E, j’ai mis des majuscules, mais les minuscules se prononcent de la même manière (ouf !) Le AU se prononce comme le aŭ en espéranto.

Maintenant, pourquoi le Ă et le O se prononcent-ils de la même manière ? Réponse avec des exemples

Goox=sexe (g pour génital, oo pour symboliser la paire d’ovaires ou de testicules et x pour le chromosome commun aux deux sexes) [goːks]
Goplàckyno= cinéma érotique (cinéma-plaisir sexuel). Le oo a été raccourci parce que l’accent est sur le à de plàc=plaisir radical de ce mot agglutiné. Le x a été escamoté pour permettre une meilleure prononciation : [go’platskəno]

Audj=entendre (J’ai chipé ça au latin) [ɐwdj]
(tep) eg ădía=(que) j’aie entendu [o’diɐ] L’accent a été déplacé vers le i, raccourcissant la première syllabe. Pour des raisons de commodités, c’est le o que j’ai privilégié par rapport au a : on dit bien (en français) une connexion audio [odjo] même pour la radio.

I et y

IY : [iː] Í,I : [i]
YY : [ɨː] Ỳ : [ɨ] y slaves en alphabet latin (polonais, tchèque…), ы russe
Ý: [ɪ] i anglais de pig, pas de longue.

Le i non accentué se prononce aussi [i]. Le y non accentué se prononce n’importe comment (!), de la manière la plus effacée possible, ça peut être un [ɐ], un [ə], un [ɪ], un [u] ou un [y].

Pourquoi IY et non pas II ? À une époque j’avais pensé mettre des trémas pour forcer des lettres non accentuées à se prononcer d’une certaine manière : par exemple ä pour un [a] non accentué ou ü pour un [y] non accentué, ce qui m’avais obligé à écrire iy au lieu de ii qui, en cursive pourrait passer pour un ü. Depuis, pour simplifier un peu tout ça, j’ai supprimé les trémas (la prononciation des lettres non accentuées ayant moins de « poids » que celle qui sont accentuées), mais pour ne pas chambouler l’orthographe, j’ai gardé le iy. Le yi, lui, est une diphtongue et se prononce comme en français dans Chantilly.

U et œ

Œ : [uː] ú, u : [u] Le [u] non accentué se prononce [w] devant une voyelle
UU : [yː] ù : [y] Le [y] non accentué n’existe plus (cf plus haut).Par conséquent, un uu raccourci ou on ù perdant son accent se prononce [ə].

Avant d'en finir avec les voyelles, un p'tit mot pour les voyelles nasales:

Am= [ɑ~m] et non pas [ɑ~] (j'ai toujours pas réussi à mettre le signe sur la lettre),
an=[ɑ~n], mais ean=[ɑ~ː],
em=[ɛ~m], en=[ɛ~n], Yyn=[ɛ~ː]
um=[ɔ~m] et non pas [œ~m], le [œ~] n'existe pas en aneuvien)
même chose pour un. Œn se prononce [ɔ~ː]
Il n'y a pas d'accentuées courtes nasales.

C’est tout pour les voyelles. À bientôt pour les consonnes.
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Anoev
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MessageSujet: Les consonnes   Mar 21 Oct 2008 - 13:12

Plutôt que de faire un tableau avec les différentes catégories de consonnes (fricatives, dentales, vélaires, etc…) je vais plutôt (essayer de) faire simple en les passant en revue par ordre alphabétique, passant rapidement sur celles qui ne posent pas de problèmes particuliers (si, si ! y en a !) et en m’étalant davantage sur les autres. On y va ?

B [b ]
C [ts], Ne se prononce [k] que dans les noms "étrangers" non aneuvisés (Coulomb, Carlos...).
Ç [s]. Ne constitue pas une lettre à part entière (comme en français, donc : classé avec le C dans l’ordre alphabétique. Toutefois, la cédille ne doit pas être omise, même sous une majuscule).
Ch [tʃ], Çh [ʃ]
D [d], Dh [ð] (this, en anglais), F [f], G [ɡ] (jamais [ʒ]),
Le H seul n’est pas aspiré mais sert éventuellement à couper une liaison, Hh [h] aspiré
J [j] (toujours semi-voyelle : jamais [ʒ]), K [k],
L [l], Lh [ɫ] (Л dur russe), •M [m], •N [n]
•Cf chapitre précédent sur les voyelles nasales
P [p] (même devant un h)
Ψ; [ps], Ψh [pʃ] (comme dans Ψhitt-lymòn)
Q [k], Qu (devant une voyelle) [kw], R [ʁ], Rr [ʀ]
S en fin de mot ou devant une voyelle [s], sauf derrière b, d, g, w : [z] ; devant une consonne (sauf c) : [ɬ] (ll gallois). Sc [s], Sch [ʃ] (mots d'origine allemande)
T [t], Th [θ] (thing, en anglais), Tz [ts]
V en fin de mot ou devant k, p, s, t : [f], sinon [v]
W [v], Wh [w] (dans des mots étrangers comme Whisk(e)y, Whist…)
X [ks], derrière une consonne (mot agglutiné ou derrière un déterminatif) : [s], Xh [kʃ], [ʃ]
Z [z], Zh [ʒ] (comme le docteur Jivago, pour les anglophones)
Ż [dz], ż [dʒ] Ù svart żhiyn : un jean noir.

Si plusieurs consonnes successives (même appartement à deux mots différents) sont imprononçables, on escamotera

soit la première

Gerœṅtleo [gerɔ~ːtleo] (vieux lion) le son nasal [ɔ~] est toutefois conservé

soit la consonne centrale

...antep ar skript loed naam [skʁip lœːd] (... avant qu'ils écrivent leur nom)

... au gré des commodités. Toutefois, on tâchera de prononcer une consonne qui commence un mot!


Dernière édition par Anoev le Lun 24 Nov 2008 - 14:15, édité 4 fois
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Anoev
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Dim 26 Oct 2008 - 13:47

Anoev a écrit:
Je vais finir les e avec le e muet. Il se rencontre DANS UN SEUL CAS, mais pourtant assez courant : le e en fin de mot précédé d’un seul son-consonne* d’un mot de plus de deux lettres. Comme dans pùze (aller) ou dans trale (courts, au pluriel, le contraire de longs ; rien à voir donc, avec le tennis).

Pour le E muet, une tranformation est en préparation. Elle n'influe aucunement la prononciation des autres lettres mais vise à éliminer certains paradoxes dont je me suis rendu compte de l'existence et que je souhaiterais éliminer.

En effet, des verbes assez anciens (par rapport à la création de la langue aneuvienne, bien sûr: toute proportion gardée!), comme "ere" (être), comme "pùze" (partir, aller) ont un "e" muet, comme tous les verbes qui, à l'infinitif (et aux 3 premières personnes du présent de l'indicatif) se terminent par -e derrière un seul son-consonne (à l'inverse de "ste" (savoir), par exemple). Cette règle du e muet marchait somme tout assez bien... sauf qu'elle débouche sur une confusion (dont je parlerai quand j'aborderai le mode impératif (conjugaison des verbes).

Autre oubli, qu'il fallait quand même que je signale: le verbe "ste" se prononce [ɬtœ] (et pas[ɬte]). ses dérivés, comme par exemple koogste (connaître), se prononcent [-ɬtə] (là, ça ne change pas).


Dernière édition par Anoev le Mar 4 Nov 2008 - 20:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Prononciation   Dim 26 Oct 2008 - 13:51

Anoev a écrit:
[ɬ] (ll gallois).

En cas de difficulté de prononciation de ce son, son remplacement par [ʃ] n'est pas erroné.
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Anoev
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MessageSujet: Avant d'attaquer la grammaire   Mar 28 Oct 2008 - 10:43

L'article I de la déclaration universelle des droits de l'homme:

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

En aneuvien:

Omne dùr natyve fræjene ea iquæle nòblentev ea lékeve. Ar piyqe intélynen ea kœmsenet ea deve ak ambe in ut nyw franteneten.


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MessageSujet: A Le groupe nominal   Mar 28 Oct 2008 - 16:29

Cet article peut être sujet à de très légères modifications (d'ordre orthographique ou d'accentuation notamment, suite à la correction de légères phautes qui seraient restées malgré une première relecture. Veuillez d'avance m'en excuser).

1) Le nom (nam)

Le nom grammatical (en anglais: "noun") s'écrit en aneuvien avec un a unique. Les autres noms (ville, personne etc..., en anglais: "name") s'écrivent "naam" avec deux a (a long; comme en néerlandais)

La quasi-totalité des noms communs sont déclinables: il existe quatre cas dans la déclinaison aneuvienne:

Le nominatif, utilisé pour le sujet de la phrase principale mais aussi pour les noms utilisés comme attributs du sujet, c’est aussi le cas mentionné dans le dictionnaire.

Eg nep ùt lekredak: je ne suis pas un escroc (R M Nixon, USA)

Ed strægen mak: Voici mon train.

L’accusatif-datif est utilisé pour les compléments d’objet directs et indirects ainsi que pour le complément d’attribution; il est utilisé aussi comme complément d'accompagnement. On met en principe un s derrière le nominatif. (Ou -es derrière 2 consonnes: wadres, madhes)
Eg inzha ur aplese: J’ai mangé des pommes.
Da pùza kœm at dogàndax: il est parti avec le douanier.
Comme on le voit, la marque du pluriel est située après celle du cas, contrairement à l'espéranto (-ojn).
Les noms se terminant déjà par c, s x ou ψ ne varient pas à l’a-d.
Eg hab nep at hoψ: Je n’ai pas l’heure.
Ce cas est utilisé aussi pour certains compléments de noms ou d’ adjectifs ainsi que les compléments circonstanciels de lieu indiquant une destination (allatif, illatif).
Ep o puze a stàtyns? Tu vas à la gare?


Les cas dans la déclinaison aneuvienne ont peu d’irrégularités et celles-ci tiennent seulement de voisinages de lettres.

Ep o vel ed siroψ?: tu veux ma photo?

Le génitif sert essentiellement au complément de nom mais aussi à certains compléments d’adjectifs. Ainsi que des compléments d’adverbes de quantité comme mœlt, mœls ou olyg.
Ka hab mœls dineren: Elle a beaucoup d’argent. Il est utilisé également comme partitif:
A beva at wadren: elle a bu de l’eau; mais A beva at wadres at bœtejen: elle a bu l’eau de la bouteille.

Le nom au génitif se termine en principe par -en derrière une consonne ou -n derrière une voyelle.

Le circonstanciel, comme le nom l’indique est surtout utilisé pour les compléments circonstanciels, la terminaison est -v, -ev ou -w selon le nom. Il est apparenté à l’ablatif (latin), à l’instrumental et au locatif (russe), à l’inessif et autres cas de localisation, ainsi que ceux de manière, moyen, cause, but...

Quat hoψev ep æt strægen pùze? À quelle heure ce train part-il?
Da hab ùr rovœrse kœm at dogànev: il a des ennuis avec la douane.
Ka pùza per flóxentev: elle est partie par avion.

Une langue à déclinaisons pourrait à première vue sembler rébarbative à certains mais permet beaucoup de finesses. Témoin, cet exemple (en plus de celui qui figure dans ma présentation):

Da kòva ùt modelbeans ni ed neràpkads: Il a acheté un circuit ferroviaire en modèle réduit à sa fille (il l’a acheté pour elle).
Da kòva ùt fìlets ni ed bòfteduv: Il a acheté un filet à son boucher (Le boucher le lui a vendu).

Par ailleurs certains compléments de noms se mettent au circonstanciel (selon le sens):
At danœk at noxen: le début de la nuit
Ùt elàmyvet noxev: un voyage de nuit (c à d un voyage qui se déroule la nuit).

Le pluriel des noms

Le pluriel s’obtient en ajoutant -r aux noms se terminant par une voyelle (dù: dùr) et en ajoutant -e aux autres noms (wadr: wadre), ce qui est le cas pour les autres cas que le nominatif:

ni ed neràpduse: à mes enfants (fils & filles).


Noms propres

Les noms de lieux se déclinenent exactement comme les noms communs.
Eg Athinav: Je suis à Athènes
Eg lajden Ròmas: J’aime Rome

Les suffixes de déclinaisons sont séparés des radicaux des noms de personnes par un trait d’union; par ailleurs si deux noms d’une même personne sont cités, seul un des deux (nom de famille, le plus souvent) porte la déclinaison.

Ut sirop Eva Ionesco-v. Une photo d’Éva Ionesco (elle est dessus)
U hraf Degas-en. Un dessin de Degas. (dessiné par lui).

Le genre

Il n’y a pas de genre grammatical en aneuvien. Tout au plus, les noms de personnes au féminin se terminent par -kad (nexàvkad, præsidentkad) et au masculin par -dak (aabendak, civendak), les noms d’animaux, respectivement par -k (hœndek) et par -d (hippod). Cette règle (qui n’a pas sa réciproque: merkad: marché) n’a aucune influence, notamment sur...

2) L' article (dym)

Indéfini
Singulier Pluriel
Ù(t)
Un, une
Ùr
Des

On dira (et écrira) ùt devant un mot commençant par une consonne au maximum

Défini
Singulier Pluriel
A(t)
Le, la
Ar
Les
Nit, ni a
Au, à la
Nir
Aux

Même règle que pout ùt. Cependant, nit ne sera pas utilisé devant deux consonnes, mais pour ne pas utiliser ni tout seul (qui signifie à), on mettra ni a ...

Les articles français du (ou de la, des) se traduisent en Aneuvien par a(t)(r) plus le nom au Génitif.


Partitif
Il n’y a pas d’article partitif en Aneuvien. Le nom est au génitif.
Kjas komit, eg hab at potazhen en at ignev: Viens, j’ai de la soupe sur le feu.

On utilise le partitif avec certains verbes pour en modifier le sens

E klim ar kagœjse: j’aime les escargots (j’ai une admiration sans bornes pour ces mollusques)
E klim ar kagœjene: j’aime les escargots* (j’en raffole... dans mon assiette!)

*En fait, dans ce cas, on mettra plutôt le verbe "lajden" (qui signifie aussi "aimer") en plus du partitif.


Dernière édition par Anoev le Lun 5 Jan 2009 - 19:30, édité 4 fois
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Nemszev
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Mer 29 Oct 2008 - 18:43

Cette langue n'a l'air vraiment pas mal du tout... Ce serait bien si tu faisais des fichiers sonores...

_________________
Sce tu cores tras davors, no chataràs mai onors...
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Anoev
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MessageSujet: Le mur... du son   Mer 29 Oct 2008 - 19:38

Nemszev a écrit:
Ce serait bien si tu faisais des fichiers sonores...

Malheureusement, là, je dois avouer mon incompétence, voire mon incommensurable nullité. Je maîtrise à peine les fichiers wav (c'est la moindre des choses*, mais ils pèsent lourd) les fichiers mp3, j'ai dû en télécharger un ou deux, quant aux wma, je ne les connais que de nom. Bref, mes lacunes représentent pour moi un vrai mur.

*Pendant un temps, j'utilisais de temps à autres "audio cleanic", mais devant l'ampleur de la tâche, j'ai fatigué (un peu vite? manque peut-être de persévérence, si quelqu'un pouvait m'expliquer "in vivo", je me sentirais moins perdu). Et alors, pour diffuser tout ça... c'est encore aut'chose!

Faut que je rachète un micro, le mien a été endommagé.

Eg dev biskov ùt mikrofons, at med çem çherkena.


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MessageSujet: Genre et sexe   Jeu 30 Oct 2008 - 11:23

Comme je l'ai dit dans ma page de présentation, il n'y a pas de genre grammatical en aneuvien, tout au plus des signes distinctifs sous formes de lettres ou d'affixes collés aux noms et (accessoirement, uniquement pour lever une ambigüité) au pronom personnel singulier (3me personne).

D pour le masculin, K pour le féminin, aucun rajout pour le neutre.

Un exemple avec des lions:

Ar leor ande in at savanev: les lions marchent dans la savane
Il s'agit évidemment de lions et de lionnes, donc on ne met pas de distinctif

At leok ere skapa ùt kazels: La lionne avait saisi une gazelle
(j'me suis pas trop foulé pour les noms de la faune, il faut dire qu'ils sont assez voisins dans plusieurs langues). Pour la lionne, c'eest assez facile (comme pour d'autres animaux): les femelles on un nom à elles.

Æt leod ere hab ut roog kapkrons: ce lion avait une crinière rousse
S'il avait une crinière, c'était vraisemblablement un mâle.

Les êtres humains ont un traitement de faveur, puisqu'au lieu que ce soit une lettre qui les différencie, c'est un nom qui leur sert de suffixe:

Dak pour le masculin
Kad pour le féminin

Chacun étant le retourné de l'autre. Comme dans tout homme il y a une petite part de féminin et dans tout femme une petite part de masculin, il y a du K dans dak et du D dans Kad.

Des exemples:

Neràpdak: fils (neràp est le retourné exact de pàren)
Loejakad: petite-fille (Loeja est le retourné de ajoel, le [œː] n'est pas sécable)
Prins: prince (on met l'accent sur le titre)
Prinsdak: prince (on met l'accent sur la personne: on évoque plutôt le prince charmant)

Deux exceptions cependant (c'aurait été trop beau!) afin de ne pas (trop) se différencier d'autres langues...

Père ne se dit pas pàrendak, mais padh
Mère ne se dit pas pàrenkad, mais madh

Itou pour leurs (peu nombreux, ouf) dérivés

Nuppádh: beau-père (père du conjoint), nupmádh: belle-mère
Sykpádh: beau-père (2me (ou plus) époux de la mère), sykmádh: belle-mère.

Seuls les personnes et les animaux dont on évoque le sexe (par -d, -k, -dak, -kad, -padh, -madh) seront masculins ou féminins.

Le pronom de la troisième personne au singulier sera (uniquement pour lever une ambigüité): da ou ka

Ka ere qudd kas: Elle la désirait.

Les autres mots (prins, doktor, præsident...) sont neutres. le pronom personnel (3me personne singulier) est a.

At præsident dær, a waad ese: le président est là: il nous attend.

(on dirait plutôt: Eddak at præsident dær, da... ou Ekkad at præsident dær, ka...; dans ce cas, vu qu'il y a eddak (monsieur) ou ekkad (madame), on met le pronom en conséquence)

Les toilettes se disent Daklàtryn & kadlàtryn. kad et dak sont en préfixe, le radical est làtryn, le mot est donc neutre. Je reviendrai sur d'autres aspectsde vocabulaire (géographie, calendrier, monde ferroviaire, formation de mots composés après la fin de la grammaire, sauf si des questions sont posées auparavant; dans ce cas, j'ouvrirai une parenthèse).


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MessageSujet: 3)Les pronoms personnels directs   Ven 31 Oct 2008 - 16:14

na-dgc
1se(g)esenev
2so(r)o(r)so(r)no(r)v
3s•a•as•an•av
1pereseeneeve
2poro(r)seo(r)neo(r)ve
3paraseaneave

•Cf article précédent: (a, da, ka...)
(r): Vouvoiement. Eg çhar nep ni os: je ne te mens pas
eg çhar nep ni ors: je ne vous mens pas (vvt à une seule personne)
eg çhar nep ni ose: je ne vous mens pas (à plusieurs personnes)
eg çhar nep ni orse: je ne vous mens pas (vvt à plusieurs personnes, (un peu) l'équivalent d'ustedes (esp cast)).

Quand or traduit un vouvoiement singulier, le verbe est au singulier

Ep or audja es? M'avez-vous entendu? (à une personne)
Ep or audjar es? M'avez-vous entendu? (à plusieurs, vvt ou non)

Il existe aussi un nous singulier, beaucoup moins courant:

Er, Henri IV, rex Fransen ea Navarren dik tep Paris val ep ut mastes.
Nous, Henri IV, roi de France et de Navarre, disons que Paris vaut bien une messe.

Et pour ce qui est des déclinaisions:

Or kredite ni es, ankhtet or krede nep ev:
Croyez-moi, même si vous ne croyez pas en moi.

Mais là, j'anticipe et commence à écorner l'énoncé des verbes. Ce sera pour bientôt: promis!


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MessageSujet: Petites modifs nécessaires   Ven 31 Oct 2008 - 16:47

Quelques modifs de prononciations (mineures, rassurez-vous: l'essentiel n'est pas touché!).

1)Concernant les e non accentués et les e muets (comme vous pouvez vous en rendre compte, ça va pas vraiment bousculer la diction!), je prépare une modif qui devrait n'aboutir à aucun paradoxe*.

2)J Le J situé entre deux consonnes (même si elles ne font pas partie du même mot) se prononce [ɪ]:

Eg audj nep: je n'entends pas. Essayez un peu de prononcer [ɛgɐwdjnɛp], vous m'en direz des nouvelles!

3)Une autre modif à l'étude devrait concerner l'orthographe des voyelles nasales, heureusement assez rares en aneuvien. Le résultat de cette étude devrait entraîner

-soit leur disparition pure et simple (pas évident: j'ai maintenant l'habitude de prononcer certains mots comme ça: Bean (chemin de fer; pompé à l'allemand Bahn, au norvégien bane ou au suédois bana) = [bɑ~ː]; c'est pas facile de se défaire d'une habitude!)

-soit l'apparition d'un nouveau diacritique pour l'aneuvien, emprunté entre autres au polonais: l'ogonek, qui serait accroché à la voyelle à nasaliser (pas évident non plus: ça va faire un diacritique de plus, et j'ai pas trop envie d'en abuser! par ailleurs, les voyelles longues n'ont pas de diacritique, je ne vais pas bousiller une règle pour une poignée de mots). Bean se réorthographirait comme ça: Beą ou bąą... heup...

-soit l'apparition d'un diacritique au dessus de la consonne responsable de la nasalisation. Là, le problème va être d'ordre typographique: les diacritique sur le N, ça va pas me poser de problème, mais sur le M, ça va être une autre paire de manches! Pourtant, cette possibilité serait la plus séduisante, surtout pour les voyelles longues nasalisées, puisqu'elle me permettrait d'éliminer (ou de dénasaliser) le YYN (ou YYM) (à peine une poignée de mots) et de le remplacer par EEÑ ou EEŃ (EEḾ*). Bean se réorthographirait comme ça: Beań. Affaire à suivre.

*Là, j'ai fait un copier-coller sur la page des diacritiques de wikipédia, mais le caractère n'existe pas dans les caractères spéciaux de word 2007. Bref, va falloir que j'fasse un choix douloureux!

4) ă = [ɔ].

5) Projet de simplification du C:
Le c se prononcerait toujours [ts], même devant æ, e, i, y.
-Première conséquence, les mots comme cem, cys etc... s'écriraient çem, çys etc... bref, le Ç subsiste, véritable tenant du son [s] (sauf devant H), puisque la lettre S est partagée entre les sons [s], [z] (devant un e muet, si celui-ci ne disparaît pas (cf plus haut)) et [ɬ] (devant une consonne, y compris H).
-Deuxième conséquence, les mots se terminant par un t (au nominatif) se termineraient par un c (accusatif) puisque le pluriel (-ce) se prononcerait [tse]
-Ep o vedja at gac? As-tu vu le chat?
-ar gace [gatse]? ep o vel dik... Les chats? veux-tu dire...

Pardonnez-moi ces modifs (que je fais les plus mineures possibles); on pense pas toujours forcément à ces petits détails quand on pond une nouvelle règle. *Ce que je veux surtout éviter, ce sont des homographes du style "nous portions des portions", "les fils coupent les fils" et autres trouvailles du même tonneau...


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MessageSujet: 4) Les adjectifs   Mar 4 Nov 2008 - 16:49

I L’adjectif qualificatif (qualitàren alzhèktynd)

Si l’adjectif qualificatif s’accorde en nombre avec le nom, il ne se décline pas:
A dyvnă in at blœ aqs: il plongea dans l’eau bleue.

Il se place toujours devant le nom auquel il est épithète.
Ùt nỳvon liyl: un ciel neigeux mais u stel nỳven: une étoile de neige.

Le pluriel des adjectifs qualificatifs
Il se forme de la même manière que celui des noms.

Ar rylne nexàvdur: les beaux enfants

Compléments

Comme pour les noms, les adjectifs ont, en général leurs compléments au génitif:
Ùt vas lakis aqen: un verre plein d'eau

Certains compléments sont à l'accusatif
Ka inklímen ors: elle est amoureuse de vous.

D'autres, exprimant notamment une quantité se mettent au circonstanciel
Lung plus ùt metrev: long de plus d'un mètre qu'on ne confondra pas avec...


Comparatif et superlatif
Le comparatif se forme en ajoutant -er à l’adjectif

Lunger ùt metren: plus long d'un mètre
Bon: lood Meilleur: looder

Attention:
Grand: rènem plus grand remmer
nombreux: numbarelde plus nombreux: numbelere

On utilise la même forme pour les comparatifs d’égalité et d’infériorité à laquelle on ajoute respectivement alsy et min(u)s:
Il est grand aussi: a alsy rènem.
Il est aussi grand: a alsy remmer
Il est moins grand: a mins remmer
On emploie minus au lieu de mins devant un adjectif (ou un adverbe) commençant par deux consonnes ou les consonnes suivantes: c, x, ψ ou ź.
A verdera minus hhorkhener: il est devenu moins attentif.

Les compléments de comparatif débutent par la préposition qua et leur cas est l'accusatif
Ed flàt en qiter qua't edes an. Mon appartement est plus petit que le sien.
At Luxèmburg mins poblunter qua’t Nederlandes: le Luxembourg est moins peuplé que les Pays-Bas (complément à l’accusatif)
At most o’Connel næler qua lunger: le pont o’Connel est plus large que long.
le deuxième adjectif est lui aussi au comparatif.

Par ailleurs, on pourra affiner la comparaison de la manière suivante:

Mins remmer
Nep alsy remmer
Alsy remmer
Remmer
Plus remmer
(nettement) moins grandPas aussi grand (un peu moins)
Aussi grand
(un peu) plus grand(nettement) plus grand


Le superlatif se forme en ajoutant -ert à l’adjectif. En outre, on distingue le superlatif relatif du superlatif absolu à l’adjonction de l’article défini a(t).
C’est l’immeuble le plus haut: Æt at vadert bynoψak
Cet immeuble est très haut: Æt bynoψak vadert

Le complément du superlatif relatif se décline au génitif sans préposition:

c’est le plus haut des immeubles: Æt at vadert ar bynoψakene

On retrouve au superlatif les irrégularités du comparatif [ très (le plus) grand:(at) remmert] auxquelles on ajoutera Lort: très bon [ou at lort: le(a) meilleur(e)]

Par analogie au comparatif d’infériorité et au superlatif on en déduira la construction du superlatif d’infériorité (relatif et absolu)

Ce bassin est très peu profond: Æt wasq mins pœnlert
C’est la moins performante de toutes les équipes. Æt at mins perfúrmunert ar omne tiymene.

Le superlatif d’un adjectif qualificatif (ou d’un adverbe) peut changer le sens de l’adverbe qui le précède, notamment : reç

A reç rènem :il est assez grand
A reç spændirnert : elle est trop chère


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MessageSujet: Les adjectifs (suite)   Mer 5 Nov 2008 - 0:49

II Les adjectifs déterminatifs (et les pronoms qui leur correspondent)
(ar stemberde alzhèktynde (ea ed purnáme))

Les adjectifs possesifs (ar larkene alzhèktynde)

Issus de langues latines, ces adjectifs ne sont employés que si la possession est réelle (effective) à l'exclusion de tous les autres cas (cf plus bas):

Ma table: med mesNotre maison: nod hoos
Ton chien: ted hœndVos livres: vod knege
Ses cahiers: Sed tetjèrdeLeurs vélos: loed bajge

Comme on peut lire, ils ne s'accordent pas avec l'objet possédé. Les pronoms sont les mêmes, simplement précédés par at (sing) ou ar (plur)

Ted hræne biyne lungere qua'r* meds: tes haricots verts sont plus longs que les miens

*Contraction possible (mais non obligatoire) de qua et ar
Possible aussi avec ea at (ea't), ea ar (ea'r) et qua at (qua't). À l'étude pour ea a et qua a (devant deux consonnes): il ne resterait danc ce cas de l'article défini que l'apostrophe!


Si l'adjectif ne se décline pas, le pronon, lui, si.

Ils ont la même forme, qu'ils soient réfléchis ou non.

L'adjectif (et pronom) personnel indirect
At elidirekt kursen alzhèktynd (ea purnám)


Traduction aneuvienne des adjectifs possessifs quand la notion de possession est absente du sens de la phrase.

Réfléchi, il se traduit à toutes les personnes par ed, sans complément.

Eg mussa ed strægens: j'ai raté mon train
Le train ne m'appartient pas, c'est celui que je devais prendre.

S’il n'est pas refléchi on utilisera la construction suivante:
Ed+nom+pronom personnel (direct) au génitif.

—Eg vedja ed asjúdak on, da ere hab ùr pœngringse: j’ai vu ton associé, il avait des menottes.
—Tev a mir ere zhoolev, eg mir gónleg kœm ed nupkáds an: Quand il sera en prison, je coucherai avec sa femme.

Da pùza livun kœm ed nupdáx en: Il est parti vivre avec mon mari.

Les termes mari, femme, fille, fils, père, mère, employé... ne sauraient appartenir à qui que ce soit. On ne dira jamais

Citation :
K Martín ea sed neràpdur (encore moins nexàvdur), mais K Martín ea ed neràpdur.
pour dire "Mme Martin et ses enfants".

Dans un seul cas, on peut mettre med (ou nod) associé à une personne: avec les adjectifs kœr (cher) et kœrjet (chéri(e)).

Ed kœr Léa = Ma chère Léa (estime ou... ironie)
Med kœr Léa = Ma chère Léa (affection)

Ça ne marche pas avec les autres personnes, même pour ces deux mots:

Eg vedja Jak-s kœm ed kœrjets = J'ai vu Jacques avec sa chérie.
Dans cet exemple, Jak est le nom le plus proche de l'adjectif personnel ed, il lui est réfléchi. Par contre: Eg vedja ed neràpkads an = J'ai vu sa fille. Le substantif le plus proche de ed est eg, qui ne désignent pas la même personne: on doit rajouter an

Eg vedja ed neràpkads = j'ai vu ma fille.

Ragots:
O kógste Marcellyn-s? Eg vedja Jak-s ere smàkun ed nerapdax an. Tu connais Marcelline? J'ai vu Jacques embrasser son fils (le fils de Marcelline: non réfléchi).


Tout comme les pronoms possessifs, les pronoms personnels indirects se construisent en précédant l'adjectif de at ou ar et se déclinent:

Ed kœnzhene lungere qua’r eds an: mes vacances sont plus longues que les siennes.

Eg kógste ed neràpdax an, ka kógste eds en. Je connais son fils, elle connaît le mien.


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MessageSujet: II (suite) Les déterminatifs   Mer 5 Nov 2008 - 13:32

L' adjectif (et pronom) démonstratif
At inshowon alzhèktynd (ea purnám)


Il n'existe qu'un seul adjectif démonstratif (affublé ou non de postpositions (cf plus haut pour l'adjectif personnel indirect) pour désigner l'éloignement plus ou moins important). Il s'accorde en nombre au nom auquel il se rapporte, mais n'est pas déclinable: æt, ær. Les postpositions en questions sont en, on ou an derrière le nom. En, on et an, correspondent en fait à de moi, de toi et de lui , mais derrière un démonstratif la traduction littérale devient d’ici, de là et de là-bas. Le pronom démonstratif est le même.

Æt harléa en rylnert do æt on minus spændirner. Cette chemise-ci est très belle, mais celle-là est moins chère.
Er retrokòmite dyn ær òvese en: Revenons à nos moutons.
Ær qua live santrev staden: ceux qui vivent en centre ville

Si l’adjectif démonstratif ne se décline pas, le pronom, si.

Eg gunes æse at kanden: je prends celles du fond.

Les numéraux. Ar numeradene

les numéraux cardinaux sont des adjectifs lorsqu’ils précèdent un nom. Le nom se décline normalement.
Eg hab quàt apaalse: J’ai quatre pommes.

Ùt
1
Dèkut11Tinek-ùt
21
Dvo, tiyn
2
Dektyn12Ternek
30
Tern
3
Dektern13Cèrent
100
Quàt
4
Dèquat14Cèrent-ùt
101
Pent
5
Dekpent15Tinèrent
200
Seg
6
Dexeg16Tœsaṅd
1000
Hep(t)
7
Dek-hep(t)17Tinœsaṅd ternèrent-tinek-tern
2323
Ok(t)
8
Dek-ok(t)18Dekœsaṅd
10000
Nov
9
Dek-nov19Cèrent tœsaṅd
100000
Dek10Tinek20Ùt tinsaṅdUn million

Ok ràdige (8 radis) mais Tinek-okt ineste (28 éléments)

Ùt, dvo, tœsaṅd, tinsaṅd etc... sont des cas particulier

Derrière ùt (mais pas dèkut) le nom est au toujours au singulier
1001 (tœsaṅd ut) nox. 1001 nuits

Dvo (2) n’est pas un cardinal. Le cardinal correspondant est tiyn.
Eg waad vader hoψev tinek-dvo: J’attends depuis vingt-deux heures. (d’horloge)
Eg waad vader tiyn hoψeve: J’attends depuis deux heures. (durée)
Stàtynged, dvo: 2 rue de la gare.

Tœsaṅd... sont des noms (donc, variables), conséquemment, le noms auquel ils se rapportent est au génitif pluriel s’il est immédiatement placé derrière.

Tiyn tœsaṅde taψene selpàrken. 2000 places de parking.
Quàt tinsaṅde noverent-dekùt tœsaṅde segèrent mikrobe. 4911600 microbes.

Les grands nombres s'écrivent par tranche de trois unités, avec une espace entre chaque groupe (cf exemple précédent)

Les chiffres considérés comme figures sont des noms.
22336: Tin dvor, tin terne ea ùt seg.


Les ordinaux sont des adjectifs à part entière, ils se forment (en général) en mettant -en derrière le cardinal: Penten=5me. Font exception
Pirm
1er
Dvon
2nd
Tèren
3ème


21me... 91me etc se disent tinek pirm, novek pirm mais 11me se dit dèkuten
même remarque pour 22me (tinek dvon)...
Ar Dektin pirme: les 12 premiers.
Ar dvone iquæle at Frans ea’t Rosjet: Les seconds ex æquo sont la France et la Russie.

D'autres numéraux:
Multiplicatifs
1)-ex: Dvox=bis, ternex=ter, Dèkex=10 fois...
2)-(er)syn: Tersyn=trio, Dèkersyn=dizaine, Dektynersyn=douzaine, Dekpentersyn=Quinzaine, Ternekersyn=trentaine...
mais Paar=paire
Fractionnaires
3)-ax: Ùt ternax=1/3, Tern pentaxe=3/5, Tinek-hep dekaxe=27/10, ùt tœsandax=1/1000...
mais ùt halv=un demi

On ne confondra pas
Ùt ternax heptav = Un tiers de semaine (?)
Ùt heptav ternax = une semaine sur trois.
Ùt heptav ea ternax = une semaine (+) un tiers


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MessageSujet: Sujet: II (fin) Les déterminatifs   Ven 7 Nov 2008 - 14:59

L'adjectif exclamatif et les déterminatifs indéfinis
At iklàmennten alzhètynd ea'r elietrunar dytermerynde


On arrive à la fin (approximative) du sujet des déterminatifs. Les pronoms et adjectifs interrogatifs et négatifs seront abordés avec la construction du verbe à la tournure appropriée, quant aux pronoms relatifs, ils seront abordés quand on abordera la phrase.

Grammaticalement, iln'y a pas trop à en dire, sinon que comme les autres, les adjectifs s'accordent en nombre (pour ceux n'évoquant pas une quantité) aux noms auquels ils se rapportent, quant aux pronoms, ils se déclinent.

(at) idem*le mêmenumbarplusieursùdatau moins un
-(n)iψ-mêmealjautrela***::on
æqchaque (-cun)tanteldamcertain
omen, omne**tout, touscys::enepdu, okènduquelqu'un
melnusediversokenquelqueepùt, okenùt quelque chose
Osquatquelconqueverydedifférentsquat(!)quel(!)



Pronoms et adjectifs uniquement

*On ne confondra pas
At idem nox = la même nuit
avec
Æt nox(ev) iψ = cette nuit-même
Egiψ, oniψ, oriψ, (d)(k)aniψ, eriψe, oriψe, ariψe: moi, toi... eux-mêmes
Loodav oriψ: Bonjour vous-même (Alphonse allais)
et
Ank æt nox(ev) = même cette nuit
(mais là, "même" est un adverbe)

**Même remarque pour "tout"
At gans ep dem rekordun cys = Le tout (nom) est de s'en souvenir
At liyl làl blœ = le ciel est tout (adverbe) bleu
Omne dùr natyve fræjene ea iquæle nòblentev ea legeve. = Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.

***"La" devant un verbe au singulier est un pronom indéfini
La lokùt anoevens = on parle aneuvien
devant un verbe au pluriel, il est mis pour "nous"
La loot cenar = on a bien diné.

::Autre risque de confusion:
Eg çys gunesa tiyn: j'en (pronom) ai pris deux
Eg kœnzhendawe: je suis en (préposition) vacances
Eg pateze çyv: j'en (adverbe) viens
Da vaala las klatakun: il est tombé en (gérondif) courant
La dev nep ràçh las: On ne doit pas nuire à autrui
Ep or çyn terád? En êtes-vous certain (qualificatif)
Or dikta dame antese qua placar nep es: Vous avez dit certaines (indéfini) choses qui ne m'ont pas plu.


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MessageSujet: 5)L’adverbe, at alvaaremb   Ven 7 Nov 2008 - 18:20

Tout comme dans les autres langues, l’adverbe donne des précisions ou des nuances à l’adjectif, au verbe ou à l’adverbe auquel il se rapporte. Il est toujours invariable en nombre. Bon nombre d’adverbes s’obtiennent en ajoutant –as à l’adjectif d’origine, avec (ou non) quelques contractions.

Sol = seul, solas = seulement
Lung = long, lungas = longuement
Veland = volontaire, velandas = volontairement
Drœgen = amical, drœgnas = amicalement
Teren = troisième, ternas = troisièmement
A xhyp glœp pansas: le navire coule lentement

Certains autres se construisent sur des noms correspondants

Temp = temps, tempas = longtemps
Velynt* = désir, velyntas = volontiers
Deav = jour, Sàrkdav = hier, vydav = aujourd’hui, kràsdav = demain

*Pas confondre avec qud (/Qupidon) = désir, mais pas le même (cf plus haut)

Certains autres se construisent sur des prépositions ou conjonctions correspondantes

En= sur, iten = dessus
Ùs = hors de, itùs = dehors
Antek = devant, Itántek = en avant
Antep = avant, Itántep = auparavant


D’autres, enfin, ne sont pas dérivés d’autres noms…

A lal blœ: Il (elle) est tout(e) bleu(e)
Æt hippok klotok syv: cette jument galope vite
Æt reç pœr vydáw = c’est assez pour aujourd’hui

… ou n’ont que peu de différence avec les adjectifs correspondants :
Æt loot, laredit : c’est bien, continue.
Alors que...
lal loodas = tout bonnement


Le comparatif et le superlatif de l’adverbe se construit comme celui de l’adjectif.
Mins syver, k.p.o.: Moins vite, s.v.p.

Da inzh recert: Il mange trop
Æt panoç bev reç olygert : cette serpillère boit trop peu
Pour mémoire: Æt panoç bev nep reç: cette serpillère ne boit pas assez


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MessageSujet: B Le verbe At vaaremb   Mar 11 Nov 2008 - 15:57

Introduction

Dans la quasi totalité des langues, le verbe est le noyau de la phrase, il donne des renseignements sur l’évolution du sujet dans le temps et dans l’espace. Cette évolution peut être une action, un état, un changement d’état, un déplacement etc... La langue aneuvienne ne fait pas exception à la règle; et comme dans certaines autres langues (le russe, entre autres), le verbe peut ne pas apparaître, c’est le cas du verbe être (ere) au présent de l’indicatif à la voix active et à la tournure affirmative. C'est d'ailleurs le seul verbe VRAIMENT irrégulier. Les irrégularité apparaissant dans d'autres verbes sont assez minimes et le plus souvent dues à des corrections orthographiques dues aux voisinage de lettres à des fins de prononciation, ou bien des racines étymologiques.

Eg in àt hoosev: je suis dans la maison
Ka ryln: elle est belle

mais les particules interrogatives et négatives peuvent révéler son élision:

Ep or graṅg? Êtes-vous malade?
Eg nep vedjendar = Je ne suis pas visible

Le verbe être apparaît toujours aux autres temps et aux autres modes:

Eg ere ad ev = J'étais chez moi
eg mir ere à stàtynev kràsdaw: je serai à la gare demain

Contrairement au français, le verbe être ne sert pas d’auxiliaire pour la voix passive (ce rôle est dévolu à la particule ÇEM), ni pour un quelconque passé composé (qui n’existe pas en aneuvien, son équivalent est un temps simple), mais pour l’imparfait (et le plus-que-parfait), tant à l’indicatif qu’au subjonctif. Dans ce cas, ere est invariable, c’est le verbe qui se conjugue.

Er ere elàmyvne pirm klasev: nous voyagions en première classe.
Eg ere vaad tep a ere fakt ed ekipàzhese: j’attendais qu’il fît ses bagages
Er ere ster tep a ere pùzar: nous savions qu’ils étaient partis

La particule EP peut servir à éviter la répétition d’un verbe:

Ka ere ryln ea eg ep plut: er cem ere fakte dor ber intèllun dem: Elle était belle et moi riche: nous étions faits pour nous entendre (comprendre).

Or klim àr strægense, eg ep: vous aimez les trains, moi aussi (j’aime les trains)

Or puze nep at zerregs æt hinvernev, eg ep (kùpo-kùpo) : vous ne partez pas à la montagne cet hiver, moi si (nananèèère!).

Les formes référencées

Même si la conjugaison des verbe est quasiment la même pour tous les verbes (attendre la suite), quelques différence minimes peuvent apparaître ça et là. Dans le dictionnaire, les trois formes principales mentionnées sont

-L'infinitif présent
lequel sert pour les trois premières personnes de l'indicatif présent (et du futur, de la première forme du conditionnel et de l'imparfait)

-l'infinitif passé
lequel sert non seulement pour le passé, mais pour les personnes du pluriel au présent de l'indicatif (pas de panique: les difficultés sont mineures, lire plus haut), le prétérit (clin d'œil aux anglais) le plus-que-parfait, le futur antérieur, le participe (présent, gérondif et passé), une variante du conditionnel présent (regret & opposition (même si...)) ainsi que le subjonctif présent (mais avec des sons-voyelles raccourcis si nécessaire).

-le subjonctif passé
Là c'est un (petit) peu moins simple, dans la mesure où quatre terminaisons sont possibles: -a, -éa, é_a, ía et où l'accent tonique se trouve non plus sur le radical, mais sur l'avant dernière voyelle du verbe, ce qui a pour effec de raccourcir les voyelles de certains verbes.

Gœnes = prendre, ... tep eg gunésa = ... que j'aie pris

Ce subjonctif passé sert tout de même à fabriquer (avec une simple préposition) le conditionnel passé et (avec retour de l'accent tonique sur le radical) l'impératif.

Les différents groupes de verbes

pàtezelivenltenhabvedjkomskrip
pàtezalivnahàltenaHabavedjakomaskripta
patezéalivénahalténahabéavedíakomíaskripa

Comme on peut voir, les flexions ne sont pas bien méchantes.

À suivre.


Dernière édition par Anoev le Jeu 7 Mai 2009 - 3:59, édité 10 fois
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MessageSujet: B (suite)   Mer 12 Nov 2008 - 16:56

Tout d'abord, on reconnaît, en aneuvien, un verbe lorsqu'il est conjugué à un temps perfectif (action terminée ou supposée être terminée) ou un temps imperfectif.

Tous les temps perfectifs se reconnaissent par leur terminaison en (-a-) ou (-ǎ-)

Eg fak ùr çhiψe = je fais des frites (de temps en temps, quelquefois, quand ça m'prends)
Eg faktun ùr çhiψe = je fais des frites (je suis entrain de les faire: pompé à l'anglais = I am making)
Eg ere fakt ùr çhiψe tev ka komǎ med liw in = je faisais des frites quand elle vint dans ma vie (ç'aurait pu encore continuer longtemps)
Eg ere faktun ùr çhiψe tev ar patezǎr = je faisais des frites quand ils arrivèrent (j'étais entrain de les faire)
Eg fakta ùr çhiψe = J'ai fait des frites (à taaable!!)
eg faktǎ ùr chiψe = je fis des frites (une fois; elles ont été mangées depuis longtemps)
Post faktuna àr çhiψe, da inzhǎ ase = après avoir fait les frites, il les mangea
Ær çhiψe, da kan lort fakta ase! = ces frites, il peut très bien les avoir faites!
Er ere waad tep ar ere kunadéa àr çhiψe = nous attendions qu'ils eussent fini les frites.

etc...


Dernière édition par Anoev le Mer 24 Juin 2009 - 13:35, édité 1 fois
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