L'Atelier

Créations linguistiques
et mondes imaginaires
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Rémai

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Greenheart
Modérateur


Messages : 2137
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Rémai    Mer 4 Juin 2008 - 14:32

Posez ici vos questions sur le cours de Rémaï dans ce salon, ou bien toute question qui vous viendrait à l'esprit Smile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Greenheart
Modérateur


Messages : 2137
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: Rémai    Sam 23 Aoû 2008 - 19:25

Les questions étant rares, je profite de ce sujet ouvert pour annoncer la version 13.2 du Rémaï.

***

Toutes les règles de la version 12.9 demeurent valides.

***

Les 144 racines premières (combinaison de deux signes idées) forment des promots chaque fois qu'elles sont précédées d'un signe court. La nature du promot dépend du premier des deux signes, comme d'habitude.

***

MARQUES DE NOMS ET ADJECTIFS

+ ("i") : Substantif. Par exemple 7<'+X ("Léra-idé", un discours, un langage).
O ("o") : Pluriel simple. 7<'OX ("Léra-odé", des discours, des langages).
S ("ha") : adjectif / comparaison ("Léra-hadé", tel un discours, tel un langage, parlant, signifiant).
X ("da") : noms propres Rémaïn. 7<'XX ("Léra-dadé", le dénommé Parole, le dénommé Langage).

Précisons que déterminant X_ est sous-entendu pour les mots en X, tandis que c'est le déterminant 8_ qui est sous-entendu pour les noms en +, et V_ pour les adjectifs.

Le + en seconde position ("iyé" / "dayé" / "hayé") traduit le cas vocatif (l'adresse, l'interpellation, "ô", le pronom personnel tonique comme dans "moi qui" / "toi qui").

LES DETERMINANTS PRINCIPAUX DE NOMS PROPRES REMAI

Ils indiquent la sorte d'objet que désigne le nom propre.

X_7<'XX ("Da_léra-dadé") : Monsieur Parole.
8_7<'XX ("Na_léra-dadé") : L'affaire Parole, le cas Parole, l'objet appartenant à Parole.
V_7<'XX ("Va_léra-dadé") : L'action de Parole, le geste de Parole.
VX_7<'XX ("Da_léra-dadé") : L'entourage de Parole, la relation, l'ami de Parole.
VV_7<'XX ("Da_léra-dadé") : L'influence de Parole, le cercle de Parole, la maison de Parole.

RAPPEL SUR TERMINAISONS DE NOMS PROPRES REMAI

7<'XO ("Léra-do" : Les Paroles, la famille Parole, la tribu, le clan Parole.
7<'X> ("Léra-daké") : Pour Monsieur Parole, au bénéfice de M. Parole, jusqu'à M. Parole.
7<'XL ("Léra-dasé") : De la part de M. Parole, depuis M. Parole.
7<'XA ("Léra-dabé") : Chez M. Parole.
7<'XS ("Léra-dahé") : Venant de chez M. Parole, ayant quitté M. Parole.
7<'XO< ("Léra-doré") : Parmi les Paroles, au milieu des Paroles.
7<'XN ("Léra-damé") : Au moyen de M. Parole, en utilisant M. Parole.

***

MARQUES DE VERBES

ACTIONS INACHEVEES

V : action continue en progrès active ("Je fais").
A : action continue en progrès passive ("On me fait").

N : action intermittente en progrès active ("Je fais parfois").
L : action intermittente en progrès passive ("On me fait parfois").

***

ACTIONS ACHEVEES

> : action continue achevée active, bornée ("J'ai fait").
< : action continée achevée passive, bornée ("On m'a fait").

7 : action intermittente achevée active ("J'ai fait parfois").
8 : action intermittente achevée passive ("On m'a fait parfois").

***

Par exemple :

7<'VN : "Je parle" ; 7<'V7 : "Je parlerai" ; 7<'VL : "Je parlais".
7<'AN : "On me parle" ; 7<'A7 : "On me parlera" ; 7<'AL : "On me parlait".
7<'NN : "Je parle parfois" ; 7<'N7 : "Je parlerai parfois" ; 7<'NL : "Je parlais parfois".
7<'LN : "On me parle parfois" ; 7<'L7 : "On me parlera parfois" ; 7<'LL : "On me parlait parfois".

7<'>N : "J'ai parlé" ; 7<'>7 : "J'aurai parlé" ; 7<'>L : "Je parlai".
7<'<N : "On m'a parlé" ; 7<'<7 : "On m'aura parlé" ; 7<'>L : "On m'eut parlé".
7<'7N : "J'ai parlé parfois" ; 7<'N7 : "J'aurai parlé" ; 7<'NL : "Je parlai parfois".
7<'8N : "On m'a parlé parfois" ; 7<'87 : "On m'aura parlé parfois" ; 7<'8L : "On m'eut parlé parfois".

***

RECAPITULATION DES INDICATIONS DE FREQUENCE DE L'ACTION

Parler : 7<'VN ("Léra-vamé").

Ne pas parler : 8O' 7<'VN ("No léra-vamé") = 8O7<'VN ("Noléra-vamé").
Parler encore : NO' 7<'VN ("Mo léra-vamé") = NO7<'VN ("Moléra-vamé").

Parler toujours : 8N' 7<'VN ("Ném léra-vamé") = 8N7<'VN ("Némaléra-vamé").
Ne jamais parler : 8O8N' 7<'VN ("Noném léra-vamé") = 8N8O7<'VN ("Nonémaléra-vamé").

Parler parfois : 7<'NN ("Léra-mamé").
Parler souvent : 7<'VON ("Léra-vomé").
Avoir l'habitude de parler rarement : 7<'NON ("Léra-momé").

***

RECAPITULATION DES FONCTIONS DU SECOND SIGNE DES TERMINAISONS DE VERBE :

Le + ("vayé") traduit l'action impérative ("que l'on fasse").

Le N ("vamé") traduit l'action récente ("on fait" / >N "On a fait").
Le 7 ("valé") traduit l'action future ("on fera" / >7 "On aura fait").
Le L ("vasé") traduit l'action passée ("on faisait" / >L "On fît").

Le X ("vadé") traduit l'action relative contemporaine, poursuivie ("tout en faisant" / "faisant encore").
Le S ("vahé") traduit l'action relative postérieure, conséquente ("pour faire")
Le 8 ("vané") traduit l'action relative antérieure, ("Ayant fait").

Le V ("vavé") traduit l'action relative apparente ("Ayant l'air de faire").
Le A ("vabé") traduit l'action relative potentielle ("Pouvant faire")

Le > ("vaké") traduit l'action relative interrompue, bloquée ("Cessant de faire" / "Ne faisant plus")
Le < ("varé") traduit l'action relative projetée ("Dans l'intention de faire").

***

Les règles de pluriel (fréquentiel, opportun, double) sont inchangées, que ce soit pour les verbes / adverbes ou les noms / adjectifs.

Le pluriel simple (mot en 'OX ("odé") permet de ne pas préciser la sorte de pluriel. Il facilite la prononciation d'un pluriel fréquentatif ou double.

***

Le Rémaï 13.2 se comporte désormais comme un super-Primordial lorsqu'on transcrit les sonorités d'un nom (propre) d'une langue quelconque et qu'on lui ajoute les promots de nom propre XX ("dadé", guide, tuteur, modèle).


***

Les règles du Rémaï 13.2 sont en phase de rôdage et destinées à évoluer rapidement en fonction de leur pratique.


Dernière édition par Greenheart le Sam 30 Aoû 2008 - 0:26, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Greenheart
Modérateur


Messages : 2137
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: Rémai    Mar 26 Aoû 2008 - 14:37

Plusieurs listes de la totalité des racines premières Rémai sont disponibles ici sur l'Idéomedia.

http://www.europalingua.eu/ideopedia/index.php5?title=Racine_premi%C3%A8re_r%C3%A9mai

Si vous avez un peu suivi les cours de Rémaï (version 13 inclue), vous disposez à présent du moyen pour générer un nombre considérable de mots (ordre du million, possiblement du milliard selon comment on défini un mot), sans les connaître à l'avance, simplement en pensant à ce qu'ils veulent dire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
engine



Messages : 179
Date d'inscription : 21/12/2008

MessageSujet: Re: Rémai    Mer 24 Déc 2008 - 14:34

J'ai vu un site sur le remai ou les caractères indiquées n'étaient pas les mêmes que ceux que utilises, dailleurs les leurs étaient sous forme de photo car ils n'existent pas sur la clavier...

Ex :
- le 8 n'est pas fermé sur le site
- il n'y a de signe _
- Les angles des caractères ne sont pas anguleux, légèrement arrondis

C'est normal ou quoi ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Greenheart
Modérateur


Messages : 2137
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: Rémai    Jeu 15 Jan 2009 - 20:45

engine a écrit:
J'ai vu un site sur le remai ou les caractères indiquées n'étaient pas les mêmes que ceux que utilises, dailleurs les leurs étaient sous forme de photo car ils n'existent pas sur la clavier...

Ex :
- le 8 n'est pas fermé sur le site
- il n'y a de signe _
- Les angles des caractères ne sont pas anguleux, légèrement arrondis

C'est normal ou quoi ?

Toute série de 12 signes plus un signe "court" = ' et un signe "long" = _ permettent d'écrire / signer / transmettre le Rémaï. Par exemple il est possible d'écrire du Rémaï en utilisant les douze signes du Zodiaque.

Le Rémaï simple est la série que j'utilise lorsque j'écris à la main. C'est probablement cette "police" que vous (tu ?) avez vu sur le site. En revance le signe _ doit en faire partie.

Note que le Rémaï simple mime visuellement les idées élémentaires exprimées par les signes idées Rémaï.

***

Le Rémaï simple alphanumérique permet d'approcher le Rémaï simple en utilisant les caractères alphanumériques les plus proches visuellement. C'est ce jeu de caractères que j'utilise sur le forum.

Toutefois, ce jeu de caractères peut poser des problèmes dans certains logiciels de traitement de texte comme par exemple l'interface de la Wikipedia car l'enchaînement de certains signes est interprété comme une commande à exécuter.

Les signes "opératoires" comme +, >, < sont à remplacer dans ce cas de figure par les caractères les plus proches.


***

A un moment j'ai aussi utilisé des caractères étrangers (Grec, cyrillique, etc.).

Il y a aussi deux versions du Rémai signe double pour les sourds muets (ancien et nouveau), un rémai digital (basé sur les contacts des doigts de la main sur la peau), un rémai morse etc.

Dans tous les cas, les caractères miment ou contiennent l'idée du signe idée Rémaï, sauf dans l'hypothèse d'un cryptage Rémaï : dans ce cas de figure, l'usager a tout intérêt à utiliser une série de caractères ou d'icones impossible à relier sémantiquement aux caractères de base, voire à la faire varier au fur et à mesure du message.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
cebelab



Messages : 190
Date d'inscription : 08/04/2009
Localisation : NANCY

MessageSujet: Re: Rémai    Sam 25 Avr 2009 - 4:51

A PROPOS DE ETUDE COMPARATIVE ELKO<>REMAÏ

Greenheart a écrit:
Les 144 clés premières proviennent d'un relevé d'après environ 40.000 mots latins vus eux-mêmes comme combinaisons de 12 clés (le primordial latin)
Tu as vraiment épluché 40000 mots latins pour élaborer tes 12x12 clés?
Shocked
Ça a du être un boulot interminable!

...

Qu'est-ce que le primordial latin?

...

Ce travail sémantique est en tout cas impressionnant et c'est un des points pour lesquels je pense que j'en suis arrivé au rémaï (et à l'elko pour sa construction très "sémantisée" aussi, bien qu'a priori bien différente) au gré de mon errance linguistique sur l'atelier. C'est un des travaux fondamentaux que je souhaite faire pour élaborer ma langue (j'en parle un peu ici aussi, dans ma présentation et mes échanges avec Léo).

je rappelle que je n'y connais rien pour ainsi dire en linguistique... J'en suis au stade ou j'en apprends plus à chaque post et ou je m'émerveille toutes les secondes sur ce que je découvre. Donc j'ignore comment m'y prendre, par ou commencer, etc., c'est pour ça que je m'intéressais au moyens techniques que je connais - les logiciels - pour commencer le chantier.

...

Je pensais à la base essayer d'établir des listes de mots dans divers registres ET dans diverses langues (éloignées si possible - ex. fra, eng, jap, heb, et non utiliser des listes existantes) pour déterminer avec une méthode précise pour chaque niveau de discours (courant, technique, médical, biologie etc.) afin d'éviter d'avoir a étudier tous les mots d'une langue, justement...

Avec ces listes fondamentales, je pensais essayer de déterminer une série limitée de sèmes fondamentaux, avec lesquels je pourrais décrire tous les mots trouvés donc, pour élaborer à partir de ça les rudiments de ma langue, à commencer par la phonologie et le système graphique, que je souhaite justement basé sur une sorte d'alpha-syllabaire idéographique...

Mais vu comme c'est parti j'aurais très probablement plus de 12 signes! De plus je voudrais adjoindre à ça la possibilité de raccourcir des mots courant par le biais idéogrammes dédiés, un peu sur le modèle du japonais. Mais c'est fondamental pour moi que chaque caractère ait une signification par lui même.

Ainsi je souhaite composéer une échelle d'associations sémantiques, avec des caractères seuls, puis des dérivés composés en racines bi- trilitères un peu comme dans les langues sémitiques, etc..., puis des mots, donc.

...

Mais il me semble que tu as fait beaucoup de travail dans ce sens, alors je vais peut être poursuivre mon étude de l'elko de ziecken puis du rémaï avant de poursuivre, ça devrait grandement m'aider.

Greenheart a écrit:
en partant du constat que l'on pouvait non seulement combiner deux kanjis pour former un mot, mais également décomposer un kanji en plusieurs kanji

Cet aspect aussi me fascine, en ce qui concerne les idéogrammes chinois/japonais, et mes idéogrammes composés devraient suivre ce principe pour être construits à partir de mon alpha-syllabaire idéographique, pour rester compréhensible à quelqu'un qui ne maitrise que l'alphabet.

Greenheart a écrit:
C'est la carte sémantique des 144 racines premières du Rémaï qui provoquent les phénomènes d'intelligence artificielle, parce que cette carte est régulière et continue (pas un seul trou sémantique lorsqu'on combine deux signes-idées ou plus au hasard ou selon un algorithme mathématique même basique).

Alors là, je ne saisis pas exactement le phénomène... Mais c'est encore un des aspects qui rends ton langage encore plus important à étudier à mes yeux, car c'est exactement le genre de langage que je souhaite construire...

Non pas que je souhaite créer une langue auxiliaire pour tous les humains, disons que c'est plutôt à vocation "personnelle" (pédagogique en terme de linguistique, de sémantique, d'IA, de sciences cognitives, etc.). Mais toujours est-il que je souhaite faire en sorte que ce soit une langue qui facilite non seulement la communication entre humains par une construction régulière et intuitive (c'est comme ça que je le vois) et aussi avec les machines par un côté relativement logique (même si je ne vise pas la logique absolue, ce qui rendrait le langage plutôt à priori inutilisable humainement parlant - ? - -> cf. langues philosophiques).

Les aspects machiniques que je souhaite développer, c'est dans l'optique de:
  • créer un mécanisme d'interface homme-machine basé sur le langage, donc
    • grammaire régulière et stable
    • sons (et donc sémantique) facilement reconnaissables, différentiables (et aussi prononçables par des humains natifs de langues diverses) pour faciliter la communication orale avec la machine
    • graphie (et donc sémantique également) facilement reconnaissable, différentiable, pour faciliter la communication visuelle avec l'appareil
    • etc.

  • créer et rechercher dans le domaine du traitement algorithmique du langage
  • explorer un domaine vaste et - dumoins j'en ai l'impression - assez désert dans le domaine de l'IA, abordé par l'aspect sémantique et linguistique, puisque mon impression, c'est que c'est bien cette faculté au langage qui nous permet de concrétiser et organiser l'abstrait de notre production cérébrale.. Pourquoi serait-ce différent avec les machines?
  • etc.

...

Par ailleurs, que signifie "trou sémantique"?

...

A PROPOS DE UNIVERS FICTIF DU REMAÏ

Greenheart a écrit:
Le Rémaï dispose d'un vocabulaire auto-généré
Je ne comprends pas ce que tu entends par là... Que signifie auto-généré? Je sens que ça va m'intéresser.

Greenheart a écrit:
qu'il y a un bien un univers fictif propre à la langue rémai, déjà complètement en place par la simple juxtaposition de ses signes
Ça ressemble à un début de guematria cabalistique (méthodes d'exégèse rationnelle et mystique juive basée sur la numérologie associée aux caractères hébraïques) rémaï ! cyclops Intéressant en tout cas.

Greenheart a écrit:
des actes de paroles (au sens de l'enseignement des langues étrangères), et d'autre part les algorithmes de génération automatisée de dialogues cohérents via le Rémaï (qui revient à travailler sur l'intelligence artificielle, mais d'une manière apparemment complètement ignorée des informaticiens)
Je suis arrivé à la conclusion qu'il me fallait construire une langue pour ces deux choses! Déjà, je suis très attiré par les langues, mais suis loin d'avoir des facilités particulières dans ce domaine, je me suis donc dit que construire une langue me faciliterait la compréhension globale du fonctionnement des mécanismes du langage. De plus, je me suis dit que ça me permettrait d'élaborer une méthodologie qui me convienne pour faciliter mon apprentissage des autres langues (naturelles ou non, d'ailleurs).

...

Pour l'aspect informatique, j'en ai déjà parlé. En fait à la base je suis électronicien/informaticien. Mais je crois que je suis en train de me rendre compte que si je me suis dirigé vers l'informatique, c'est justement, et peut-être paradoxalement, par attrait pour le langage, ou plus globalement, les mécanismes de l'intelligence.

Bon, puis je dois admettre qu'il y a le côté pratique, aussi... Les débouchés, tout ça... Mais finalement informatique, pas informatique, on gagne pareil et l'ambiance dans les boites informatiques (ou l'industrie en gal) m'insupporte de plus en plus (c'est vraiment à chier).

Du coup, je n'ai peut-être pas forcément correctement choisi ma voie à ce niveau, mais au vu du potentiel de l'outil informatique il est toujours bon de maitriser la machine - de plus en plus envahissante, car probablement que la linguistique informatisé va se développer. Toujours est-il que je pense actuellement sérieusement à étudier les sciences du langage plus intensément...

Et quand j'aurais ma langue d'interface universelle humain-machine-humain(-animaux drunken) quel bonheur ce sera... Et en découvrant ce monde des langues construites et le travail fait par certains en ce domaine, quel bonheur c'est.

Ziecken a écrit:
la réponse : ouvrir un nouveau domaine de recherches ou de pensée, lui donner un nom et utilise le Rémaï comme outil.

Greenheart a écrit:
Il y a aussi le risque d'être confondu avec une secte
Arg. Il en faut peu. D'ailleurs il en faut peu pour dériver aussi, comme avec la dianétique, créé par l'auteur SF Ron Hubbard avec l'appui de Van Vogt en 50, qui est probablement intéressante en soi, et qui à dévié en scientologie deux ans plus tard...

Cependant il y a certainement tant à faire.

Greenheart a écrit:
Après il y a aussi cette idée un peu délirante que bon nombre d'animaux sont capables d'exprimer 12 signes-idées plus les 4 signes de ponctuation minimum du Rémaï (sous une forme peu ou pas articulée), et qu'à un moment donné, on pourrait très bien avoir une conversation métaphysique avec son chat qui tienne complètement la route, ou se retrouver avec des messages tracés à coup de griffe sur un tableau adapté drunken

cat

Alors sur ce point, si tu cherches un cobaye pour des expériences d'apprentissage du langage à un chat, je suis preneur à 100% (enfin, quand j'élèverai de nouveau un chat)... C'est probablement un doux rêve, mais quel plaisir ce serait de découvrir ce que son chat à dans la tête.

...

A PROPOS DE MATHEMATIQUES, HARMONIES ET POESIE REMAÏ

Là, il faut que je reprenne ce thread plus attentivement, car je n'ai pas tout suivi. Me semble très intéressant, aussi.

Par contre, en le survolant, j'ai constaté une large proéminence de sons "é". Les mots doivent être assez dur à se rappeler et à différencier, non?

Est-ce spécifique à ce contexte? Car il m'a semblé avoir vu d'autres phrases rémaï ou je n'est pas remarqué cette caractéristique.

Par ailleurs, je ne comprends pas trop le fonctionnement des voyelles en rémaï. Y a t il un endroit ou tu expliques ça?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Greenheart
Modérateur


Messages : 2137
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: Rémai    Mer 29 Avr 2009 - 17:02

cebelab° a écrit:
A PROPOS DE ETUDE COMPARATIVE ELKO<>REMAÏ

Greenheart a écrit:
Les 144 clés premières proviennent d'un relevé d'après environ 40.000 mots latins vus eux-mêmes comme combinaisons de 12 clés (le primordial latin)
Tu as vraiment épluché 40000 mots latins pour élaborer tes 12x12 clés?
Shocked
Ça a du être un boulot interminable!


Oui : ça a commencé par la fabrication d'une série de dictionnaires de mots latins :

- élémentaire : tous les mots latins dotés d'une racine d'une syllabe plus une terminaison.

- premier : les mots latins dotés d'une racine à deux syllabes plus une terminaison

- second : combinaison de racines de deux syllabes etc.

Je n'ai pas tout rédigé parce que mon but était d'identifier les mots les plus courts (racines élémentaires et racines premières). Or en Latin - tu peux le vérifier toi-même en consultant une ou plusieurs pages, tous les mots réemploient la même série de 12 phonèmes dès lors qu'on considère qu'une consonne dure = la consonne douce voisine et que la distinction entre voyelles genre A/E ne compte pas.

Le primordial latin est celui qui tient compte en plus des douze syllabes primordiales (voir Rémai) de syllabes telles que QV. C'était avant mes recherches sur l'évolution de l'orthographe et une prononciation latine régulière qui distinguerait phonétiquement les différents cas / désinences verbales m'amène à "découvrir" des petites règles de lecture des mots latins qui m'auraient épargnées bien des efforts alors.

Après j'ai pris une grille de 12 x 12 combinaisons des syllabes Rémaï et leur différente transcriptions possibles et j'ai rechercher tous les mots latins de deux syllabes correspondants pour voir quelles étaient leurs définitions et si dans ces définitions on retrouvait une convergence d'idées.

Par exemple la combinaison A> peut sonner "baga", "béga", "bagué", "bégué", "paga", "péga", "pagué", "pégué" etc. A partir de là, j'ai pu commencer à approcher le sens des 144 racines premières rémaï et constater qu'il n'y en avait pas besoin de plus.

Si j'avais eu plus de temps, j'aurai tracé des arbres permettant de retrouver comment un mot long latin se composait de la combinaison de mots plus courts et cumulait les définitions de ces mots plus courts de manière plus restrictives.

J'ai commencé le même boulot pour les kanji japonais en suivant les traits et les combinaisons de traits, à cause du système de classement par traits qui mettait la puce à l'oreille. Quand j'ai vu qu'on pouvait écrire un mot latin au moyen des kanji correspondants aux racines, j'ai réalisé que les 144 racines premières rémaï qui correspondaient avec les mots courts latins avaient toutes les chances de correspondre avec les kanji de base japonais équivalents aux racines latines. Donc j'en ai déduis que le Rémaï avait une chance de traduire toute langue naturelle et donc de servir d'interface pour passer d'une langue à l'autre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Greenheart
Modérateur


Messages : 2137
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: Rémai    Mer 29 Avr 2009 - 18:11

cebelab° a écrit:


...

Qu'est-ce que le primordial latin?

Le primordial est le langage père du Rémai. C'est un langage qui permet de lire un mot comme une phrase et inversement. A l'origine il était fait pour répondre à la question pourquoi un nom "sonne"-t-il mieux pour un héros plutôt qu'un autre nom.

Le primordial latin ajoute deux ou trois lettres / syllabes signifiantes. Mais je l'ai abordé avant mon travail sur la prononciation du latin et l'évolution de l'orthographe du latin au français, donc les lettres signifiantes en question ont toutes les chances de pouvoir être ramenées aux 12 lettres / syllabes du primordial original.

...
Citation :

Greenheart a écrit:
C'est la carte sémantique des 144 racines premières du Rémaï qui provoquent les phénomènes d'intelligence artificielle, parce que cette carte est régulière et continue (pas un seul trou sémantique lorsqu'on combine deux signes-idées ou plus au hasard ou selon un algorithme mathématique même basique).

Alors là, je ne saisis pas exactement le phénomène... Mais c'est encore un des aspects qui rends ton langage encore plus important à étudier à mes yeux, car c'est exactement le genre de langage que je souhaite construire...



Par ailleurs, que signifie "trou sémantique"?

Un trou sémantique, c'est lorsque tu combines deux syllabes ou deux racines et que cela ne correspond à aucun mot du dictionnaire.

Le Français en est plein. Le Japonais en a beaucoup moins, car il existe énormément de mots d'une syllabe, donc on peut reconstituer un syllabaire rien qu'avec des mots d'une syllabe (ou presque). Par contre lorsqu'on passe au niveau au-dessus, et qu'on cherche toutes les combinaisons de kanji, toutes ces combinaisons n'existent pas.

Le Français se prêtait beaucoup plus à ce système de combinaison de racines / suffixes / préfixes tant qu'un pouvoir central n'intervenait pas pour interdire certains mots, comme aujourd'hui via l'Education nationale, l'Académie française et les marchands de dictionnaires (sans oublier les censeurs du JT).


Le contraire d'un trou sémantique serait une continuité sémantique : en Rémaï c'est l'idée que si on fait défiler un signe d'une racine première d'un mot on retombe toujours sur une autre racine première signifiante, et si on fait défiler les racines premières dans un mot composé de deux racines premières, on retombe toujours sur un couple de racines premières signifiantes et ainsi de suite.

Topologiquement, l'ensemble des racines premières peut-être représenté par un carré où si l'on sort par un côté on rerentre immédiatement par un autre et idem pour les coins - donc en réalité c'est une sphère.

...
Citation :

A PROPOS DE UNIVERS FICTIF DU REMAÏ

Greenheart a écrit:
Le Rémaï dispose d'un vocabulaire auto-généré
Je ne comprends pas ce que tu entends par là... Que signifie auto-généré? Je sens que ça va m'intéresser.


Un vocabulaire autogénéré est un vocabulaire qui existe non pas parce qu'on l'a décidé ou relevé ou avalisé, mais parce qu'à partir du moment où les règles de la langue s'applique, le mot existe forcément.

Par exemple dès que deux signes idées parmi les 12 existants forment une racine première et qu'une racine première devient un nom commun sujet parce qu'on lui a ajouté le suffixe '+X ("idé") alors les 144 combinaisons de deux signes suivis de '+X ("idé") forment 144 mots, tous signifiants, tous justes.

La difficulté consiste à connaître ensuite suffisamment bien le français, l'étymologie et les fréquences des mots pour pouvoir relier le bon mot français avec le bon mot Rémaï.

Note bien que si l'on croit que :

(a) "Moi je m'appelle Michael" signifie exactement la même chose que (b) "MIHI NOMEN EST MICHAEL"

On se retrouve très vite avec des gros problèmes, car une correspondance plus fidèle serait :

"EGO ME NOMINO MICHAEL" ("moi je me nomme Michael")
voire même "EGO ME APPELLO MICHAEL"
"
tandis que MIHI NOMEN EST MICHAEL correspond fidèlement à "Mon nom est Michael."

Et cela, ce n'est rien par rapport à la panique qui règne dans le sens des adjectifs ou de tous ces noms qui confondent une activité avec une chose ("un dépassement de voiture", "un dépassement de trois centimètres").

C'est d'ailleurs en faisant ce genre d'expérience qu'on réalise que la majorité des gens ne savent pas ce qu'ils disent exactement, sans que cela les gêne forcément pour se comprendre dans une majorité de cas.


Citation :


...

A PROPOS DE MATHEMATIQUES, HARMONIES ET POESIE REMAÏ

Là, il faut que je reprenne ce thread plus attentivement, car je n'ai pas tout suivi. Me semble très intéressant, aussi.

Par contre, en le survolant, j'ai constaté une large proéminence de sons "é". Les mots doivent être assez dur à se rappeler et à différencier, non?

C'est en réalité un choix de traduction dans la plupart des cas que d'utiliser un son "é", "a" ou "eu/ü" pour terminer un mot Rémaï dans une traduction d'une autre langue. Notamment intervient la nécessité de respecter le rythme et la disposition des rimes du poème original.

Le vrai problème est qu'en Rémaï une rime est forcément une correspondance de sens évidente (mêmes consonnes, mêmes idées) alors que dans une langue naturelle, la correspondance de sens est à reconstruire pour le lecteur (les bribes qui riment composent un second texte qu'il faut lire à part, et il faut renommer les sensations nées de la déclamation de ces bribes pour comprendre ce que le poète ou son inconscient est en train de nous dire).

J'ignore encore jusqu'à quel point la poésie Rémaï se dissocie de la prose Rémaï. Apparemment, une poésie Rémaï suivrait une répartition des idées sous forme de motifs, et serait basée sur la richesse des idées (= racines) et les cycles qu'elles forment. Il se peut aussi qu'elle suive directement une correspondance graphique ou musicale puisqu'il est possible de transformer directement un texte Rémaï en sensations visuelles ou en musique.

Citation :


Par ailleurs, je ne comprends pas trop le fonctionnement des voyelles en rémaï. Y a t il un endroit ou tu expliques ça?

Tout au début des cours résumés : le A et le E ne sont pas signifiants en eux-mêmes, par opposition au I et au O. En revanche, ils se prononcent en fonction des signes de ponctuation rémaï long, court et pas de signes. De ce fait le A en position finale devient plus ou moins marque du féminin avec un adoucissement de la consonne qui précède, le E ("é") devient marque du neutre / indifférent et le "eu" / "ü" (e muet) devient marque du masculin, avec un durcissement de la consonne qui précède.


Dernière édition par Greenheart le Ven 8 Mai 2009 - 0:52, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
cebelab



Messages : 190
Date d'inscription : 08/04/2009
Localisation : NANCY

MessageSujet: Re: Rémai    Sam 2 Mai 2009 - 19:29

Merci pour toutes ces précisions. Cela me semble décidément très intéressant comme approche idéolinguistique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Greenheart
Modérateur


Messages : 2137
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: Rémai    Mar 26 Mai 2009 - 17:18

cebelab° a écrit:
Merci pour toutes ces précisions. Cela me semble décidément très intéressant comme approche idéolinguistique.

Merci de ton intérêt pour le Rémaï.

***

Je viens de poster les premiers chapitres de la méthode fréquentielle de Rémaï 16.

Les nouveautés du Rémaï 16 sont :

1. L'interfaçage direct entre les mots les plus fréquents du français et du Rémaï.

2. La confusion entre les racines de tête et les déterminants principaux. De ce fait, le vocabulaire à tête des versions précédentes change de sens, et de nouveaux déterminants accessoires apparaissent.

3. Les règles de ponctuation, c'est à dire d'usage et de lecture des signes courts et longs changent. Les mots sont plus rapides à écrire et leur classe est identifiable rien qu'au nombre de caractères. Le signe code entrant * et le signe code sortant ° permettent de lever toute confusion entre un mode et un autre mot.

4. La prononciation est passée du rémaï natif au rémaï courant. Il est désormais possible de dresser un dictionnaire REMAI / FRANCAIS phonétique. La voyelle "ü" sert désormais d'alternative au "e" muet.

5. Les règles de lecture et la grammaire du Rémaï sont compatibles avec le Rémaï aléatoire, c'est à dire la lecture d'un texte produit en combinant les signes rémaï soit complètement au hasard, soit dans des structures grammaticalement vide. Le résultat est toujours un discours cohérent semblant venir d'un interlocuteur réel, alors que ce n'est pas le cas.

6. Le Rémaï semble avoir retrouvé les propriétés du Primordial, son langage père, c'est à dire que la traduction au plus juste (pas pas forcément au plus court ou au plus courant) d'un mot étranger semble être réalisable rien qu'en reprenant les sons qui le compose, et en les redistribuant selon les règles du Rémaï à l'intérieur d'un mot Rémaï.

J'ouvrirai un sujet dédié si cela se confirme.

7. Toutes les propriétés des versions précédentes semblent conservée. Je n'ai cependant pas encore testé ce qui arrive quand la traduction FRANCAIS / REMAI est automatisée, c'est à dire que l'on bascule sans réflexion un texte en français vers un texte rémaï en ne se basant que sur un dictionnaire FRANCAIS / REMAI.

Trois dictionnaires sont en cours d'élaboration, en suivant la progression du cours fréquentiel :

FRANCAIS / REMAI / PRONONCIATION REMAI FRANCISEE ;
REMAI / PRONONCIATION REMAI F. / FRANCAIS ;
PRONONCIATION F. / REMAI / FRANCAIS.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
cebelab



Messages : 190
Date d'inscription : 08/04/2009
Localisation : NANCY

MessageSujet: Re: Rémai    Lun 1 Juin 2009 - 7:07

Salut Greenheart

Questions à propose du vocabulaire induit par le rémaï.

...

Y-a-t-il régulièrement plusieurs mots qui apparaissent pour désigner quelque chose?

Par exemple, comment dirait-on "sable"?

Peux tu décrire le processus qui t'amène au mot rémaï résultant? Y en a-t-il un seul qui se dégage forcément, faut-il a un moment donné faire un choix arbitraire quand au choix de ce mot parmi plusieurs possibilités, ou alors tous les mots qui résultent sont potentiellement corrects, et ne peuvent signifier QUE "sable"?

Et comment ferais tu la différence, lors de la construction du mot entre "sable" et, par exemple, "poussière", ou encore "grain", "poudre de roche", "granule de silice"?

Est-ce que, en somme, la recherche de vocabulaire implique forcément de se renseigner sur la nature précise de ce que tu cherches à désigner en rémaï, et donc à ne pas s'arrêter sur une description grossière de ce que l'on voit?

...

A ce moment, comment désigner les choses dont on ne connais pas (encore) la nature, la substance, etc.? Peut-on assigner un mot "temporaire" en attendant d'en savoir plus sur l'inconnu en question? Un mot est-il susceptible d'être modifié dans le temps, d'évoluer en même temps que les connaissances que l'on à de la chose décrite? Y-a-t-il une catégorie spécifique pour des mots "temporaires"?

...

De plus, pour revenir dans la matière si ça ne t'embête pas, comment dirais-tu, si le besoin se présentait (il se présente, d'ailleurs Smile ), et sous quel angle la logique du rémaï impliquerait de différencier ce qui suit:

"substance", "matière", "anti-matière"

"particule élémentaire"
"fermion", "boson" (catégories de particules élémentaires)
"photon", "quark", "électron", "positron" (ou "anti-électron", alter-égo antimatière de l'électron -> même taille, même poids, charge électrique inversée)

"particule composite"
"noyau" (électronique)
"atome" (ensemble stable de particules élémentaires articulés autour d'un noyau)
"molécule" (ensemble stable d'atomes)

...

Dans la mesure ou l'on ne possède pas, à ma connaissance, de savoir absolu, il y a à mes yeux quelque chose de difficile à résoudre ici, dans le cadre de ma tentative d'idéolangue "auto-sémantique". Donc si tu as déjà rencontré la problématique, je serais curieux de voir comment tu as abordé les réflexions à ce sujet.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Greenheart
Modérateur


Messages : 2137
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: Rémai    Jeu 4 Juin 2009 - 23:57

cebelab° a écrit:
Salut Greenheart

Questions à propose du vocabulaire induit par le rémaï.

Dans la mesure ou l'on ne possède pas, à ma connaissance, de savoir absolu, il y a à mes yeux quelque chose de difficile à résoudre ici, dans le cadre de ma tentative d'idéolangue "auto-sémantique". Donc si tu as déjà rencontré la problématique, je serais curieux de voir comment tu as abordé les réflexions à ce sujet.

Un début de réponse, en attendant de pouvoir te répondre je l'espère plus complètement ce week-end.

***

La clé du vocabulaire Rémaï est qu'il code par nature même de ce langage la définition des mots et non pas le mot lui-même : tu peux trouver des centaines de mots (articulés ou écrits) pour désigner le même objet, être, idée, mais le nombre de définitions que tu peux créer pour décrire le même objet, être, idée est beaucoup plus limité, à partir du moment où la définition est bien sûr pertinente, et non une boucle logique.

Le fait est également que lorsque la définition change, tu te retrouves non pas avec un mot différent mais bien un objet, être ou idée différent, même si la différence peut complètement échapper à la traduction : c'est le problème de l'interfaçage.

Lorsque tu prends les mots "chose", "truc", "machin", tu peux considérer que tu pointes vers la même idée, le même objet, le même concept.


***

En réalité, si tu regardes l'historique "absolu" du mot (pas seulement celui des dictionnaires étymologiques de différentes sources, différentes époques, mais également toutes les prononciations possibles du même mot et à quelles définitions elles-mêmes, si on ne se base que sur ce qu'on entend ou encore que sur l'objet concret, ou la passerelle symbolique que le mot construit), tu réaliseras vite que les mots "chose", "truc" ou "machin" ne pointent pas du tout vers la même idée, le même objet, le même concept, mais vers des galaxies différentes, qui se croisent à un moment donné dans un secteur qui correspond à l'idée, l'objet, le concept vague que certains voudront exprimer en prononçant l'un de ces trois mots.

***

En conséquence, ce qui se passe quand tu commences à interfacer le vocabulaire induit Rémaï avec le vocabulaire d'une langue naturelle, c'est que les mots les plus simples pour évoquer des notions dont tu as le plus souvent besoin n'existent en général pas tels quels dans le français, ou alors se retrouvent dans des mots dont les français ont oubliés depuis longtemps la signification exact, comme "déjà", "aussi" etc.


***

Ce qui existe en revanche en français (et ailleurs), ce sont des mots qui à l'origine ont une signification plus compliquée, plus précise, plus métaphorique etc. qui devraient pointer vers des mots Rémai plus courts, mais parce qu'ils sont pris pour une signification plus simple contenue dans leur signification plus complexe, vont être associé dans le cours fréquentiel avec le mot Rémaï qui correspond à cette signification plus simple, mais pas à la signification plus complexe.

Pour arriver à mieux saisir ces significations "plus simples" et "plus complexes", je passe pratiquement toujours par une traduction multilingue et multi-époque. Par exemple je remonte toujours au latin, je cherche dans l'ancien français, et je compare avec l'anglais, le japonais et parfois dans plusieurs autres dictionnaires pour voir comment, d'un groupe de notions aggloméré en français, j'arrive peu à à peu à retrouver certaines notions "élémentaires".

***

Une méthode assez surprenante de retrouver une des traductions Rémaï d'un mot quelconque est d'utiliser les propriétés du Primordial qui ont apparemment survécue dans le Rémaï : tu commences par coder toutes les parties du mot qui correspondent à des mots outils Rémaï comme la terminaison d'adjectif, de verbe, de nom - souvent "baroques" en français, ainsi que la tête du mot Rémaï correspondant au rôle que tu fais jouer à l'objet / être / idée que tu veux décrire, dans le monde qui t'entoure.

> Apiculteur > Personne s'occupant des abeilles (culture française) / Personne s'occupant du miel (culture romaine).
Dans les deux cas, la traduction Rémaï a toute les chances de commencer par X ("dé", tête du déclencheur de l'action, qui correspond ici au suffixe "eur") et de se terminer par +X ("idé", suffixe de nom sujet), complété par la marque de possesseur masculin '7' ("él") si tu appliques le principe de féminisation des noms (si tu avais parlé d'une femme, il fallait dire "apicultrice".

A partir de ce squelette, tu peux quasiment reconstituer ce qui manque au mot en recodant les racines latines utilisées, en sachant que pour passer du Rémaï au Latin il faut retrouver le couple de consonnes (semi consonnes) inversée qui va donner la racine première de sens compatible avec la définition. Il faut souvent faire plusieurs essais à cette étape, mais on retrouve d'habitude très vite alors deux à trois mots Rémai possibles voire très probables.

***

La dernière étape prend beaucoup plus de temps : Tous les mots Rémaï pouvant signifier le mot qui t'intéressent sont en concurrence avec d'autres mots qui "poussent" pour occuper une place qui leur reviendrait davantage. C'est surtout vrai pour les mots courts. Si cela n'empêche jamais de communiquer (en Rémaï, on dit toujours ce que l'on pense : si c'est équivoque, il est évident que ce que l'on dit est équivoque), c'est à la traduction (l'interfaçage) que les choses se corsent, tout simplement parce qu'il est extrêmement rare que ici et maintenant un locuteur français (par exemple) réalise déjà ce qu'il est précisément en train de dire et d'impliquer quand il utilise un mot français.

***

Il existe en fait très probablement un Rémaï français, qui va associer des mots français à des mots Rémaï qui seront moins employés par des gens utilisant un Rémaï anglais, ou un Rémaï japonais, qui eux associent des mots anglais ou japonais à d'autres mots Rémaï pour désigner les "mêmes" notions selon le dictionnaire. En réalité, ce ne sont pas exactement les mêmes notions. En revanche, l'usager du Rémaï anglais ou du Rémaï japonais pourra parfaitement comprendre les mots Rémaï que préfèrera utiliser l'usager français - encore une fois parce qu'un mot Rémaï est défini par les signes qui le composent.


***
Citation :

Y-a-t-il régulièrement plusieurs mots qui apparaissent pour désigner quelque chose?

***

Oui, toujours, dès qu'on dépasse les mots outils et jusqu'à ce qu'on arrive au vocabulaire ultraspécifique qui ne souffre aucun synonyme. Parce que ce n'est pas la chose qui est codée directement par le rémaï mais la vision que s'en fait le locuteur (traducteur) : si tu veux parler de miel en le qualifiant de "chose suave" (sucrée) tu te retrouves avec la racine qui correspond à suave.

S'ajoute à ce mécanisme le système des têtes, qui vont préciser, une fois ta racine (tes racines) dotées de tête si tu parles d'une personne, d'un outil, d'un résultat etc.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Greenheart
Modérateur


Messages : 2137
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: Rémai    Jeu 4 Juin 2009 - 23:57

(Post découpé pour cause de dépassement de la limite de longueur autorisée)


Citation :

Par exemple, comment dirait-on "sable"?

Peux tu décrire le processus qui t'amène au mot rémaï résultant? Y en a-t-il un seul qui se dégage forcément, faut-il a un moment donné faire un choix arbitraire quand au choix de ce mot parmi plusieurs possibilités, ou alors tous les mots qui résultent sont potentiellement corrects, et ne peuvent signifier QUE "sable"?


Tous les mots qui résultent sont potentiellement corrects. Le problème est que, même en français (et dans n'importe quel autre langue naturelle) il est possible d'appeler "sable" quelque chose qui n'aura pas grand chose à voir avec le "sable" que tu imagines. En Rémaï tu vas donc avoir autant de "sable" que ce que tu peux avoir à l'idée quand tu commences à utiliser ce mot en français.

***

Pour retrouver le / les mots Rémaï correspondants, la première étape consiste à vérifier à quoi ressemblent les définitions de "sable" dans divers dictionnaires, en commençant par ceux qui renvoient à l'étymologie de ce mot et / ou à son usage à différentes époques. Puis on enchaîne en vérifiant si par hasard le mot "sable" français ne correspond pas à plusieurs mots étrangers, ou si dans les traductions de "sable" dans d'autres langues, on ne trouve pas des notions qui ne figuraient pas a priori dans la définition française.

***

> Le robert historique d'Alain Rey pointe vers Sabvlvm en latin, qui va désigner une matière granuleuse (à gros ou à petits grains, première divergence) mais également l'étendue de sable, selon le principe de la partie prise pour le tout - ce qui nous indique au passage quelle abstraction fait pendant à la définition concrète de "sable". Notez bien qu'il faut toujours croiser les étymologies, cela peut réserver de très grosses surprises.

*** A cause du suffixe VLVM, le latin dégage automatiquement deux pistes : SABVLVM est un diminutif, qui cache un mot qui doit ressembler à SABVM ou l'une de ses variantes. L'étape suivante est donc d'essayer de retrouver tous les mots latins qui commence par SAB, et de vérifier leur définition pour voir lesquelles sont compatibles avec la matière granuleuse ou l'étendue granuleuse.

***

Mes recherches sur les différentes prononciations du latin m'alertent également sur le fait que SAB peut très bien être ZAB, SAP, ZAP, SEP, SEB, mais aussi SAV, ZAV, SEV, SEV, et même SAF, ZAF, SEF, etc. Toutes les variantes de prononciations "approximatives" qui ont pu devenir populaire à un moment pour désigner un objet proche de "sable / grain", à moins que "sable / grain" cache une notion plus ancienne à partir de laquelle la notion de "sable / grain" s'est détachée, via une variante de prononciation populaire et facile à distinguer à l'oreille des autres prononciations conduisant à d'autres interprétations. Il me faudra donc vérifier toutes les définitions des mots contenant ces prononciations et leurs variantes si je veux en avoir le coeur net.

***

> Le dictionnaire de latin Bordas Goelzer pointe vers les mots suivants :

SABAJA (le J n'existant pas, il faut corriger SABAIA) : tisane d'orge, boisson des pauvres en Illyrie. On note que l'Orge peut produire un "sable", soit par l'accumulation de grains d'orge, soit par le broyage de ces grains en farine, soit encore lorsde la récolte de l'orge, par battage : c'est un point de contact sémantique avec la définition de "sable / grain".

SABAIARIVS, buveur de tisane... (cf. mot précédent, noter qu'on peut en déduire ce que signifie le suffixe ARIVS, et que celui-ci correspond à la tête rémaï < ("ré", qui profite, bénéfie, reçoit). Rien de neuf au niveau sémantique pour les racines.

SABBATARII, pluriel de SABBATARIVS, celui qui profite du sabbat. Le mot confirme le suffixe ARIVS et indique que le A de SABAIA a de grandes chances de se prononcer "ai", "ê" ou "é", mais certainement pas "a" : dans le cas contraire, un interlocuteur latin aurait tendance à croire que le SABAIA est la boisson du sabbat, ce qui est peu vraisemblable, et par ailleurs le redoublement de la consonne semble indiquer une voyelle "forte", "accentuée" "a" par opposition à son équivalent "faible" "ai".

Je passe sur tous les mots dérivés de SABBATVM, sabbat, en notant toutefois que le mot SABBAT se prononce aussi SHABBA. SABBATVM semble pointer à ce stade vers quelque chose qui n'a rien à voir avec "sable". Cela ressemble aussi à un mot importé, donc doté d'une prononciation et d'une orthographe non latine, qu'il faudrait reconstituer avant toute chose : quelle est la partie en effet de SABBAT qui ne serait en réalité qu'un marqueur grammatical et correspondrait en fait à un suffixe ou une racine de tête Rémaï ?

***

SABLO voir SABVLO. Nous y voilà.

SABVLETVM, endroit sablonneux / Sablière. Cohérent avec le suffixe ETVM, qui représente un lieu. L'équivalent en Rémaï est la tête L ("sé"). Je note aussi par rapport à ce que j'ai déjà vu dans mes recherches sur la prononciation du latin, que le V a toutes les chances de ne pas se prononcer. Ce sentiment semble être confirmé par la graphie SABLO, concurrente de SABVLO et par les tests de prononciation rapide. Par contre, je ne sais pas pour l'instant si le A se prononcera accentué ("a") ou non ("ai" / "é") ou les deux.

SABVLO : gros sable, gravier. C'est la notion de "sable / gros grain" ou "sable / grain" basique, tandis que le SABVLVM donné par le Robert correspond en réalité à la notion de "sable / petit grain" (proche de "poudre" au niveau aspect physique) qui en latin est dérivé de "sable / gros grain". Si le V ne se prononce pas, il faut entendre à ce stade de l'exploration "sâblou", O "ou" étant la terminaison de nom sujet qui correspond au suffixe rémaï +X ("it" ou "idé").

***

Si j'utilise le Rémaï comme le Primordial, le champ des racines premières qui peuvent correspondre au "sable / gros grain" latin tourne autour des combinaisons des signes idées L ("s / z"), A ("b / p") avec une possible bascule vers le V ("v" / "f"), 7 ("lé"). Habituellement en latin, la combinaison se fait en partant de la fin du mot : je cherche donc dans les racines premières au niveau des combinaisons 7A ("Léba") / A7 ("Béla") ou LA ("Séba") / AL ("Bésa") ou encore L7 ("séla") / ("lésa"), et si le b bascule vers le v, je dois vérifier 7V ("Léva") / V7 ("Valé") ou LV ("Séva") / VL ("Vésa).

Cette démarche oriente mes recherches mais ne garantit en rien que je vais tomber sur des "racines" qui correspondent aux différents objets / idées qui peuvent être liés à ce que recouvre le mot "sable" français.

***

Sauf qu'un tour dans la table des racines premières Rémaï (en particulier la progression double, très pratique pour cet usage) fait que je me retrouve immédiatement avec des points de contact sémantique de partout :

A7 ("Béla") correspond à l'idée de caresse, soit la sensation du "sable caressant", contact plus ou moins doux sur la peau du point de vue de celui qui est en contact / la racine inverse 7A ("Léba") correspond à l'idée de "plénitude" ou masse caressante).

7A ("Séba") correspond à l'idée de l'animal, la bête, donc près de la boue, donc du sable mouillé) / La racine inverse AL ("Bésa") correspond à l'idée de suiffer, de sécrétion animale, donc l'idée de masse grumeuleuse, qui correspond encore au sable mouillé.

7L ("Lésa") correspond à l'idée de changement, d'évolution, de métamorphose, or le sable est une substance changeante, épousant les formes de là où on le déverse, pouvant être modélé s'il est mouillé et en prime sert à mesurer le temps à l'aide de sablier. / L7 ("Séla"), la racine inverse correspond à ce qui sec, tanné, mis à séché, racorni, ce qui colle avec l'idée de sécheresse des étendues sableuses, ou encore du grain mis à sécher.

7V ("Léva", voile, volute, feuille) / V7 ("Véla", mouvement de flottement, de drapeau) pourrait correspondre également à la notion si on pense aux volutes de sables soulevés par le vent ou aux dessins des rides des dunes, ou encore au fait que le sable peut voiler / draper / parer c'est à dire recouvrir et cacher une autre surface, qui sans le sable serait "nue".

LV ("Séva") est la racine de la couleur, et certains "sables" sont particulièrement fameux pour avoir servi de teinture ou de matériaux colorants, comme l'ochre. / L'inverse V7 ("coutûmier, traditionnel") etc. correspond au rite de la Mandala par exemple, qui consiste à dessiner rituellement des motifs sacrés à l'aide de sable.

A ce stade des recherches, les 10 racines citées peuvent toutes désigner un objet / une idée qu'évoque le mot "sable" en français. Il se peut qu'il en apparaissent d'autres.

Et ce sont toutes des racines qui correspondent à des possibilités de prononcer le mot latin qui a apparemment donné le mot français "sable".

***

En revanche, ce n'est pour l'instant pas le cas d'une autre racine première prise au hasard comme 7< ("Léré"), associée au langage, discours, c'est à dire la pensée exprimée. Dans ce cas, zéro points de contact sémantique direct. Si on veut exprimer l'idée en Rémaï de "dire avec du sable", il est probable que l'on va combiner la racine 7< en position finale avec une autre racine première qui va ramener la notion de "sable" telle que le locuteur comprend ce mot "sable" en français.

***


Il est tard, je reprendrai ce post ce week-end si j'en ai le temps...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
cebelab



Messages : 190
Date d'inscription : 08/04/2009
Localisation : NANCY

MessageSujet: Re: Rémai    Mer 10 Juin 2009 - 14:44

Merci pour ces explications intéressantes.

Ci-après les questions que ça a soulevé en les lisant.

...

Citation :
La clé du vocabulaire Rémaï est qu'il code par nature même de ce langage la définition des mots et non pas le mot lui-même
Oui, c'est bien ce que j'avais cru comprendre,et d'ailleurs, d'où mon intervention.

En fait, pouvoir communiquer en Rémaï implique de maitriser complètement et parfaitement les règles du langage, et les sens des caractères de base (ce qui n'est pas le plus dur des deux je pense). Il faut aussi avoir une certaine créativité et vivacité d'esprit pour s'exprimer a une vitesse normale, je suppose.

Finalement, c'est un peu non seulement chaque culture, qui aura un rémaï qui lui est propre, mais aussi chaque locuteur! Ce serait vraiment intéressant je pense, qu'il y ait plusieurs personnes connaissant le rémaï, si possible des locuteurs natifs de langues différentes, qui écrivent des textes, fassent des traductions, etc., et les échangent avec les autres locuteurs, pour déterminer si un tel mode d'expression reste utilisable en interface entre plusieurs cultures, et même plusieurs personnes, sans qu'il n'y ait de perte de compréhension.

Disons pour résumer, jusqu'à quel point les métaphores quotidiennes (et permanentes) d'une culture donnée, puis d'un locuteur donné, seront comprises par une autre culture ou un autre individu?

Si alors la compréhension reste globalement universelle, c'est proprement génial, car bien que ne m'ettant pas encore vraiment lancé dans l'aventure, je n'ai pas l'impression que le rémaï soit compliqué à apprendre... Il y a ce que représentent les 12 signes,puis les règles à maitriser, après, il s'agit surtout d'en comprendre la logique.

Citation :
En conséquence, ce qui se passe quand tu
commences à interfacer le vocabulaire induit Rémaï avec le vocabulaire
d'une langue naturelle, c'est que les mots les plus simples pour
évoquer des notions dont tu as le plus souvent besoin n'existent en
général pas tels quels dans le français, ou alors se retrouvent dans
des mots dont les français ont oubliés depuis longtemps la
signification exact, comme "déjà", "aussi" etc.
En somme, en dehors de ça, il y a une sorte de rémaï idéal (dans le sens mathématiques du terme), universel, qui désigne chaque chose,chaque concept, par sa définition absolue. Et ce serait ce rémaï que chaque savant tenterait d'atteindre au long de sa vie.

Par ailleurs, il y aurait les rémaïs dialectaux, propres à chaque culture, mais aussi propre à chaque individu (toutes proportions gardées vis-à-vis de la culture de l'individu), plus métaphoriques peut-être, moins sémantiquement idéaux (ou moins proche de l''idéal sémantique plutôt), mois absolu que le rémaï scientifique (incluant bien sûr sciences humaines, sociales, cognitives, philosophiques et dures ou exactes), mais cependant, malgré les différennces de plans ces rémaïs devraient être inter-compréhensibles (sur le plan linguistique,et non philosophique, tout comme dans les langues naturelles, ou l'on peut savoir ce que le mot qui représente un concept veut dire, sans pour autant maitriser le concept).

Citation :
Pour arriver à mieux saisir ces significations
"plus simples" et "plus complexes", je passe pratiquement toujours par
une traduction multilingue et multi-époque. Par exemple je remonte
toujours au latin, je cherche dans l'ancien français, et je compare
avec l'anglais, le japonais et parfois dans plusieurs autres
dictionnaires pour voir comment, d'un groupe de notions aggloméré en
français, j'arrive peu à à peu à retrouver certaines notions
"élémentaires".
Oui, finalement,quelque soit les langues dans lesquelles tu recherches les définitions, finalement,c'est uniquement un travail de recherche sémantique, afin de dégager les concepts "universels" suceptibles de composer les mots rémaï en étant compris partout.

Citation :
A ce stade des recherches, les 10 racines citées
peuvent toutes désigner un objet / une idée qu'évoque le mot "sable" en
français. Il se peut qu'il en apparaissent d'autres.
Oui, mais est-ce suffisamment précis pour être compris? Je veux dire: pas en interne à la culture qui aura l'habitude de désigner du sable par tel ou tel moyen métaphorique, mais en utilisation trans-culturelle, ou formelle?

En fait c'est ce que tu disais, cette méthode est adaptée pour l'interfacage avec les langues naturelles, mais surement moins pour former (ou déterminer) les mots d'un rémaï formel, ou scientifique, qui pourrait quant à lui, par contre, servir de langue oligosynthétique qui pourrait servir de base pour élaborer la mathématique philosophique que désiraient Descartes et Leibniz.

Citation :
En revanche, ce n'est pour l'instant pas le cas
d'une autre racine première prise au hasard comme 7< ("Léré"),
associée au langage, discours, c'est à dire la pensée exprimée. Dans ce
cas, zéro points de contact sémantique direct.
Encore que, ça dépend, car j'en vois autant dans l'une que dans l'autre: le language, le discours, ca peut très bien être dit dans le sens que les mots sont un peu les grains de sables de la pensée... Je vois ici autant de point de contacts que quand on utilise par exemple en français ou en anglais les mots "flot", "débit", "flux" ou "flow" pour désigner un "écoulement" de parole, qui pourraient très bien être associé à l'écoulement du sable dans le sablier, justement.

Pour moi, les dix racines doubles que tu as cité pour exemple sont tout autant métaphoriques et flouuues pour désigner du sable:
Citation :
7A ("Séba") correspond à l'idée de l'animal, la
bête, donc près de la boue, donc du sable mouillé) / La racine inverse
AL ("Bésa") correspond à l'idée de suiffer, de sécrétion animale, donc
l'idée de masse grumeuleuse, qui correspond encore au sable mouillé.
Citation :
7V ("Léva", voile, volute, feuille) / V7
("Véla", mouvement de flottement, de drapeau) pourrait correspondre
également à la notion si on pense aux volutes de sables soulevés par le
vent ou aux dessins des rides des dunes, ou encore au fait que le sable
peut voiler / draper / parer c'est à dire recouvrir et cacher une autre
surface, qui sans le sable serait "nue".
Faut avoir l'esprit affuté, pour y penser au cours d'une conversation à vitesse normale quand même Laughing

Citation :
LV ("Séva") est la racine de la couleur, et
certains "sables" sont particulièrement fameux pour avoir servi de
teinture ou de matériaux colorants, comme l'ochre. / L'inverse V7
("coutûmier, traditionnel") etc. correspond au rite de la Mandala par
exemple, qui consiste à dessiner rituellement des motifs sacrés à
l'aide de sable.
Justement,au cours d'une conversation, comment différencier alors que tu parles de sable, de pigment, ou de colorant en poudre?

Citation :
A ce stade des recherches, les 10 racines citées
peuvent toutes désigner un objet / une idée qu'évoque le mot "sable" en
français. Il se peut qu'il en apparaissent d'autres.
Mais aucune ne désigne vraiment le sable,en tant que "le sable de la plage", "le matériau qui recouvre les plages, les bords de mer, qui sillone et délimite les côtes", et uniquement ceci...

Faut-il alors faire un mix de ces racines, faire une composition appropriée au niveau de précision requis dans le contexte? Ou ces racines sont-elles destinées à être utilisées seules, de manière autonome, avec l'espoir que le récepteur comprendra de quoi il s'agit?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Greenheart
Modérateur


Messages : 2137
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: Rémai    Sam 13 Juin 2009 - 0:03

Tout à l'heure sur F2, dans le Café littéraire, Daniel Tammet en répondant à la question "comment avez-vous fait pour apprendre le français en 10 jours" a décrit les principes de base du Rémaï : "J'ai essayé d'apprendre le français dans ma jeunesse à l'école : je suis, tu es... ça ne marchait pas. Plus tard, j'ai remarqué que tous les mots qui commençaient par Lu avait un rapport avec la lumière : j'ai suivi la toile d'araignée des mots et ça a marché"...

Deux minutes plus tard, il illustre comment on peut intuitivement retrouver le sens de mots de langues rares à cause de leur sonorité, et ce sont alors les principes du Primordial qui sont évoqués : un des invités approuve et évoque les sensations que provoque l'articulation qui influenceraient le sens du mot prononcé : c'est le Primordial.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Tammet
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Greenheart
Modérateur


Messages : 2137
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: Rémai    Sam 13 Juin 2009 - 1:54

cebelab° a écrit:
Merci pour ces explications intéressantes.

Explications non achevées Wink


cebelab° a écrit:

Ci-après les questions que ça a soulevé en les lisant.

...

Citation :
La clé du vocabulaire Rémaï est qu'il code par nature même de ce langage la définition des mots et non pas le mot lui-même
Oui, c'est bien ce que j'avais cru comprendre,et d'ailleurs, d'où mon intervention.

En fait, pouvoir communiquer en Rémaï implique de maitriser complètement et parfaitement les règles du langage, et les sens des caractères de base (ce qui n'est pas le plus dur des deux je pense). Il faut aussi avoir une certaine créativité et vivacité d'esprit pour s'exprimer a une vitesse normale, je suppose.


Comme toute langue, il faut pratiquer. Je pense que dans la réalité, il n'y a pas besoin de plus de créativité ou de vivacité d'esprit que pour toute autre langue, et vu la vitesse avec laquelle le Rémaï entre en concurrence avec la langue maternelle, il y aurait fort à parier que le Rémaï permet de s'exprimer à vitesse normale beaucoup plus rapidement que toute autre langue naturelle à cette heure.

Reste à tester cette hypothèse, bien entendu : c'est pour cela que j'ai commencé à imiter les méthodes de langues naturelles qui poussent à la pratique et que je travaille sur l'approche fréquentielle.



cebelab° a écrit:


Finalement, c'est un peu non seulement chaque culture, qui aura un rémaï qui lui est propre, mais aussi chaque locuteur! Ce serait vraiment intéressant je pense, qu'il y ait plusieurs personnes connaissant le rémaï, si possible des locuteurs natifs de langues différentes, qui écrivent des textes, fassent des traductions, etc., et les échangent avec les autres locuteurs, pour déterminer si un tel mode d'expression reste utilisable en interface entre plusieurs cultures, et même plusieurs personnes, sans qu'il n'y ait de perte de compréhension.

Disons pour résumer, jusqu'à quel point les métaphores quotidiennes (et permanentes) d'une culture donnée, puis d'un locuteur donné, seront comprises par une autre culture ou un autre individu?

Normalement, la compréhension doit être totale, à tous les niveaux, puisque le locuteur Rémaï ne peut s'exprimer sans expliquer ce qu'il est en train de dire : s'il s'exprime en langue de bois, il dira qu'il s'exprime en langue de bois. S'il insulte, il livrera tous les détails de ce que signifie son insulte, et s'il exprime en termes vagues, son mot dira de lui-même qu'il est vague.

L'information manquante ou redondante saute aux yeux et aux oreilles en Rémaï, ce qui explique la fonction correctrice de traduction du Rémaï : un mauvais traducteur produira un énoncé qui déformera les paroles de l'auteur au moment de la phrase. A l'échelle du texte traduit en Rémaï, ces déformations apparaîtront, comme lorsque j'avais tenté de traduire la légende de Babel dans la traduction française proposée, qui avait un passage où le traducteur confondait la brique et le ciment de l'époque pour coller les briques. Lorsque j'avais pu accéder à la version latine approuvée par le Vatican, l'erreur n'y était pas.

cebelab° a écrit:


Si alors la compréhension reste globalement universelle, c'est proprement génial, car bien que ne m'ettant pas encore vraiment lancé dans l'aventure, je n'ai pas l'impression que le rémaï soit compliqué à apprendre... Il y a ce que représentent les 12 signes,puis les règles à maitriser, après, il s'agit surtout d'en comprendre la logique.

Il faut tester et me donner ton avis. Attends cependant que j'ai terminé de poster la méthode fréquentielle pour les 100 mots français les plus fréquents (et plus), puis chronomètre-toi.


cebelab° a écrit:


Citation :
En conséquence, ce qui se passe quand tu
commences à interfacer le vocabulaire induit Rémaï avec le vocabulaire
d'une langue naturelle, c'est que les mots les plus simples pour
évoquer des notions dont tu as le plus souvent besoin n'existent en
général pas tels quels dans le français, ou alors se retrouvent dans
des mots dont les français ont oubliés depuis longtemps la
signification exact, comme "déjà", "aussi" etc.
En somme, en dehors de ça, il y a une sorte de rémaï idéal (dans le sens mathématiques du terme), universel, qui désigne chaque chose,chaque concept, par sa définition absolue. Et ce serait ce rémaï que chaque savant tenterait d'atteindre au long de sa vie.


Je ne le crois pas : j'ai plutôt l'impression d'être tombé sur un "sous-langage", ou un "langage machine" du cerveau, conséquence logique de l'évolution des langages. En me basant sur comment a réagi mon propre cerveau (mes rêves etc.), j'ai l'impression que le Rémaï sert de passerelle immédiate entre le cerveau "gauche" et le cerveau "droit", le logique et l'émotionnel, ou le conscient et l'inconscient etc.


cebelab° a écrit:

Par ailleurs, il y aurait les rémaïs dialectaux, propres à chaque culture, mais aussi propre à chaque individu (toutes proportions gardées vis-à-vis de la culture de l'individu), plus métaphoriques peut-être, moins sémantiquement idéaux (ou moins proche de l''idéal sémantique plutôt), mois absolu que le rémaï scientifique (incluant bien sûr sciences humaines, sociales, cognitives, philosophiques et dures ou exactes), mais cependant, malgré les différennces de plans ces rémaïs devraient être inter-compréhensibles (sur le plan linguistique,et non philosophique, tout comme dans les langues naturelles, ou l'on peut savoir ce que le mot qui représente un concept veut dire, sans pour autant maitriser le concept).

Le Rémaï a toutes les propriétés d'une langue naturelle : chaque locuteur peut choisir d'utiliser un mot de la manière qu'il le souhaite, ou encore de "manger ces mots" ou de recourir à du verlan, des abreviations cryptiques, du jargon.

Cependant en Rémaï, un cryptage personnel des mots est "transparent" : je ne peux par exemple faire comme dans Galactica et remplaçer "fuck" par "frack" (ou "fudge") sans que le mot n'acquière immédiatement le sens exact des signes qui le composent et ce sens est parfaitement clair.

Si je code directement ces trois mots en Rémaï, le phénomène devrait ce voir : V'>' ("Fuck") transformé en V<_>' ("Frack") ou en V'++S' ("Fudge") pivote de V>' (deux signes plus signe court, donc injonctif) à V<_>' (Déterminant double plus connecteur) ou vers V++S (au sortir du voyage).

Pour utiliser un mot pour un autre, il faut donc utiliser un alphabet de César au niveau des racines premières ou des racines élémentaires par exemple, et convenir avec son interlocuteur d'un signe indiquant à quel moment on se décale dans la carte des 144 racines premières pour exprimer ce que l'on pense réellement.

Cela revient à réapprendre 144 mots Rémaï, ce qui ne devrait pas poser de difficulté vue la vitesse d'apprentissage du Rémaï.

COUPURE DUE A LA LONGUEUR DU POST
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Greenheart
Modérateur


Messages : 2137
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: Rémai    Sam 13 Juin 2009 - 1:54

COUPURE DUE A LA LONGUEUR DU POST

cebelab° a écrit:


Citation :
Pour arriver à mieux saisir ces significations
"plus simples" et "plus complexes", je passe pratiquement toujours par
une traduction multilingue et multi-époque. Par exemple je remonte
toujours au latin, je cherche dans l'ancien français, et je compare
avec l'anglais, le japonais et parfois dans plusieurs autres
dictionnaires pour voir comment, d'un groupe de notions aggloméré en
français, j'arrive peu à à peu à retrouver certaines notions
"élémentaires".
Oui, finalement,quelque soit les langues dans lesquelles tu recherches les définitions, finalement,c'est uniquement un travail de recherche sémantique, afin de dégager les concepts "universels" suceptibles de composer les mots rémaï en étant compris partout.


Cela revient en effet à trouver les définitions existentes dans la langue de départ, puis à les coder en utilisant le filet sémantique tendu par les 144 racines premières, et le système grammatical construit à partir des racines élémentaires et des racines premières. Dès lors que le filet est suffisamment vaste pour attraper toutes les définitions, et que la grammaire parvient à mimer toutes les relations nécessaires au discours, cela ne peut que marcher.

cebelab° a écrit:


Citation :
A ce stade des recherches, les 10 racines citées
peuvent toutes désigner un objet / une idée qu'évoque le mot "sable" en
français. Il se peut qu'il en apparaissent d'autres.

Oui, mais est-ce suffisamment précis pour être compris? Je veux dire: pas en interne à la culture qui aura l'habitude de désigner du sable par tel ou tel moyen métaphorique, mais en utilisation trans-culturelle, ou formelle?

Dès lors qu'une ou plusieurs définitions sont en usage dans la langue naturelle, cela marche automatiquement puisque la culture de l'interlocuteur dispose de la définition en question, déjà associée à l'objet réel ou abstrait que l'on veut décrire.

Si la culture de l'interlocuteur ne dispose pas de la définition ou de l'objet réel, elle va procéder à l'affectation la plus cohérente en fonction du contexte entre la définition transparente proposée par le Rémaï du locuteur ("on recherche quelque chose à propos d'un O cercle qui > tranche, c'est à dire d'un >O, et c'est forcément un outil puisque la racine de tête est > et un nom sujet puisque le suffixe est +X") : tout objet / personne / abstraction qui vérifiera cette définition conviendra jusqu'à ce que la suite des évènements puisse démentir ou confirmer cette manière de comprendre le discours du locuteur.

Note que le français fonctionne pareil : si je te dis "Elle a eu chaud aujourd'hui", tu supposeras que "Elle" est une personne féminine qui a eu de la chance jusqu'à ce que tu découvres que je parles en fait d'une voiture, d'une vieille dame ou d'une drag-queen ou de ma dernière théorie sur les langues que j'ai failli jeter à la poubelle à la suite d'un doute.

cebelab° a écrit:


En fait c'est ce que tu disais, cette méthode est adaptée pour l'interfacage avec les langues naturelles, mais surement moins pour former (ou déterminer) les mots d'un rémaï formel, ou scientifique, qui pourrait quant à lui, par contre, servir de langue oligosynthétique qui pourrait servir de base pour élaborer la mathématique philosophique que désiraient Descartes et Leibniz.

Je ne le crois pas : le Rémaï semble totalement adapté à un langage purement mathématique, purement musical ou purement descripteur de relations chimiques ou moléculaires etc. Le problème pour Descartes et Leibniz est qu'il ne sera pas possible pour leurs suiveurs de se lancer dans des discours du type :

« Après y avoir bien pensé, et avoir soigneusement examiné toutes choses, enfin il faut conclure, et tenir pour constant que cette proposition : « Je suis, j'existe », est nécessairement vraie, toutes les fois que je la prononce, ou que je la conçois en mon esprit. […] Je ne suis donc, précisément parlant, qu'une chose qui pense […] C'est-à-dire une chose qui doute, qui conçoit, qui affirme, qui nie, qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi et qui sent.»


sans que ce discours soit entièrement nettoyé de ses données confuses ou redondantes, sur lesquelles reposent bien des débats philosophiques : je teste immédiatement ce que j'affirme en traduisant un peu vite (donc avec sûrement des erreurs) le début du texte de Descartes.

< A_+<>N, +’ +A_><>N OO_LO+O8O, 8’ 8+VN +’ 7<VN +_7<+8 LL_:
Ré baa_irkam, i yabaakérkam wawa_soiono, nü nivam i lérvam yaalérin sasaa :
En arrière, on a bien mis en ordre, et on a particulièrement bien regardé toutes les choses de toutes les origines, au final, on aboutit et on exprime ce discours étal :

SS* +X’+, 8LOVN’+ °
Héhé iti, nésovami.
Je cite : moi je suis, je me trouve tangible, fin de citation.

<+AN, OO_NO+O7O >’ NNVN V’ <<VN <<+<.
Ribam, wawa_moiolo keu mémvam iné vü rérvam iné rérir?
est promis comme vrai, toutes les fois de diverses origines que l'on l'articule cela ou que l'on le pense parmi ses pensées.

***je vous laisse relever les redondances qui apparaissent chaque fois que Descartes utilise la même racine première pour désigner des rôles tenus dans la phrase par différents objets. Saute également aux yeux qu'il manque des acteurs dans les scènes qui décrit : qui s'engage au juste à ce que l'affirmation soit vraie ? Pourquoi Descartes associe-t-il sans aucun argument une relation décrite "je suis" par un suffixe vide de sens, avec une sensation tactile LOVN ("sovamé"), qui n'a rien à voire avec la parole articulée NNVN ou la pensée formée <<VN ? Les généralisations artificielles sautent également aux yeux à travers tous ces OO_ et ces pluriels doubles qui ne correspondent à rien. A la décharge de Descartes, son propos est pris "en pleine marche", donc hors contexte : peut-être des réponses se trouvent avant dans le texte original.


cebelab° a écrit:



Citation :
En revanche, ce n'est pour l'instant pas le cas
d'une autre racine première prise au hasard comme 7< ("Léré"),
associée au langage, discours, c'est à dire la pensée exprimée. Dans ce
cas, zéro points de contact sémantique direct.
Encore que, ça dépend, car j'en vois autant dans l'une que dans l'autre: le language, le discours, ca peut très bien être dit dans le sens que les mots sont un peu les grains de sables de la pensée...

C'est précisément pour mettre en avant comment ce genre de métaphore va pouvoir se construire non pas par un interfaçage toujours plus flou d'une racine première avec une notion / pensée / idée mais par la combinaison de deux racines premières plus éloignées sémantiquement que d'autres.

"Les grains de sables de la pensée" se traduira différemment selon l'idée que tu veux faire passer par ta métaphore du sable : caressant ? irritant ? masquant ? Plus il te faudra préciser quel genre de rôle tient ce que tu évoques dans un système autour de l'action évoquée, c'est à dire la racine de tête.

8<<A7LL+O8
Nérarébalésésion
Les grains de sable caressant engendrés par les sèmes, donc la pensée, en tant que résultat de l'action de penser à la manière d'un sable terrestre carressant.

V<<A7LL+O8
Vérarébalésésion
Les caresses des grains de sables sémantiques, en tant qu'activité de la pensée mimant le sable etc.

><<A7LL+O8
Kérarébalésésion.
Les grains de sable caressant engendrés par les sèmes, en tant qu'outil ou instrument (pour accomplir une autre action).

><<7LLL+O8
Kérarélasésasion.
Les grains de sables se métamorphosant engendrés par les sèmes en tant qu'outil, c'est à dire la pasticité d'une pensée aussi fluide que le sable pour pouvoir épouser n'importe quelle forme, utilisée comme outil pour une autre action.

cebelab° a écrit:

Je vois ici autant de point de contacts que quand on utilise par exemple en français ou en anglais les mots "flot", "débit", "flux" ou "flow" pour désigner un "écoulement" de parole, qui pourraient très bien être associé à l'écoulement du sable dans le sablier, justement.

C'est parce que tu ne te réfères pas au filet sémantique des 144 racines premières : les notions de flots, débit, flux, flow sont pris en charge par d'autres racines premières : elles ont en quelque sorte délimité leur terrain de chasse des notions plus complexes et ont chassé hors de leur terrain des racines premières qui recouvrent l'idée de caresse, de métamorphose etc.

C'est un peu comme si tu décidais qu'un mot anglais se traduit par des mots français complètement différents de ceux qui te sont donnés par le dictionnaire anglais-français étymologiquement cohérent et couvrant tout le vocabulaire nécessaire à la libre expression. C'est possible, mais à tous les coups tu vas créer des "courts-circuits" ou des boucles logiques ou des incohérences.

Par exemple si je décide que "Flow" signifie "Serrure", comment vais-je traduire Key Hole qui signifie vraiment "serrure" ? Si je m'obstine à réécrire mon dictionnaire personnel, je vais traduire Key Hole par exemple par "Atoll", mais une phrase à traduire comme "Le flot doit couler à travers la serrure" (!) prendra des allures complètement surréalistes et très difficilement compréhensible, avec une traduction comme "La serrure doit couler à travers l'atoll".

Et à aucun moment ton système complet d'association "mot anglais" / "définition" / "traduction française" ne forme un tout cohérent, sans redondance. Or le Rémaï vise cette cohérence totale, notamment à travers l'objectif du Rémaï aléatoire.

cebelab° a écrit:



Pour moi, les dix racines doubles que tu as cité pour exemple sont tout autant métaphoriques et flouuues pour désigner du sable:
Citation :
7A ("Séba") correspond à l'idée de l'animal, la
bête, donc près de la boue, donc du sable mouillé)...

Faut avoir l'esprit affuté, pour y penser au cours d'une conversation à vitesse normale quand même Laughing

Teste à quoi ressemble un dialogue en français des plus courts et ordinaires si tu te mets à lister toutes les définitions associées à chaque mot en lien avec les étymologies et les définitions successives de ces mots à travers l'histoire de la langue. Tu verras qu'il faut un esprit encore plus affûté que pour le Rémaï, et pourtant l'enfant qui se met à faire ses premières phrases y arrive.

Tu confonds, je crois, mes explications, forcément plus longue et détaillées, avec l'usage habituel des mots d'une langue, beaucoup plus compact, sans explication aucune, et bourré d'allusions, connotations, dénotations, images et non dits. Rajoute-les, et tu verras la longueur de tes phrases multipliées par 10 ou 100.

cebelab° a écrit:


Citation :
LV ("Séva") est la racine de la couleur, et
certains "sables" sont particulièrement fameux pour avoir servi de
teinture ou de matériaux colorants, comme l'ochre. / L'inverse V7
("coutûmier, traditionnel") etc. correspond au rite de la Mandala par
exemple, qui consiste à dessiner rituellement des motifs sacrés à
l'aide de sable.
Justement,au cours d'une conversation, comment différencier alors que tu parles de sable, de pigment, ou de colorant en poudre?


C'est toi qui décides de cela en formant ta pensée : si tu parles de sable en voulant évoquer la couleur, tu utiliseras la racine première de la couleur en position finale. Plus les racines de tête te permettent de préciser si tu es en train de parler d'un objet / résultat d'une action ou d'un outil pour accomplir une action.

>LV+X ("Késavit") un outil pour colorer, donc un colorant, de l'encre, de la peinture.

Ton colorant est en poudre, en pâte ou en liquide et c'est là tout ton propos : tu fais passer la racine première qui évoque le plus la nature de ton objet, par exemple un spray >V en position principale.

>LV>V+X ("Késafkéfit"), une bombe à peinture.

Et ce n'est pas tant d'avoir l'esprit affûté qui fera que tu pourras rapidement caler ce mot dans la conversation, mais l'habitude de l'utiliser, parce que tu as souvent eu à évoquer la peinture en bombe - ou encore l'imitation pure, parce que tu fréquentes des taggeurs qui en parlent tout le temps.

cebelab° a écrit:


Citation :
A ce stade des recherches, les 10 racines citées
peuvent toutes désigner un objet / une idée qu'évoque le mot "sable" en
français. Il se peut qu'il en apparaissent d'autres.
Mais aucune ne désigne vraiment le sable,en tant que "le sable de la plage", "le matériau qui recouvre les plages, les bords de mer, qui sillone et délimite les côtes", et uniquement ceci...

Faut-il alors faire un mix de ces racines, faire une composition appropriée au niveau de précision requis dans le contexte? Ou ces racines sont-elles destinées à être utilisées seules, de manière autonome, avec l'espoir que le récepteur comprendra de quoi il s'agit?

Cf. plus haut : oui, les racines sont totalement destinées à être combinées en racines à tête, racines secondes, troisièmes. Elles sont aussi destinées à être utilisées comme reprises de mots plus longs contenant la même racine.

Ce n'est pas l'espoir que le locuteur comprendra de quoi il s'agit, qui compte, mais le fait que le locuteur et l'interlocuteur ait pris l'habitude de se comprendre ainsi.

Quand tu parles français, est-ce que tu t'exprimes "dans l'espoir" que les personnes en face te comprennent ? Ce cas de figure est en plus très rare : la majorité des gens n'entendent pas la moitié de la phrase que tu leur adressera et reconstituent ce qu'ils ont manqué (à supposé qu'ils aient réalisé avoir manqué quelque chose) par imagination et habitude, et le plus souvent ils se plantent.

En conséquence, toutes les langues disposent de ressources comme le rite de la reformulation, les règles d'accord en français, les gros titres qui établissent le contexte, le japonais qui projette toujours la principale en fin de phrase, plus les vertues de prudences et d'honnêté qui consistent à poser des questions si on ne comprends pas, etc, etc.

Enfin, si tu pars du principe qu'une langue doit permettre la communication entre deux étrangers complets ne comprenant pas la langue de l'autre ("moi Tarzan, toi Jane" - en sachant que le Tarzan des romans parlait parfaitement l'anglais !), la performance du Rémaï sera selon toute probabilité autrement plus spectaculaire que celles de deux langues naturelles ne se ressemblant pas. Seuls le langage des gestes et l'iconique - la communication par image ou maquettes (avec leurs limitations respectives, en particulier au niveau de l'abstraction) obtiendront dans l'immédiat une communication peut-être plus efficace.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
cebelab



Messages : 190
Date d'inscription : 08/04/2009
Localisation : NANCY

MessageSujet: Re: Rémai    Sam 13 Juin 2009 - 14:19

Daniel Tammet a écrit:
J'ai essayé d'apprendre le français dans ma jeunesse à l'école : je suis, tu es... ça ne marchait pas. Plus tard, j'ai remarqué que tous les mots qui commençaient par Lu avait un rapport avec la lumière : j'ai suivi la toile d'araignée des mots et ça a marché

Suivre la toile d'araignée... C'est ce qu'on appelle mettre des mots sur un phénomène. Je fais ça grosso modo depuis 2 ans, et j'ai ainsi plus enrichi mon français et mon anglais (vocabulaire et grammaire) qu'en 10 ans d'école... Mais en 2 ans, pas en 10 jours d'un génie asperger Wink

Greenheart a écrit:
Il faut tester et me donner ton avis. Attends cependant que j'ai terminé de poster la méthode fréquentielle pour les 100 mots français les plus fréquents (et plus), puis chronomètre-toi.
Oui, lorsque je m'y mettrais, j'essaierai de structurer mon apprentissage de manière a pouvoir mesurer le temps passé et les progrès effectué. Je te donnerai les retours.

J'attends donc la fin de la méthode fréquentielle pour me lancer d'un bloc.

Greenheart a écrit:
un "langage machine" du cerveau [...]En me basant sur comment a réagi mon propre cerveau (mes rêves etc.), j'ai l'impression que le Rémaï sert de passerelle immédiate entre le cerveau "gauche" et le cerveau "droit", le logique et l'émotionnel, ou le conscient et l'inconscient etc.
J'aime beaucoup l'idée! Ce serait sacrément rigolo, si je puis dire.

Greenheart a écrit:
Je ne le crois pas : le Rémaï semble totalement adapté à un langage purement mathématique, purement musical ou purement descripteur de relations chimiques ou moléculaires etc. Le problème pour Descartes et Leibniz est qu'il ne sera pas possible pour leurs suiveurs de se lancer dans des discours du type :

« [...] »

sans que ce discours soit entièrement nettoyé de ses données confuses ou redondantes, sur lesquelles reposent bien des débats philosophiques : je teste immédiatement ce que j'affirme en traduisant un peu vite (donc avec sûrement des erreurs) le début du texte de Descartes.

C'est vrai, mais justement, c'était bel et bien là, d'après ce que j'ai compris de leur souhait de trouver une caracteristica universallis, un peu leur objectif. Ils souhaitaient une langue qui permette de philosopher de la même manière que l'on calcule, débarrassée, nettoyée des infinités de redondances et paradoxes potentiels induits par l'aspect trop vague, incertain et imprécis, inhérent au côté métaphorique de toute langue naturelle.

Il souhaitaient justement pouvoir raccourcir le développement et l'explication de leurs pensées, pour, à l'apparition d'un nouveau problème moral et/ou métaphysique, l'aborder avec un confrère par "soit, asseyons nous et philosophons, vérifions cela par la caractéristique" de la même manière que deux mathématiciens diraient "soit, asseyons nous et calculons", au lieu de se lancer dans des débats interminables sur le domaine de la pensée, dans lequel il est extrêmement difficile de naviguer sans perdre le fil ou sans se confronter à de multiples contradictions, car exprimé avec un langage par défaut perturbé car non distinctement contrôlé ni par le côté "raisonnement" ni "émotion" du cerveau, justement.

Oui, je pense qu'ils souhaitaient justement une sorte de "langage machine" du cerveau, qui leur permette de transformer leur art - gymnique et instable - de penser en science -exacte - de penser. Ils souhaitaient probablement apporter à philosophie la réputation de fiabilité dont jouissent les domaines régis par les mathématiques. Probablement pour aller plus loin plus facilement, pour changer l'image de "masturbation cérébrale" dont il est question dans le grand public, conforté par les centaines de milliers de pages de palabres, de raisonnements aussi longs et complexes que contradictoires.

Greenheart a écrit:
Les grains de sables de la pensée" se traduira différemment selon l'idée que tu veux faire passer par ta métaphore du sable : caressant ? irritant ? masquant ?
En l'occurrence, dans le sens de "minuscule parcelle", mais qu'importe, j'ai compris ce que tu dis.

Greenheart a écrit:
Teste à quoi ressemble un dialogue en français des plus courts et ordinaires si tu te mets à lister toutes les définitions associées à chaque mot en lien avec les étymologies et les définitions successives de ces mots à travers l'histoire de la langue. Tu verras qu'il faut un esprit encore plus affûté que pour le Rémaï, et pourtant l'enfant qui se met à faire ses premières phrases y arrive.
Certes, je le pense également. C'est pourquoi les locuteurs d'une langue ignorent le plus souvent le sens de ce qu'il entendent ou prononcent, et se contentent du sens admis, généralement relatif et grossier.

Mais c'est un argument auquel j'ai souvent à faire lorsqu'il est question d'une langue "auto-définie", ou "auto-sémantique", "auto-signifiée" - ou un truc de cet ordre d'idée, quoi.

...

Pour le reste, tes explications satisfont mes interrogations. Il faut maintenant que je me lance dans l'approche fréquentielle pour tester et pratiquer.

Question subsidiaire: es tu déjà fluide, en rémaï (oral ou écrit)?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
cebelab



Messages : 190
Date d'inscription : 08/04/2009
Localisation : NANCY

MessageSujet: Re: Rémai    Dim 14 Juin 2009 - 14:00

2 ème question supplémentaire: y-a-t-il quelque part, quelque chose sur le Primordial?
3 ème: y-a-t-il un endroit ou tu places les mises à jour de la grammaire du rémaï (16 en l'occurrence??)? Sur Idéopédia, je n'ai trouvé que la 12.9 et sur Davonline la 12.6. Ou alors tout est dans la méthode fréquentielle du 16 ici même?

Merci
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Greenheart
Modérateur


Messages : 2137
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: Rémai    Mer 17 Juin 2009 - 22:19

cebelab° a écrit:
2 ème question supplémentaire: y-a-t-il quelque part, quelque chose sur le Primordial?
3 ème: y-a-t-il un endroit ou tu places les mises à jour de la grammaire du rémaï (16 en l'occurrence??)? Sur Idéopédia, je n'ai trouvé que la 12.9 et sur Davonline la 12.6. Ou alors tout est dans la méthode fréquentielle du 16 ici même?

Merci

Désolé de répondre avec retard, je manque énormément de temps en ce moment.

Je crois que j'ai posté sur le forum la dernière version du cours de Primordial.

Le Primordial est également intégré à l'Art du récit, dans la partie "tutoriel", mais l'Art du récit n'est pas (encore) disponible en intégralité.

***

Effectivement les premiers extraits de la version 16.1 et .2 sont à ce jour l'exclusivité de l'Atelier, car je n'ai pas eu le temps de mettre à jour mon site. J'en suis à la 16.3.

Je vais essayer de poster rapidement ici un résumé de toute la grammaire Rémaï 16.3., ce qui est le plus rapide à faire.


***

Il faut aussi préciser qu'au stade où en est le Rémaï, tout est désormais possible au niveau de la rédaction : traduire des textes en langue naturelle à la volée, générer aléatoirement des textes de tous les styles, traduire des dictionnaires multilingues. Le seul problème aujourd'hui est le temps de le faire.

Les cours eux-mêmes (fréquentiel, traité, assimil etc.) appellent la rédaction de dictionnaires entiers dans trois sens (Français-Rémai / rémai-français / remai transcrit en alphabet latin-remai-français) : ce n'est pas difficile mais ça prend quand même le temps d'entrer et relire facilement 2000 entrées x3 = 6000.

Bref, tout ce matériel va arriver si je ne passe pas sous un camion et si j'arrive à retrouver du temps libre.
Dès que quelque chose arrive, je le signalerai ici.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Greenheart
Modérateur


Messages : 2137
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: Rémai    Jeu 18 Juin 2009 - 22:30

Greenheart a écrit:


Je vais essayer de poster rapidement ici un résumé de toute la grammaire Rémaï 16.3., ce qui est le plus rapide à faire.


C'est fait, dans le sujet "cours de Rémaï 16.3".

Il ne s'agit que de la grammaire, pas d'une méthode pour apprendre le Rémaï comme une méthode assimil ou la méthode fréquentielle en cours de rédaction, qui fait l'objet d'un sujet différent.

***

Citation :
Question subsidiaire: es tu déjà fluide, en rémaï (oral ou écrit)?

Je ne le crois pas : même si j'arrive à présent à traduire à la volée du français ou de l'anglais en Rémaï, il me faut un temps de réflexion. De même j'arrive à traduire du rémaï aléatoire en français ou en anglais, mais il me manque la pratique régulière : c'est tout le but de l'élaboration d'un cours fréquentiel de devenir fluide en Rémaï, puis dans la foulée de transposer la même progression pour le latin, l'anglais et le japonais.

Je pense que la fluidité auditive va venir de l'élaboration de podcast, des vidéos et / ou de la multiplication des locuteurs avec lesquels j'aurai à dialoguer. La fluidité écrite va venir de la pratique de la traduction.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
cebelab



Messages : 190
Date d'inscription : 08/04/2009
Localisation : NANCY

MessageSujet: Re: Rémai    Lun 22 Juin 2009 - 13:52

Oups

J'ai omis de te remercier pour tes explications et le cours de rémaï.

Très intéressant.

J'ai tout imprimé pour y voir plus clair, je t'en donnerai des nouvelles.

Pour l'instant, je vais a Biot faire ma baignade (que j'aimerai quotidienne) Smile

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Greenheart
Modérateur


Messages : 2137
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: Rémai    Jeu 2 Juil 2009 - 17:12

Le cours de Rémaï fréquentiel a été mis à jour avec la version 16.5 du Rémaï.
Il y a moins d'exemples, de détails et d'explications, de manière à pouvoir pratiquer au plus vite.

Les nouveautés du Rémaï 16.5 sont :

* la construction / traduction des phrases complexes s'affine avec les promots relatifs, qui ne sont autres que les promots dont les deux signes sont renversés.

* l'apparition du cas thème similaire, a priori à la particule WA japonaise qui entraîne la disparition du pluriel simple, qui n'arrivait pas à traduire dans tous les cas de figure la fonction du promot contenant un ou deux O.

* le retour systèmatique du signe court devant le promot pour indiquer un pluriel fréquentiel, opportun ou double. En revanche, le signe court reste facultatif devant un promot singulier.

* Il apparait que certains promots mettent le mot dont ils forment la terminaison à mi chemin entre l'adjectif, le nom et / ou le verbe. Il était logique que la continuité sémantique du Rémaï finisse par entraîner une continuité de sens grammatical, mais je ne l'avais pas encore constatée. C'est chose faite à présent.

* Il y a quelques temps absolus qui avaient été oubliés dans les versions précédentes. Il semblent que tous ces temps bizarroïdes aient des équivalents dans les langues naturelles, ce à quoi je ne m'attendais pas, mais ça fait toujours plaisir.

* Chaque fois que dans un dictionnaire plusieurs mots français sont donnés pour définir par exemple une racine première Rémaï, ou un mot premier à tête, il est possible de trouver l'équivalent Rémaï plus précis en ajoutant devant la racine première une autre racine première, et donc de former un mot second. C'était déjà faisable dans les versions précédentes, mais c'est beaucoup plus clair à présent avec les têtes de la version 16.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Greenheart
Modérateur


Messages : 2137
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: Rémai    Dim 14 Mar 2010 - 1:09

Je mets à jour le cours sur le REMAI avec la version 21.4.

Il y a beaucoup de changements concernant la prononciation des mots Rémaï et leur ponctuation, et ces changements ont des répercussions dans la traduction des petits mots les plus courants, ce qui fait que les exemples de traduction et les règles précédemment discutées ont de grandes chances d'être obsolètes, en tout cas pour ce qui est des petits détails.

La nouvelle version du REMAI étend encore ses possibilités, sa cohérence et son efficacité. Le cours posté sur l'Atelier, et je l'espère, le futur article sur l'IDEOPEDIA devrait vous permettre de maîtriser à la fois la totalité de la grammaire et du vocabulaire fréquent permettant de traduire à la volée n'importe quel propos dans votre langue maternelle.

De ce fait, je devrais pouvoir mettre à disposition probablement d'ici l'été de grandes quantités de textes rédigés en REMAI sur mon site, et les textes français / REMAI sous licence GNU que les créateurs de langues voudraient réutiliser pour alimenter leurs propres langues construites.

N'hésitez pas à me faire part de vos remarques constructives si vous testez. Smile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Greenheart
Modérateur


Messages : 2137
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: Rémai    Mar 22 Mar 2011 - 17:33

Le Rémaï en est à la version 23.2

***

La nouvelle version tient compte de l'apparition des mots en I, ou mots descriptifs, qui couvrent tout le vocabulaire courant (environ 2000 mots et plus).

Combiné aux anciens promots et aux modes élémentaires en OU, c'est la totalité du vocabulaire pratique qui est couvert, comme par exemple l'intégralité du G'PALEMO.

Tout ce vocabulaire est à disposition de l'utilisateur de tout pays / toute époque en une demi heure à une heure de pratique.

En conséquence, le niveau A1 et plus sera effectivement atteint en un après-midi de pratique pour n'importe quel utilisateur grand débutant adulte.

Autre conséquence, les mots descriptifs en I ouvrent la porte à l'apprentissage du rémaï par les bébés et les enfants sans explication grammaticale, et par geste.

***

Les mots descriptifs en I résultent de l'apparition des modes de formes et d'un nouvel usage des racines élémentaires, autrefois confondus avec les noms / adjectifs / verbes élémentaires, qui étaient la combinaison d'une racine et d'un "promot" ou terminaison. Les terminaisons ont désormais une autonomie complète, se confondant avec les Temps verbaux, et les noms / adjectifs / verbes élémentaires sont désormais tous des "verbes", proche du sens Latin.

***

La classe de mots des mentions révèle à l'usage ses propriétés, et encore une fois, elles sont inattendues : les mentions, que j'hésitais à confondre avec les ponctuations sont bien les éléments du discours qui le segmente en limitant l'influence droite ou gauche des autres mots.

En conséquence, et assez spectaculairement, les signes courts et longs qui faisaient parti du Rémaï depuis le début disparaissent complètement, ainsi que tous les signes traditionnels de ponctuation des langues naturelles, qui avaient précisément ce sens de segmenter la phrase et de limiter les influences gauches ou droites des différentes classes de mots (adjectifs, verbes etc.).

Le résultat atteint est exactement celui que je recherchai sans avoir sû comment l'atteindre exactement : un texte et ses ponctuations peuvent désormais complètement basculer en chaîne des chiffres, en musique, en formes d'images, gestes ou postures corporelles ou n'importe quelle autre tableau composé à partir de seulement douze signes ou symboles élémentaires, sans qu'il soit possible à un observateur extérieur et ignorant de distinguer le signe signifiant une idée plus ou moins complexe de celui qui signifie une segmentation du discours plus ou moins complexes.

***

Enfin les premières leçons du rémaï 23.2 se traduisent sans difficulté en anglais, français et japonais, même si mon japonais est plus que laborieux et sera probablement à corriger.
Pour l'instant je poste seulement la partie rémaï français pour aller le plus loin possible le plus vite possible.
J'ai également testé le cours audio trilingue.

***

Merci de poster ici vos éventuelles questions Smile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Rémai    Aujourd'hui à 23:10

Revenir en haut Aller en bas
 
Rémai
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Atelier :: Le vif du sujet :: Autres idéolangues-
Sauter vers: