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 L'accent tonique

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Anoev
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MessageSujet: L'accent tonique   Jeu 14 Juil 2011 - 22:18

Si l'accent tonique est peu apparent, ou d'importance relativement secondaire en français, il tient une grande place dans d'autres langues naturelles, mais également un certain nombre d'idéolangues. Un article récent a été écrit sur le sujet dans Idéopédia.

L'accent tonique permet notamment d'éviter des homophones, voire des homographes, quand les diacritiques s'en mêlent.

Il y en a de deux sortes, selon les langues
-l'accent d'intensité, connu surtout en Europe (lg indo-européennes & finno-ougriennes)
-l'accent de hauteur, surtout connu en extrême orient, en vietnamien, pour citer une langue à alphabet latin*.

En ce qui me concerne, j'ai découvert, pour l'aneuvien, les avantages de l'accent tonique environ une dizaine d'années après la création de cette langue (ce qui remonte encore relativement à loin), et depuis, il y tient une grande place, même si celle-ci n'est que théorique (quand je parle aneuvien, je ne l'appuie guère).

L'accent tonique est placé sur la première syllabe
-Si le mot ne comprend pas de son vocalique long ni de diphtongue$ dans une autre syllabe.
-Si le mot ne contient ni accent aigu ni accent grave dans une autre syllabe.

Des règles qui, à peu de choses près, rappellent vaguement celles de l'uropi. Toutefois, un accent (diacritique) peut se retrouver en première syllabe
-s'il est nécessaire de modifier le phonème de la lettre en question:
À = [a], Ù = [y], Ỳ = [ɨ]
-pour forcer l'ouverture (accent grave) ou la fermeture (accent aigu) d'un E# ou d'un O.

L'accent tonique a également, en aneuvien, un rôle grammatical: au subjonctif passé (et le conditionnel qui en découle), il se situe sur l'avant dernière syllabe du verbe:
(tep) e komía = (que) je sois arrivé(e).
On ne confondra pas:
postep eg dem hàltena = après que je me suis arrêté; avec
aṅtep eg dem halténa = avant que je me sois arrêté.

Et chez vous? Comment ça s'passe?



*C'est pas que je fasse de l'ostracisme vis à vis des autres écritures, mais je préfère me limiter à parler de ce que je sais (du moins, un peu).
$Lesquels, je vous rassure, sont faciles à repérer; pour les sons longs:
AA, EA°, Æ, EE, EU, IY, OA, OE, OO, Œ, UU, YY
pour la diphtongue: AU, les gropupes AJ et EJ ne comptent pas pour longs, le J est considéré comme une consonne, même si c'est une glide.

#Pour ça, par rapport au français, c'est pas trop dépaysant, non?
°On fera donc la différence entre EA [ˈɑː], ÉA[ˈeɐ] (dans pas mal de verbes au subjonctif passé) & EÀ [eˈa] (par exemple dans leàdu = amour)


Dernière édition par Anoev le Sam 5 Nov 2016 - 18:22, édité 3 fois (Raison : M à J : un T en moins)
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Akarra



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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Jeu 14 Juil 2011 - 22:27

Chez moi l'accent tonique n'a que peu d'importance sur le sens mais je m'évertue à le respecter autant que possible pour des questions de réalisme. Pas trop casse-tête: pénultième syllabe, point barre! Very Happy


Un petit exemple pour la route:


kethvik lekhi ekda keri am Akarra. La prononciation du Lekhi fut créée par Akarra


Ah quoique, il peut parfois aider à distinguer un singulier d'un pluriel en de rares occasions:

uraki (animal) VS urakii (animaux)
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Réatami



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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Jeu 14 Juil 2011 - 22:40

Moi j'y fais une allergie... La seule utilité que je lui donne en général c'est dans la poésie ; d'autant qu'en majorité des cas, il s'agit d'un accent de hauteur...

En Esséntheam, il y a un triple système d'accentuation un peu inutile et surfait mais utilisé uniquement en poésie. Je ne l'utilise pas du tout pour le moment... D'ailleurs il faudrait que je le supprime :

- L'accent primaire

Il reste à la même place dans le radical (qui inclut la flexion radicale donc). Cet accent est ascendant (moyen puis haut) sur une voyelle longue ou un diphtongue

Il se place sur la dernière voyelle ou diphtongue. (et l'allonge automatiquement, ce qui n'est pas noté)

Ex : Éal [ia˧˥L]
Ex : Thil [Ti:˧˥L]
Ex : Éale [EaLe:˧˥]

- L'accent secondaire

Il se place sur la dernière voyelle si elle est longue (ou diphtongue) ou sur l'avant dernière si la dernière est courte. Si la pénultième est déjà occupée par l'accent primaire, on met l'accent sur la dernière voyelle. De même si la dernière voyelle est déjà occupée on place l'accent sur la pénultième

Cet accent est descendant ou bas (en fonction de la longueur)

Ex : Éale [Ea˧˩Le:˧˥]
Ex : Thile [Ti˩Le:˧˥]

- L'accent tertiaire

Il se place sur la première voyelle du mot. Cet accent est haut (quelle que soit la longueur de la voyelle). Comme pour l'accent secondaire si on ne peut pas le placer on ne le fait pas

Ex : yeothile [jeo˥Ti˥Le˧˥] (car l'accent primaire tombe sur "le", l'accent secondaire tombe sur "thi" et l'accent tertiaire peut tomber sur "yeo")


Dans mes autres langues il n'y a en général pas d'accent tonique... Peut-être en mettrais-je dans ma prochaine langue...
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Olivier Simon



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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Jeu 14 Juil 2011 - 22:40

Pour l'indo-européen, voici ce que j'ai écrit il y a quelques temps dans une grammaire que je suis en train de préparer :

Citation :
Celle-ci doit toujours être indiquée au moyen d’un accent. L’ « accent » indo-européen aurait été en fait non pas une « accentuation » comme en allemand ou en anglais (c’est-à-dire une syllabe du mot prononcée plus fort que le reste) mais un ton élevé comme souvent en grec ancien ou en védique (c’est-à-dire que le ton monte plus haut, comme dans la dernière syllabe d’une phrase interrogative française : « tu as vu le facteur ? », où « eur » est prononcé en haussant le ton).
L’accent d’un mot indo-européen est souvent mobile, et ses règles seront indiquées pour chaque paradigme (déclinaison, conjugaison). Cependant, chaque mot ne comporte, au maximum, qu’un seul accent. Dans les mots composés, c’est le premier élément qui porte l’accent, comme le montrent, par exemple :
- déms-potis = « maître de maison »
- xé-gwment = « ils étaient venus » (avec accent) face à « gwmént » (même sens, sans augment).

Certains mots, dits « clitiques », n’ont pas d’accent et se placent habituellement en seconde position. D’un point de vue accentuel, ils se rattachent à un mot voisin accentué. Si deux clitiques se suivent, l’un d’eux est alors accentué.

En sambahsa, toutes les règles figurent ici : http://sambahsa.pbworks.com/w/page/10183068/accentuation-fr

Je peux résumer comme suit.

Principe général : Pour trouver l'accentuation d'un mot sambahsa, il faut commencer par la dernière syllabe et déterminer si elle est accentuable. Sinon, on remonte aux syllabes précédentes.

- Principales exceptions :
* Les préfixes, la lettre "w" et les semi-voyelles ne sont jamais accentuées.
* Le "s" final n'a aucune influence sur l'accentuation.
* Sont toujours accentuées : une voyelle suivie d'une consonne doublée ou -ck; -in; -ey; -el si l'une des deux lettres précédentes est "o".
* sont jamais accentués : -ule, -ing, -(i)um

- Règles principales :
* une voyelle isolée à la fin d'un mot n'est jamais accentuée et rejette l'accent sur la voyelle précédente.
* les diphtongues sambahsa composées de voyelles sont toujours accentuées, tout comme les voyelles longues (voyelle + "h")
* a, o, u suivis d'une consonne (sauf "s") où d'une semi-voyelles sont accentués.

Les mots composés suivent les mêmes règles, sauf que sont seulement accentuables les syllabes qui l'auraient été dans chaque mot pris à part. Les suffixes -ment & -went comptent comme des mots à part.

J'ai ajouté cette précision il y a quelque temps, ce qui explique, entre autres, pourquoi "ne" est le plus souvent avant le verbe : Certains mots, appelés "clitiques" n'ont pas d'accentuation propre et s'appuyent sur l'accentuation d'un mot voisin. Les "proclitiques" s'appuyent sur l'accentuation du mot suivant, et les "enclitiques", sur celle du mot avant. Les articles et la particule négative ne, quand elle est inaccentuée, sont proclitiques, tandis que les particules comme ghi ou ge sont enclitiques. Les pronoms personnels se comportent comme des clitiques quand ils sont inaccentués et s'appuyent le plus souvent sur le verbe voisin. Deux clitiques peuvent former une nouvelle unité accentuationnelle.

Olivier
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Anoev
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MessageSujet: Oublis   Jeu 14 Juil 2011 - 22:58

J'ai, évidemment, commis des oublis!

J'ai notamment oublié de vous parler

-des mots composés
-des mots agglutinés
-des lettres longues raccourcies par déplacement d'accent
-des mots dont la première syllabe n'est constituée que de consonnes (rassurez-vous: ils sont rares)
-des accents secondaires [ˌ] heureusement beaucoup moins importants que les "vrais" accents toniques et permettant simplement de "rythmer" les mots longs.

Mais, pour l'instant, j'vais pas trop t'nir l'crachoir (spycpool) et j'préfère plutôt vous laisser vous exprimer... Surprised
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Silvano



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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Ven 15 Juil 2011 - 0:35

lsd a écrit:
Par comodité je le laisse reposer comme en français
...sur l'avant dernière syllabe lol!
(même si je laisse bien volontiers ses autres locuteurs synthétiques utiliser leur habitudes parisiennes Laughing )
Donc, par chez vous, on dit /'byRo/ ou /a't@lje/?
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Silvano



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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Ven 15 Juil 2011 - 0:58

Espéranto

Comme chacun le sait sans doute, l'accent en espéranto tombe sur l'avant-dernière syllabe. Les mots d'une seule syllabe ne sont habituellement pas accentués, sauf si on veut insister. Par ailleurs, il est possible d'élider le o final d'un nom (mais pas on, oj ou ojn) de manière à avoir une syllabe finale accentuée. En poésie ou en chanson, on peut aussi changer l'ordre des mots de manière, par exemple, à terminer un vers sur un pronom sujet, comme dans la chanson suivante:
Citation :
En fojamaseto kiel bone, bone tre,
en fojnamaseto bone dormas mi.
(Auprès de ma blonde)

J'ai déjà lu un texte dans lequel un chercheur s'était penché sur la manière dont les espérantistes marquaient l'accent. Il avait remarqué, si je me souviens bien, qu'ils allongeaient la voyelle, la prononçaient plus fort et sur une note plus aigüe. La totale, quoi !

Uropi

Pas besoin d'y revenir, non ?
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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Ven 15 Juil 2011 - 1:01

silent 


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Réatami



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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Ven 15 Juil 2011 - 10:02

Tous mes livres disent que l'accent français est sur la dernière syllabe (d'ailleurs ça peut aider en latin pour connaitre la longueur de certaines voyelles).
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Olivier Simon



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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Ven 15 Juil 2011 - 10:18

Réatami a écrit:
Tous mes livres disent que l'accent français est sur la dernière syllabe (d'ailleurs ça peut aider en latin pour connaitre la longueur de certaines voyelles).

Oui, à l'exception des quelques cas où le "e" final inaccentué est prononcé; ex "quatre".
Seuls les mots français non savants peuvent aider pour le latin, car les mots savants sont issus d'usage purement écrit, qui ne cherche pas à respecter l'accent.
Ainsi : "clavicula" (accentué sur le "i") a donné "cheville" et "clavicule". Seul le mot "cheville" respecte l'accentuation du mot latin.
Par cet exemple, tu vois que le respect de l'accent est important pour la compréhension des langues où il est mobile.
Un truc : parfois les dictionnaires de latin ne sont pas clairs; quand j'ai quand même besoin de savoir où est l'accent et que j'ai un doute, je regarde dans un dictionnaire d'italien...

Olivier
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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Ven 15 Juil 2011 - 19:00

L'InterRoman a été modifié (par rapport aux langues sources) de façon a ne pas avoir besoin d'accents écrits, et de pouvoir acentuer la syllabe de son choix puisque cette accentuation dans les langues sources peut varier d'une langue à l'autre, voire parfois, dans une même langue d'un continent à lautre.

Vous pouvez dire: iberiko, iberiko, iberiko, iberiko, ça n'a pas d'insidence sur la compréhension...
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Vilko
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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Ven 15 Juil 2011 - 21:51

En saiwosh l'accentuation n'a pas de valeur sémantique et l'accent est peu marqué. La première syllabe des mots est prononcée sur un ton légèrement plus haut, et plus distinctement :

Tilxamchik, autobus.

Certains mots monosyllabiques ne sont pas accentués lorsqu'ils précèdent un syllabe accentuée :

Ati om tiki na... Est-ce que tu m'aimes ?

Mais il peut arriver des successions de syllabes accentuées :

Tlon pil hit
Trois maisons rouges
Les trois mots sont accentués, ce qui en pratique signifie qu'ils sont prononcés plus lentement que :

Kwinam tokti kayosh
Cinq beaux cheveaux

L'accentuation ne joue qu'un rôle mineur, et il est tout-à-fait possible de parler le saiwosh de façon compréhensible sans marquer l'accent de façon sensible.

------------------

En dibadien, les choses sont un peu plus complexes :

Normalement, les mots sont accentés sur la première syllabe :

Tillicumchik, un autobus.

L'article défini préfixé e et le préfixe négatif ne comptent pas :

Etilikëmchik, l'autobus.

lëpatityet, incompréhension.

Il peut arriver, accidentellement, que l'accent porte sur la troisième syllabe d'un mot :

esëtleyet, la volonté.

elëpatityet, l'incompréhension.

Lorsqu'un Dibadien ne comprend pas ce qu'on lui dit au téléphone il ne dit pas "je n'ai pas compris" ou "veuillez répéter", mais "incompréhension", lëpatityet, en général sans se donner la peine d'articuler. À Dibadi, si on se donne la peine de prononcer distinctement, c'est qu'on est prêt à faire un effort pour être bien compris de son interlocuteur, donc qu'on se soucie de lui, soit par politesse soit parce qu'on est obligé d'être aimable avec lui. Or, être courtois et bien prononcer sont censés être des caractéristiques des cyborgs. Le Dibadien moyen déteste les cyborgs et le montre même dans sa façon de parler.

La syllabe accentuée est prononcée sur un ton légèrement plus haut que les autres.

Toutefois, lorsque la voyelle de la première syllabe est un ë ("eu" de "neuf"), elle ne prend pas l'accent, sauf si le mot est dérivé d'une racine monosyllabique à vocalisme ë :

sëtle, vouloir (vient d'un mot amérindien *stle; le ë a été rajouté pour rendre le groupe consonnantique initial conforme aux règles phonologiques du dibadien).

chëk, de l'eau

chëkolëk, serpent d'eau

En dibadien la voyelle accentuée est prononcée un demi-ton plus haut et de façon plus nette que le reste du mot, qui est souvent à peine articulé.

Par ailleurs, les adverbes interrogatifs nak, wik et wisz, ainsi que les pronoms, ne sont pratiquement jamais accentués :

Nak ati tëk nai... Ati tëk nai wik... Ati tëk nai wisz...
Est-ce que tu m'aimes ? Tu m'aimes, non ? Tu m'aimes n'est-ce pas ?

L'adverbe négatif wik, toujours initial, est en revanche toujours accentué :

Wik nai tëk ati!
Je ne t'aime pas !

Les Dibadibiens sont des gens pratiques : un refus, ou une négation, doit être sans équivoque ! Very Happy


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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Ven 15 Juil 2011 - 23:43

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Réatami



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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Sam 16 Juil 2011 - 10:44

Citation :
il faut lire "Tous mes livres disent que l'accent français parisien est sur la dernière syllabe"
faut dire qu'entre centralisation et mépris de la part du petit monde parisiano-parisien y a pas de place pour les français plus "régionaux" (après la quasi destruction des langues régionales)

Je dirais plutôt "Français académique", il ne se parle pas qu'en région parisienne...

Mais si on se base sur l'accent latin, avec les mots français (académiques, donc qu'on retrouve dans presque toutes les langues régionales) l'accent doit être sur la dernière syllabe, car il ne s'est pas déplacé par rapport au latin.

Donc, accentuer Gouvernail sur le "ver" n'est pas correct car Gubernaculu était accentué sur le "na". Mais si on a le "Gouvernaclu" (ou je-ne-sais-quoi) là c'est normal que l'accent soit sur l'avant dernière syllabe.
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Silvano



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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Sam 16 Juil 2011 - 16:41

Réatami a écrit:
Je dirais plutôt "Français académique", il ne se parle pas qu'en région parisienne...
C'est la même chose en français québécois, que personne n'oserait appeler académique (ni parisien, d'ailleurs). L'accent amène même des changements de voyelles. Par exemple, Canada se dit /kana'dɒ/.
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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Dim 17 Juil 2011 - 0:07

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Anoev
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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Lun 22 Avr 2013 - 21:21

Mots aneuviens qui changent selon l'accentuation :

dokúment = document général, culturel, carte géographique ou autre...
dokumènt = document administratif (vos papiers), preuve à fournir, récépissé...
lymònad = citronnade (sirop, de couleur jaune, plus ou moins dense, selon le taux... de colorants)
lỳmonad = limonade (boisson transparente sucrée à base d'extraits de citron).
fàktur = facture (fabrication : de bonne facture)
faktùr = facture (bordereau)

et tout ceux qu'j'ai pas en tête main'nant !
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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Jeu 4 Juil 2013 - 23:59

Chez moi, il est sur la première syllabe. Il se répète dans tout le mot a 3 syllabes d'écart. Y peut-il y avoir plusieurs accents principaux de même intensité?
Êtêindrê: Âzâdinolgiênisoâvisôrrā
['aza.dinɔ.lgje.'nis.ɔa.vis.or.'ɑs.]
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Anoev
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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Ven 5 Juil 2013 - 0:43

Mikpi a écrit:
Chez moi, il est sur la première syllabe.
Chez moi aussi, sauf contrindications visibles (`, ́ , voyelles longues, diphtongues).
Mikpi a écrit:
Il se répète dans tout le mot a 3 syllabes d'écart. Y peut-il y avoir plusieurs accents principaux de même intensité ?
Êtêindrê: Âzâdinolgiênisoâvisôrrā
['aza.dinɔ.lgje.'nis.ɔa.vis.or.'ɑs.]
Personnellement, je n'y vois pas d'inconvénient, mais je peux me tromper.
Quand j'ai introduit l'accentuation en aneuvien...:
 
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Anoev
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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Dim 6 Nov 2016 - 2:35

En fait, par exemple, il convient de faire la différence entre "accentué sur l'avant-dernière syllabe du mot" (espéranto) et "accentué sur la dernière syllabe du radical du mot" (uropi, sauf exceptions marquées par un diacritique).

Dans le premier cas, les mots monosyllabiques sont considérés comme clitiques et ne sont pas accentués.

Dans le deuxième, tous les mots (sauf exceptions clairement notifiées) sont accentués, y compris les monosyllabiques, puisque la seule syllabe est à la fois la première et la dernière, et qu'elle constitue le radical à elle-seule.

_________________
Tev o ĕrekes ù spraċ, la stĕ nep kànertas quas o dœm, do ep kóm o adráṅtes.
Quand tu inventes une langue, on ne sait pas forcément ce que tu penses, mais on sait comment tu raisonnes.
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Djino



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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Dim 6 Nov 2016 - 4:59

En arwelo j'ai voulu limiter un maximum les différences tonales pour rendre la langue la plus simple possible, mais personnellement je trouve que s'en passer totalement complexifie les choses.

- J'ai conservé l'intonation prosodique interrogative pour les phrases exclarrogatives (par une montée du ton sur la dernière syllabe), comme on l’entend en français dans le registre familier (exemple : "Tu n'as toujours pas fi/ni !?").
- Cette intonation prosodique revient naturellement chez moi dans les phrases interrogatives, même si la présence de particules interrogatives la rend facultative (est-ce que tu as fi-ni = est-ce que tu as fi/ni ?)

Dans toutes les langues que je connais, l'intonation impérative s'exprime par une courbe descendante plus accentuée.
Cette accentuation, je l'ai traduite par une intonation sur la terminaison grammaticale du verbe, alors que l'accent tonique tombe juste avant dans toutes les autres situations.

Quand des francophones me disent que c'est difficile à assimiler (n'est-ce pas Sevetcyo ? Wink), j'ai du mal à comprendre dans le sens où ça fonctionne de la même façon en français.
Écrire à l'impératif, ça donne é\cris !, avec cette intonation tombante sur le "cri".
Ce qui est plus difficile pour un francophone, c'est - je pense - de mettre l'accent tonique sur l'avant-dernière syllabe partout ailleurs. *

J'aurais pu créer une particule temporelle pour l'impératif, comme je l'ai fait pour les autres modes, mais j'ai trouvé ce fonctionnement-ci très naturel et instinctif.

Naturellement, cet accent tonique se retranscrit avec un diacritique : un accent aigu sur le i (kitci = écrire ➜ kitcí = écris) C'est là que ça peut poser problème pour ceux qui n'ont pas accès à cet accent sur leur clavier. Qu'ils se rassurent, comme alternative, on peut se contenter de placer une apostrophe après le i (kitcí = kitci')

* En réalité, l'accent tonique ne tombe pas exactement sur l'avant-dernière syllabe. La règle est qu'il doive tomber sur la syllabe qui précède la terminaison grammaticale. La plupart des mots se finissant par une telle terminaison, l'intonation tombe effectivement sur l'avant-dernière syllabe dans l'écrasante majorité des cas.
J'ai préféré procéder ainsi par souci de cohérence. En espéranto, où l'accent tombe systématiquement sur l'avant-dernière syllabe, on tombe sur des situations où l'intonation tombe sur une syllabe différente dans un même radical. Par exemple :
unu ['u.nu] (un) ➜ unua [u'nu.a] (premier)
antaŭ ['an.taw] (avant) ➜ antaŭe [an'ta.we] (antérieurement)

En arwelo, ça donne :
kues [ku'es] (avant) ➜ kuese [ku'e.se] (antérieurement)
tisin [ti'sin] (sauf) ➜ tisino [ti'si.no] (exception)

Au moins, de cette manière, l'accent tonique tombe au même endroit par rapport au radical Very Happy

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SATIGNAC



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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Lun 7 Nov 2016 - 2:24

Anoev a écrit:
Si l'accent tonique est peu apparent, ou d'importance relativement secondaire en français, il tient une grande place dans d'autres langues naturelles, mais également un certain nombre d'idéolangues. Un article récent a été écrit sur le sujet dans Idéopédia.


Et chez vous? Comment ça s'passe?




En méhien, l'accent se porte_ en principesur l'avant dernière syllabe si la dernière est :
- une voyelle simple
- une  diphtongue voire triphtongue marquant un cas de déclinaison ou une personne de  conjugaison verbale, non suivie d'une consonne sauf le "s"  .
- une voyelle simple ou diphtonguée suivie du "s" du pluriel ou de l' "f" du datif singulier pour certains mots ( première déclinaison des noms ,première classe des adjectifs), du "t" de l'infinitif ( et aoriste ).
Il se porte sur la dernière syllabe  si la forme substantive ou verbale se termine par une consonne ( autre que le "s" du pluriel , le "f" du datif singulier de la première déclinaison, le "t" de l'infinitif.)
On ne donne, en écriture latine, pas de marque écrite à la syllabe accentuée si elle suit ces règles.
Lorsqu'il se porte sur une syllabe ne répondant pas à ces règles positionnelles, on met l'accent écrit "-`-"
Il ressort le cas particulier du "y" qui lorsqu'il finit un mot singulier est assimilé à une voyelle , et lorsqu'il forme une diphtongue (voire triphtongue) , à une consonne; celle-ci ne porte pas l'accent écrit, quand elle est accentuée en position terminale.
Selon cette règle de l'accent écrit on trouve des mots le portant sur la dernière syllabe ( comme les "tronchi" italiens), ou bien sur l'antépénultième  ( à l'instar des "sdruccioli" italiens ou "esdrújulos" castillans) .
J'utilise le glissement de l'accent tonique pour déduire l'adjectif dérivé  d'un substantif, comme ici:
peritòney/ peritoneo: [< PERITONEVS]  péritoine > peritoneja/-e: péritonéal
ou ,inversement, déduire un substantif d'un adjectif comme là:
idòneja/-e/-o [ conforme, convenable, idoine > idoney/-èo: convention, conformité
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Anoev
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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Lun 21 Nov 2016 - 20:05

Doj-pater a écrit:
Il y a deux cas
- Les mots qui atteignent 3 syllabes ou plus parce qu'on leur a ajouté des suffixes ou des désinences, et là, c'est la règle citée par Silvano qui prévaut:
l'accent tombe sur la syllabe qui précède le dernier suffixe.
par exemple:
prit = trace, empreinte > podiprite (empreinte de pas), digiprite (empreintes digitales) = noms composés toujours accentués sur le 2e élément > inprito = imprimer, inpritor = imprimeur > inpritoria = imprimerie (lieu): 1er suffixe -or, dernier suffixe -ia, c'est donc bien le -o- qui doit être accentué

C'est la seule méthode qui puisse maintenir le plus possible l'accent sur la racine porteuse de sens.
Mais cela ne marche pas à tous les coups:
Prenons pol, la ville qui donne politik (mais c'est une dérivation en grec, pas en Uropi)
Comme dans la plupart des langues le rapport entre ville et politique a disparu et politik apparait comme une racine à part entière non réductible, accentuée normalement sur la syllabe qui précède le dernier suffixe: politik, même chose pour le pluriel, l'adjectif (génitif), etc. politike, politiki… mais pour politikor, on ajoute un nouveau suffixe -or qui va déplacer l'accent: politikor, politikore, politikoris
Bref : faut vraiment connaître les mots longs si on veut pas s'planter. Tant qu'y a un diacritique, on ne s'y perd pas, mais entre politike et politikor, là, le glissement de suffixe change tout, et y n'y pas de diacritique pour avertir le changement : faut vraiment faire la part entre la désinence (toujours sonore) et le suffixe. Bon, j'critique pas, mais faut connaître.

Chez moi, comme l'accent est, en principe, sur la première syllabe du mot, quand un préfixe vient déranger ça, pour garder un accent relativement stable (sur le radical, tant qu'à faire : pas d'accent sur les préfixes), l'accent sur la deuxième (ou autre) syllabe est affublé d'un signal qui prévient : c'est le diacritique. Cependant, si ce radical est une voyelle déjà diacritée ou une voyelle longue, la précaution n'est pas nécessaire :

hippo = cheval, nexíp = poulain (à l'inverse des humains, les autres animaux sont toujours accentués)
hœnd = chien, nexœnd = chiot (la voyelle longue dispense de l'accent)
hykíkin = hyène, nexíkin = jeune hyène (il y a déjà un diacritique, pas la peine d'en rajouter).


Mais bon, j'doit être honnêt'jusqu'au bout ! sinon c'est pas d'jeu ! Ce s'rait trop beau si c'était si simple ! Autant vous invité-je à consulter cette page pour éviter què'qu'tits pièges, qui font de l'aneuvien la langue qu'elle est : une persolangue naturaliste (mais pas trop, quand même, surtout quand on connait le russe ou l'anglais, où la chasse à l'accent tonique tient presque de la chasse à cour à Balmoral ou à Petrodvoretz*).


*À supposer qu'y en ait !

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Quand tu inventes une langue, on ne sait pas forcément ce que tu penses, mais on sait comment tu raisonnes.
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Anwelda



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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Lun 21 Nov 2016 - 23:07

Anoev a écrit:
(quand je parle aneuvien, je ne l'appuie guère)

C'est dommage. L'utilisation de l'accent tonique change totalement le rythme d'une langue et sa cadence.
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Ziecken
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MessageSujet: Re: L'accent tonique   Mar 22 Nov 2016 - 0:05

Anwelda a écrit:
Anoev a écrit:
(quand je parle aneuvien, je ne l'appuie guère)

C'est dommage. L'utilisation de l'accent tonique change totalement le rythme d'une langue et sa cadence.

Je plussoie, l'accent tonique est fondamentale dans l'identité d'une langue parlée.

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